Skip to main content

Full text of "La Rotonde 27e année, 3 octobre 1958 - 30 avril 1959"

See other formats


• 



• 









I 



' 



^v 






«s^i^a 






i 



*. 



" « ^ry ? :"'" "' " ' " 



■Bjfl 




— 



\ 



* 



ï- 



V... 



*s. 




PQTQNOC 



VOL XXVII, No 1 



FAIRE FACE 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



LE 3 OCTOBRE 1958 



30 UNIVERSITES AU CONGRES 



on brûle faubus 



Une foule qu'on a évaluée à 
1,400 étudiants, plus quelques 
centaines de citadins d'Ottawa, 
ont assisté jeudi, le 25 septem- 
bre, dans la cour de l'édifice 
central de l'Université d'Otta- 
wa, .i l'exécution de l'effigie ilu 
gouverneur de l'Arkansws, Or- 
va! 1 Faubus. Cette démons- 
tration avait été décidée par le 
Conseil de la Fédération des 
étudiants de l'Université d'Ot- 
tawa on protestation contre la 
ségrégation des étudiants noirs 
Je l'Arkansas. 

I/€ verdict 
le verdict du procès, lu par 
L"uis Cliché, vice-président fran- 
çais de la Fédération, était élo- 
quent sur les motifs de la con- 
damnation ' 

"Attendu que tous les êtres 
humains sont pleinement et en 
tièrement éqaux, nonobstant toute 
différence de foi, de race ou de 
couleurs, 

Attendu que dans tous les 
pays civilisés, on reconnaît à 
tous les hommes sans distinction 
de couleur, le droit à l'éducation; 

Attendu que la ^constitution 
des Etats-Unis reconnaît aux in 
dividus toutes les libertés fonda- 
mentales, dont l'éducation; 

"Attendu que les Etats-Unis 
ont fait durant le dernier conflit 
d'énormes sacrifices pour com- 
battre les odieuses théories ra- 
cistes; *>— «\, 

Attendu que le monde occi- 
dental est solidaire de gré ou de 
f irci avec les Etats Unis et que 
' ut «este posé par ceux-ci en 



LE RAPPORT 
LACHARITE 

Pour l'une des premières fois 
dans l'histoire de la Fédération 
des étudiants de l'Université 
d'Ottawa, un rapport a été sou- 
mis au conseil sur les activités 
de l'une de ses commissions. 

Normand I-icharité. qui était 
avec i"an David directeur de La 
Rotonde, l'an dernier, a en effet 
fait parvenir un rapport précis 
sur le> faits saillants du journal, 
Pour l'année 1957-58. 

Comme le souligne l'ancien di- 
recteu , "la rédaction de rapports 
ou de mémoires annuels par les 
directeurs de commissions, est 
apparu d'une grande nécessité à 
Plusieurs points de vue : 

— Ile tend à neutraliser les 
fffets de la discontinuité dans 
l*s organisations étudiantes; 

— elle favorisera une plus 
grande compréhension des pro- 
blèmes futurs, en en présentant 
Ifs stages antérieurs; 

— elle fournit des documents, 
sans lesquels le milieu étudiant 
n 'a pas d'histoire; 

— elle combat les mythes que 
le temps fait souvent croître. 

Une association qui ne se pour 
v «it pas de ce genre d'archives 
n » certainement pas atteint ce 
qu'on convient d'appeler la matu- 
nt * Ce rapport veut être un 
apport positif à la recherche de 
c *tte maturité; il ne sera pleine- 
ment efficace que suivi de plu 
s, *ors autres. 

1-a première partie du rapport 
ralte de l'aspect technique du 
Journal et elle sera d'une grande 
utl '»té a la présente équipe alnai 
lu au conseil étudiant; elle pré 
Rfnte cependant peu d'intérêt 
P°ur l'étudiant du campus. Voilà 
Pourquoi nous l'avons omise. 
(lire en page 6) 




Faubus brûlé devant 2,000 personnes. 



gage l'autorité morale de l'Occi- 
dent; 

"Attendu que nous, citoyens 
canadiens, sommes citoyens d'un 
pays bilingue et que depuis des 
générations nous luttons pour 
une meilleure compréhension en- 
tre les peuples; 

"Attendu que la persécution 
raciale est intolérable à toute 
conscience humaine et catholi- 
que; 

Nous, étudiants de l'Univer- 
sité d'Ottawa, après avoir dûment 
et equitablement entendu la 
cause d'Orval E Faubus, gou- 
verneur de l'Etat d'Arkansas. 
nous, les milliers d'étudiants de 
l'université bilingue d'Ottawa, le 



déclarons coupable et condam- 
nons son effigie à la pendaison." 

Incident 

La potence qui se cassa en deux 
empêcha peut-être que l'effigie 
de Faubus' fut pendue "haut et 
court", mais non qu'elfe fut brû- 
lée "haut sur le bûcher" et cer- 
tainement pas de proclamer à la 
face du monde que les étudiants 
de l'U. d'Ottawa, eux, y croyaient 
à l'égalité des hommes et à leur 
droit ' à tous à l'éducation. Ce 
fut la ronde par les étudiants 
autour du feu sinistre aux cris 
de "A bas Faubus !" et le larron 
symbolique fut bientôt réduit en 
cendres. 



PROGRAMME DU CONGRES 

DIMANCHE, LE 5 OCTOBRE 

A. M. — Arrivée des délégués à la gare Union. 

2:00 p. m. — Ouverture officielle du congrès à l'hôtel Beacon Anns. 

4:00 p. m. — Symposium: Affaires internationales. 

6:00 p.m. — Souper. 

8:00 p.m. — Réunion des Présidents ainsi que des directeurs des 
comités FNEUC des diverses universités. 
10.00 p.m. — Assemblée régionale. 

LUNDI, LE 6 OCTOBRE 

9:00 a. m. — Plénière. 
12:00 p.m. — Lunch. 

1:30 p.m. — Commissions. 

5.30 p.m. — Vin d'honneur offert par le Conseil d'Administration 
et la Fédération des étudiants de l'Université d'Ot 
tawa dans le Hall d'honneur de la Faculté des Arts. 
Invités : le T. H. et Mme John Diefenbaker. 

7:00 p.m. — Banquet offert par la Fédération des étudiants de 
l'Université d'Ottawa. Orateur . le TH. John Diefen- 
baker. 
Commissions. 



9:00 p.m. - 
MARDI, LE 



9:00 
12:00 
1:30 
5:30 
8:30 
10:30 



a. m. — 
a.m. — 
p.m. — 
p.m. — 
p.m. — 
p.m. — 
MERCREDI, 
9:00 a.m. — 



12:30 
1:30 
5:30 



p.m. 
p.m. 
p.m. 



7.00 p.m. — 



9.00 p.m. — 



7 OCTOBRE 

Commissions. 

Lunch. 

Commissions. 

Ban.,, t offert par le gouvernement de l'Ontario. 

Commissions. 

Rencontre des présidents et des directeurs. 

LE 8 OCTOBRE 

Symposium : "L'éducation gratuite au niveau uni 
versitaire est elle désirable au Canada ?" 
Lunch. 

Commissions. 

Réception offerte à Rideau Hall par le Gouverneur 
général du Canada. 

Banquet offert par le conseil d'administration de 
l'Université d'Ottawa. Orateur invité : le T.R.P. 
Henri Légaré, o.m.i. ' 

Danse offerte par l'Union des étudiants de l'univer- 
sité Carleton en l'hôtel Lafontalne a Eastview." 



JEUDI. LE 9 OCTOBRE 

9.00 a.m. — Plénière. 

1:30 pm— Lunch. 

1:30 p m. — Plénière. 

6 30 l m — Banquet de clôture présidé par Walter Tarnopolsky. 
président de la FNEUC; orateur Thon. Brooke 
Claxton, président du Conseil des Arts. 



L'UNIVERSITE D'OTTAWA 
REÇOIT LA FNEUC 

Une centaine de délégués venant des 30 universités cana- 
diennes membres de la Fédération nationale des étudiants des 
universités canadiennes sont attendus à Ottawa en fin de semaine. 



Le 22e congrès dans l'histoire 
de la FNEUC se déroulera du 
5 au 9 octobre prochain. L'Uni 
versité d'Ottawa en est l'hôte of- 
ficiel. L'on se souvient que le 
dernier congrès avait eu lieu à 
Québec. 

Plusieurs questions fort contro- 
versées seront vraisemblablement 
discutées' à ce congrès dont les 
assises se dérouleront pour la 
plupart à l'Hôtel Beacon Arms : 
le cas des universités du Québec 
ainsi que le statut de l'étudiant 
doivent être soulevés. 

Le congrès 

Le Congrès annuel qui a lieu 
au mois d'octobre est l'organis- 
me législatif suprême qui for- 
mule la politique de la Fédéra- 
tion. Soumis à la constitution, 



les délégués au congrès peuvent 
prendre toute décision et ne sont 
pas nécessairement liés aux déci- 
sions des prédécesseurs. Toute- 
fois, en pratique, les résolutions 
des congrès précédents servent 
de guide. 

Le Congrès est de plus impor 
tant parce qu'il s'agit de la ren- 
contre des chefs étudiants venus 
de toutes les régions du Canada. 
L'on s'efforce d'allouer plus de 
loisirs aux présidents de Conseil 
afin de leur permettre de se ren- 
contrer et d'échanger des points 
de vue sur le gouvernement des 
étudiants. 

Les étudiants de l'Université 
d'Ottawa devraient profiter de 
l'opportunité pour assister à tou- 
tes les séances qui sont incidem- 
ment publiques. 



UN RECTEUR 
DYNAMIQUE 



Le R.P. Henri-F. Légaré s'est 
vu charger, au cours de l'été, de 
la redoutable tâche de diriger 
les destinés de l'Université d'Ot- 
tawa Il succède au. R.P. Nor- 
mandin; ce dernier étant deve- 
nu assistant provincial de l'une 
des provinces oblates du Québec. 




R.P. LEGARE 
Biographie 

Le T.R.P. Légaré naquit le 20 
février 1918 à Willow Bunch, 
Saskatchewan. A 25 ans, il rece- 
vait l'ordination sacerdotale des 
mains de Mgr Monahan, archevê- 
que de Regina Ce fut ensuite 



l'envolée dans l'est du pays, au 
vrai coeur du Québec En 1946, 
il décrochait sa maîtrise en Scien- 
ces sociales de l'Université Laval. 
Il s'inscrivit ensuite aux cours 
de Doctorat de l'Université catho- 
lique de Lille, en France. En 
1950, il portait le titre de Doc 
teur en Sciences sociales. 

De retour au pays, il passa de 
l'enseignement à la direction de 
la faculté des Sciences sociales. 
11 fut à la fois aumônier national, 
administrateur de l'Association 
des Hôpitaux catholiques du Ca- 
nada, doyen de la faculté des 
Sciences politiques et deuxième 
vice-recteur de l'Université d'Ot- 
tawa 

Autres activités 

Depuis 1944, il participa à 
quelque 120 congrès au Canada, 
aux Etats-Unis ainsi qu'en Eu- 
rope Le T.R P. Légaré contri- 
bua de son savoir dans des 
domaines aussi divers que la so- 
ciologie, la politique, l'adminis- 
tration, et même la médecine. 

A l'accaparant travail d'admi- 
•listration et de direction de 
divers organismes, le T.R.P. rec- 
teur trouva moyen d'y joindre lé 
travail de composition et de pu- 
blication. Citons, entre autres, 
qu'il est le vo-auteur du code de 
morale pour les hôpitaux catho- 
liques du Canada, adopté par 
l'Episcopat en 1955; qu'il est 
aussi coauteur du rapport de 
l'Institut national sur l'éducation 
des infirmières. 



Editonal en page 2 

Un congrès décisif 

Lire en page 3 

Budget Record 



•\> 



• 



\ 



4 



r 



<• 



. 



I 



■■ à 



■ 



I 







* 



■ 



I 






• .M 






: 



\ S» 



■ s» 



Page 2 



LA ROTONDE 



U 3 octobrt I 9sa 



611, rue Cumberlond 



Téléphone: CE 3-6095 



Lfl ftOÎONDC 



JOURNAL FRANÇAIS DIS ÉTUDIANTS DE 
L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre de la Presse universitaire canadienne 
Tirage minimum: 2,000 copies. 



Bureau de direction 



Chef des nouvelles 

Rédacteurs : 

MARTIN BÉLIVEAU 
CLAUDE PICHÉ 
PAUL LAROCHE 
GILLES BOULERICE 

Pages artistiques 

Pages sportives ^ 

Photographie 



LOUIS CLICHE 

ROGER ROY 

PIERRE TRUDEL 

JEAN CARRIÈRE 

RENÉE HOULE 
MIREILLE ARSENAULT 
J.-C PROULX 
PIERRETTE VACHON 

NORMAND TREMBLAY 

GILLES ROY 

i. LEIGHTON LONG 



Un congrès décisif 

Rarement a-t-on rencontré au cours des 22 ans d'exis- 
tence de la Fédération nationale des étudiants des universités 
canadiennes, congrès dépassant en importance celui qui 
s'enivre en fin de semaine à l'Université d'Ottawa. 

Imposant d'abord, ce congrès l'est au point de vue nu- 
mérique; la FNEUC touche actuellement un sommet avec 
des effectifs se chiffrant À plus de 60,000 étudiants, d'un 
océan à l'autre. 

De plus, les décisions prises par les quelques 120 délégués 
des 30 universités canadiennes marqueront décisivement la 
physionomie d'une fédération finalement arrivée à l'âge 
adulte. Chronologiquement, la FNEUC est fille majeure 
depuis à peine un an et ce n'est même guère depuis plus 
longtemps qu'elle manifeste les symptômes d'une maturité 
tardive. 

NOUVELLE ORIENTATION 

La FNEUC est à un tournant dangereux de son histoire. 
Elle passe depuis quelques années de l'époque insouciante 
des rencontres sociales à celle combien plus dynamique du 
syndicalisme étudiant. Elle ne se cherche plus une raison 
d'être, mais elle consacre tous ses efforts à améliorer la 
condition professionnelle du "jeune travailleur intellectuel" 
qu'est l'étudiant. 

Une telle évolution en surprend plusieurs en raison de la 
domination sociale d'une classe bourgeoise au Canada. En 
France, par exemple, les étudiants ont donné une telle in- 
clination à leurs unions étudiantes depuis déjà 30 ans, soit 
au terme du conflit de 1914-18. 

Malgré tout, un seul faux-pas pourrait facilement annu- 
ler le travail fructueux des Tarnopolski, Gagnon et L'Heu- 
reux qui portent, avec les directeurs des comités sur les 
différents campus, la responsabilité de la nouvelle et dyna- 
mique orientation de la FNEUC. 

Notre mouvement étudiant ne peut plus se permettre de 
perdre à tout bout de champ les services de telle ou telle 
université pour des raisons souventes fois ridicules et ano- 
dines. L'ère des sorties théâtrales en claquant les portes 
se doit d'être révolue si nous voulons finalement être pris 
au sérieux. 

LE STATUT DE L'ÉTUDIANT 

De par sa nouvelle structure, la FNEUC se doit aujour- 
d'hui de vider sérieusement certains problèmes qui dépas- 
saient jusqu'ici son champ d'action. 

Devant lutter pour l'amélioration de la condition de 
l'étudiant, c'est à elle qu'il incombe maintenant de clarifier 
le statut de l'étudiant canadien: est-il un partenaire dans 
ce vaste laboratoire qu'est l'université, où demeure-t-il 
l'écolier en culotte longue que l'on subjugue sous une férule 
plus raffinée ? 

Le problème se pose avec d'autant plus d'acuité que l'on 
sent actuellement une offensive réactionnaire contre l'éman- 
cipation de la classe étudiante, partout au Canada. 

Gérard Filion ne doit plus répéter que le journalisme 
universitaire demeure le dernier bastion de la presse libre 
après les événements de l'an dernier aux universités de To- 
ronto, Montréal, Ottawa et même Sherbrooke. 

Après le journaliste, c'est l'étudiant lui-même qu'il fau- 
dra ausculter en raison de ses difficultés financières sans 
cesse croissantes. Faudra-t-il poursuivre la lutte amorcée 
contre le capitalisme authentiquement égoïste par des argu- 
ments plus frappants ? L'étudiant français qui s'instruit 
actuellement gratuitement a fait la grève en 1947.- Ne 
l'oublions pas. 



ACULF ET FNEUC 

Le congrès devra aussi veiller au caractère bi-ethnique 
de notre pays, et partant de son seul groupement étudiant 
d'envergure nationale, sur le plan syndicaliste. Des lacunes 
dans ce domaine ont régulièrement engendré au Canada 
française, des associations étudiantes à caractère nationaliste 
plutôt que professionnel. C'est une constante qui revient 
tout les dix ans, et peu ne s'en fallut que l'ACULF ne 
"disloquât" la FNEUC, 

Un autre mouvement du genre pourrait bien y parvenir 
mais nous devons tenter d'éviter à tout prix et ce par 
le respect élémentaire du caractère bi-ethnique de notre 
payi. 



LA SEMAINE D'INITIATION 



' 



UN MONDE D'AVANT-GAI 



Chacun est rentré chez soi. 
Une semaine de réjouissances, 
c'est vite passé, mais ce qu'elle 
nous a donné cette année demeu- 
rera. On croyait que tout finis- 
sait alors que tout ne faisait que 
commencer. C'est renversant de 
constater qu'une amorce compo- 
sée d'éléments aussi distincts ait 
pu nous fournir des résultats 
aussi harmonieux dans son en- 
semble. 

Personnellement, je me per- 
mets de qualifier cette semaine 
d'initiation de "semaine du bien". 
Mais pour ce faire, il faut la 
regarder de haut. Les événe- 
ments pris en particulier disent 
évidemment beaucoup, mais si 
on s'en prend d'abord a la raison 
même des activités -étudiantes de 
ces quelques jours, des rapports, 
des joints facilement établis nous 
démontrent une véritable prise 
de conscience qui ne peut faire 
autrement que de nous donner 
cette satisfaction intérieure, cette 
joie profonde que nous procure 
l'idée du bien. 

Une plume pour tout le monde 

Une idée nouvelle, en dehors 
deS" normes habituellement assez 
conformistes de ces semaines 
d'initiation. Pourtant, nous n'a- 
vons rien perdu de cette couleur 
locale à laquelle on reconnaît 
nos initiatives étudiantes. Et ce 
n'est pas inconsciemment non 
plus que nous avons participé à 
cette propagande qui servira à 
améliorer le sort de centaines de 
gens. Au contraire, je suis d'avis 
que les étudiants se sont rendus 
compte du problème qui existait, 
parce que la détermination avec 
laquelle ils ont exécuté ce projet 
n'était que la traduction bien lé- 
gitime aussi. d'une participation, 
active à un acte de bienfaisance. 
S'il ne faut se surprendre de rien 
de ce que font les hommes, je 
taxe ce dernier événement de 
consolation extrêmement agréa- 
ble et heureuse. 



de vue purement "humanitaire, 
alors qu'on nous condamne, l'oeu- 
vre accomplie n'en sortira que 
plus grande. 

Faubus l'anathème 

Cette protestation officielle de 
la part des étudiants a quelque 
chose de significatif par elle- 
même. ~Eir effet, elle soulève une 
foule de critères, conséquences 
tragiques d'un monde tourmenté 
et qui ne sait plus quels moyens 
prendre, non pas pour trouver 
une solution, mais bien pour 
compliquer encore un peu plus 
les barrières pourtant déjà assez 
grandes qui séparent les races 
humaines. 

Nous- nous trouvons dans l'o- 
bligation de classer M. Faubus 
dans cette catégorie d'ambitieux 
politiques qui ne recherchent 
dans leurs manèges électoraux 
que l'assouvissement infecte de 
leur orgueil personnel (qui est 
le don de Dieu aux petits). 



par 
PIERRE TRUDEL 



Une danse de boîtes en fer-blanc" 

Une danse qui n'a été. en som- 
me, qu'un déguisement. Bien 
sûr. on savait bien qu'on y allait 
pour s'amuser, mais les étudiants 
qui se rendaient à cette danse 
en apportant, sous le bras, une 
boîte de conserves, avaient pensé, 
j'en suis certain, au but final de 
cette entreprise, ..c'est-à-dire don- 
ner du pain à ceux qui n'en ont 
pas. Ce geste de spontanéité ne 
peut se concevoir sans une vue 
d'ensemble beaucoup plus élevée 
qu'une simple étiquette d'épice- 
rie. Doit-on en rire ? La dignité 
humaine, dans ce geste qui l'en- 
gage à fond, y a-t-elle perdu ? 
Si la dignité y perd en faisant la 
charité, ne serait-ce qu'à un point 



Ce M. Faubus, à peine éduqué, 
n'est aucunement justifié dans 
ce geste; parce que nos frères, 
qu'ils soient de race noire, jaune 
ou rouge, demeurent nos frères ! 
Et savez-vous ce que veut dire le 
mot "frère" ? Ce n'est pas un 
simple qualificatif indifférent, 
mais pour le savoir, il faut vrai- 
ment avoir entendu battre en 
nous le coeur d'une véritable 
compréhension sociale Les étu- 
diants de notre université l'ont 
senti, eux, ils ont compris que 
le mot "frère" ne s'étendait pas 
qu'à leur famille. Non. nous 
n'aimons pas notre frère si nous 
n'aimons pas celui qui vient d'A- 
frique ou du Levant. . 

C'est avant tout une question 
de base, une question de respect 
humain, et ça. c'est un langage 
qui n'est malheureusement pas 
toujours international. On n'a 
pas le droit de condamner quel- 
qu'un parce qu'il a une peau dif- 
férente de la nôtre. Il n'a rien, 
absolument rien à nous céder. 
Ça, les étudiants de l'Université 
l'ont compris et ils tiendront jus- 
qu'au bout. Les aristocrates, il 
faut les pendre à la lanterne ! 
Une folie? Mais quelle folie ; . . ! 

C'était up spectacle à voir î La 
salle aurait pu être de grandeur 
double, il aurait fallu tripler. Et 
c'était magnifique de voir côte 
à côte, réunis, Ukrainiens, In- 
diens, Pakistanais, Croates, Ara- 
bes, Sud-Américains et Canadiens 
se serrer la main fraternellement. 

C'était une sorte dé cordialité 
et de bienvenue dont nous étions 
honorés. Nous tous, nous for- 
mons une cité universitaire qui 



possède le sens de l'entente et 
de l'amitié. 

Et nous pouvons revendiquer 
la réputation d'être une des seu- 
les (sinon la seule) université 
canadienne à recevoir dans son 
sein tant de gens, tous de races 
différentes. Nous sommes fiers 
d'appliquer k notre Université ce 
cosmopolitisme qui semble retrou 
ver ici une espèce "de renaissance 

Pouvons-nous parler d'avant- 
garde ? Dans un certain sens 
oui, parce que notre semaine 
d'initiation a eu deux objectifs 
assez bien définis, je pense cha- 
rité et sociabilité. • Etant donné 
que nous avons formé un grand 
village, c'est déjà une prise de 
conscience qui nous fait faire un 
bond formidable en avant. C'est 
encore "le meilleur moyen de pn. 
tiquer, de faire cette assimilation 
nécessaire à notre spiritualité 
moderne. ' 

Si les autorités nous ont dé- 
fendu l'initiation l'année derniè- 
re, peut-être ont-elles trouvé que 
-celle-ci possède un sens profond, 
un sens qui dans l'ensemble est 
empreint de préoccupations chré- 
tiennes, et pourquoi n'y verraient- 
elles pas aussi un premier pas 
vers notre maturité universitaire' 



La réalité canadienne ajoutée à une communauté de 
problèmes étudiants sur le plan professionnel, de U.B.C. à 
Laval, nous incitent à solidifier la FNEUC. Mais ce ne doit 
jamais être au prix de concessions de l'un des deux groupes. 
L'ère du bilinguisme à sens unique achève. 

Malgré tout, l'optimisme semble de mise. Il serait dé- 
sastreux d'anéantir en 5 jours le travail colossal abattu par 
le secrétariat national au cours des 12 derniers mois. Mais 
le congrès est souverain. A cette période-ci de son histoire, 
c'est lui-seul qui poussera la FNEUC soit en direction du 
(apitoie ou vers la roche Tarpéienne. 

Louis Cliché 

Un autre pas en avant! 

En s'assurant les services de Bill Boss comme agent des 
relations extérieures, l'Université a fait d'une pierre deux 
coups. 

En p|us de créer une fonction devenue indispensable en 
raison de l'expansion de notre institution, le Conseil univer- 
sitaire a déniché pour la remplir, un individu des plus qua- 
lifiés. } 

Espérons qu'il pourra même faire disparaître l'inégalité 
d'opportunité qui est constamment nôtre vis-à-vis d'autres 
institutions de moindre importance, et ce dans tous les sec- 
teurs de la publicité. 

Point n'est besoin d'instituer une longue enquête pour 
réaliser à quel point nous avons de rà difficulté à obtenir la 
simple publicité qui nous reviendrait normalement si nous 
ne possédions qu'un caractère anglophone. ", 

Un exemple. Alors que "l'affaire Faubus" réussit à peine 
à se nicher dans une maigre colonne obscure du "Journal" 
les étudiants de Carleton prirent la manchette en faisant 
planter de stupides tulipes à leurs nouveaux 

C'est toujours la même histoire: nous devons toujours 
doubler les portions pour arriver à peine à combler la diffé- 
rence ethnique. . 



L. C 



TRIBUNE 
DU LECTEUR 



MM. les Directeurs, 

Peut-être quelques réflexions 
d'un "navot" pourraient-elles in 
téresser les lecteurs de "La Ro- 
tonde", puisqu'on a toujours un 
point de vue un peu différent 
sur un milieu où l'on pénètre 
pour la première fois. "En effet, 
certaines choses, très surprenan- 
tes pour un nouvel arrivant, de- 
viennent si naturelles pour un 
ancien, qu'il en arrive facilement 
r à les oublier. On me pardonnera 
,done de donner mon avis avant 
de savoir vraiment de quoi je 
parle, puisque je le fais au nom 
de cette ignorance même. 

Evidemment, à cause du bilin- 
guisme, de l'existence de plu- 
sieurs facultés différentes, de la 
diversité des cours de chacun à 
l'intérieur même de ces facultés, 
le milieu universitaire est très 
hétérogène; et c'est ce qui frappe 
tout d'abord. Parallèlement à 
cette hétérogénéité, on sent par- 
tout une très grande activité, es' 
même temps diversifiée et très 
bien centralisée. Bien. Mais, par 
ailleurs, on remarque à certains 
niveaux une uniformité que je 
crois déplorable. Ces deux cons- 
tatations peuvent sembler à pre 
mière vue paradoxales, mais* je 
crois que c'est la - situation qui, 
dans une, certaine mesure, l'est. 

Cette uniformité se constate 
dabord dans les personnalités 
des étudiants, où on sent une 
espèce de manque d'affirmation 
de soi-même, de ses caractères 
particuliers. Je n'ai pas l'espace 
d'analyser ces faits, mais ils sont 
vérifiables. Le même phénomè- 
ne se produit dans les organisa- 
tions étudiantes : si je parcours 
les quelques anciens numéros de 
"La Rotonde" que j'ai sous la 
main, je 'constate que l'accent est 
mis avec insistance sur les orga- 
nisations à caractère très général. 
FNEUC. ACULF, etc De même 
les organisations représentées à 
la maison des étudiants lors de 
l'inscription s'adressaient à 1* 
majorité. Il n'est évidemment 
pas question de mettre' en doute 
la valeur de ces organisations, 
mais on peut quand même se 
poser certaines questions. Je suis 
sûr qu'il existe sur le campus des 
organisations qui ne s'adressent 
qu'à un petit nombre d'individus, 
séminaires sur différents sujets, 
organisations à l'intérieur d'une 
seule faculté, etc. Mais le "pau- 
vre nouveau" que je" suis a vrai- 
ment l'impression qu'elles n'exis- 
tent pas, tant le silence est pro- 
fond autour d'elles. 

Il me semble que si ces grou- 
pements sortaient de 4'ombr«T ■ 
on savait ce qui se passe, tout le 
monde en profiterait. Chacun 
pourrait se perfectionner plw 
facilement selon ses goûts et ses 
aptitudes et de plus, chacun étant 
plus au courant de l'activité des 
autres, l'unité n'en serait qu< 
plus grande. "L'unité dens w 
diversité", cette formule banale 
ne cache-telle pas un but istè- 
ressant ? . Pierre Mahe*: 
Arts IV. 




3 octobre 1958 



— 



LA ROTONDE 



Poge 3 



UN PRÉCÉDENT À LA FÉDÉ 




RECTEUR AU 



ma— 



■MB 







LE BRUYÈRE ET LA FÉDÉ 



Le T.R.P. Henri Légaré, nou- 
veau recteur de l'Université, vi- 
sitait le conseil de la fédération, 
lors de la première réunion le 21 
septembre dernier. Le T.R.P. Lé- 
garé fit remarquer que sa visite 
en était une de courtoisie. U 
émit l'idée qu'une université de- 
vait être une communauté dont 
professeurs et étudiants sont 
tous membres, soulignant qu'une 
étroite collaboration devait exis- 
ter entre les autorités et Je corps 
étudiant. Le président de la fé- 
dération avait déjà fait une dé- 
claration en ce sens au début de 
la réunion. 

Infirmières, membres de la fédé 

Après le mot du président, 
Jean-Marc Lavoie proposa que 
l'Ecole des Infirmières soit ad- 
mise au sein de la fédération. 
Le vote fut unanime et Sergine 
Berthiaqme, présidente des .in- 
firmières, prit place à la table 
du conseil. — . - --* - 

Elections 

Puis on procéda aux élections 
en vue des postes vacants. Les 
nouveaux directeurs de commis- 
sion : Jacques Buissière pour 



CAEUC, José de Larrinaga au 
Ciné-Club, et Gilles Guénette aux 
Débats Français, Tous furent 
élus à l'unanimité. 

Question de finances 
Le rapport financier de l'ad- 
ministration "Grenier", préparé 
par M. Gilles Portuguais, C.A., 
et Jean-Marc Côté, fut accepté 
par le conseil. De plus, un esti- 
mé budgétaire de 16 pages pour 
l'année courante fut discuté lon- 
guement, corrigé et enfin accep- 
té. M. Portuguais. professeur à 
la faculté de Commerce, fut 
nommé conseiller financier. 

Annuaire accepté 

Normand Guinard, éditeur de 
l'annuaire, ayant rempli la con- 
dition imposée par le Conseil en 
avril dernier, à savoir qu'il ait 
accumulé $2,000.00 d'annonces 
pour septembre, proposa que l'on 
accepte le dit annuaire. C'est la 
faculté de médecine, par la voix 
de son président, Barry Adams, 
qui proposa l'acceptation. Le vote 
fut en faveur et unanime. 

La prochaine réunion, le 26 
octobre. 



NOUVEAU 
DOYEN 

Le R.P. Jean-Marcel Bélanger 
laisse cette année son poste de 
directeur du département des 
Sciences politiques pour devenir 
doyen de la Faculté des Sciences 
sociales, politiques et économi- 
ques. Il succède au T.R.P. Henri 
F. Légaré, recteur de l'Ui 
site. 



Bachelier es Arts, licencié en 
Philosophie et en Théologie, il 
poursuivit ses études à l'Univer- 
sité de Georgetown aux Etats- 
Unis, de 1946 à 1948. Il avait 
auparavant passé sept ans en 
Afrique, à titre de surintendant 
des écoles catholiques du vica- 
riat de Basutoland. C'est' en 1942 
qu'il devint aumônier du C.A.R.C. 
Il fut stationné en Birmanie pen- 
dant la deuxième guerre mondia- 
le, et termina son service mili- 
taire avec le grade de chef d'es- 
cadrille. 



On remarque cette année que 
beaucoup plus d'étudiantes ont 
quitté le Collège Bruyère pour 
entrer à l'Université; ce fait 
contribuera peut-être à resserrer 
les liens qui existent entre l'af- 
filiation Bruyère et l'Université. 

. Depuis quelque temps les étu- 
diantes de cette vénérable insti- 
tution souhaitent se voir partici- 
per plus activement aux activités 
du corps étudiant. Le meilleur 
moyen s'impose donc ; les collée 
giennes devraient avoir leur re- 
pres.entante au Conseil Etudiant. 
Ceci permettrait aux étudiantes 
de savoir ce qui se passe, ce qui 



est essentiel; essentiel et logi- 
que, car près de 80 étudiantes 
sont inscrites à l'Université d'Ot- 
tawa, donc ont le droit et le de- 
voir de participer aux activités 
telles que la Société Dramatique, 
Pax Romana, les comités FNEUC, 
ACULF, et CAEUC. 

Le Ciné-Club ainsi que les jour- 
naux universitaires sentent leurs 
énergies et leurs ressources inex- 
ploitées à cause de cette situa- 
tion incongrue, "au Bruyère, on 
ne sait jamais ce qui se passe !" 
Espérons que cette année, ça 
changera ... 

Pierrette Vachon 



Barbe perdue, barbe retrouvée 



OTAN EN EMPORTE LE VENT 

SÉMINAIRE DE L'OTAN 



Les 10 et 11 de ce mois, un séminaire traitant d'un sujet 
très adapté à notre temps aura lieu à l'Hôtel Beacon Arms. L'as- 
sociation canadienne de la communauté de l'Atlantique, en coo- 
pération avec la FNEUC, grâce à un octroi accordé par le Comité 
des Finances, a favorisé cet événement. 

Des représentants de l'Assemblée mondiale de la Jeunesse, 
section canadienne, se rendront à ce séminaire. 

Les quelques grandes lignes du programme de ces deux 
journées s'avèrent aptes à favoriser des échanges de vue plus 
qu'intéressantes; en effet, à 9 h., vendredi, le 10 octobre, on 
traitera de J'OTAN dans ses aspects militaires. Au cours de 
l'apres-midi, on étudiera, dans des discussions de groupe, l'arti- 
cle numéro 2 dé la Charte de l'OTAN, à savoir la coordination 
et la coopération économiques entre les pays. Le même jour, à 
6.30 p. m., on servira un banquet au différents délégués de ce 
Séminaire, /r ^ * 

Le lendemain, 1 1 octobre, le sujet portera sur la politique 
canadienne; comme la veille, on discutera en groupes de ce sujet 
et a midi, les délégués se quitteront, mettant ainsi fin à ce Sémi- 
naire. - . , ' 



ALBUM SOUVENIR 
DE 250 PAGES 

Il a été décidé à la dernière réunion du conseil de la Fédé- 
ration que nous aurions cette année un annuaire. Ce livre. résu- 
mera toutes les activités de l'année académique. 

Cet aibum-souvenir de 250 pages, relié d'une attrayante 
couverture de cuir, sera le plus élaboré de tous les annuaires des 
universités canadiennes, a l'exception d'une in*-t : »Mtion de l'Ouest. 

Les requêtes pèsent être adressées aux présidents ou aux 
agents de vente de chaque faculté. Ceux-ci auront ta leur pos-_ 
session des cartes vous assurant votre copie. Vous n'aurez qu'à 
signer cette carte laquelle, !TcTo1fïpa"gné(rde- tîrOOrvous- permettra 
d'obtenir un reçu. Le 8 avril, deux autres dollars joints à votre 
reçu, et vous aurez votre anntiaire.' 

Chaque étudiant enregistré aux cours du jour verra avec 
satisfaction sa photographie au moins une fois dans le nouvel 
annuaire. Les gradués, eux, auront leur photo individuelle dans 
les pages réservées à leur faculté. 

Aucune des facultés -ne sera oubliée, elles auront toutes 
leur section 1 plus ou moins importante proportionnellement au 
nombre respectif de leurs étudiants. 



Bill Boss, de la Presse cana- 
dienne, est devenu directeur du 
Service des" Relations extérieures 
de l'Université. Il est entré en 
fonctions le 1er septembre et de- 
vint afnsi le premier titulaire du 
Service des Relations extérieures, 
poste créé récemment par l'Uni- 
versité. 

M. Boss donnera également des ' 
cours sur l'Extrême-Orient et sur 
les Institutions politiques à la 
Faculté des. Sciences politiques, 
économiques et sociales. 
Carrière active 

Le nouveau titulaire voit s'ou- 
vrir devant lui une nouvelle car- 
rière, après plus d'un quart de 
siècle de journalisme. Entré au 
journal "The Citizen" d'Ottawa, 
en 1932, il devait ensuite consa- 
crer quatorze années (1944-1958) 
de sa vie au service de la Presse 
canadienne, dont il a été le re- 
présentant dans un très grand 
nombre de. pays. 

Inscrit à l'arméç canadienne, il 
devenait bientôt, au cours de la 
deuxième guerre mondiale, cor- 




BILL BOSS 

respondant de la Presse canadien- 
ne et assumait ensuite la tâche 
de correspondant principal de 
presse lors de la participation de 
l'armée canadienne à la guerre 



de Corée. Durant neuf ans, il 
s'est trouvé ainsi étroitement as- 
socié à l'armée canadienne, soit 
au Canada, soit eh d'autres pays 
Royaume-Uni, Afrique du Nord. 
Sicile, Italie, Europe et Extrême- 
Orient. 

Une autre barbe. 

Deux fois détenteur du "Na- 
tional Newspaper Award", par- 
lant couramment cinq langues, 
conférencier en grande demande, 
collaborateur de la radio et de 
la télévision, il donnait également 
des conférences à l'armée et à 
l'aviation sur les relations exté- 
rieures. 

Il nous confiaitrioTS-d'un inter- 
view, l'histoire de sa barbe rous- 
se. Elle lui vint pendant la 
deuxième guerre mondiale, alors 
qu'il était correspondant de près 
se. Tous les soldats, nous disait- 
il, reconnaissaient "le journaliste 
à la barbe rousse", et c'est ce qui 
la lui fit conserver. Elle consti 
tue, en ses mots, son "trait dis- 
tinctif". 



BUDGET RECORD 



Bienvenue 
aux 



délégués 

Il me fait plaisir, au nom de 
la Fédération des Etudiants de 
l'Université d'Ottawa, de vous 
souhaiter la plus cordiale bienve 



Les membres du conseil de la Fédération ont. voté, lors de la der- 
nière réunion du -conseil, les estimés budgétaires pour la présente 
année fiscale. 

L'estimé, des plus détaillés, avait demandé plusieurs mois de 
préparation, en raison de la confusion du système financier de la 
dernière administration. ' 



— i 



On estime à $23,200 les revenus pour le prochain exercice fiscal 
ainsi reparti : ■ - — J 

Cotisation des élèves (1,300 à $10.00 chacun) 



me. 



De par son caractère bilingue, 
l'Université d'Ottawa se prête 
parfaitement à de telles assises. 

II est très révélateur que des 
étudiants universitaires sentent 
le besoin de se réunir une fois 
l'an, surtout en ce moment où 
l'éducation semble vouloir s'im 
poser comme le problème de 
l'heurer- 



Vente d'espace publicitaire: 
La Rotonde 
The Fulcrum 
Year 



....... ........ 



$ 700.00 

; $ 1.300.00 

Book - $ 2,000.00 










Initiation 

Carnaval d'Hiver . 
Bal des finissants 
Bottin 

Year Book ($5 00 chacun) 

Ciné-Club 

Contribution du Doyen des Arts 
Contribution de l'Association des Anciens 



1,240.00 
610.00 
700.00 



$13,000.00 



$ 4,Q00.00 



l 






150.00 

2,500.00 

500.00 







-__ r — 

Une équipe spéciale de rédacteurs représentera chaque fa- 
culté et collaborera avec rédSteur lors de la mise en presse. Ceux 

Oui cAr«iM« :~*x. x. a. _<:..:_„.<. .\ l« ~,,Wli/-itinn ri*» l'annuaire 



Aussi est-il normal que les pre- 
miers intéressés, les étudiants, 
se penchent sur cette question. 
--Nul doute, sommes-nous bien 
placés pour trouver les solutions 
adéquates à la crise que traverse 
l'enseignement supérieur dans 
notre pays. 

- La collaboration de tous, la 
cordialité des réunions, la fran- 
chise de nos exposés ne sauraient 
suffire : le 22e Congrès de la 
FNEUC se doit de faire époque. 
En sera t il ainsi? La réponse 
nous appartient. 



DÉPENSES 



•-■"•• 






qui seraient intéressés à participer à la publication de l'annuaire 
sont priés de communiquer avec le président de leur faculté ou 
avec Normand Guinard, l'éditeur. 



Marcel Prud'homme, 
Président de la Fédération 
des Etudiants de l'U. d'O. 



$ 5,700.00 

$ 300.00 

$ 200.00 

f ■ , 

$23,200.00 

X3.0e0.Qfl_ 
$ 2.930.00 
$ 3,010.00 
$ 1,125.00 

$ 5,455.00 

$ 150.00 

$ 100.00 

$ 760.00 
$ 50.00 
$ 1,920.00 
$ 3,760.00 
• 

_ ... $22,410.00 

Surplus envisagé $ 790 00 

La dffCérence de $80.00 en plus alloués au Fulcrum s'explique 
par le paiement de commissions sur la vente d'annonces, ce dernier 
journal ayant plus d'annonces que le journal français. 

11 faut noter que c'est la première année que des estimés bud- 
gétaires sont préparés de la sorte. C'est déjà un grand pas de franchi 
en vue de stabiliser son système financier. t 



TOTAL ... 

r ; ■ 

Activités étudiantes 
La Rotonde 

The Fulcrum 

Affiliations 

Year Book 

Débats Français 

Débats Anglais . 

Ciné-Club 

Radio-Etudiante 



i - 



h 



Conseil 
Maison 



Exécutif 
des Etudiants 












, • 



* ■'•■/ ■ : 

.•■:-'•••■.: • ' ■ • ' ■ 






:-. ' 






• 



/ . 



. 



* 



• . s. 



\* 



*■/ 



• 






i 



• 



— 



i- 



■ 



* 



, 



■ 

I 



■» 






1 -.»• 

■m t; 



. _ 



I '. ~f '- 



i{\ 






— -~ 



s 






■ ■■ * ■ 






J 



Pog» 4 



LA ROTONDE 



U_3_o€tobr« 1958 



1^ 3 octobre 1958 



LA KOTON DE 



•n "• 



'JEAN BAROIS" ou 



Les oeuvres sùns la foi 



LE MONDE ETUDIANT 



Roocr Martin du Gard est mort 
il y a à peine un mois; cet écri- 
vain qui, depuis quinze ans, n'a- 
vait fourni aucun travail aux 
imprimeurs, surtout .connu par 
les "Thibeaut", nous a laissé un_ 
témoignage : • "Jean Barois". , „ ■ ' 



il accompagne sa mère à la 
messe; lorsqu'il communie aux 
côtés de Cécile, une amie d'en- 
fance, il touche à l'extase, "il 
voit le ciel ouvert". 

■"-;■ Klongée sans retour 



On a ressuscité ce roman lors Sa foi, pourtant, n'est pas apte, 

• du décès de l'auteur; on pou- à affronter le milieu où le pion- 

vait, certes, le trouver dans l'en- geront ses études universitaires; 

fer de certaines librairies; mais il a été formé dans une habitude 

tout étudiant qui en entrepre- de piété qui fait voir la terre, 

nait la lecture doutait vite de comme un objet de mépris, non 






l'authenticité de ses croyances 

religieuses. 
» - 

La mort apparemment athée 
de Martin du Gard a poussé les 
critiques à comparer cette néga- 
tion dû surnaturel à celle que 
■ Jean Barois a professée toute sa 
vie; toute sa*vie durait, parce 
que la conversion des uerniers 
mois s'avère inauthentiquement 
chrétienne. 

Où se situe l'évolution des per- 
sonnages de "Jean Barois" dans 
un cadre historique évocateur de 
certains mots : rationalisme, po- 
sitivisme, scientisme; Martin du 
Gard tente une esquisse histori- 
que de l'Eglise sous la 111e ré- 
publique; le peintre, dans son 
tableau, force la note sur les om- 
bres, à tel point qu'on cherche 
les quelques clartés. 

Education religieuse de 
Jean Barois 



Jean Barois nait dans une fa- 
mille où les problèmes religieux 
désunissent deux êtres : le père 
est devenu incroyant; la mère, 
par contre, très pieuse, pratique 
"l'art des chemins de croix" dont 
parle Claudel. 

Jean étudie dans un collège 
catholique; à t cette époque d'a- 
théisme, les membres de l'Eglise 
Se devaient de centraliser leurs 
jorces pour la sauvegarde de la 
~fo? chrétienne. Pourtant, si l'on 
se penche sur la foi qu'a reçue 
Jean, on la classe définitivement: 
au premier vent, cet édifice de 
paillé se détachera de ses bases 
et s'envolera si haut qu'on ne 
s'attardera pas à le rettouvex. 

Jean, enfant à la santé fragile, 
espère beaucoup plus" un miracle 
de la Vierge ,que d'une visite 
chez le médecin qui dans le cas, 
(il suffit de lire, le roman), raf- 
fermira de sa seule science lés 
forces débiles du jeune écolier; 



pas comme le lieu où l'homme 
passe sa vie; déjà, une fuite de- 
vant le réel, un assentiment ta- 
cite devant "la faiblesse de 
^Uhàmme", ; qui. '"doit remettre 
toute sa personnalité en Dieu, 
qui fait . toutes nos bonnes ac- 
tions. Ce que plus tard, Jean, 
l'athée- convaincu, qualifiera de 
"foi 'de couvent". 

Lorsque Jean confie ses doutes 
et ses troubles moraux qu'affron- 
te "tout adolescent, à l'abbé Jo 
zier {une des pitoyables figures 
du roman), ce dernier se tait au 
lieu d'éclaircit le jeune homme 
qui -avait parlé dans ce seul but; 
ce prêtre répond que tout est 
clair, que Dieu existe, l'ordre du 
monde le prouve; il prêche une 
soumission aveugle aux dogmes 
de l'Eglise, naturellement se ré- 
volte contre les idées scientifi- 
ques du temps, et pousse Jean 
"à agir plutôt que philosopher" . 
"L'action catholique nourrit au 
coeur cette chaleur qui est in- 
dice de vérité". J'ai recueilli ces 
phrases ici et là, lors de la lec- 
ture du roman; . je préfère ne 
pas commenter ces phrases : 
elles parlent d'elles-mêmes. 

Vous avez deviné ce qu'il ad- 
vint de cette foi; elle sombra, 
elle ne pouvait contenir deux 
•verres d'eau, elle n'avait la pos- 
sibilité que d'un. Ce qui frappe 
le -plus Jean, c'est l'attitude de 
l'Abbé Jozier devant les problè- 
mes de la foi; il sait qu'on ne 



Donc, dès sa première année 
d'université, Jean perd la foi; 
toute sa vie dépendra de cette 
année où il a "admiré le calme 
prenant des scientistes et la peur 
des chrétiens". Il y eut certes 
sous la troisième république des 
chrétiens convaincue : Martin 
du Gard les passe sous silence. 

Toutes ses activités, Jean les 
consacrera au "Semeur", journal 
antireligieux, ça va de soi. Pour- 
tant, n'assiste-t-il pas à une con- 
version quelques mois avant la 
mort de l'athée ? 

La foi des derniers moments 

Albert Elie Luce, collaborateur 
de Jean du "Semeur", meurt 
dans un athéisme serein; ses 
dernières paroles, je vous les 
cite^il les prononce doucement, 
comme dans* -une extase : "Qu'ils 
sont beaux mes enfants". Jean 
devenu vieux, et malade et aban- 
donné, tiendratil jusqu'au bout? 

Par "un soubresaut pathologi- 
que" une émanation des puissan- 
ces du coeur, un instinct de con- 
servation qui nous pousse à saisir 
une paille de salut lorsque la 
mer nous engloutit" (citations 
de l'auteur), il renie tout son 
passé, sa vie d'athée, devant cet 
■ X terrible" qu'est la mort, cet 
immense trou noir qu'est l'au- 
delà. Il se confesse, communie; 
à sofi dernier souffle, il baise fré- 
nétiquement le crucifix. 

La raison ne peut accepter 
une telle conversion : elle sent 
trop la sacristie de dernière 
heure ! Cet homme qui s'erre sur 
ses lèvres le Christ crucifié, dont 
il nie la résurrection, les mira- 
cles, partant l'essence divine, 
aurait été plus sincère en re- 
gardant calmement une photo de 
Renan ou de Loisi, car. il croyait 
en eux. 



Pour avoir été reçus à l'examen, cinq étudiants en médecine 
d'Innsbruck ont fait des actions de grâce en effectuant un pèlerinage 
"en style médiéval". D'Innsbruck, Us se sont rendus pieds nus au 
lieu de pèlerinage d'Absam, à une distance de 12 milles de la capi- 
tale tyrolienne. 

Etats-Unis : échange russo-américain — 

Les échanges d'étudiants entre l'Union soviétique et les Etats- 
Unis, lesquels existent en projet déjà depuis longtemps, commence- 
raient enfin cet automne. Ces échanges seront financés moyennant 
une donation spéciale provenant de la Fondation Ford. La somme 
prévue à cet effet couvrira non seulement les droits d'inscriptions, 
mais d'une façon générale, tous les frais nécessaires encourus par 
les étudiants russes. Sept universités américaines participent à ces 
échanges, a savoir les Universités de Chicago, de Californie, de 
Washington et d'Indiana, ainsi que les Universités Harvard, Yale 
et Columbia. Les étudiants américains qui participeront à cet échange 
et qui d'ailleurs feront leurs études à Moscou et à Leningrad, rece- 
vront également de l'argent provenant de ladite donation. 

> 

Mexique : rapt d'autobus — 

Le mouvement contre l'augmentation des tarifs des autobus, 
lequel avait été déclenché par les étudiants de Mexico, vient de se 
terminer, les dirigeants de la grève ayant rendu aux autorités 120 
sur environ 200 autobus détenus par les étudiants depuis plusieurs 
semaines au quartier universitaire. Les étudiants tiennent à garder 
une partie des autobus afin d'obtenir par ce moyen des dommages- 
intérêts pour deux élèves blessés au cours des Incidents qui s'étaient 
produits lors de la grève. ^^ 

Uruguay : étudiants-ouvriers— 

Le 15 juillet, à l'assemblée plénière des syndicats indépendants 
d'Uruguay, la Fédération des Etudiants Universitaires d'Uruguay a 
été déclarée membre intégrant du mouvement ouvrier, à la suite 
d'une motion déposée par un syndicat et demandant que la FEUU 
fut exclue de l'assemblée plénière des syndicats indépendants parce 
que, précisait-on, la FEUU n'était pas un syndicat ouvrier. L'assem- 
blée, au contraire, considérant l'évolution historique, le caractère et 
la solidité de l'unité des ouvriers et des étudiants, était d'avis que 
la FEUU devait continuer à être une partie intégrante du mouve 
ment syndicaliste. 

' *-' — — (Miroir de» Etudiants i 



La foi de Jean ne pouvait nous 
donner plus que le ' tris'te spec- 
mes ae *a jui, h «m H u <m «r j^ & mélodrame qui ne 
peut pas tout Prouver; ^HS^t nd pa .<r. Roaer Martin du 
pourtant raisonnable de se fer- g d ^ umiUl aller lus Wn 
mer les yeux et de foncer tête avpc ieducatlon TeliaU ,£ e reçue? 
baissée dans une croyance en un — .. *,,„-,, 

Dieu "Qu'on sent" ? ■' 



Ce qui manque à l'Abbé Jo 
zier, n'est-ce pas 'le sens le plus 
élémentaire de l'apologétique 
chrétienne, qui ne prouvera ja* 
mais scientifiquement le miracle, 
mais donnera des raisons raison- 
nables de l'admettre ? 



L'Eglise, bien enlendu, se doit 
d'apporter les précisions, pour 
do:iner à la mort son vrai sens; 
elle a bien vécu la parole du 
Christ, en s'abstenant de juger, 
Martin du Gard comme homme : 
"Que celui qui est sans péché 
lui jette la première pierre". 




Normand Tremblay. José do Lorrinogo et tos troubadour» lors de lo revue "Ah! Quelle folie". 



RESURRECTION DE 
L'INITIATION 






La saison au "LITTLE THEATRE 



/# 



N 



Cette année, la* Fédération a 
repris la tradition de faire' une 
Initiation en vue de dégeler les 
"nouveaux" et aussi pour s'amu- 
ser à leurs dépens. Dans l'en- 
semble, on peut dire que ce fut 
très bien réussi, surtout si l'on 
considère qu'il fallait presque re- 
mettre une nouvelle organisation 
sur pieds, car, pour des raisons 
dites majeures, il n'y en eut pas 
l'an dernier . . . 

Selon le témoignage général, la 
soirée de jeudi fut la plus intéres- 
sante et la plus amusante, si l'on 
regarde le point de vue que ^Ini- 
tiation est organisée dans le but 
d'amener les nouveaux à se faire 
des connaissances. C'était là pour 
eux l'occasion, dans une atmos- 
phère cordiale, de rencontrer 
nombre d'étudiants susceptibles 
de devenir d'excellents camara- 
des. .V 

Quant à la présentation du 
* spectacle de vendredi - soir, il faut 
féliciter chaleureusement tous 
ceux qui ont coopéré à son suc- 
cès. D'ailleurs, l'enthousiasme 
-qui régnait dans, la Salle acadé- 
mique démontre à quel point tous 
les assistants semblaient satis- 
faits du programme présenté. La 
variété n'y manquait pas et des 
talents se sont découverts parmi 
nos confrères. 

Et l'Initiation se clôturait par 
la danse qui a eu lieu au Colisée, 
samedi soir. Encore là, l'organi- 
sation a étalé le fruit de son ma- 
gnifique travail, mais, à mon 
sens, il existe malheureusement 
une certaine lacune qui pourrait 
être comblée, et cette lacune doit 
être imputée à' tous les étudiants 
en général. 

La majorité admettra avec moi 
que l'atmosphère de l'Université 



est assez froide, en général, en 
ce sens que les étudiants se tien- 
nent en petits groupes très fer- 
més et qu'il est presque impossi- 
ble, tant pour les nouveaux que 
pour les anciens, d'être admis 
dans ces groupes, sauf quelques 
rares exceptions. La danse qui 
a eu lieu au Colisée aurait dû 
être organisée d'une façon à ré- 
chauffer cette atmosphère. Par 
exemple, on aurait pu décorer la 
salle, "obliger" les garçons à 
changer dé compagnes pour quel- 
ques danses, organiser des "Paul 
Jones", etc. Chaque "petit grou- 
pe" restait bien sagement dans 
son coin, sans tenter d'inciter les 
nouveaux à lier connaissance; on 
irait presque jusqu'à affirmer 
qu'il n'existait à peu près pas 
d'esprit de camaraderie. De plus, 
l'assistance en général manquait 
de "pep' ; ; chacun vint faire sa 
petite affaire et s'en retourna . . . 
Sur ce point, la faute j ne retombe 
pas tant sur les organisateurs que- 
sur les anciens: c'est à ces der- 
niers que revient presque le de- 
voir de mettre leurs confrères à 
Tàl sé . ' -, . — r- r~ 

Somme toute, on peut dire que 
ces trois journées d'Initiation fu- 
rent pleinement réussies et il 
faut savoir apprécier le travail 
de ceux qui se sont dépensés pour 
en assurer le succès. Mais il reste 
toutefois cette froideur à faire 
disparaître; chacun devrait y 
mettre du sien pour ce faire, car, 
une fois l'enthousiasme de l'Ini- 
tiation évanoui, le "nouveau" 
reste à se demander si cette froi- 
deur est automnale ou perma- 
nente. ■ p . 

Paul La Roche, 
Arts IV. 



"L'Ottawa Little Théâtre" an- 
nonce sa quarante-septième sai- 
son. Le programme, comme celui 
de l'année dernière, se divise en 
deux séries. La première offre 
au public des pièces dites "popu- 
laires"; nous y verrons "Visit 
To A Small Planet", de Gore 
Vidal, "The Reluctant Débu- 
tante", de William Douglas Home, 
"The Mousetrap", de la célèbre 
Agatha Christie et enfin, "Lo 
and Behold", de John Patrick. 
La ^seconde série présente des 
pièces de "festival" : "The Love 
of Four Colonels", de Peter Usti- 
nov, "Dark Of The Moob", de 
Richardson et Berney, "The 
Waltz Of The Toréadors", de 
Jean Anouilh et enfin une pièce 
de Terence Rattigan, "Separate 
Tables". 

"Visit To A Small Planet'-' 

Le choix de ces pièces nous 
semble intéressant, Nous cons- 
tatons une fois de plus que les 
spectateurs préfèrent la comédie 
au drame. "Visit To A Small 
Planet" avait d'abord été écrite 
opur la télévision. Les téléspec- 
tateurs ont tellement apprécié 
cette comédie fantaisiste, que 
l'auteur décida de la transposer 
au théâtre, et même si plusieurs 
critiques se sont montrés défa- 
vorables, le public n'a pas cessé 
d'applaudir ce nouveau succès. 

Andrée Cunningham 

"L'Ottawa Little Théâtre" a 
confié la direction de cette pièce 
à Andrée Cunningham. Mlle 
Cunningham s'acquittera parfai- 
tement de sa tâche, même si elle 
en est à ses premières armes en 
ce qui concerne la mise en scène. 
Elle s'est consacrée à treize piè- 
ces, soit comme actrice, soit com- 
me assistante à la direction. En 



1953, elle gagnait le Grand Prix 
d'interprétation féminine au Do- 
minion Drama Festival. Les 
amateurs de théâtre pourront 
s'amuser lorsqu'ils assisteront 
aux situations cocasses de cette 
pièce. En effet, un être fantas- 
tique descend d'une planète étran- 
gère, afin de visiter deux jeunes 
amoureux : un annonceur à la 
télévision et un chat assez spécial 
— cela ne se rencontre pas tous 
les jours. 

Premières 



"L'Ottawa btttle Théâtre" an- 
nonce également les diverses ac- 
tivités de leur "Workshop". Les 
pièces gagnantes du "Canadian 
Playwriting Compétition" verront 
leurs premières les 2, 3 et -4 
octobre. De plus, les directeurs 
désirent connaîtra tous ceux qui 
s'intéressent à là .dramaturgie. 



Durant l'année, les pièces d'écri- 
vains locaux seront présentées 
devant les membres du "Ottawa 
Little Théâtre"; de vives discus- 
sions suivront le spectacle et 
l'auteur pourra en tirer un ex- 
cellent profit, 

L'Ecole d^Art Dramatique 

L 'Ecole d'Art Dramatique du 
"Ottawa Little théâtre" a déjà 
repris ses activités. Les élèves, 
en plus d'étudier les bases de 
l'interprétation, apprennent l'im- 
portance dd décor, du costume et 
du maquillage. 

Le théâtre ne s'est peut être 
pas tellement développé à Otta- 
wa, mais nous devons admettre 
que T'Ottawa Little Théâtre, a 
sûrement contribué à l'épanouis- 
sement culturel de cette ville et 
nous l'en remercions. .. 

Michel Corbeil. 



ENTRE DEUX COURS 

2-4 octobre : Ottawa Little Théâtre, trois pièces en un 
octe. 

5 octobre : Galerie Nationale, The First Décades of 
the National Gallery". 

5*9 octobre ; Congrès de lo FNEUC, a u Deu c oii A mi s. 

8 octobre : Sir Kenneth Clark, conférence sur la pein- 
ture moderne. 

8 octobre : Auditorium de l'Ecole Technique. Concert 

du Hart House Orchestra (a représenté le Cana- 
da à Bruxelles). Directeur : Dr. Boyd Niel. 

9 octobre : Théâtre Capitol, fHm de Walt Disney : 

"White Wilderness". 

14 octobre : Théâtre Capitol, concert Tremblay, Victo- 
ria de los Angeles, soprano. 

20 octobre : Fisher Parle High School, récital avec Helen 
Alexander, soprano. 

20-25 octobre :" Ottawa Little Théâtre, "Visit to a Small 
Plane* . 



Malgré la victoire 



Poo#5 



- 






PEDRO NOUS ECHAPPE 



Cest devant une foule nombreuse et enthousiaste que nos porté* 
couleurs remportaient, lundi dernier, une victoire décisive aux dépens 
de l'université Carleton. Le "grenat et gris" se méritait par cette 
victoire de 23 à 0, le symbolique "Pedro", le plus célèbre des Ours 
eo peluche. 

Bill Mclntyre, dont les prouesses sont d'ailleurs connues tut 
M oi contester le héros de la soirée avec deux touchés à son crédit. 

Les nôtres prirent le devant troisième quart alors que Mcln- 
dès )e premier quart alors que 
Claude Lauriault fonçait à travers 
la ligne de défense adversaire 
pour compter le premier touché 
de la partie. Le converti fut 
réussi et le compte devint 7 à 0. 
Peu de temps après, Tony Malloy 
réussissait un "rouge", plaquant 
un adversaire derrière ses pro- 
pres buts. 

C'est au deuxième quart que 
Mclntyre nous assurait presque 
la victoire. Prenant possession 
.du ballon, il s'échappa de son 
territoire, franchit plus de 80 
verges pour un second touché. 
La foule délirait. Le converti 
réussi, le compte devint de 15 à 0. 

La victoire devint certaine au 



tyre passa de nouveau sous le 
nez des "Ravens" ébahis. Le 
compte final, grenat et gris 23 
Carleton Ravens 0. 

Vers la fin de la partie, un 
étudiant s'empara de Pedro et 
trompant la vigilance de trois 
gardiens (trois vaillants marins 
en uniformes), se sauva à toutes 
jambes, Pedro sous le bras. Clau- 
de Bouchard lui fit une chasse 
genre espionnage en auto à tra- 
vers les rues de là ville. On per- 
dit de vue le "kidnapper" pour 
quelque temps et c'est vers 12.30 
a. m. que Bouchard et son groupe 
reconnurent l'auto et reprirent 
le Panda chéri. 







k 




REUNION DU 
S.À.B. 

L'abbréviation S.A.B. est em- 
ployée pour désigner le "Comité 
Athlétique Etudiant". Cet orga- 
nisme est sous l'autorité immé- 
diate du Conuté Athlétique Uni- 
versitaire, dont M. Denis Harbic 
est le président et M. Arthur 
Sheedy, le secrétaire, et sous 
l'autqrité ultime du T.R.P. Rec- 
teur. 

Le S.A.B. , qui est composé des 
représentants des facultés, écoles 
et instituts de l'Université, est 
présentement sous la présidence 
de Jean-Marie Bordeleau de la 
faculté de Common Law. Gilles 
Roy du Commerce en est le 'se- 
crétaire. 

Sports intr a muraux 

Ce cadre étudiant organise tous 
les sports intramuraux qui sont 
pratiqués à l'Université. Ema- 
nent de cet organisme, les tour- 
nois de_tennis, de golf, de "touch- 
football" et de ping-pong, les li- 
gues interfacultés de basketball, 
de hockey, de ballon-balai et de 
ballon-volant, ainsi que toutes les 
autres activités étudiantes ou les 
sports qui en font partie inté- 
grale. 

Le S.A.B. est en marche. Le 
premier tournoi de l'année, ce- 
lui do tennis, eut lieu jeudi, le 
2 octobre. 

Les tournois de golf et de 
"touch-football" sont présente- 
ment en voie d'organisation. Le 
représentant de la faculté des 
Sciences politiques, Roger St- 
Pierre, est. le responsable de ces 
deux événements sportifs, La 
responsabilité des ligues interfa- 
cultés de ballon-panier et de 
hockey sera déléguée à la pro- 
chaine réunion -de cet organisme, 
soit dimanche, le 5 octobre. 




Meneur morose 



Il est complètement à plat ! Il vient de 

découvrir qu'il ne reste plus de 

Coke. Et un meneur sans Coke, c'est un 

triste tableau. Si vous voulez revoir 

ses yeux pétiller— apportez-lui 

un Coca-Cola pétillant et froid ! r . 



(m$& 



SIGNE DE BON GOÛT 



DITES "COKE" OU "COCA-COLA"— IES DEUX MARQUES IDENTIFIENT 
LE MEME ItEUVAGE PÉTIUANT-IE PtODUT DE COCA-COLA LTÉE. 



Constitution 



UN NOUVEAU TROPHÉE 



ri dit qu'il 



parvient par l'épargne méthodique 
la Banque de Montréal* 



*La banque où les comptes d'étudiants sont bienvenus. 
SUCCURSALES À OTTAWA 

- v • * .« 

Bureau principal, angle des rues Wellington et O'Connor 
294. rue Bank — 88, rue Rideau 

Avenue Cecil et rue Bank 

Avenue Laurier et rue O'Connor 

Chemin Montréal et boul. St-Laurent 

Rue Wellington et avenue Holland 

Westboro ; 285 chemin Richmond 



A cette même réunion, une 
ébauche de la constitution revi- 
sée du S.A.B. sera présentée aux 
représentants sportifs et à l'avi- 
seur, M. -Arthur Sheedy. 

Cette revision, d'une constitu- 
tion qui était devenue désuète en 
raison du développement très ra- 
pide de l'Université, est le tra- 
vail en collaboration des Barry 
Mackay, Gilles Roy et Roger St- 
Pierre. 



Le S.A.B. est aussi heureux 
d'apprendre que M. Léonard 
Caza, président de la faculté des 
Arts, s'est délégué représentant 
sportif de sa faculté, et qu'il sié- 
gera à ce titre, à chacune des 
réunions du seul organisme spor- 
_tif- étudiant sur le campus. 



Un groupe d'étudiants a remis 
à L'Université un trophée à la 
mémoire de feu Jean Valiquet. 

Jean, atteint de cancer, est 
mort à l'âge de 22 ans, -après une 
courte maladie de six semaines, 
le 31 décembre dernier. Fils de 
Mme Jeanne Valiquet et de feu 
Powell Valiquet, d'Ottawa, Jean 
se maintenait constamment par- 
mi les premiers de sa classe, tant 
à l'école secondaire qu'à l'Uni- 
versité. % 

En 1955, il obtenait son bacca- 
lauréat es sciences de l'U. d'Ot- 
tawa. En 1957. il graduait de 
l'Université McGill comme ingé- 
nieur civil. 

Sportif accompli 



Gilles Roy, 
Commerce. 



Il était aussi reconnu pour ses 
prouesses dans le domaine des 
sports. En 1952. il fut, à l'école 
secondaire» le joueur le plus 
utile à son équipe de ballon-pa- 
.. nier. Puis, en 1953, il rempor- 



LE RAPPORT LACHARITE A p RO p OS D0 |SEAUX 



En guise de conclusion au rap- 
port sur l'administration de La 
Rotonde, année 1957-58, 

en hommage aux idées dé- 
tendues par l'équipe sortant de 
charge, 

en témoignage du caractère 
constructif du travail fourni par 

cette équipe, 

. en signe de solidarité avec les 
étudiants de l'Université d'Ottawa 
dans l'intérêt desquels l'équipe 
a travaillé, 

<*s quelques propositions sont 
Présentées à la Fédération des 
étudiants de l'Université d'Otta- 
. Ji'..F? ur £ être soumises au vote 
jfapprobation ou de désapproba- 

JT P u ' un ra PPort annuel soit 
; e <ngé des démarches ou des ini- 
«atives entreprises par la Fédé- 
ration et par les responsables 
Zl .fournissions dans l'intérêt 
HJ fiants, a i nsi que des résul . 

tives ° eS démarches ou initia " 

- Que la Fédération encoura- 
m ft iî i? que P°*8»ble tout mé- 
serli 6, ! tude ou enquête pouvant 
hil^ r f, doc ument sur un pro- 

com. e £*5? értt « énéral Pour 1* 
à ?•» ét / 4 dlant > qu'elle pourvoie 
écrï. 2 fet les aut eurs de ces 
wn » dun mandat officiel et 



• qu'elle leur procure son assis- 
tance s'il y a lieu. -^ 

— Qu'un mémoire' soit rédigé 
sur la maison des étudiants : son 
histoire, son statut juridique, son 
administration ... etc. 

— Qu'une enquête officielle 
loit instituée sur la librairie uni- 
versitaire. 

— Qu'une étude soit faite sur 
les sommes d'argent consacrées 
aux activités étudiantes dans les 
autres universités 

— Que la Fédération prenne 
position sur la question suivante: 
est-ce que l'université' doit pour- 
voir gratuitement 1er étudiants 

- de locaux pour Jftiirs activités 
propres, ou si cct derniers doi- 
vent louer des locaux, voire ache- 
ter une- maison dont l'université 
garde les titres ? 

— Que la Fédération fasse en- 
quête sur la position des autres 
universités sur cette question. 

'■ Que la Fédération condamne 

en principe l'opération de l'Or- 
dre de Jacques-Cartier sur le 
plan universitaire dans le milieu 
universitaire. 

Normand Lacharité, \ 
, codirecteur, 1957-58, \ 

 directeur élu pour 1958-59. 
Déposé au Conseil de la 
Fédération rFETJO) 
le 21 septembre 1958. 



MIGRATEURS 



"Au nombre des verts de la Faculté des Sciences, nous tffl 
arrivé un barbu. en provenance d'Ottawa. Normand Lacharité est 
l'un des deux étudiants qui se sont vus refuser l'entrée à l'Uni- 
versité d'Ottawa en septembre 1958, pour avoir publié un numéro 
de La Rotonde qui a déplu aux autorités de la dite université. 
Jean David qui a aussi été victime de cette décision entrera à 
l'université McGill, en droit. 

Alors que Jean était directeur de La Rotonde en 1957-1958, 
Normand était codirecteur et avait été élu directeur,, pour 1958- 
1959^ — Y- ■ ■ 



tait le trophée Gil. O. Julien, 
décerné par le journal "Le 
Droit" au meilleur athlète cana- 
dien-français de l'Ontario et de 
l'Ouest du Québec. L'année sui- 
vante, il se méritait le trophée 
de feu le Dr C. T. Fink, en tant 
qu'athlète de l'année à l'Univer- 
sité. Cette même année, il dé- 
crochait la palme au tennis com- 
me champion ainsi que le titre 
de joueur le plus utile à son club 
de ballon-panier. En 1955, il était 
encore le joueuf le plus, utile, 
ce^te fois au tennis. Ce "jeune 
spo?tif versatile, joueur de ten- 
nis émérite, était aussi capitaine 
et meilleur compteur de l'équipe 
de football inter-collégiate de 
l'Université. II se distinguait en- 
core au baseball, à la balle-molle, 
au rugby, à la natation, au bad- 
minton et au ski. 

Parmi les étudiants responsa- 
bles de ce geste, l'on remarque 
Jean Richard, étudiant présente- 
ment à Osgoode Hall, Michel Ri- 
chard, étudiant en médecine . à 
l'Université d'Ottawa; Robert 
Baron, médecine; Robert Che- 
vrier, étudiant à Osgoode Hall; 
Claude Leblanc, Jacques Mercier 
et Norman Sheahan. 

Charles Samson 
à la présidence 

Plus d'une centaine de finis- 
sants- se sont réunis,- mercredi, le 
24 septembre, afin d'élire un 
exécutif en vue du Çonventum. 

Charles Samson, de la faculté 
des Arts, l'emporta de justesse 
sur Louifr Cliché à la présidence. 
A ce dernier échouait le poste 
de vice-président français et à 
De_Lohe .Panel,- celuLde_yic.e-p.re- 



Cest l'édition spéciale du . 25ième anniversaire de La Ro- 
tonde qui a mis le feu aux poudres. Ce numéro spécial mettait 
ou remettait une foule de choses en question . . . 

Ces deux étudiants ont été tout simplement avertis que le 
Conseil d'Administration avait décidé de ne pas les réaccepter. 
On a parlé "d'influence nocive sur ceux qui respectent encore 
l'autorité établie". 

Comme il semble y avoir de part et d'autre une question de 
principes d'engagée, et une question qui nous inclut nous de 
Laval tout aussi bien que n'importe quel étudiant, Le Carabin 
ira aux sources de cette affaire et prendra position à ce sujet 
dans un avenir rapproché." 

(Extrait du Carabin, p. 1, 25 septembre 1958) 



sident anglais. Il fut décidé que 
les présidents des facultés sous- 
graduées occuperaient les postes 
de conseiller. Ce v sont, Tréva Le-, 
gault, Yves Masse, Léonard Caza, 
Jean Besner et Gaston Marcotte. 

Marcel Prud'homme émit l'idée 
que chaque faculté organise son 
propre çonventum. La suggestion 
fut rejetée par les présidents des 
diverses facultés. 

C'est la seconde fois- que la 
réunion des finissants en vue de 
l'élection de leur exécutif -est 
convoquée par la Fédération, ceci 
afin d'empêcher certains de se 
r'acer dans des situations plutôt 
délicates. 



~0 : 






» 



1 



* 







■» — . - 















• 






. 






""\ 



Pof 6 



LA ROTONDE 



y 



U 3 octobfj ^ 




RAPPORT LACHARITE 



* 












- 




- 




















. • 




4- 



-T- » 



SECTION II 

Activités spéciales 

La position de La Rotonde à l'égard de 
l'ACULF avait un motif qui n'a pas été très 
bien explicite dans le journal pour des raisons 
que l'on comprendra. Mais il a été jugé opportun 
de justifier pleinement dans ce rapport les posi- 
tions de La Rotonde, spécialement à l'égard des 
Commandeurs de l'Ordre de Jacques-Cartier 
(OJC) et de rendre compte du travail entrepris 
par l'équipe du journal. 

Il était connu dès le début, que des membres 
influents de l'O. étaient les instigateurs de 
l'ACULF. L'instensité de la campagne en faveur 
de ce mouvement et la tournure des événements 
mirent les directeurs de La Rotonde en présence 
d'un problème dont ils découvraient l'ampleur: 
l'OJC en opération dans, le milieu universitaire. 

Alors commença la* recherche de l'information 
concernant l'O. Certains étudiants d'Ottawa en- 
traient ainsi de plein pied dans une lutte déjà 
timidement amorcée à l'université de Montréal, 
et qui, sous cette impulsion éclatait à l'université 
de Sherbrooke, vers la fin de l'année. 

Que l'on comprenne bien cependant II ne s'a- 
gissait pas de s'en prendre au mouvement tout 
entier, encore que certains points de sa doctrine 
soient douteux, que le caractère fasciste (cf. Emé- 
rillon, Vol. X?VI No 4, avril 1957, p. 122: 
"Notre ordre est-il une démocratie?*' et ibid. août- 
sept. 1957, p. 247.) de ses méthodes soit discu- 
table, et qu'il ait conduit à des aberrations et des 
injustices dont certaines sont reconnues par l'O. 
même.- (cf. Emérillon, Vol. -XXVI, No 8, oct. 
1957, p. 321.) N 



Les étudiants luttent contre les commanderies 
(XC) universitaires, sortes de loges qui servent 
à la fois d'instruments d'action et de centres de 
formation et de recrutement Car il est tout à 
fait inacceptable (est-ce même honnête?...) 
qu'un mouvement (du moins un mouvement à 
caractère politique, an sens général du mot) exté- 
rieure à la communauté étudiante vienne s'immis- 
cer dans le libre jeu des activités de cette com- 
munauté (surtout les élections) et y défendre les 
intérêts de groupes isolés, souvent étrangers ou 
même contraires à l'intérêt général A plus forte 
raison lorsque ce manège tst fait sous le couvert 
du secret (ce qui ressemble étrangement à la fausse 
représentation) et lorsque le mouvement en ques- 
tion dispose d'une si grande autorité sur ses mem- 
bres. A plus forte raison encore, dans une univer- 
sité où l'élément anglais et l'élément français se 
côtoient, et où un mouvement aux positions pa- 
triotiques si radicales (fanatiques même quelque- 
fois, au niveau des individus,) ne peut qu'être 
source de friction et de trouble. A plus forte 
raison enfin, lorsque le dit mouvement établit 
des relations indues entre race et religion. _ _ 



Pour montrer ce qu'on veut dire par "s'immis- 
cer dans le libre jeu des activités étudiantes", on 
peut affirmer de façon certaine, que depuis le 
terme de De La Chevrotière (1954-55), période 
on l'on commençait à ébaucher les cadres d'une 
commanderie uni versitaire, l'O a toujours mis 
son poids dans la balance en ce qui concerne 
l'élection a la présidence de la Fédération des 
étudiants. De nombreuses fois, ce fut également 
le cas à des élections de facultés, et particulière- 
ment à la faculté de Droit. 

En tout, les noms d'une quarantaine de mem- 
bres étudiants, ont été portés à la connaissance 



de l'auteur. Ce qui donne une idée de l'enver- 
gure du problème. 

Comme on peut le supposer par les indication! 
données, l'équipé a pu amasser une somme appré* 
ciable d'information, malgré des menaces ou- 
vertes et voilées, malgré un cas de brimade pby. 
sique (le 21 novembre 1957), malgré même les 
représailles passées (on le soupçonne forts, 
ment . . .) ou futures. L'équipe a échangé un peu 
de cette information avec d'autres universités, 
dans l'intérêt des étudiants, toujours. Enfin, eue 
a été en mesure de croire à l'efficacité de ces 
dévoilements indiscrets, par les réactions obser- 
vées chez la XC et ses membres. 

La Rotonde a délégué 4 représentants an coa* 
grès annuel de la PUC, tenu à Montréal, du 26 
au 30 décembre 1958. Le directeur de La Re- 
tonde y a soumis l'idée d'intégrer un stage de 
presse au congrès annuel. Louis Cliché et lt 
eo-directeur ont proposé une réorientation fon- 
damentale de la PUC, à savoir : 

—qu'en plus du service de nouvelles actuel, eue 
assume une fonction de formation et de service 
professionnels, "j 

—et que sa structure soit modifiée en consé- 
quence. „*4-« 

Ces idées ont été discutées avec les représen- 
tants des universités de Montréal et Laval 
L'équipe de La Rotonde a alors élaboré un projet 
d'amende à la constitution lequel a été approuvé 
"en principe'' par l'assemblée piénière, et le texte 
duquel est publié dans les procès-verbaux dn 
congrès. _ 

On trouvera mention et commentaire de ce 
travail dims au moins trots journaux universitaires 
(Le Carabin, Le Quartier Latin, The Manitoban.) 



■ 



section m L e numéro 



Au moment de célébrer le 25ème anniversaire de La Rotonde, 
les responsables furent d'accord sur le fait que ni le passé monotone 
de La Rotonde, ni une série d'articles théoriques sur le journalisme 
ne présenteraient suffisamment d'intérêt pour un numéro spécial. 

Ils ont donc songé à deux nouvelles sources plus dynamiques : 
les anciens eux-mêmes et la présente situation des étudiants : Com- 
me la collaboration des premiers fut plutôt faible, on utilisa plus 
largement la seconde source. 

Réagissant contre cette espèce de langueur qui avait dépourvu 
La Rotonde dans la plus grande partie de son histoire, de dynamisme 
et d'originalité, on décida d'attaquer le mal qui aujourd'hui en sem- 
blait la cause la plus directe : le paternalisme des religieux. Et ce, 
dans un style pamphlétaire, qui fasse choc et facilite la prise de 
conscience chez le lecteur. 

C'est également en vue d'une prise de conscience plus complète 
de la part des étudiants, qu'une revue sommaire des problèmes ma- 
jeurs du milieu a été présentée dans une série de courts articles 
écrits dans le même style. C'était aussi l'occasion de toucher plu- 
sieurs points importants qui n'avaient pu être traités dans les édi- 
tions régulières de La Rotonde, mais sur lesquels une position ferme 
s'imposait et pouvait être utile aux étudiants. 

Quoiqu'ils étaient de bonne foi lorsqu'ils ont écrit, les auteurs 
ne prétendent pas avoir eu raison sur toute la ligne, surtout a la 
lumière des événements subséquents dont une liste chronologique 
suit. 



4 mars 



— 11 mars 



— 28 février 

— 2 mars 



— 3 mars 



parution .et distribution du numéro spécial, 
banquet du 25ème anniversaire de La Rotonde, 
et du lOème anniversaire de la Fédération, au- 
quel n'assistait aucun représentant de l'Univer- 
sité. 

article du "Citizen", commentant le banquet, et 
nouvelle de la Presse canadienne. 



entrevue de Jean David avec le R.P. R.' Norman- 
din, o.m.i.. recteur. 

le Centre Catholique de l'Université d'Ottawa re- 
fuse d'adresser et d'expédier le numéro spécial, 
seconde entrevue de J. David avec le recteur. 
Ce dernier déclare : "Tout est effacé". 

— : La Revue des Anciens de 1*U. d'O. publie un 
commentaire sur le numéro du 25ème anniver- 
saire. 

— 17 avril La Rotonde publie le commentaire da La Revue, 
K et une réponse sous forme de N.d.Lr. 

— 18 juin lé R.P. R. Lavigne, o.m.i„ convoque Normand 

Lâchante à son bureau et l'instruit devant té 
* moin de la décision du Conseil d'administration 
de ne pas le réaccepter. Il refuse toute expli- 
cation. 

— 14 juillet : le R.P. M. Bélanger, o.m.L, écrit une première 
lettre a J. David, disant: "... il a été décidé 
de ne pas vous réadmettre à la Faculté de 
Droit . . ." 

- 29 juillet : le R.P. Lavigne envoie une lettre à M. J. Lâcha 
rite donnant explication sur le cas de son fils. 
N. Lâchante sollicite une entrevue avec le R.P. 
H. Légaré, o.m.i., recteur. 
— 13 août Le recteur refuse discussion et renvoie N. Lâcha- 

nte au R.P. S. Ducharme, o.m.i., qui est chargé 
du cas. 
L'auteur n'a en aucun temps cherché à faire changer la décision 
du Conseil. On lui offrit cependant, à la fin d'août, de réouvrir le 
cas, à certaines conditions. Il refusa. 

L'auteur exprime sa certitude que des "circonstances aggravan- 
tes" secondaires, ainsi que des préjugés, ont eu une influence déci- 
sive sur l'attitude des autorités. (Suit€ à la page 5) 



-r 6 août 



Avez- vous des qualités de chefs ? 

• PASSEZ VOS ÉTÉS À L'INSTRUCTION NAVALE ... 

• DEVENEZ ADMISSIBLE AU BREVET D'OFFICIER ... 

• TOUCHEZ LA SOLDE DES FORCES RÉGULIÈRES ... 

La vie de marin est une vie rude qui nécessite beaucoup d'enthousiasme Mais aux caractères 
bien trempés elle apporte beaucoup de satisfaction : l'aventure, la camaraderie, les voyages, et la pos- 
sibilité de développer ses qualités de Chef. Grâce au corps naval universitaire vous pourrez servir le 
Canada tout en travaillant à i'ootention d'un brevet d'Officier de marine (permanente ou la Réserve). 
Tout en poursuivant vos études universitaires vous pouvez passer les étés en mer et recevoir lo solde 
régulière de la Marine. , 

Voyez l'officier recruteur dès aujourd'hui : 



LE SOUS-LIEUTEHÀNT-TSriœr^ 



Droit commun M — à CE 5-5389 — ou 9-45044 

1 r—*%-- e * |' i «*> ■*. 



SPÉCIALITÉS : 



Service do pont 

Service d'artillerie 
Service d'électricité 



Service aéro-naval 
Service do construction 
Service de santé 



>*- 



Service d'enseignement 
Service de commissariat 




«s, 



MARINE ROYALE DU CANADA [RÉSERVE] 



<• 



../ 



i a 



«Mieux vaut une activité 
m, peu aventurè«ie^i'un# J 
M gesse sans initiative qiuY 
tourne souvent* rlmpuis 
sauce." 

St-Thomi» d'Aquin 



< \ f fi 



■ 



*. . • • • * . 

- V 




■ 




'M/tt F4CI- 



Vol. XXVII, No 2 



"Etouffer l'opinion des ci- 
toyea», la réduire au si- 
lence forcée est, au yeux 
de tout chrétien, un atten- 
tat au droit naturel de 
l'homme, une violation de 
l'ordre du monde tel que 
Dieu l'a établi." 

Pie XII 




tfh Patte jeune 

La mort seule pouvait terrasser un géant de la 
stature de Pie XII. 

Leader dynamique, humaniste profond, apôtre in- 
lassable, il transcendait aisément lés factices idoles 
d'une époque avide de tout déifier. 

I a poursuite d'une paix sans compromis le situait 
dans un monde autre que celui où Jouent les politiciens 
actuels. 

L'univers a perdu un chef. Perte lourde surtout à 
une époque dépourvue de chef de file derrière lesquels 
Ton peut s'engager à fond de train, et ce sans restric- 
tion. 

Le deuil observé de par le monde entier affecte 
d'une façon toute particulière la jeunesse de tous les 
pays. 

Elle manquera longtemps peut-être, ce meneur en- 
traînant qui s'était tourné vers elle à plusieurs re- 
prises. Son allocution à la jeunesse universitaire de 
Rome, en juin 1952, pourrait constitués une sorte de 
testament: 

"Nous voudrions une jeunesse universitaire cons- 
ciente des graves responsabilités sociales, empressée 
a s'y préparer, généreuse dans ses aspirations à la 
perfection, maîtresse dans les sciences^ forte dans la 
foi et dévouée envers la Patrie." 

l'ne origine patricienne ajoutée à un empire de 
plus de 480 millions d'hommes ne l'avait point éloi- 
gné du peuple avec lequel il savait causer. 

Sa grande capacité de simplifier les problèmes les 
plus complexes lui permettait de parler avec une éga- 
le aisance devant les plus grands spécialistes ou en fa- 
ce du plus commun des mortels. 

Modèle de travail. Les 19 ans, 7 mois et 7 jours de 
son pontificat comptent parmi les plus actifs de toute 
l'histoire de l'Eglise, en dépit d'une santé souventes fois 
chanoellante. Aucun plus que lui n'a "contribué d'une 
manière plus parfaite «et^al us détaillée à l'élaboration 
d'une doctrine sociale chrétienne, et par là même, à 
la solution de problèmes qui sont parmi les plus brû- 
lants de l'humanité.'* 

Son ouverture d'esprit à notre monde moderne 

le rapprochait encore davantage des jeunes étudiants. 
Ses enseignements lui valurent justement le surnom 
de "pape moderne". C'est lui qui s'attaqua au préjugé 
qui opposait science et religion. Il poussa les spécia- 
listes à la r erhrrçhe même dans la théor ie de l'évolu- 
tion qu'il ne croyait pas incompatible avec l'enseigne- 
ment catholique, Ht donna-t-H pas de plus son appro- 
bation à certaines parties de 1^ psychanalyse? 

Comment passer sous "silence les réformes hardies 
Qu'il entreprit dans la discipline de l'Eglise? 

Somme toute/ c'est, à l'histoire qu'il reviendra de 
faire ressortir la-véritable physionomie d'Eupenio Pa- 
ce 'li. Ce n'est sans doute pas quitter les limites de la 
modération que de dire que l'humanité a perdu l'un 
de ses grands artisans, l'étudiant, un père compréhensif 
et que le Ciel y gagne un saint de premier plan . , . 

Louis CLICHE 



. ? V-_ 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



"t- . 



—~ 



Le 17 octobre 1958 



ETUDIANTS CONTRE 
L'EDUCATION GRATUITE 



ii 



Revendiquez 
vos droits" 



(T. R. P. Légaré) 



"Ceux qui croient vraiment à 
l'idéal universitaire n'hésitent 
pas à affirmer que, dans une uni- 
versité, les étudiants sont vrai- 
ment la partie la plus importante, 
le groupe sur lequel repose ou 
le succès ou l'échec de la société 
universitaire", a affirmé le rec- 
teur de l'université d'Ottawa. Le 
T.R.P. Henri Légaré. xunX con- 
férencier au souper offert par 
l'université aux délégués du 22e 
'couvres annuel de la Fédération 
nationale des universités cana- 
diennes, à l'hôtel Beacon Arms. 
"Revendiquez éloquemment vos 
droits, sans toutefois perdre de 
vue vos obligations." 



Les délégués au 22e congrès national d,e la FNEUC ont 
défait & "plat* couture" une motien demandant à cet orga- 
nisme de lutter pour l'abolition progressif d&s frais de 
scolarité. 

La résolution, mise de l'avant par les universités du 
Manitoba et Laval, recueillit à peine 15 votes sur 54. Seule- 
ment 2 motions sur 29 ont connu un -tel sort au cours du 
congrès. Elle fut défaite après que la majorité des universi- 
tés eurent exprimé leur désapprobatien au principe de l'édu- 
cation gratuite. 

On a par ailleurs décidé de tenir au Canada, une journée 
nationale de l'étudiant On a aussi voté 'le principe d'un 
drapeau canadien distinctif. 



"Il est donc important, pour- 
suivit-il, de ne pas aborder la 
société universitaire avec aggres- 
sivité; il est important de ne pas 
y venir avec l'intention de la 
transformer mais plutôt de l'ac- 
cepter comme telle, quitte ensui- 
te à voir si des transformations 
ne seraient pas souhaitables. 
Elles le sont seulement à une 
condition: qu'elles rendent l'uni- 
versité plus apte à poursuivre 
ses buts et à les atteindre. 

"L'université canadienne n'est 
pas une institution démocratique 
au sens total, au sens complet 
qu'on donne au mot démocrati- 
que. Au sein de l'université, tel- 
le que vous la trouverez consti- 
tuée de l'Atlantique au Pacifi- 
que, l'idée démocratique ne se 
définit pas comme si à l'intérieur 
de l'université les étudiants, les 
professeurs et les administra - 
teurs avaient une voix égale au 
conseil, comme si chacun des 
membres de la société universi- 
taire était considéré comme éga- 
lement apte, à diriger, à orien- 



Une motion, à savoir que l'on 
étudie la possibilité de rédiger 
une déclaration des droits des 
étudiants fut adoptée à l'unani- 
mité jeudi matin, le dernier 
jour du congrès. Cette motion 
faisait suite à un symposium 
qui eut lieu la veille sur les 
droits et les obligations des étu- 
diants. 

Le symposium qui se déroula 
à vive . allure occasionna une 
prise de conscience des droits 
et obligations de l'étudiant chez 
la plupart des délégués. Seuls, 
les gens de Toronto adoptèrent 
une attitude plutôt conservatri- 
ce. 

Gabriel Gagnon, vice-prési- 
dent sortant de charge de la 
FNEUC suggéra que l'on dé- 
clenche une grève générale i 
travers le pays pour attirer l'at- 
tention sur les problèmes étu- 
diants. Gagnon avança aussi 
l'idée que les étudiants soient 
appelés à siéger avec les diri- 
geants de l'université, et qu'ils 
aient leur mot à dire au sujet 
de l'administration, comme cela 



se fait dans les grandes univer- 
sités d'Europe. 

On a déploré en majorité le 
fait que les autorités des uni- 
versités empêchent les étudiants 
de s'exprimer librement surtout 
par la voix de leurs journaux. 

Le panel comprenait Gabriel 
Gagnon, Edwin Harris, coordon- 
nâtes des affaires nationales. 
Bob Lee, directeur du comité 
FNEUC à l'université de Toron- 
to, et Chuck Connaghan, prési- 
dent des étudiants de l'univer- 
sité de Colombie-Britannique. 

La grève des étudiants du 
Québec de l'an dernier fut l'ob- 
jet . d'une vive discussion. Un 
délégué de McGill tâcha de jus- 
tifier ces derniers en s'expri- 
marit ainsi: "Personne ne pou- 
vait ou ne voulait agir, les étu- 
diants se devaient de faire la 
grève." Gabriel Gagnon lui prê- 
ta son concours, soutenant que 
"nous avons le devoir de com- 
battre pour que tous ceux qui 
ne peuvent fréquenter les uni- 
versités puissent le faire. 

La session se termina par les 
amendements à la constitution. 



OTTAWA 
DANS L'E.U.M 



ter la vie^ de l'université. 

"Serait-il souhaitable que l'uni- 
versité devienne un jour démocra- 
tique au sens complet ? Le su- 
jet reste ouvert à- la discussion. 
A mon avis cela n'est pas souhai- 
table. 

"L'université s'acquittera de la 
tâche de procurer à ses étudiants 
une formation humaine intégrale 
de même que la connaissance 
technique, en créant des cadres 
au milieu desquels les étudiants 
pourront avantageusement faire 
l'expérience de la liberté, de 
l'autonomie, - de l'indépendance. 
Mais l'université canadienne se 
réserve le droit de constituer de 
tels cadres et d'exiger de tous 
ceux qui s'intègrent à elle qu'ils 
les acceptent et qu'ils construi- 
sent leur vie, qu'ils organisent 
'leur existence au sein de ces ca- 
dres et en fonction d'eux.". 

"C'est donc, a' conclu le rec- 
teur, -une partie importante de 
votre rôle social dans l'univers!* 
té que de reconnaître la légitimi- 
té de ces cadres et de les accep- 
ter." ' 4 



L'université d'Ottawa de par 
une décision du Conseil de son 
administration S'est inscrit jcom- 
me membre actif de l'Entr'aide 
Universitaire mondiale lors de 
la réunion d'ouverture de l'E.U.M. 
tenu à Vancouver. 

Le Rév. Jean-Marcel Bélanger, 
o.m.i., doyen de la faculté des 
Sciences sociales, économiques et 
politiques, s'est rendu à Vancou- 
ver en fin de semaine dernière 
afin d'assister aux réunions qui se 
sont tenues durant quatre jours. 
Il était accompagné du Président 
de la Fédération, Marcel Pru- 
d'homme. 

C'est une heureuse décision à 
laquelle nous devons applaudir 
C'est une décision aussi qui s'est 
faite attendre de la part de nos 
autorités.. N'est-ce* pas en effet 
un dévoir pour une université ca- 
tholique de prendre une part 



catholique, i.e, d'un étudiant qui 
prend sa part de responsabilités 
du fardeau excessivement lourd 
qu'est le problème de la souf- 
france à travers le monde. 

Alors qu'un abbé Pierre, lui, or- 
ganise la charité pour soulager 
la souffrance issue de là" pau- 
vreté, l'E.U.M., elle, tâche d'at- 
ténuer une souffrance qui est - 
beaucoup plus aiguë, celle de~ Ti- 
(suite en page 6) 



"active dans un organisme qui s'est 
fixé pour but de lutter contre la 
pauvreté .contre les fléaux, con- 
tre l'ignorance et l'indigence de 
tous les étudiants du monde ? Cet 
organisme sans tenir compte des 
religions,- des races et des riva- 
lités absurdes qui existent entre 
les nattonSi accomplit de merveil- 
leuses réalisations pour soulager 
la misère des étudiants. En agis- 
sant ainsi l'E.U.M. ne travaillé-t- 
elle pas dans un esprit qui est 
le propre d'un étudiant vraiment. 




DIRECTEUR (Dernière 
heure) Marcel Prud'homme, 
a été /lu directeur de 
L'E.U.M. lors du congrès qui 
se déroula à Vancouver, les 
10. 11, 12 et 13 octobre der- 
nier. 



•- 






> - 



1 



\ * • • 



' 



-i*Mé». 






I -i 



-f 










— 



_ .— -~_^i- 



■ 



I - ' - ' . ■ 






Po,^ 



LA ROTONDE 



^ 17 •Oobf^ lyt 1 i. 17 octobr« 1958 



611, rue Cumberiond 



■ • « H I ■■! 

Télei>K.«e: CE 3-6095 




W0€ 



JOURNAL FRANÇAIS DES ÉTUDIANTS DE 

L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA - 

M*mbr« de la Pressa universitaire canadiaaaa Jt 
Tirage minimum: 2,000 copies. 



Bureau de direction 



Chef des nouvelles 

Rédacteurs : 

MARTIN BÉLIVEAU 
CLAUDE P1CHÉ 
PAUL LAROCHE 
GILLES BOULERICE 

Pages artistiques 

Pages sportives . . . 

Photographie 



LOUIS CLICHE 

ROGER ROY 

PIERRE TRUDEL 

JEAN CARRIÈRE 

RENÉE HOULE 
MIREILLE ARSENAULT 
J.-C. PROULX 
PIERRETTE VACHON 

NORMAND TREMBLAY 

GILLES ROY 

LEIGHTON LONG 



REPORTAGE 



LA ROTONDE 



Ny 3 



CE QU'EST L/E.U.M. 



!". 



;t 






" 



QUAND LES BONZES 
SE FONT JEUNES 

Le dernier congrès de la Fédération nationale des étu- 
diants des universités canadiennes fut, pour plusieurs, mar- 
qué au coin de la déception. 

Non pas que la rencontre des chefs étudiants d'une 
trentaine d'universités ait manqué de sérieux. Loin de là. 
On y abattit même bonne besogne. Le désappointement na- 
quit plutôt de l'esprit franchement conservateur, parfois 
même rétrograde qui sembla dominer une bonne part du 
congrès. Et cette part, malheureusement, fut celle des 
étudiants. 

On entendit, au contraire, des éducateurs, comme le T. 
R. P. Légaré par exemple, après avoir rappelé aux étudiants 
qu'ils formaient le "groupe le plus important dans la com- 
munauté universitaire", leur recommander de "revendiquer 
d'une façon éloquente leurs droits, sans perdre de vue leurs 
obligations." 



RÔLES RENVERSÉS 

Face à une telle attitude, l'on vit moult étudiants se 
réfugier fièrement dans une position de pisse- vinaigre en 
se prononçant déclsivement contre le principe de l'éduca- 
tion gratuite. Le paradoxe cache d'autant plus de ridicule 
que l'on sait qu'une conférence d'éducateurs québécois 
adopta, le printemps dernier, le même "dangereux" princi- 
pe. Et ce dans une province que l'on veut arriérée. 

Au fait, les idées tant soit peu avancées émises tout au 
long du congrès venaient pour là plupart du Québec, pen- 
dant que les étudiants des Maritimes et de l'Onfano se réfu- 
giaient, pour la plupart, dans un conservatisme exaspérant. 

Une faille de ce genre, que l'on voudrait combler depuis 
déjà quelques années, comporte d'autant plus de risques 
qu'elle possède aujourd'hui un caractère idéologique, non 
plus simplement ethnique. 

Tout cela provient d'une sérieuse divergence de vue sur 
la conception d'une union nationale d'étudiants. Une large 
majorité semble se satisfaire d'un grand club social, format 
étudiant, tandis que d'autres voudraient une FNEUC sur un 
plan beaucoup plus syndical, luttant pour l'amélioration de 
la condition de l'étudiant canadien. 

Le triomphe de cette dernière ne serait- il pas souhai- 
table, face à l'échec lamentable de l'autre ? Point n'est 
besoin d'enquêter bien longuement pour réaliser à quel point 
l'étudiant n'est pas pris au sérieux dans la société cana- 
dienne. "Voilà 20 ans que les étudiants présentent des mé- 
moires au gouvernement fédéral, et voilà 20 ans qu'on les 
relègue poliment aux oubliettes ! 

LE GOUVERNEMENT ET NOUS 

Un fait. Quand la FVEUC présenta son dernier mé- 
moire au gouvernement, le printemps dernier, le premier 
ministre aurait alors vanté la valeur de celui-ci devant les 
membres de la presse. Merci. Mais en réponse, le T. H. 
Diefenbaker a simplement ri au nés de la classe étudiante, 
à deux reprises en moins de six mois. Par deux fois, en 
effet, la FNEUC a invité le premier ministre à des rencon- 
tres d'envergure nationale. Se récusant à la dernière se- 
conde, la première fois, il vint tout de même, après maintes 
sollicitations, bredouiller certaines excuses pendant cinq 
minutes, la deuxième. C'était à l'occasion du dernier con- 
grès de la FNEUC. Il ne trouva de meilleur remplaçant que 
le plus réactionnaire de ses ministres sans porte- feuilles qui 
débita aux chefs étudiants, un tas de sornettes, une heure 
durant sans jamais nléme prononcer le mot "éducation". 
Tout de même ! 

Et que dire du premier- ministre de l'Ontario qui poussa 
la condescendance jusqu'à se faire remplacer par un brave 
Inspecteur d'école ! • 

Bref, l'étudiant canadien est loin d'être pris au sérieux 
et ce qui est pis encore, il ne s'en rend même pas compte. 

Une seule solution: essayer de donner un "supplément 
d'âme" à notre fédération nationale. Car la FNEUC n'aura 
plus, sa raison d'être le jour où l'on y adhérera simplement 
en tant que Canadien, et non plus en tant que jeune tra- 
vailleur intellectuel. 

LOUIS CLICHE 



Ses origines: 

Les toutes premières sources 
de cette heureuse initiative re- 
montent aux années 1920 d'après 
la première guerre mondiale. A 
cette époque, la Fédération Mon- 
diale des Étudiants Chrétiens 
lança une grande campagne pour 
venir en aide aux étudiants et 
aux professeurs des Universités 
européennes dévastées par la 
guerre. Quatre présidents d'or- 
ganismes de même envergure 
prêtèrent leur concours à cette 
campagne. On distribua de la 
nourriturè"êt des vêtements, on 
prit soin de réparer les baraques, 
on encouragea enfin toutes les 
initiatives locales. 

En 1926, la F.M.E.C. tut rem- 
placée par le Service Etudiant 
International (S.E.I.), une orga- 
nisation internationale indépen- 
dante avec son quartier générai 
à Genève. On continua les secours 
aux étudiants chinois pendant la 
guerre si no- japonaise, puis . en 
Bulgarie par suite de tremble- 
ments de terre, enfin aux étu- 
diants qui fuyaient l'Autriche et 
l'Allemagne. 

A l'occasion de la deuxième 
guerre mondiale le S.E.l. s'allia 
la F.M.E.C. et Pax Romana pour 
se constituer en une société dite 
Fonds de Secours Etudiant Eu- 
ropéen. Par suite du prolonge- 
ment de la guerre au Pacifique le 
comité prit de l'extension et de- 
vint le Secours Etudiant Mondial 
(S.E.M.). Les trois organisations 
fondatrices furent plus tard 
amalgamées par l'Union Interna- 
tionale des Etudiants Juifs. 

En 1945, SJS.M. étendit son 
champ d'action vers les Indes, la 
Birmanie, les Philippines et ie 
Sud-Est Asiatique. 

L'entente qui réglait l'opéra- 
tion du SE. M. expira le 30 sep- 
tembre 1950. Aujourd'hui. l'orga- 
nisation qui fusionne les activités 
du S.E.M., et de S.E.l. est l'En- 
traide Universitaire Mondiale 
(E.U.M.). 



les contacts entre les étudiants 
de toutes les universités du mon- 
de. EUe vise à une franche coo- 
pération et à une nette compré- 
hension des problèmes propres à 
chacune des universités. Aussi dé- 
finit-elle ses buts en les formu- 
lants de cette façon-ci: 

(1) rencontre de membres du 
monde académique par des con- 
férences et des séminars; 

(2) l'assistance matérielle aux 
universités dans le besoin; 

(S) l'octroi de bourses pour les 
recherches sur les problèmes uni- 
versitaires. 

Ses membres. 

Elle n'a pas ses membres spé- 
cifiques. Tous les étudiants gra- 
dués ou sous-gradués peuvent par- 
ticiper a ses activités, lesquelles 
existent précisément pour leur 
venir en aide. 



MM 



Par 



Ses buts. 

L'entraide Universitaire Mon- 
diale a pour objectif de favoriser 



MARTIN BELIVEAU 



Ses finances. , y 

Financièrement l'E.U.M. se 
maintient grâce aux dons qui lui 
viennent de la part des étudiants 
fortunés et des professeurs. Elle 
jouit en plus de l'apport généreux 
des Gouvernements, des indus- 
tries et de certains donneurs par- 
ticuliers pour subvenir aux be- 
soins de son administration, pour 
organiser des séminars et pour 
octroyer • des -.bourses. 

Son programme d'action. 

Le quartier général de l'E.U.M. 
(Genève) jouit d'un actif annuel 
de $250,000. Cette somme est ga- 
rantie par ses nations membres 
eh Afrique, en Europe, au Moyen- 
Orient, en Amérique du Nord et 
dans la région du Pacifique. Cet- 
te somme est administrée en fonc- 
tion d'un programme d'aide mu- 
tuelle et d'éducation à travers le 



monde universitaire. L'ense^ 
de ses réalisations sont compri. 
ses dans ces diverses catégoriel 

Logement: l'E.U.M. pour»»* 
aux besoins des maisons étudiai, 
tes, des baraques et coopérative» 
tant en Grèce, eu Israël, q ica 
Egypte, au Liban et an p^ 
Un, etc... 

Santé: Elle entretient des cen- 
tres sanitaires en France, au p*. 
kistan, aux Indes et en Indoné- 
sie. Elle assure l'équipement m*. 
dical à la Grèce, la . Yougoslavie, 
la Birmanie, le Japon et la Corée 

Education: Dans ces mêmet 
pays, elle fait parvenir' des lj. 
vres, des notes miméographiéet, 
enfin l'équipement éducationnel 
nécessaire. 

Sécurité: Elle prend soin des 
réfugiés et favorise les rocher 
ches dans le domaine de l'éduca- 
tion et des problèmes univeni- 
taires. 

Au Canada. 

L'Entraide Universitaire du Ca- 
nada (E.U.M.C.) est un des 42 
comités nationaux de l'Entraide 
Universitaire Mondiale. A l'eiea- 
ple du quartier général, l'E.l. 
M.C. lutte contre la pauvreté, les 
fléaux, l'ignorance et la cause dé- 
sespérée des étudiants an Moyes- 
Orient et en Afrique. 

Depuis 1945, les étudiants ca- 
nadiens ont dépensé 1150,1m 
pour venir en aidé à leurs collè- 
gues. Le Canada a aussi reçu 711 
étudiants hongrois et octroyé 121 
bourses d'études pour une valear 
de $100,000. 

Chaque année, quarante étu- 
diants et professeurs ont partici 
pé à des Séminars internationaux 
qui ont eu lieu en France, en 
Allemagne, aux Indes, au Japon 
et au Ghana. 

Ce n'est que dire bien peu d'un 
organisme international d'une 
tette envergure On ne saurait 
tarir de louanges à l'endroit de 
se6 réalisations nombreuses" et du 
prestige qu'elle s'est acquise aux 
yeux de toutes les nations de la 
terre. Aussi doit-on se réjouir 
que l'université d'Ottawa en (ai- 
se aujourd'hui partie. 



A PROPOS DE FEU FAUBUS 



Comme il était espéré, notre 
démonstration "anti-ségrégation" 
provoqua des réactions. La pu- 
blicité qui . lui a été donnée 
alla en porter les échos jusqu'à 
Little Rock, ce qui valut à la 
Fédé quelques lettres violentes. 

Il est propre i la masse ou i 
l'opinion publique en général de 
devoir s'appuyer sur une auto- 
rité ou une mode pour exprimer 
ce qu'elle pense. L'autorité en 
la circonstance était les étu- 
diants de l'Université et la mode 
était à l'a nti ségrégationnisme (ce 
qui peut être loin du pro-inté- 
grationnisme). Ce qui fait que 
pour les étudiants du campus 
d'abord, pour les gens d'Ottawa 
ensuite, et, si nous voulons être 
prétentieux, pour les Canadiens, 
notre manifestation était l'occa- 
sion avec tant d'autres, de pren- 
dre conscience 4e notre attitude 
envers les événements qui se 
passent dans les Etats améri- 
cains du Sud. 

— Noos avons "donc reçinîerTëî" 
très. Une dame d'Ottawa fait 
foi que "Dieu a créé tous les 
hommes et que nous sommes 
tous frères quelle que soit la 
couleur de notre peau" tendis 
qu'un monsieur d'Eastview qui, 
lui, voit à l'échelle internatio- 
nale, nous suggère de hisser "le 
drapeau soviétique sur notre 
université" ! Un américain aux 
idées moyenâgeuses pleure "le 
manque de surveillance adéquate 



sur les étudiants" et sous un 
courageux anonymat, quelqu'un 
nous dit: "Bless your great big 
cowardly contemptible soûl." En 
plus d'autres opinions d'un ryth- 
me aussi enlevant!! 

Les objections les plus sérieu 
ses que j'ai pu relever sont celle 
de Glen Kealey dans le dernier 
Fulcrum. Contre lui, tout de 
même, je crois que l'exécutif 
élu démocratiquement à l'autori- 
té de prendre position sur nn 
problème qui ne nous regarde 
pas spécifiquement mais, ce 



Par 

CLAUDE M. PICHE 



■' es t p as sf-H»éte lorsqu'tî~aTrr 
"Any authorlty could net hâve 
come frotn any written constitu- 
tion since we hâve none." Et 
lorsque Glen se demande com- 
bien de nous sommes au cou* 
rant du vrai problème de l'Inté- 
gration raciale, je me le de- 
mande aussi. Que le geste ait 
été hypocrite et pas charitable, 
là c'est vouloir donner trop de 
circonspection _ un geste offi- 
ciel. La charité entre, todlvl- 
dus a des nuances qu'elle n'a 



pas lorsqu'elle s'opère sur aa 
plan publique, surtout en déjna- 
cratle. Il n'est pas très charita- 
ble de dire que tel premier mi- 
nistre est menteur et poorust 
nous le devons lorsque c'est vrai 
Enfin, la lettre ouverte de Giei 
Kealey comporte beaucoup te 
jugements faibles mais a le me 
rite de la sincérité et du eosra 
ge de ses opinions. 

La décision de cette démont 
tration fut peut-être un peu pri- 
se à la légère par l'exécutif de 
la Fédé, un peu trop aussi peut 
être dans un but de publicité hâ- 
tive: n'importe quelle position 
de ce point de vue demeure par- 
faitement défendable. 11 n'en 
reste pas moins que le geste d« 
protestation contre une ségrég» 
tion qui reste stupide et jette le 
discrédit sur le continent amé- 
ricain a eu le mérite de cristal- 
liser autour de lui des prises de 
conscience et des prises de po» 
~0wi nécessaires à toute opinion 
publique et inhérente à toute 
démocratie. Pour ma part, J* 
reste content d'avoir participé 
en tant que membre' du eorp» 
des étudiants de l'Université 
d'Ottawa * une manifestation 
dont les motifs coïncidaient avec 
mes raisons de prendre posit»<> D 
contre la ségrégation. Et r 
crois qu'il en est ainsi de pi* 
sieurs d'entre nous. 



AUGMENTATION 




M NATIONAL COHGRESS 01 




fc*f 



Le T. R. P. Henri Légaré, o.m.i., recteur de l'université d'Ottawa souhaita la bien- 
venue aux délégués, lors de l'ouverture du 22e congrès de la Fédération nationale des 
étudiants des universités canadiennes (FNEUC). 



UN SUCCES 



LA MONTEE ST-BEN0IT 



Les 4 et 5 octobre, 40 étudiants 
d'Ottawa ont participé à la Mon- 
tée Saint-Benoit, pèlerinage an- 
nuel à Saint-Benolt-du-hac, orga- 
nisé par Pax Romana. La Mon- 
tée est une initiative des étu- 
diants de Montréal. Cette année 
pour la première fois, ils ont in- 
vité les autres centres de Pax 
Romana. Ottawa, et Laval, à par- 
ticiper. Le succès à dépassé 
toutes les espérances; il y avait 
près de 400 étudiants à Saint- 
Benoit. 

Le samedi 4 octobre à 2 h. de 
l'après-midi, partait d'Ottawa un 
autobus bondé d'étudiants, très 
Joyeux, pleins de verve et de 
chansons. Car il faut noter que 
le pèlerinage s'est accompli dans 
la joie la plus complète (un peu 
(M-uyante, mais qu'importe!), joie 
qui d'ailleurs n'excluait pas le 
sérieux. 

Le lendemain, à 7 h. 30, les 
pèlerins quittaient Montréal, en 
même temps qu'un fort contin- 
gent Af l'université de Montréal. 
A lu h- 30, .malgré le froid, le 
veut et le temps menaçant, les 
autob'is les déposaient à cinq mil- 
les de l'abbaye. Le reste du tra* 
jet l'est fait à pied. On voulait 
un pèlerinage complet, un sacri- 



fice v une prière à la fois du corps 
et de l'àme. Pour la marche, on 
s'est «divisé en groupes de cinq 
cru six, afin de pouvoir discuter 
plus facilement sur le thème de 
la Montée pour cette année: 
'Pourquoi la souffrance humai- 
ne?*. Le dîner était servi à mi- 
chemin dans une grange pleine 
de bon frjjiri bien, confortable. 

A l'abbaye, les étudiants ont 
pu assister à vêpres, à une prise 
d'habit et à la messe, célébrée 
par Mgr Lussier, recteur de l'u- 
niversité de Montréal, avec un 
sermon par M. l'abbé Jacques 
Baillargeon, assistant aumônier 
de la même université, sans ou- 
blier un régal de grégorien pour 
les mélomanes. 

Tous s'accordent à dire que le 
voyage a été un franc succès sous 
son double aspect de contact hu- 
main et de renouveau spirituel, 
dans une atmosphère de saine 
gaieté. Il faut remercier surtout 
le R P. Raby et Jean-Charles Cou- 
tu qui se sont chargés de l'or- 
ganisation de cette montée. Le 
jovial Coutu, à voix de Stentor, 
qui avait accepté la responsabi* 
lité de chef de groupe, a réussi 
le tour de force de plaire à tout 
le monde et à sa femme. 



Président de la FNEUC 

Au cours du congre* de la FNEUC. les délégués ofit choi- 
si comme président honoraire, pour un an, M. A. W. True- 
man, directeur du Conseil des arts. 

Au moment où se terminait cette réunion, un ancien 
président, M. Gabriel Gagnon, de l'université Laval, a ren- 
du hommage à son successeur, M. Waltei Tarnopolsky, qui 
vient de terminer son mandat. En guise de souvenir, la 
FNEUC lui offre un marteau d'argent. 

M. Tarnopolsky, qui avait abandonné ses études 1 an 
dernier, fera cette année sa quatrième année de droit à 
Saskatoon. Son successeur sera M. Mortimer Bistrisky, étu- 
diant en droit à l'université de MontréaLJLe_nouvea ti pr g»y 
dent vient d'obtenir son baccalauréat du Sir George Wil- 
liams Collège. T 

Dans ses fonctions, le nouveau président sera aidé par 
»n comité de direction où se trouvent des représentants des 
quatre régions géographiques qui forment la FNEUC, soit 
»'0uest, l'Atlantique, l'Ontario et le Québec. Les représen- 
tants de ces deux dernières régions sont respectivement M. 
fred ô'Connor, de Toronto, et M. Jean Dionne, de Montréal. 

Ce bureau de direction se réunit à quelques reprises du- 
rant l'année, à Ottawa. Le travail quotidien est assuré par 
»n secrétariat composé du président même, M. Bistrisky, 
d'un secrétaire-administratif, M. André L'Heureux, et d'un 
directeur du service de voyage, M. Jean-Pierre Jinchereau. 
U.R.S.S. V 



Congrès 
de l'ÀJ.F.O. 



L'Association de la jeunesse 
franco-ontarienne tenait tout der- 
nièrement en la capitale, son 
cinquième congrès général. Le 
congrès réunissait des délégués 
venus de différents cercles de 
toutes les parties de la province. 
Des membres de nombreuses as- 
sociations semblables reparties à 
travers tout le ipays y étaient 
aussi représentées. 

Le thème, "Acquérir poux ser- 
vir", avait pour but de stimuler 
nos jeunes et en même temps, 
de les aider dans leurs nombreu- 
ses fonctions auprès de leurs mi- 
lieux respectifs. 

Certes, ce n'était pas la variété 
qui manquait dans le programme 
du congrès: séances plénières, dî- 
ners, réceptions, banquets, sym- 
posiums, discussions vives, tout 
contribuait à donner au congrès 
un esprit de vie et d'unité peu 
commun. 

M. Victor Paré, président gé- 
néral sortant de charge, fut réélu 
de même que la plupart des, mem- 
bres du bureau central. Pour 
clôturer le congrès, un banquet 
fut servi à l'hôtel Lasalle. M. 
Roger Dion, professeur à l'univer- 
sité d'Ottawa, en était le confé- 
rencier invité. M. Dion brossa, 
au cours de son allocution, un 
tableau de la situation présente 
des jeunes Franco Ontariens. 

A ce tableau, très pessimiste 
il faut le dire, il suggéra (plu- 
sieurs remèdes, à savoir qu'il fab~ 
lait se débarasser de cet indivi- 
dualiste outré qu'affichent 4a plu- 
part des Franco-Ontariens. Il par- 
la aussi de foi sentimentale au 
lieu de raisonnée, du peu de cha- 
rité propre aux Franco-Ontariens, 
bref, * il fit plusieurs constata- 
tions qui occasionna chez plu- 
sieurs délègues, une prise de con- 
science qui ne pourra que leur 
être salutaire. „ 



BOURSES 

Nombreux récipiendaires 

La liste des étudiants qui se sont vus décernés une bour- 
se d'étude se fait imposante cette année. 






— M — — ________ ______ 

Le T. R. P. Henri Légaré,. recteur de l'Université accorde 
des bourses d'études spéciales à sept étudiants. Les bourses 
se chiffre à un montant de $1,345. Les gagnants de ces 
bourses sont les suivants: 



François Caron, Paincourt, 
Ont, Arts III, $200.00; Francine 
Robitaille, Ottawa, Sciences Do- 
mestiques, I, $190.00; Jean-Clau- 
de Proulx, Ottawa, Sciences So- 
ciales 1IJ, $190.00; Jean Sauvé, 
Montréal, Education Physique 
IV, $190.00; Hubert Charbonneau, 
Lefaivre, Ont.^ Sciences 11, 
$190.00; J.-Dominique Page, Con- 
trecoeur, Québec, Droit III, 
$190.00; André Marcil, Bourget. 
Ont., Sciences III, $195.00. 



Michelle Bruyère, d'Ottawa, 
bourse de $50.00 de l'Association 
des Anciens de l'Université. 

Pierre-Paul Proulx, d'Ottawa 
bourse Chester S. Wàlters au 
montant de $300.00. 

Gaston Descôteaux, de Shawi 
nigan. Québec, bourse offerte 
par l'Imprimerie Leclerc de Hull, 
au montant de $300.00. 



'Dérangez 
vous pas 



. 



De plus, 14 étudiants se sont 
vus accordés des bourses de l'in- * 
dustrie, institutions philantropi- M. Dîcf Cnbokcr'' 

ques ou associations, privées. Ils 

sont. 






mm 



Jacques Therrien, bourse Mc- 
Connell au montant de $200.00; 
Dave Paul Déziel, bourse Spar- 
tan Air Services, $500.00; Roger 
Marceau, bourse Ottawa Canadian 
Ckib, $200.00; Jean-Jacques Biais, 
bourse de l'Assciation des vété- 
rans de l'Armée, la Marine, et de 
l'Air au Canada, $200.00; les qua- 
étudiants suivants se sont méri- 
tés des bourses de l'International 
Nickel Company of Canada: Ro- 
bert Grolean, Montréal, Sciences 
IV, $500.00; Roger Migneron, 
Montréal, Sciences III, $500.00; 
Réginald Kusnierczyk, Sudbury, 
Médecine I, $500.00; Jean G Vau 
cher, Ottawa, Sciences II, $500.00. 

Bourses de l'Union Carbide au 
montant de $500.00 aussi: Gilles 
Gélineau, Hull, Sciences III; Ré- 
gis Trudel, Labrieville, Québec, 
Sciences II. De plus Jaroslav' 
Rozumny, de Toronto s'est mérité 
une bourse au montant de $250.00 
offerte par la ligue des Femmes 
Ukralnnes Catholiques. 



Le mardi 7 octobre, les délé- 
gués se réunissaient à l'hôtel Bea- 
con Arms. M. Walter Tarnopolsky 
adressait la parole aux -délégués 
et faisait allusion à la gratuité 
scolaire qui existe dans d'autres 
pays du Commonwealth. Il est 
d'avis que d'autres pays ont fait 
face mieux que nous au problème 
de l'éducation supérieure. 



Marcel Prudbomme, délégué, 
prenait ensuite la parole pour 
souhaiter la bienvenue aux dé- 
légués au nom de l'Université. 

Le très bon. John Diefenbaker, 
qui avait été invité au banquet, 
fit une courte apparition pour 
s'excuser de ne pouvoir assister 
au congrès. 

Puis, l'hon James M. Macdon- 
nell, ministre sans portefeuille et 
conférencier invité au banquet, 



fit un relevé des événements po- 
litiques actuels et de la néces- 
sité d'intéresser les jeunes à ces 
événements. 

Au cours de l'après-midi les 
étudiants furent reçus par le très 
hon. Vincent Massey et dans la 
soirée par l'U Carletôn. ~ ~ 



'1 



w^- 





U-U 



n n n 







n 




• 



ILdit qu*îf y parvient par Tepargne mêthoâTque 

à ia Banque de Montréal* 
*La banque où les comptes d'étudiants sont bienvenus. 

SUCCURSALES À OTTAWA 

Bureau principal, angle des rues Wellington et O'Connor" 



294, rue Bank 



88, rue Rideau 



Jean GOBEIL 



i Avenue Çecil et rue Bank 

Avenue Laurier et rue, O'Connar 

Chemin Montréal et boul. StLaurent 

Rue Wellington et apenue Holland 

Westboro : 285 ehemrn Richmond 






\ 






• 



\ 



_*V 



#* 






■* * — — 



- • 









\ 






~* 



h 



' 



T- 



1 ,— ; ( 



- 



'WHHMHBgHHHMr 






'•'•-• 



- 




1^4 



LA ROTONDE 



Le 17 octobre 19 5g I ]7 oc tobre 1958 



SEMINAR DE LA FNEUC 



- ■■ .^. 



LE ROLE DE L'UNIVERSITE DANS L E MONDE ETUDIANT 



*«*. 



LE DEVELOPPEMENT 




- — 1 



T? 



C'est à l'université West- 
ern, Lcndon, Ont. du'fKau 
12 septembre que se sont te- 
nues les assises du séminar 
en question. Le sujet qu'on y 
traita se formule comme suit: 
"Le. rôle de l'Universit^fr-dans 
le développement naUonal". 
On s'entretint successive- 
ment du rôle des sciences so- 
ciales dans le développement 
national, du théâtre cana- 
dien enfin des universités en 
regard de la finance et du 
monde ouvrier. 
lîe rôle des sciences. sociales 



Ce fait explique la' nature du 
Canada qui peut se définir 
comme étant un pays préfa- 
briqué. Certaines études en- 
treprises récemment stimu- 
lent les chercheurs dans la 
quête d'une meilleure enten- 
te entre lés deux groupes. 

M. Falardeau profita de la 
discussion qui suivit sa con- 
férence pour donner un 






Les sciences sociales pren- 
nent de plus en plus de pla- 
ce dans une université mo- 
derne qui veut comprendre 
le Canada contemporain. 
C'est pourquoi M. Jean-C. 
Falardeau, professeur à la 
faculté des Sciences Socia- 
les de Laval, a bien voulu 
nous faire part, au cours du 
séminar, de ce qu'il entend, 
par sciences sociales, et du 
rôle qu'elles jouent dans la 
vie canadienne. " t- «■-. 



—zrfv 






• 



Ayant commencé au dé- 
but du 19e siècle, aidées dans 
leur début par la philosophie 
positiviste d'Auguste Comte, 
les sciences sociales ont tou- 
tes un objet commun: la na- 
ture de l'homme en tant 
qu'animal social. Même si 
elles demeurent scientifiques 
dans leurs méthodes, il res- 
te qu'elles ne peuvent parve- 
—~ — — c- nir qu'à certaines générali- 
sations problématiques, étant 
donnée la nature de leur ob- 
jet. Cependant, telles qu'el- 
les sont, elles élargissent no- 
tre connaissance relative de 
la nature humaine. 

Grâce au développement 
récent des sciences sociales 
:« 11 Canada, nous connaissons 
de façon plus consciente les 
traits caractéristiques de no- 
tre pays et les processus qui 
lui ont donné la vie. Nous 
savons qu'il est essentielle- 
ment double, que le fait do- 
minant de la vie canadienne 
est la co-existence de deux 
groupes culturels majeurs. 



PRECEDENT 

Pàur la première fois dans 
son histoire, la FNEUC 
avait organisé cette année, 
un séminair national au- 
quel assistaient des délé- 
gués de toutes les univer- 
sités canadiennes. • 

Le Conseil des Arts ca- 
nadien avait remis un 
octroi de $5,000 à la 
FNEUC» en vue d'aider à 
financer cette entreprise. 

Un aiittre séminair du 
*4Jgenre aurait lieu à l'uni 
versité de Montréal, l'an 
prochain. 



aperçu plus compréhensif 
des buts et des méthodes des 
sciences sociales, il est hors 
de doute que cet exposé a 
ouvert bien des horisons ^ 
ceux qui doutent encore^idu" 
bien-fondé de ces discipli- 
nes. 



Les universités, la finance 
et le monde ouvrier 

« Deux séances de discus- 
sion ont paru particulière- 
ment intéressantes. En ef- 
fet, des représentants du 
monde de la finance, et 
d'autres du monde ouvrier 
avaient été invités à partici- 
per à nos délibérations à des 



occasions différentes, heu- 
reusement). Ils nous ont ex- 
posé avec une très grande 
franchise des attitudes com- 
plètement divergentes vis-à- 
vis l'université. 

Pour Gérard Pelletier, di- 
recteur des relations exté- 
rieures de la C.T.C.C., et 
pour Gower Markle, direc- 
teur de l'éducation pour les 
M.U.A., les. ouvriers se sen- 
tent effrayés et isolés dans 

-le monde clérical qu'est l'uni- 
versité. Celle-ci, 'possède par 

„lè capital, l'ennemi hérédi- 
taire, donne la culture à 
ceux qui possèdent l'argent, 
et continue comme autre- 
fois, de préparer des bour- 
geois. 

Le travailleur demande à 
recevoir de l'université les 
mêmes opportunités et de la 
même sympathie que reçoi- 
vent les autres classes de la 
société. Alors, il faut trouver 
absolument une formule de 
dialogue entre les. universi- 
taires et la nation, composée 
surtout d'ouvriers. 

Si ces points de vue ont 
paru ; rencontrer plus ou 
moins l'assentiment des au- 
diteurs, ceux des industriels 
invités laissèrent une im- 
pression quelque peu diffé-^ 
rente. Pour M. M. Bruce Hill 
et Walter McLachlan, tous 
deux présidents de compa- 
gnies, le monde des affaires, 
poussé par le civisme et le. 
sens social, a toujours parti- 
cipé généralement à l'érec- 
tion d'universités prospères, 
comme il a toujours voulu 
le bien-être d£ tous les Ca-~ 
nadiens en général. Le pro- 
fit, d'après eux n'est pas 
le motif profond sur lequel 
est basée toute la société ca- 
pitaliste, puisque tou4 les 
hommes d'affaires qu'ils con- 
naissent n'ont en tête que le 
souci du bien général. 

Ces deux exposés ont sou- 
levé, à notre point de vue, 
quelques-unes des plus sti- 
mulantes discussions du Sé- 
minar. 



RUSSIE 

Plus de 440,000 jeunes gens ont commencé leurs études 
aux grandes écoles de l'Union Soviétique le 1er septem- 
bre. Ce chjffre comprend 250,000 étudiants qui seront ins- 
crit pouraes cours du soir et des cours par correspondance. 
A cela s'ajoutent environ 14,000 étudiants étrangers, ori- 
ginaires de 35 pays, qui en 1958-59 poursuivront leurs étu- 
des aux établissements d'enseignement supérieur de 
l'U.R.S.S. La majorité des nouveaux a déjà fait un stage 
d'une durée de deux ans dans l'industrie ou l'agriculture. 

PRESIDENT EN PRISON 

Le président de la Fédération des étudiants du Cuba 
(FEU), Fernandez Cossio, n'a toujours pas été libéré, con- 
trairement à certaines rumeurs. En effet on n'a fait que 
le transférer dans une autre prison cubaine où il est dé- 
tenu, dans de meilleurs conditions qu'auparavant. Les 
efforts internationaux pour la libération définitive du 
.président de la FEU continuent. 

ANGLETERRE 

Deux étudiants d'Oxford qui dans un article publié 
par le journal étudiant "Isis" avaient maintenu que 
l'Ouest provoque sciemment des incidents de frontières 
dans l'orbite soviétique en Europe, vont être cités à la 
cour d'assises. Pendant leur service militaire dans la ma- 
rine britannique ils faisaient partie de la sûreté. Un fond .' 
de secours a été ouvert à Oxford en vue de réunir les 500 
livres nécessaires à leur défense. 



148,000 NAVOTS 

Des examens d'entrée ont été tenu dans les principales 
villes de Chine afin de choisir 148,000 ("navots") pour les 
collèges et universités du pays. Ce qui signifie 40,000 nou- 
veaux de plus que l'an passé. La majorité des étudiants 
s'inscrivent à des cours de génie ou des cours préparatoires 
à l'enseignement, 

■ - * ■ . • 

ETUDIANTS EN CANOT 



Deux étudiants du Séminaire des Trois- Rivières ont 
franchi la distance Trois-Rivières-New-York, aller et re- 
tour, en "canot". Partis le 17 Juin, Marcel Rocheleau et 
Louis-Philippe Marcotte étaient de retour le 2 septembre. 

VESTES DE CUIR 

Même les étudiants en génie de l'université de Toronto 
doivent porter cravate et veston selon un nouveau\règle- 
ment de cette- institution. Il ne va pas sans dire qu'on a 
de la difficulté à mettre le dit règlement en vigueur. 

AUSTRALIE 



LA RQtO N D E 



Pogo 5 



"Une enquête portant sur l'origine sociale des étudiants 
d'Australie et organisée en 1956 par l'Office Universitaire des 
Statistiques démontre que $3% des étudiants sont originaires 
de la classe moyenne. Seulement 3.5% des parents sont ou- 
vriers, 6% des cultivateurs. Le taux des enfants d'ouvriers 
agricoles s'élève seulement à 0.8 %, n 



ZT: 



Avez- vous des qualités de chefs ? 






m PASSEZ VOS ÉTÉS A -^INSTRUCTION NAVALE 

• DEVENEZ ADMISSIBLE AU BREVET D'OFFICIER 

• TOUCHEZ LA SOLDE DES FORCES RÉGULIÈRES 



"~^3 



/ La vie- de marin est une vie rude qui nécessite beaucoup d'enthousiasme Mais aux caractères 

bien trempés elle apporte beaucoup de satisfaction : l'aventure, la camaraderie, les voyages et la pos- 
sibilité de développer ses qualités de Chef. Grâce au corps naval universitaire vous pourrez servir le 
Canada tout en travaillant à l'obtention d'un brevet d'Officier de marine (permanente ou la Réserve) 
Tout en poursuivant vos études uhiversitaires vous pouvez passer les étés en' mer et recevoir la solde 

__' régulière de fa Marine. 



Voyez l'officier recruteur dès aujourd'hui : 

LE SOUS-LIEUTENANT (S) .jRfMJMARlN rM MJLC<R) 



_^— 



- 



Droit commun II — à CE 5-5389 — ou 9-45044 



r 






"TTÏ 



: -1 




• Service oéro-navol 



• Service d'enseignement 



SPÉCIALITÉS : 

• Service de pont 

• Service d'artillerie 

• Service d'électricité — ~ • Service de santé ' » ; "* ■ 

MARINE ROY AU DU CANADA [RÉSERVE] 




• Service de construction • Service de commissariat 






MOLIÈR 



AFFICHE 



La société dramatique de l'Université présentera les 
4.5-6 décembre prochain, "Les fourberies de Scapln" de 
Molière. Le choix fut fixé après une "querelle des Anciens et 
4es Modernes," où d'une part, certain membres de la troupe 
désirait jouer un drame moderne, tel ALTITUDE 3200 et 
d'autre part, on parlait d'un grand classique. Ce fut Mo- 
lière qui triompha. 

M, Jean Herbiet, professeur de français à la faculté des 
Arts, et metteur en scène de la société, jouera lui-même le 
rôle de Scapin. 

On nous apprend que la distribution comprendra de 
nombreux jeunes premiers et jeunes "premières" dont ce 
sera la première expérience sur les planches ! 



JEUNESSES MUSICALES 

CONVOQUENT 

LES MELOMANES 




Les étudiantes du Collège Bruyère tenaient récemment leurs élec- 
tions. De gauche à droite, assises: Pauline Guérin, Philo II, secré- 
taire; Thérèse Nadeau, Philo. II, présidente; Juliette Pineau, Philo I, 
vice présidente. Debout: Pierrette Vachon. Rhétorique, conseillère; 
Hélène St Jean, Rhétorique, conseillère; Rolande Faucher, Belles- 
Lettres, conseillère. Thérèse Lamy de la classe de Belles-Lettres 
était absente. • 



+ 



r ^ . ! T? 

Si vous le voulez, nous parie, 
rons musique. u 'll y a de quoi 
se perdre que de choisir un tel 
sujet", me direz-vous; n'ayez 
crainte, ces -quelques lignes trai- 
teront d'une activité sur le cam- 
pus : Les Jeunesses Musicales. 
Historique 

Situons cet organisme dans 
son cadre historique : au Cana- 
da, ce mouvement prit naissance 
en 1949 — déjà dix an» ^'activi- 
tés; en 1951, le journal des Jeu- 
nesses Musicales est distribué 
un peu partout à travers le pays 
et Gilles Lefebvre, l'âme de cette 
association, accompagne les ar- 
tistes dans leurs tournées pour 
commenterais textes musicaux, 
tout en reléguant au groupe déjà 
imposant d'autres centres JM. 

Là ne s'arrête pas l'activité 
de cet homme; il songe à établir 
un camp d'été, où des jeunes, à 
prix modique, peuvent rencon- 
trer des maîtres de la musique, 
des artistes de renommée inter- 
nationale, rendus sur les lieux 
pour les servir, leur faire aimer 
la musique et les guider dans 
leur travail. Certains même ont 
renoncé à poursuivre leur car- 
rière pour aider la jeunesse 
éprise de musique et lui permet- 
tre d'accéder au titre d'artiste 
compétent et complet. Gilles Le- 
febvre fait partie du groupe; il 
a choisi la part difficile : "aimer 
la musique, disait-il, c'est facile; 
la faire aimer, c'est ...'■'. 
Buts 

Quels buts précis veut attein- 
dre la direction des. Jeunesses 



Musicales ? Eveiller chez les 
jeunes le sens du beau musical; 
dans les collèges, les étudiants 
peuvent s'initier à la littérature, 
au théâtre, à la peinture. Quand 
arrive le moment de parler de 
la discothèque, on préfère passer 
à un autre sujet. De fait, une 
discothèque bien organisée né- 
cessite des dépenses très éle- 
vées. En présentant des articles 
de valeur, les Jeunesses Musica- 
les suppléent à cette' lacune; on 
peut ouvrir des horizons sur tout 
un monde, aussi humain sinon 
plus, que la littérature, le théâ- 
tre et le cinéma. 

Je n'espérerais pas des résul- 
tats tellement appréciables, si 
les Jeunesses musicales en de- 
meuraient à présenter des artis- 
tes; on entre dans une salle de 
concerts, on en ressort quelque 
peu ému, puis on oublie vite, 
surtout quand on est jeune. Mais 
voilà, cet organisme commente 
les concerts qu'il donne r en ava±. 
lysant chaque oeuvre an pro 
gramme, en le situant dans son 
contexte historique, en traitant 
de la vie des compositeurs, des 
différentes idéologies musicales; 
un cours de musique, quoi, avec 
de 'nombreuses illustrations. 

Programme de la saison 

Le 14 novembre, la saison s'ou- 
vrira par un récital de Bernard 
Michelin, violoncelliste; les fer- 
vents de la radio ont pu l'enten- 
dre, l'an dernier. 

Le 12 décembre, un concert 
de . . . guitare. Les duettistes 



guitaristes interpréteront sûre- 
ment du Bach, dont la musique 
se prête très avantageusement à 
cet instrument; pensons à An- 
dré s Segovia et sa "Chaconne". 
On nous parlera très certaine- 
ment des possibilités de la gui- 
tare; encore un instrument qui, 
comme le saxophone, occupe en- 
fin sa vraie place. 

Une saison musicale ne saurait 
se. passer d'un récital de piano; 
une jeune pianiste de dix-sept 
ans se fera entendre, le 13 fé 
vrier; la revue "Arts" consacre 
une page entière sur l'interpré- 
tation de cette jouvencelle. Je 
cite quelques extraits: "Inter 
prétation trèr personnelle, rem- 
plie de charmes", "une décou- 
verte". La Presse musicale nous 
dit que Mozart semble le com- 
positeur de Marie-Antoinette Pic- 
tet; les mélomanes peuvent es 
pérer quelques sonates. 

Un instrument que tout le 
monde entend et ne connaît 
point dans sa structure : l'or- 
gue. Le concert Lagacé et Gos- 
selin nous permettra de mieux 
apprécier la valeur de. l'orgue. 
Enfin, Roland Gosselin, baryton, 
terminera la saison. r 

— Cinq concerts pour trois dol 
lars; c'est le cas de le dire ! 
c'est donné. De plus, cette asso- 
ciation permet à nos artistes 
d'aller se faire applaudir à Vê 
tranger, de donner à travers le 
monde le témoignage d'une cul- 
ture bien en santé au Canada'. 

N.T. 



VIVRE ET L'ENNUI DE VIVRE 






- 



Sitôt que l'étudiant sort des 
salles de cours ou des bibliothè- 
ques, ne se trouve-t-il pas un peu 
désemparé ? Il peut évidem- 
ment avoir de nombreuses 
amies, majs comment se distrai- 
re? Les librairies ne manquent 
pas dans la vieille capitale; pour- 
tant si l'étudiant décide de lais- 
ser ses livres, que lui offre donc 
Ottawa? Il y a les grills les 
salles de danse, mais aussi un 
certain budget ... et naturelle- 
ment le cinéma. Quiconque choi- 
sit ses films s'oblige nécessaire- 
ment à retourner à sa chambre 
ou à flâner dans la rue. 

Ce n'est pas avec des "Bambi 
no", des "Enfants de la Violen- 
t«". des films de Randolf Scott 
ou encore de Zsa Zsa Gabor 
qu'on relèvera le niveau culturel 
de notre peuple et qu'on fourni- 
ra aux étudiants matière à ré- 
flexion. Vous me direz, "Parmi 
tous ces films présentés, il y a 
fu "The Bridge on River Kwai", 
"WHd is the Wind", "Peyton Pla- 
ce*'. Mais doit-on se contenter 
d*s costumes, des couleurs et du 
i«o remarquable des acteurs 
lorsqu'on assiste a un spectacle 
que ce soit au théâtre ou au ci- 
aéma? Ou plus précisément, 
des artistes joueront-ils vraiment 
s'ils n'ont rien à dire? Dans 
^tes les saHes de cinéma, le 
JJi 'ilm, à notre avis, suscepti- 
We de nous poser des questions, 
« nous obliger à repenser nos 
Positions devant la vie fut "A 
^8_SinUel' 4iré «ht roman-île- 
Françoise Sagan. 

Déesse publicité 
On verra toujours la photo (en 
couleur) de Rozzano Brazzi 
«n» les revues ou journaux; 
wtte vedette qu'on dit interna- 
,0 nale (!) interprétait le rôle de 
Lne. on sait ce qu'est l'adulte 
Càei ^nçoise Sagan; un être 
unique, profiteur de l'irrespon 
mm des jeunes. Pourtant, 
flan9 ce film, on lim|tar i Ia ve , 



rés, à séduire par des yeux tris- 
tes, à porter des tempes grison- 
nantes. C'eut été préférable que 
Christine Carrère, jeune premiè- 
re au cinéma se forgeât d'abord 
au contact de l'école française 
avant de taquiner Madame For- 
tune à. Hollywood. Je lisais du 
rans les vacances que cette de- 
moiselle avait été choisie parmi 
huit cents candidates pour ihcar 
ner le rôle écrasant de l'héroïne 
d'un certain sourire". '' 

Cette phrase me donne un cer- 
tain sourire; car justement, le 
rôle de Dominique n'a rien d'é- 
crasant; on peut* s'exprimer ain- 
si, "pour "Anna Karénine, Le Dia- 
ble au corps", "L'Idiot", car l'in 
terprète doit s'engager tout au- 
tant que le héros du livre, pour 
rendre son âme plus communi- 
quable, plus accessible. Les di 
recteurs ont raison à ce moment 
là de choisir un Gérard Philippe, 
une (ireta Garbo. 






Par 



dette 



\ormand Tremblay 

Au fond, qu'est donc Domini- 
que d'"Un certain sourire"? Une 
étudiante de dix-huit ans; joyeu- 
se, irréfléchie, déjà initiée aux 
jeux de l'amour; Bertrand et Do 
minique fréquentent la mémo 
école; un Jonr-4e~ drame éclate, 
la jeune fille connaît Luc. ., 

< vt adulte aux verre* de- whis- 

kies, à la maison richement meu- 
blée fascine irrésistiblement no- 
tre jouvencelle qui tombera ani- 
malement dans ses bras. Pour 
expliquer cet acte il nous faut 
scruter l'Ame de Dominique, 
trouver dans ace qu'elle dit son 
for intérieur. 

Et toi, qui es-tu ? ? 

Quelques phrases du roman 
nous feront saisir mieux cette 
fleur qui se fane; "Attendre, 
sans attendre que les vacances 



motions" véritables me semblait 
la manière la plus normale de 
vivre; Vivre au fond, c'était s'a*- 
ranger pour être le plus con- 
tent possible; et ce n'était déjà 
pas si facile", ou encore, "Le 
jazz, cette insouciance accélé- 
rée". 

Oui, attendre sans attendre; 
Dominique passe ses vacances 
chez ses parents; sa mère pleu- 
re le passé, le fils mort depuis 
tant d'années; le père, lui, achè- 
te les livres et les vêtements 
pour l'école; la jeune fille se 
promène ci et là, s'adonne quel- 
que peu aux sports, mais n'en 

. treprendra rien qui puisse la 
sortir de cette somnolence; "Je 
suis seule, c'est insupportable". 
Avoir dix-huit ans, être norma- 
lement remplie d'énergie et ne 
jamais réagir devant les problè- 
mes que la vie pose! Domini- 
que étudiera avec plus ou moins 
de ferveur la philosophie de 
Bergson, passera ses examens 
tant bien que mal, après une nuit 
de danse. Elle discutera inté- 
rieurement, si peu; au fond, elle 
ne veut pas aller rencontrer 
Luc qui lu» '* écrit; C'est Ber- 
trand qui réglera ce problème, 
elle s'en croit incapable; lors- 
que vient le moment de parler, 
elle ne raconte rien. Alors com- 
mence la vie animale; on tue le 
temps, parée qu'on s'ennuie, et 
toutes les baignades, le jazz, les 
verres, de whiskies existeront 
pour calmer "leur inaptitude à 

'. s'ennuyer ensemble**. 




!e#à "MILD 



// 





s 




" 




V 1 


] 










f" 






J 




. 


1 


-f 


/ 1 

s I 






*" 1 


- 


■ 



LA CIGARETTE 

LA PLUS DOUCE/ LA PLUS SAVOUREUSE 



essaie de ne se brûler les doigts 
qu'Une fois. 

Si la vie était "ÇA"? 

Si la vie était de refuser de 
vivre, de passer le temps, vau- 
drait mieux à mon avis, se pas- 
ser la corde au cou le plus tôt 
possible; quelles que soient ses 
conception de la vie, ses croyan- 
ces, tout homme s'accroche dé- 
sespérément à une cause, «Ten 
rend responsable; les écrivains 
contemporain» nous en donne un 
admirable exemple. 

On pourra discuter du talent 
de Françoise Sagan; on lui re- 
prochera ses études superficiel- 
les, ses petites phrases méchan- 
tes qu'on trouve ci et là dans 
ses romans; mais elle nous dé- 
masque, nous crié autant que 
Tout-passer^mrtotnVr c e s co n r : G raham «reene <Pétre Tesponsa- 



A propos de 
C.A.E.U.C. 



Pour la majorité des étudiants, 
CAEUC ne veut rien dire. Ce 
n'est qu'un assemblage "de lettres 
assez difficile à prononcer. 

Pourtant CAÈUC, soit -le Con- 
seil des Arts des étudiants uni- 
versitaires canadiens,. est une des 
plus importantes commissions de 
la Fédération. En effet cçt orga- 
nisme a pour tâche d'organiser, 
de promouvoir et d'encourager 
les activités artistiques des étu- 
diants à l'université. 

Activité astjstique d e m e u r é. 



■ porter des bikinis eolo- 4R>lent finies; cette absence d'é- 



pagnonnages charnels; Luc s'en 
va aux Etats-Unis, oublie cette 
petite aventure; Dominique .t" li- 
mite sa vie "à laisser le temps 
mettre fin à cette maladie". Do- 
minique prenait conscience de 
ses responsabilités, elle s'aeero- 
( lierait comme on dit; rien de 
tout cela; le seul effort qu'elle 
tente, Sartre le lui fournit; 
"L'âge de raison ce "livre admi- 
rable",* lui fera tordre le cou de 
cet amour qui aurait pu devenir 
un tremplin pour sa vie; on 



blés; être responsable, n'est-ce 
pas donner à tout ce qu'il y a 
en nous de grand de se faire va- 
loir ? Et comme le disait 
Niestzche et après lui Saint-Exu- 
péry, "II y a en tout homme un 
poète, un philosophe, un saint". 

Pour noUs, étudiants, "L'ELI- 
TE". H serait temps de prendre 
position devant les problèmes 
que la vie nous pose, sous tous 
les angles; il y a plus de Domi- 
nique dans le monde qu'on ne le 
veut croire. 



<. 



pour un trop grand nombre, sy 
nonyme d'exposition de peintures. 
On oublie souvent que l'art dra- 
matique, la musique, la photogra-. 
phie, sont aiissi des arts, donc rat- 
tachés à CAÉUC. 

'Programme de CAEUC 

On se rappelle de l'exposition 
de gravures canadiennes tenue 
l'an dernier aux Sciences domes- 
tique:. Cette année l'université 
recevra de*ux exiposltions de 
CAEUC. La première, " Five 
(suite en page '7) 









r 



■ H 



X 



V 



11. ... - k- " mV i* 






^ 

\ 



\ 






^7- 



\ 



— tL- — "E 



^vT 



- ■- 













■a 






•T 



=■ — ~ 






' • • _, 







— 



■ 



* 



■*■* 



' 









\ 



hy 6 



LÀ ROTONDE 



'-r— ■ 







#€l 



m ff/aiôon deâ C^tudiantô f 



\ 



\ A 




1 1 1 



HMMMMNMHHMMMMMMMNSMN^ 



■MMHHnMMi 









( r 



\ 






A QUI LA MAISON DES ETUDIANT?.- Cette 
question ainsi que plusieurs autres seront vraisembla- 
blement discutées lors de la réunion du conseil de la 
Fédération , qui aura lieu lundi soir, le 20 octobre, 
à 7h.30, en la salle 140 de la Faculté des Arts. Le 
T.R.P. Recteur y assistera afin de clarifier plusieurs 
points que Ton discute depuis plusieurs années. 



- 




"L'enseignement, devrait être 
gratuit au niveau universitaire". 
Telle est l'opinion de M. Jean- 
Luc Pépin, professeur en : scien- 
ces politiques à l'Université d'Ot- 
tawa. Tel fut aussi le sujet d'un 
séminar qui eut lieu durant le 
congrès de la FNEUC et auquel 
M. Pépin participait. Il est d'avis 
que l'éducation doit* demeurer du 
ressort des provinces mais que 
cellesyci pouvaient accepter laide 
fédérale sans craindre la perte 
'de leur liberté. 

M. Pépin est un ancien de 1*U. 
d'Ottawa, où il obtint un Bacca 
lauréat es Arts et plus tard une 
licence en philosophie. Puis, il 
fit un stage de quatre ans i Pa- 
ris où il étudia les sciences poli- 
tiques, En 1951, il revient à Otta- 
wa comme professeur et en 1953 
entreprend des études en droit. 



• -• • 



l 



Asw 



Celui qui n'aime pas le bon goût du 
Coke est vraiment un oiseau rare I 
On pourrait même l'appeler un drôle 
d'oiseau.^ près tout, 58 milllon*de 
fois par jour, quelqu'un, quelque part, 
savoure un Cdca-Côla. Il eat 
impossible que tous c es . . -' 

gens- là se trompent I 



(mfàa 



v*~ 



SIGNE DE BON GOÛT 



DITES 'COKE" OU "COCA-COLA '—LES DEUX ^ARQUES IDENTIflENT 
tE MEME BREUVAGE PELANT— LE PRODUIT DE COCA-COLA LTfe 



Ottawa dans 



(Suite de la paj;e 1) 

gnorance. Car on sait qu'il im- 
porte beaucouj>~plus à l'homme 
sensé de connaître, d'atteindre la 
vérité que d'aivoir un niveau de 
vie matériel aisé. 

C'est en ce sens qu'une univer- 
sité catholique qui jouit de tout 
ce qu'un étudiant peut envier 
tant au point de vue intellectuel 
que matériel, a le devoir expresse 
de prendre une part active à un 
organisme comme l'E.U.M. un or 
ganisme qui veut bien se tenir 
responsable des problèmes de la 
souffrance issue de l'ignorance. 

Si c'est un devoir de notre 
part de s'embarquer au gré d'une 



vague de générosité c'est aussi 
beaucoup d'avantages à en reti- 
rer. Quel épanouissement pour 
nous étudiants que celui de par- 
ticiper à la misère d'un Noir qui 
n'a pas le strict nécessaire pour 
connaître la vérité? Quel en- 
richissement ce sera pour ceux 
qui auront le privilège de nous 
représenter dans des séminars 
qui étudient les problèmes étu- 

" diants à l'échelle internationale. 
M faudrait avoir le plaisir de s'en- 
tendre raconter toute l'expérten^ 

~cë~ qu'a vécue un étudiant qui a 
participer par exemple à un sé- 
minar qui s'est tenu à Ghana, il 
y a deux ans, ou en Yougoslavie, 
l'an dernier. 



rmm 



msm 



onne 



"La danse: -11 faut bien p*,^ 
où l'on mettra ses pieds." pj 

* * * 
Poème tragique 

Beauté exotique 
Rêves lubriques 
Souvenir d'éthique 
Amour platonique. 

* # * 

"Les imbéciles tendent a U t*. 
curi té comme un Woc de fonte i 
l'Immobilité." 

Bernanos. 
, ♦ « * 
Les Américains tirent sur U 
lune. Que deviendront les amov 
reux s'il» la descendent? 

* # v * 
L'animal le plus facile a do- 
mestiquer est l'éléphant; le plu, 
difficile, la femme. 

* » * 
Carleton instituerait un a* 

veau cours sur les chiffres r» 
mains 



• « ♦ 

La petite souris blanche vait 
une chauve-souris: "Maman, a 
ange !" 

* «. * 

"Il faut juger des femmes de- 
puis la chaussure jusqu'à la coif- 
fure exclusivement, à peu prêt 
comme on mesure le poisson en- 
tre queue et tête." La Bruyère. 



la FNEUC 



En 1956, il était nommé repré- 
sentant de l'Office National du 
Film en Europe. Pendant deux 
*ns et demi, il occupe ses bu- 
reaux à Londres en charge de la 
publicité du Canada par l'échan- 
ge et la présentation de films. 

D'après le professeur Pépin, 
les problèmes du Canada tel l'é- 
ducation nécessitent une étude, 
laquelle doit se faire, pour ceux 
qui en ont l'avantage, à l'univer- 
(sité. Il ajoute que toutes les fa- 
cultés devraient avoir un cours 
de sciences politiques et de gou- 
vernement canadien, de façon i 
ce que, ceux qu'on appelle profes- 
sionnels sachent ce qu'ils disent 
lorsqu'ils emploient des termes 
comme autonomie provinciale, 
pouvoirs de taxation, fédéralis- 
me, Jois électorales, ete'. 

Renée HOL'LE. 



"Les hommes sont si nécewi 
rement fous, que ce serait être 
fou, par un autre tour de folie, 
de n'être pas fou.'* — Pascal. 

# * ♦ 
Masochiste: Fais-moi mal. 
Sadique: Non ! 

» * * 
Prud'homme rencontrant lei 

membres du bureau de direction 

de La Rotonde ne put s'empêcher 

de remarquer : 

—"Le Trio Lyrique !" 

— "Oui," de répondre l'un 

d'eux, "mais NOUS, nous ne 

chantons pas"!" • 

♦ ♦ # 

Le texte suivant a été déco* 
vert parmi les Actes du Sénat de 
Francfort, datant de 1770: 

Quiconque provoque un citoyen 
masculin de notre ville au ma- 
riage en utilisant des moyens 
trompeurs comme des cosméti- 
ques ouge ou blanc, toutes sorte» 
d'essences, des dents artificielles, 
des faux cheveux, des coussinet 
de coton ou de soie espagnole h 
française, des corsets de fer 1» 
cés, des hanches fausses ou autres 
choses semblables, sera poursui- 
vie pour sorcellerie, et le mâru- 
ge peut être annulé par une dé- 
cision de la cour. 

PENSEES 

"Je voyais en elle un trésor, 
Elle voyait en moi un trésorier." 

♦ * « 

Les éléphants sont gris pour 
les distinguer des framboises - 

# * * 

"De deux choses l'une: l'autre 
c'est le soleil." (Préveri 

Enfin ! nous, étudiants de 1'» 
niversité d'Ottawa, nous nous s«n- 
tons solidaires de tous les étu- 
diants du monde et jcquiescota 
Su' désir" dë~nôs autorités de sou- 
lager l'indigence des étudiants 
en Afrique, en Asie, aux Inde» * 
partout où le mal fait des ravi 
ges ! ~* 

Martin BELIVEAU 



l* 17 octobre 1 ki II u 17 



1958 



. •• 



l A ROTONDE 






TOURMOI 



DE PESTE ET PELOUSE 



■ 



îml 





L'Université se classe en troisiè- 
me place au tournoi interuniver- 
sitatre de piste et de pelouse, 
tenu à St-Jean d'Iberville, same- 
di dernier, grâce aux brillants 
efforts de Raymond Nadon. Cet 
athlète de deuxième année d'E- 
ducation physique a obtenu deux 
secondes places dans les courses 
à obstacles de 120 et de 220 ver- 
ges. André Soumis a pris la troi- 
sième place dans cette derrière 
épreuve. 

Un nouvel étudiant, William 
Donelly, de deuxième année pré- 
médicale, s'est mérité les hon- 
neurs de l'épreuve du lancer au 
javelot, en le lançant sur une 
distance de 141 pieds. 

Kerry GUI s'est classé troisiè- 
me en parcourant le mille en 
5.04 minutes^ 

Malgré leurs brillants efforts, 
notre équipe dut baisser pavillon 
devant celtes de R.M.C. de Kings- 
ton et du Collège Militaire Royal 
de St-Jean. 






LA RONDE 
SPORTIVE 

Le tournoi intercollégial 
de tennis n'a pas eu lieu à 
cause de la pluie. C'est dom- 
mage que le» nôtres n'aient 
pu se mesurer aux équipes 
de Macdonald, Sir George 
William, C.M.R., Royal Mi- 
lKary Collège, Loyola et Car- 
leton. Ce n'est que partie re- 
mise. 

L'équipe de football a en- 
core fait des siennes à King- 
ston où Us ont triomphé par 
un compte de 20 à 6. Ils se 
rendent à Guelph cette fin 
de semaine où ils rencontre- 
ront l'équipe de l'Ontario 
Agricultural Collège. Bonne 
Chance ! 



LA FNEUC CHEZ LE G.G. 



•v 



/ 






^" : % ;*;; 



« 

1 




*~~ 



Le Gouverneur général du Canada reçut les délégués du congrès de 
la FNEUC à Rideau Hall, le 8 octobre dernier. De gauche à droite, 
Marcel Prud'homme, Pat Hàrris, ex-présidente pour la région de 
l'Atlantique, Walter Tarnopolski, ancien président, le gouverneur gé- 
néral ainsi que Chuck Cunningham, président de l'université de la 
Colombie britannique. 



A PROPOS 



DE C.À.E.U.C 



(suite de la page 5) 



Canadian Artists", aura lieu du 
17 au 28 novembre. L'autre. 
"Drawings of Younl» Canadians", 
du 4 au 14 février. Elles for- 
ment Je programme interuniver- 
sitaire officiel de CABUC. 

Le travail de CAEUC ne peut 
être vraiment efficace que dans 
la mesure où chaque université 
aura ses activités propres. 

Comme par le* années passées, 
"l'Exposition d'Art annueHe des 
étudiants de l'université d'Otta- 
ws" sera maintenue. 

Formation d'un club 

On a constaté qu'il y a envi- 
ron une cinquantaine d'étudiants 
*t étudiantes qui, en amateurs, 
font du dessin, de la peinture ou 
même de la sculpture. On„a_ 
donc décidé de former un Club 
d'Art, lequel réunira un soir par 
semaine, tous les intéressés pour 
travailler ensemble. M. Jacques^ 
Jt Caso, professeur d'histoire de 
'Art a promis son assistance au 
Club. 

■■MES I 



Il est aussi question "d'organi- 
ser un concours de photographie 
Jugé" selon diverses catégories. Ce 
concours ''précéderait celui de* 'la 
FNEUC. 

CAEUC organisera aussi des 
visites de groupe à la Galerie na- 
tionale lors de ses expositions 
les plus marquantes comme par 
exemple l'ex position. <ie photogra- 
phies de Cartier-Bresson, du 10 
au 30 novembre. 







m iilj i il 1 1 |j m] i 11-t il f 






% m m m\\ ^ [Mf-fl i 



-«M. ...*», .L '• Uljljs^èl *u*V 



iiii i*-> 



. ."•'' 



.. •• — 

s-- 



En plus de poursuivre vos études 
universitaires, développez vos qua- 
lités de chef, acquérez de nouvelles 
connaissances techniques et béné- 
ficiez d'une aide financière en vous 
enrôlant dans le contingent du 
CEOC de votre université. 



Ainsi, au terme de vos études, 
vous aurez non seulement la pro- 
fession de votre choix, mais aussi 
un brevet d'officier avec tout le 
prestige et les avantages que cela 
comporte. ^ • 

Chaque été, pendant toute la 
durée de votre cours universitaire, 
vous aurez un emploi rémunérateur: 
voilà un autre avantage précieux 
que vous offre le CEOC. La solde 
que vous toucherez sera la même 
que celle d'un officier. 

Il y a une place pour vous dans 
le contingent de votre université, 
si vous réunissez les conditions exi- 
gées par l'Armée.' 



r 




— — * r 



•* . 



/ 



Consultez 



1 



< Appel i tous 

Comme on peut le constater, 
tous peuvent et devraient béné- 
ficier des èctlvîrâi de CAEUC- 
Ces activités étant l'affaire des 
étudiants, en prie tous ceux qui 
sont spécialement intéressés dans 
letf a rt s en g é néral -ou- nui sont 
plus particulièrement doués pour 
un art, de bien vouloir nous le 
laisser savoir. 

Jacques BUISSIERE, 

représentant de CAEUC 

à l'université d'Ottawa. 



! 

Renseignez-vous dès maintenant pour savoir 
comment vous pouvez bénéficier d'une double 
formation: militaire et universitaire. 



Consultez le Commandant, 

le contingent de 

VU niversité d'Ottawa, 

corps-école d'officiers Canadiens 

173, RVE 9 W ALLER, OTTAWA 




UN BUTBIEN DÉFINI 



• 



: 



: 






; *.."'; - *- ' 



REUNION DE LA FEDE, LUNDI RESERVE TON "YEAR B00K 



m 



■■pi 






- 1 -, 



- !<► 



- •-- " 



. ^r~*- 





V 
















1 


\ 






• 




V 








* 






* ■ 


•. 


.*. 








•«t" 









































































,r 






-. j^« . "..' ml ^~ 



Poge 8 



• 



*1<I 



I A4 



^-j- 



^A RQTONpE 



B, « 



— 



Le 17 octobre J o^ 



Concours 

* 


de phe 




FNEUC 


$800. 


€N 



PRIX 



■ ~ Catégories : 

1 — Agrandissement ,en blanc et noir.. 

2 — Diapositives 35mm 

Concours finissant le 30 novembre 1958 

Prix donnés par JOHN LABATT LIMITÉS 

Pour tous renseignements voir :' 

LIONEL FILION — Droit Commun 



PIE XII AUX ETUDIANTS 



Mission de l'université 



■-f 



FNEUC 






La Fédération Nationale des Étudiants Universitaires 
Canadiens — l'organisation nationale travaillant au 
meilleur intérêt des étudiants et favorisant une entente 
plus étroite entre les étudiants universitaires canadiens 



"Et tout d'abord il n'est pas" contestable» 
pour ''qui' considère une université comme une 
communauté de maîtres et d'étudiants adon- 
nés aux labeurs de l'esprit, que sa mission est 
d'être un foyer rayonnant de vie intellectuelle 
au bénéfice de la communauté nationale dans 
cette atmosphère de saine' liberté, propre à 
toute culture."? 

(...) Sillons élargissons les perspectives, 
voisi qu'une tâche analogue s'offre à la grande 
iamille des universités héritières du patrimoi- 
ne culturel de l'humanité. Pour s'affranchir 
des funestes particularismes, il faut multi- 
plier les contacts entre maîtres et étudiants 
des différents pays, développer par L'étude 
des langues et par d'utiles collaborations, l'es-' 
time des richesses propres à chacun: c'est 
ainsi que les peuples, loin de se faire concur- 
rence et de s'opposer les uns aux autres, pren- 
dront goût à se compléter mutuellement. 

Science et fol 



- r.f - 



Défendu de lire 

Depuis la fin des activités officielles de la semaine 
d'initiation, tout est mort, ou plutôt tout est redevenu com- 
me avant.- Phis rien; on trouve cela tout à fait normal tout 
en qualifiant cette attitude d'usuelle. 

Malheureusement, le mot "lâché" n'est que trop Juste, 
car depuis au moins cinq ans, par expérience personnelle, 
nous nous sommes rendus compte que les étudiants de l'uni- 
versité né réagissent à rien ou à peu près. ; 

Ils se laissent vendre les idées de monsieur tout le mon- 
de sans dire un seul mot, participent et encore très néga- 
tivement à quelques organisations comme le ciné-club par 
exemple (il faut avouer que l'effort n'est pas trop de mise) 
et s'occupent plutôt de leur petite vie bien bourgeoise, bien 
grasse, du petit garçon qui a peur des risques. . 



VOUS LES AMORPHES 

Qu'attendent-ils au juste ? Se son I -ils jamais po>és b 



J 



question? Nous en doutons, et nous sommes tellement scep- 
tiques que nous dirons non! Nous sommes fondamentale- 
ment certains que cette prise de conscience, à savoir pour- 
quoi ils se trouvaient à l'université n'a jamais pris forme 
dans leur esprit. 

Et c'est presque ridicule de voir cette classe dite 
"d'élite" se prononcer sur la chose étudiante et en discuter 
sans même savoir de quoi elle parle. Combien d'étudiants 
viennent assister aux réunions du Conseil de la Fédération? 
Combien d'étudiants savent ce 4„quoi.rlme le mot FNEUC, 
etc, etc. Combien d'étudiants enfin sont au courant des 
problèmes universitaires? Il serait curieux de compiler des 
statistiques. ' „ 

Ils semblent avoir peur de faire l'effort nécessaire qui 
les conduirait inévitablement à se poser des questions vis à 
vis une foule de problèmes, et un grand. nombre d'indivi- 
dus. De cette façon, des opinions seraient émises, des juge- 
ments portés, des mouvements créés. 



LES PROBLÈMES 



. Car il ne faut pas se faire d'illusions, il y en a de ces 
problèmes qui existent. La Fédération a-t-elte toujours rai- 
son d'agir comme elle le fait? Est-elle à l'épreuve de toute 
critique? Sauf quelques uns, personne ne s'en occupe. Les 
dirigeants de la Fédération sont des hommes et sujets à 
erreur, mais jamais on en dépiste une seule. On aime mieux 
se laisser mener par les idées des autres. C'est triste mais 
c'est un fait. C'est extraordinaire de constater combien, à 
certains moments l'intrigue qu'on nous passe pourtant sous 
le nez reste complètement inaperçue par la majorité. 



■ *■ 



Nous ne pensons pas assez aux problèmes que soulève 
forcément la vie universitaire. Aussi si on nous trompe de 
quelque façon ne faudra -t-il rien regretter, car nous l'au- 
rons voulu et bien mérité. 

On ne se soucit pas assez, on préfère demeurer inactif, 
oisif et encrassé. On se laisse aller, couler peu à peu vers le 
gouffre de l'inertie complète. On regarde le campus en at- 
tendant la fin. Mais la fin de quoi? 

"À QUAND >" 

j^_ Par une synthèse de la semaine d'initiation, on avait cru 
à un renouveau dynamique de l'esprit universitaire. Une fois 
de plus il s'est écroulé, bêtement, comme d'habitude. Si 
personne ne veut avancer pour réclamer ce qui lui est dû, 
s'il n'y a pas ce mouvement de masse qui se forme afin 
d'appuyer ou de critiquer, s'il- n'y a cette opinion publique 
universitaire pour construire ce qui doit être construit et 
détruire ce qui doit être détruit, alors pourquoi aurons- 
nous tant réclamé notre maturité universi'nire ? 

. ' ^ Pierre Trudel 



"De vos études et votre recherche scienti- 
«e, soyez convaincus qu'entre des vérités de 
foi certaines et. des faits scientifiques établis, 
la contradiction est impossible. La nature, 
comme la révélation, viennent de Dieu, et 
Dieu ne peut pas se contredire. Ne vous lais- 
sez pas déconcerter, même si vous entendez 
affirmer le contraire avec insistance, même 
si la recherche devait attendre pendant des 
siècles la solution d'oppositions apparentes en- 
tre la science et la foi." 

Allocution aux étudiants de la 
Sorbonne, le 9 avril, 1953. 
"Enfin, il est un but auquel ils doivent ten- 
dre, quelle que soit leur vocation particulière. 
L'heure présente est vraiment l'heure de 
l'Evangile, maintenant qu'ont failli ou que 
vont faillir des systèmes et des doctrines qui 
avaient voulu se passer de Dieu. Il faut donc 
des jeunes gens à la foi intègre, prêts à re^ 
noncer à la médiocrité, à sortir de l'équivo- 
que, si jamais ils y étaient tombés; des jeunes 
gens qui veulent la vie divine et la, veulent 
abondamment; des jeunes gens qui, en priant 
et en souffrant, aient dans leur coeur — com- 
me une flamme qui -les brûle — l'amour pas- 
sionné pour Jéstis*. l'amour, pour les âmes." 
Allocution à des aumôniers de la 
jeunesse italienne d'Action 
Catholique, le 8 septembre 1953. 



"L'art dç Téducâflon est, en- effet, sous 
beaucoup d'aspects, l'art de' e'adaater: s'adap- • 
tef à l'âge, au tempêramenr, au caractère, à 
la capacité, aux besoins, et aux justes aspi- 
rations de l'élève; s'adapter à toutes lés cir- 
constances des temps et des lieux, s'adapter 
au rythme du progrès général de l'humanité." 
(6 mai 1951, Collège StJoseph de Rome.) 

"La direction de la société de demain est 
placée principalement dans l'esprit et le coeur 
des universitairesd'aujourd'hui. (...) Ayez le 
sentiment intimeeTpi^ondément enraciné que 
vous êtes de futurs dirigeants de la nation: 
ayez, en même temps, conscience des respon- 
sabilités particulières que vous assumerez en- 
vers la patrie dans chacune des professions 
auxquelles vous vous consacrerez au terme 
heureux de vos études. 

"L'avenir de la patrie parmi les peuples 
modernes et civilisés dépend donc première- 
ment de la jeunesse universitaire. 

"Le second flambeau qui éclairera votre 
chemin sera la science elle-même, dans ses 
multiples ramifications. (...) Quel splen- 
dide honneur pour la personne est la science 
approfondie, possédée et ensuite^ utilisée pour 
le bien d'autruit. (. .' .)-'■'■ 

"Il faudra remonter à de plus hautes sour- 
ces, auxquelles conduisent le sincère amour 
de la vérité et sa sûre possession: nous vou- 
lons dire aux sources religieuses surnaturel- 
les. I.) 

"A présent que~vous êtes adultes et par- 
venus à l'âge où vous devez. vous-mêmes choi- t 
sir et déterminer, il faut que vous fassiez 
devenir presque comme votre possession per- 
sonnelle consciente, que vous compreniez tou- 
jours plus intensément le trésor de- la foi 
catholique et la richesse de vérité et de grâce 
que Jésus-Christ vous a donné par sa Ré- ' 
démption et par son Eglise et dont il a placé 
le germe dans vos âmes dès le berceau" (...) 

"Voici, chers fils, comment nous voudrions 
la chère jeunesse universitaire consciente des 
graves responsabilités sociales, empressée à 
s'y préparer, généreuse dans ses aspirations 
à la perfection, maîtresse dans les sciences, 
forte dans la foi, dévouée envers la patrie, 
continuatrice des nobles traditions de l'Athé- 
née ro/nain qui a donné tant d'hommes émi- 
nents à l'Eglise et à l'Italie " 

Pie XII à la jeunesse universitaire 
de Rome, 15 juin. 1952. 



LA Ve REPUBLIQUE 



La "question républicaine" est 
certes celle qui a fait couler le 
plus d'encre en France, depuis 
quelques siècles. 

La République française fut 
proclamée le 21 septembre 1792. 
Quelques années plus tard, cette 
première République fut avalée 
par Bonaparte qui prenait alors 
un peu de ventre et 'beaucoup 
de pays. 

x La seconde, éta blie par Louis- 
Philippe en lMSk^Tut^Sbolie par 
Pautre Napoléon, bien maigre ef- 
figie du petit êàporal. 

La troisième République émer- 
gea du bain de sang de la guer- 
re franco-prussienne et de la 
Commune de Paris de 1871; elle 
dura jusqu'à ce que le maréchal 
Pétain. bon papa, établit son 
Etat semi-fasciste à Vichy après 
la défaite- <ie 1940. i « — 

La quatrième République, is- 
sue des membres de la Résistance 
en 1944 ne peut survivre à la 
crise de mai dernier; dangereuse 
offrande au peuiple-ffançais trop 
épris de "Liberté, égalité, fra- 
ternité", elle succombe au dé- 
sordre et à l'anarchie. 

La nouvelle constitution 

La. nouvelle constitution réaf- 
iirmeJejL droits de l'homme ., émeT_ 
encore une fois le principe du 
gouvernement du peuple, par le 
peuple, et pour lé peuple; et rend 
le suffrage* universel égal et se- 
créi De plus, elle établit un 
Conseil constitutionnel dont la 
principale fonction, à l'instar de 
notre Cour suprême est de juger - 
de la constitutionnalité des lois 
organiques. 

D'autre part, la nouvelle consti- 
tution prévoit l'élection indirecte 
du -Président, lui donne l'autorité 
de régir fpar décret lorsque les 
institutions de base ou les inté- 



rêts de la République sont me- 
nacés. Elle établit un Sénat qui 
peut agir comme un frein sur la 
complète liberté de l'Assemblée 
nationale, restreint les sessions lé- 
gislatives régulières à environ six 
mois par année et permet au 
Gouvernement de passer les bills 
financiers par décret si le Parle 
ment n'a pas le temps de com- 
pléter sa législation durant la li- 
mite de temps spécifiée. On 
constate que quelques-uns des 
pouvoirs donnés à l'Exécutif dans 
ce document ressemblent à ceux 
que l'Abbé Seyies proposait à 
Napoléon en 1797. Fait intéres- 
sant à noter, la Cinquième Répu- 
blique se déclare laïque mais 
l'Eglise catholique avisait ses fi- 
dèles qu'ils -pouvaient voter sans 
contrainte cm faveur de la nou- 
velle constitution. 

Pouvoirs de la nouvelle 
constitution 
Une vaste concentration demeu- 
re entre les mains du général de 
Gaulle Voté au pouvoir par les 



particulièrement important en 
vue des décisions devant être 
prises à l'égard de l'Afrique. 

A l'exception de la Guinée, tous 
les territoires de l'Afrique ouest 
et de l'Afrique équatoriâle ont 
accepté de faire partie de l'U- 
nion française. L'Algérie demeu. 
re toujours le coeur du problè- 
me; ayant voté en bloc en faveur 
du plan proposé par le général 
de Gaulle, cela veut dire qu'ils 
fondent sur celui-ci des espoirs 
qu'il puisse les sortir de leur si- 
tuation intolérable tant au point 
de vueréconomique que politique. 
De Gaulle a clairement fait voir 
qu'il ne croit pas dans l'indépen- 
dance immédiate ou à l'intégra- 
tion avec la France — par laquelle 
les musulmans obtiendraient l'é- 
galité des droits comme Français 
mais deviendraient une minorité 
de la population. 
Où va la Cinquième République? 

c^uel sort est réservé à la Fran- 
ce' elle même. De Gaulle de- 
meure au pouvoir trois mois 



derniers représentants de la Qua- (avant les élections générales) « 
triémp RAriuhTimio il ,.«-.{» ~.„:~ . 7? . ,... il. 



trième République, il voit main- 
tenant son projet de constitution 
approuvé avec une majorité 
écrasante. 4 

Durant les prochaines sëmai- 
nes, il ser a le se-ul maître de la 
France avec l'autorité de se pro- 
noncer sur le sort de l'Algérie, 
sur la date des élections géné- 
rales . etc. La réussite ou 
l'échec de la Cinquième Répu- 
blique dépend principalement de 
son habileté politique. 

Comme répudiation de la Qua- 
trième République, le vote n'au- 
rait pu être explicite. Le résul- 
tat donne au général de* Gaulle 
plus d'espace pour «manoeuvrer 
car aucun secteur n'a gagné le 
privilège de se considérer comme 
le "grand supporteur". Ceci est 



apparemment s'attend d'être élu 
Président Selon la ' procédure 
parlementaire normale, il faut U 
majorité pour, voter la loi; selon 
la nouvelle constitution, si le Pré- 
sident désire qu'une loi soit pas 



sée,. il la soumet au Parler 
et une majorité est requise pour 
la bloquer.. . , 

LePrésident peut passer outre 
le Parlement en la proposant di- 
rectement au peuple sous "forme 
de référendum. 

Les Français ont essayé en vain 
depuis un siècle et demi d'avoir 
un semblant de balance entre la 
dictature et l'anarchie. — «Souhai- 
tons que cette ex;>éricnce aura 
plus de succès que ses pfe^ 
dentés. 

ROGER ROY 



•^ périodiques spécifi- 
quement temporels ne re- 
lèvent pas d'une autre ini 
lltftt que ceHe des per- 
sonnes qol les ont fondés." 
Jacques Maritain 





'FAIM FACr 



BULLETIN SPÉCIAL 



"Taire In vérité, c'est en- 
cher le mal, non le sup- 
primer." 

Thiers 



%• 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



Le 11 décembre 1958 



DEUX HOMMES, L'UN 



* 



Gérard Girouard 



Louis Cliché 



*i»- 



CHERS ELECTEURS, 



X 






Après déjà plus de deux moiè de tâtonnements, de discussions, pour m 
dire de disputes; après les multiples motions, sous-motions, amendements et sous- 
amendements; après que les journalistes se soient gavés des soi-disant scandales qui 
se passaient à 1 Université d'Ottawa, nous., en sommes rendus au point que lés 
étudiants eux-mêmes ne croient plus à leur Fédération. 

Bien plus, les rumeurs les plus sérieuses courent à l'effet que les facultés de 
médecine, de Conrunon Law et de Droit Civil songeraient à se retirer de cette même 
Fédération. 

Ht pourquoi ? 



L'HOMME 



—1955-56— Directeu/ de "La Cité Etudiante". 

- —Président, Belles- Lettres, Université de Sherbrooke. 
—1956-57— Rédacteur-en-chef, "Le Copain", Université de Sherbrooke 

—Président aux Arts, Université de Sherbrooke 
—1957-58— Président de la FNEUC, Université d'Ottawa 
- -^Chef des nouvelles, "La Rotonde" 

—Vice-président de la Fédération. 
—1958-59— Vice-président des Finissants, 

— Directeur de "La Rotonde" 

—Président intérimaire de la FEUO. 



* 







.J 








• 
















■ 




_ 






■ 






-• 


, 




•>• 




















• ■ . 






Pourquoi ? Parce que simplement, après une telle crise, après avoir cru défendre 
une question de principes, les étudiants s'aperçoivent qu'ils ont été frustrés. 

Frustrés dans leur tentative de réconciliation avec l'Autorité au sujet de la 
Rotonde, frustrés dans le fait que cette même question a emplqyé, depuis le com- 
mencement de l'année scolaire, tout le temps de leurs représentants au détriment 
de beaucoup d'autres activités; frustrés parce que toute cette question n'a été, en 
fait, qu'un montage devant servir à la publicité de quelques personnages; frustrés 
enfin du fait qu'après avoir marché sur ce .qu'ils appelaient fièrement des principes, 
les étudiants voient encore courir' à ïa présidence leVprincipal instigateur de 
toute cette malheureuse situation. 

Que va faire monsieur Cliché à la présidence *si « n'est pour continuer 
son travail de révolté. 

Evidemment, l'affaire est close Evidemment, personne ne voudrait la voir 
M reproduire. Mais enfin, qui son^e a en prendre les moyens. 

Ce n'est pas fleux, mais dix eandidats qni auraient dû se présenter à la 
présidence pour donner leurs opinions -et proposer des réformes 

Les étudiants semblent oublier que la Féd éf a t io ij est leur affaire et qu'ils 
auront .les représentants qu'ils élisent. 

Je ne crois pas, messieurs les gradués, que vous réglerez le problème en 
Vous retirant de la Fédération. , • * ■ 

Je ne crois pas, messieurs les sous gradues, que nous progresserons en -rêvant 
<te résolutions. 



LA DOCTRINE 



"Nous avons lutté deux mois durant au Conseil de la FEUO pour l'autonomie 
de notre association dans les affaires proprement étudiantes." 

Le conseil a cependant semblé abandonner la partie, manquant des outils indis 
pensables pour mener à bien ses légitimes revendications et pour défendre adéquate- 
ment sa position. 

A la suite de ces faits, la seule attitude intelligente et réaliste à la fois 
consiste à nous replier sur nous-même et à donner à la FEUO une solidité et une 
maturité indispensable, voire même antérieure à . toute revendication. 

S'aider d'abord entièrement avant de critiquer l'attitude des .Autorités: une 
constitution, une Fédération forte et dynamique, des organisations étudiantes .efficaces 
prouveront une maturité, qui entraînera plus facilement l'autonomie dans les affaires 
strictement étudiantes. ♦• 

En deux mots: cesser d'accuser le paternalisme comme étant via cause de tous 
nos maux et corriger notre infantilisme. 



*7- ♦ 



ri, 



le seul remède c'est celui d'agir • tout simplement en homme: — 

Agir en homme, signifie être fier o> sa liberté, mais aussi savoir sacrifier 
ses opinions pour le bien général. Agir en homme, signifie ne pas critiquer sans 
construire. Agir en homme signifie discerner entre un problème véritable et un 
coup monté. 

N us avons perdu deux mois en disputes, nous attendons une constitution, 
nous sentons que nous avons besoin d'une sérieuse réforme, mais nous perdons 
notre temps . à nous demander comment elle viendra et qui l'apportera. 

Ceitfi réforme, confrères, je veux vous l'offrir. 

Je n'ai pas formé un comité de salut public. Je ne suis ni un révolutionnaire 
ni un délégué de l'Autorité Je ne me crois pas assez intelligent pour pouvoir 
faire seul ce que d'autres n'ont pas réussi, mais je viens vous demander votre 
appui pour régler les points les plus en souffrance dans notre petite chose publique. 

Je dois«»donner tout de suite mon opirtion sur la .candidature de monsieur 
Cliché à. la présidence. 

A la suite des Dayjd et Lacharité. monsieur Cliché a assumé la responsabilité 
de la Uotonde. Au»- moment où tout semblait devoir . c oublié, monsieur Cliché a 
Pris l'initiative de faire paraître le fameux "rapport La Charité. Pourquoi? 

JJ nous répondra: Pour l'information des étudiants. Allons donc. Nous direz- 
wus, monsieur Cliché, que vous n'aviez pas prévu les conséquences de votre 
geste? Essayerez-vous de nous faire accroire que vous ne lanciez pas là.-un défi 
à l'Autorité ? . . ° . ' 

Evidemment, vous ne direz rien. 

Je suis convaincu qiie Jfjgè_re Puoharme aurait agi bien autrement s il n avait 
Pas etéacculé au mur par une publicité tapageuse. 7 , 

■ Et maintenant, après que l'affaire semble, pour la deuxième fois, réglée, nous 
«lirions monsieur Cliché à la présidence de la Fédération. 
,' Je demande encore: Qu'est-ce qu'il ira y faire? . 

Ou bien il se rapprochera de l'Administration Universitaire et devra oublier 
*** grandes- déclarations de principes et ses envolées sur le défaitisme. 

Ou bien il se prévaudra de la confiance d-s étudiants pour continuer le 
travail commencé et alors nous n'avons encore rien vu en fait de troubles, de 
wtonnements et" de disputes. • . ' , 

. On vibre toujours quand quelqu'un nous dit que notre liberté est en jeu, 
m ais l'on ne se demande pas assez souvent si nous ne faisons pas tout simplement 
le Jeu de quelques politicailleuis. nés avant les autres. « - 

Je demande votre eonfiance. , , -■-*,,., .. 

Un président, qui s'est toujours tenu air TOtirant des affaires de la Fédération, 
•g» y avoir été engagé directement, serait plus en mesure d'obtenir la collabo-. 
au on nécessaire pour repartir sur le bon pied 

. . " (Suite à la page 6) 



LE PROGRAMME 



"SOLIDIFIER LA- FEDE" 



» 



I— pélimiter le statut de la FEUO 

1) nommer un aviseur légal -, 

2) constitution: former un comité qui travaillera sur la constitution dès le len- 
demain de l'élection. ~ 

le comité: a) aviseurs légal et financier 

b) ancien et nouveau président de la Fédération 

c) Présidents Droit civil. Con ; <©n Law et Médecine. 

Le travail accompli sera soumis aux membres du Conseil avant Noël pour 
étude durant les vacances. 

3) Charger l'aviseur légal d'un projet d'incorporation. 
II. — Solidifier les commissions de la Fédération 

"Le tout n'est fort qu'en autant que ses parties le sont." 

1 ) nommer un président des commissions, responsable de la bonne marche des 
commissions. L. v.-p. français pourrait s'en charger, 

2) exiger un rapport semi-annuel de la part de tous les présidents de commis- 
sions, moyennant inaction, le conseil pourra toujours remplacer les incom- 
pétents, . 

.^.^ 3) remaniement de certaines commissions •,,.. *— _ _- — . — u— —^ 



*t 



a — ressusciter Radio Etudiante * 

b — former le comité de l'Entr'aide Universitaire mondiale (W.U.S;) 

c — réorganiser le Secrétariat* de Presse 

d— rformer un comité de la Maison des étudiants qui verra au bon ordre et 
au bon fonctionnement de notre maison, 

III. — Redonner au conseil son efficacité 

1. — imposer une procédure déterminée 
" 2.— rendre celle-ci accessible à tous les membres du conseil. _ 

IV. — Continuer pour le reste du terme, le travail de l'ancien exécutif n ce qui concerne: 

1. — le Bal des Finissants ; , r~- /* 

- 2.— le Carnaval d'Hiver 
3— le "Year-book*:. . 



\ 






i 



r " / — r 






ÏLi 



- 






»-• A 



>J> 



■ 



— L 



■ 





«i t " . j 1 " m * 



Pa9c 2 



TniOTO N D E 



U 11 décembre lo !(| |I ^lljéctmbf» 19SS 



LA ROTONDE 



EDITORIAL 

Les prouesses de 

nos présidents 

Comment se fait-il, qu'au beau milieu de décembre, il y ait 
des élections à la présidence de la Fédé ? Cela peut s'expliquer en 
prenant en considération le déroulement des événements qui ont 
lieu depuis plusieurs semaines à la table du Conseil et l'attitude 
plutôt inexplicable de certains membres du Conseil de la Fédération. 

En effet, certains de ces élus, du peuple vous étalent cette 
sûreté de jugement qui les fait changer d'idée, d'opinion et de 
ligne de conduite en un temps record. Lors de l'assemblée du 
27 octobre, le Conseil refuse PAR UN VOTE UNANIME la démis-* 
sion des trois directeurs de "La Rotonde"; et le 26 novembre, 
volte-face complète: la démission est acceptée. . . Autre fait encore 
plus récent: lors de l'assemblée du 28 novembre dernier, on propose 
d'abord une motion pour avoir des élections générales sur le campus 
et ensuite, on propose un amendement à cette motion pour fixer 
la date des élections Et 'on passe au vote: primo, l'amendement 
recueille 8 voix pour et 5 voix contre, Secundo, vient le vote sur 
la motion elle-même: 5 voix pour, 8 voix contre. Et voilà le 
sérieux de notre vénéré Conseil: ce soir-là, on vote la date d'une 
élection QUI N'AURA PAS LIEU ! 

C'est dans de telles situations qu'on peut discerner sans erreur 
la rais'On pour laquelle ces gentils élus désirent siéger au Conseil 
.de la Fédé: une fausse "gloriole" éphémère ou un réel désir 
de mettre leurs talents au service de leurs confrères et même, 
quoi qu'on en dise, au service des autorités. Mais sur qui retombe 
, ce fait d'avoir^trop de "poires" n la FJdé l Nulle part ailleurs que 
sur la masse étudiante qui y élit ses représentants. 

À priori, les événements précités incitent au rire, mais de 
lait, la situation est plutôt tragique. De telles situations ne se 
présenteraient pas si, d'une part, les étudiants ne manifestaient pas 
autant d'apathie et d'amorphisme vis-à-vis leurs affaires et, d'autre 
part, si un bon tiers du Conseil avait la maturité et l'intérêt 
voulus pour trouver des solutions adéquates à des problèmes déli- 
cats et complexes. LORSQU'ON VEUT ETRE TRAITES EN HOM- 
MES, IL FAUT AGIR EN HOMMES. Quel qu'ait été le principe 
en jeu, ce même stupide tiers- du Conseil se serait conduit avec 
le même manque de sérieux, le même bagage de contradictions et 
le même infantilisme. 



TRIBUNE LIBRE 






MIL les directeurs. 

f J'ai connu monsieur Gérard 
Girouard en 1948. Depuis ce 
temps, je l'ai eu comme con- 
frère de classe au Séminaire 
de Mont-Laurier, jusqu'à ce 
que Gérard nous quitte après 
avoir terminé son; année de 
Rhétorique. 

Je suis fier d'avoir eu Gé- 
rard comme confrère, je le 
suis encore plus d'être consi- 
déré comme son ami. 

Au séminaire de Mont-Lau- 
rier, Gérard s'est acquis une 
"réputation de dynamisme,. de 
franchise et de personnalité 
<\ui a laissé un souvenir dans 
cette maison d'enseignement 

Gérard s'est toujours révélé 
non seulement un penseur. 



mais un homme d'action. Il 
fallait le voir en tête d'une 
organisation pour juger de ses 
qualités. 

Pour embarras financier, 
Gérard a dû quitter le sémi- 
naire sans avoir pu compléter 
ses études, mais ceux qui le 
connaissent, peuvent apprécier 
à sa juste valeur, la belle réus- 
site qu'il a eu dans le mpnde 
des affaires. Cette réussite 
qu'il ne doit qu'à son cran, 
puisqu'il était totalement dé- 
pourvu de moyens financiers, 
devait lui permettre, cinq ans 
plus tard, de revenir à la tache 
et d'entreprendre ses - études 
de philosophie et son cour de 
droit. Ce n'est pas peu dire 



Dans le récent conflit qui a opposé les autorités. de l'Université 
et la Fédération} des Etudiants, il faut admettre sans aucun parti 
pris' et avec le plus d'objectivité possible que chacun y a sa part 
de responsabilité* Cependant, il convient aussi d'attribuer la majeure 
partie des torts à la gent étudiante qui, par "son manque de matu 
rite, son grand désintéressement de ses propres affaires et sou 
inconscience de ses"Tesponsabilités ne peut que s'attirer des dé- 
faveurs. 

Lors 'des élections qui auront lieu vendredi prochain, les élu- 
diants décideront quelle ligne de conduite ils entendent prendre 
pour l'avenir: sortiront-ils de leur léthargie ou resteront-ils en, 
crasse dans uhe épaisse .bourgeoisie de tout repos? Un homme 
assume tous les risques pour la survie de la Fédé: son but est 
d'en assurer la bonne marche en la dotant d'une Constitution et 
en l'incorporant. Si chacun veut s'efforcer 'd'y mettre de la bonne 
volonté, la Fédé, comprise dans un tel état d'esprit, deviendra 
une association d'étudiants dont tous les gestes auront pour but, 
non pas de lutter CONTRE les autorités, mais de travailler AVEC 
, elles pour le plus grand renom de l'Université. 



et père de deux enfants. 

Gérard a toujours été l'hom 
me de situation. Je suis con 
vaincu qu'il est celui qu -jj 
nous faut ppur donner le coun 
de barre à notre fédérât^ 
titubante. ' 

Je me fais un devoir d'an, 
puyer fortement Sa candidatu 
re et j'invite 5 tous les étudiant, 
de mon Université à se joû, 
dre à nous afin que soit fiji 
à jamais le temps des j euï . 
d'enfants. J ur 

Gérard est notre homme à 
un double point de vue. il m 
celui qui cherchera à' rétablir 
la meilleure des collaborations 
entre l'Autorité Universitaire 
et la Fédération,, mais il wt 
aussi celui qui, par son passé 
a prouvé qu'il a des idées et 
saura défendre, avec un diplo- 
matie consommée la liberté et 
les droits des étudiants. >*" '"- 

Guy ROY, 

. 4 Droit t 



^^ 



A l'éditeur. 
Par le temps que cette édi 



Paul LaROCHE. 






EDITORIAL 



NE PAS LAISSER TOMBER 



Deux individus ont été mandatés par le Conseil de la FEUO 
pour publier un "Bulletin Spécial" de la Rotonde à l'occasion des 
présentes élections, 
nent 
tion de ce journal. 



I- — —-- — - — -- --» — ••—»..« ufvk.ui wv. »d. ii'Auimt; u » m l .l.iJUII (11,1 

mtes élections. Il y a donc lieu que ces deux individus preri 
position dans l'esprit de ceux qui les ont précédés à la direc 



- 'l . 






Le 28 février 1958, MM. Jean David et Normand Lacharité ont 
publié un numéro spécial à l'occasioj du 25e anniversaire de La 
Rotonde. Ce numéro demeure un document de haute valeur, parce 
qu'il a secoué notre apathie, parce qu'il nous a fait prendre cons- 
<~cienc* des, multiples problèmes qui, à longue échéance, nous handi 
râpent sérieusement qui que nous soyons. 

Cette prise de conscience nous l'avons payé à prix d'or par la 
perte de deux individus d'une réelle' valeur. Aussi nous faudra-til 
faire en sorte d'en tirer le meilleur pYofit possible. Aujourd'hui 
sur le campus, la masse grouille, les étudiants sont éveillés à leurs 
problèmes. On discute, on s'interroge, on prend position, on a 
même fait des coups d'Etat dans certaines facultés. (A la faculté 
des Arts, M. Caza fut forcé de démissionner). Nous sommes per- 
suadés qu'un Lacharité promenant "sa barbe" sur le campus, s'y 
méprendrait, tellement la métamorphose est réelle. 

On peut tout espérer d'un corps, étudiant qui réagit, quel que 
soit cette réaction. On peut espérer" que pour une fois lors de 
l'élection qui aura lieu le 12, les étudiants connaîtront la portée 
du geste qu'ils devront poser. La FEUO traverse une crise d'où 
peut sortir le meilleur et le pire. Elle a passé à deux doigts de 
voir*on Conseil démissionner en bloc. Les rumeurs circulent que 



d'importantes facultés -graduées veulent se retirer (les lâches!). 
On a même parlé d'une Migue: "Ligue du Réveil" ... Il reste à sou- 
haiter que ie suffrage, vendredi le 12, nous permettra de devoir 
dire que la masse étudiante en entier appuie son Conseil, parce 
qu'elle lui a donné un président élu avec une forte majorité, issue 
d'une large participation au scrutin. 

Par ailleurs, on sait maintenant que le rôle d'un président de 
faculté ne se limite pas à organiser des. activités bourgeoises et 
mondaines, mais que ce président aura à siéger à la table du Con- 
seil, Conseil qui doit résoudre des problèmes qui se situent sur un 
plan beaucoup supérieur à celui de ces banales activités. 

Si le président doit être sociable, quelque peu mondain, il se* 
.doit avant tout, d'être connaisseur des- problèmes étudiants, il se 
doit d'être pénétré des grands thèmes pour lesquels des étudiants 
se dépensent sans vergogne dans plusieurs des universités cana- 
diennes. C'est là la véritable envergure que doit avoir avant tout 
tant un président de faculté qu'un président de la Fédé. 

Parce que chacun veut poser un geste adulte, parce que cha 
eun veut prendre position en connaissance de cause, La Rotonde 
~se veut d'être un doettment, qui saura jeter un peu de lumière sili- 
ce -tout confus que constituent les multiples événements qui sont 
survenus depuis la parution du numéro spécial, le 28 février 
numéro du 25e. anniversaire. -Si bien tjuç les prises de position 
vraiment responsables des David. Lacharité, Prud'homme n'auront 
pas été vaines. 

Martin BELIVEAU. 



S'il y a Incorporation, il y a aussi Statut de l'Etudiant 



La lettre du doyen des étu- 
diants déclencha le 23 octobre 
à la Fédération un conflit qui 
n'est pas encore réglé. On peut 
dire avec cynisme que ce con- 
flit eut l'avantage de remettre 
à l'ordre du jour des problèmes 
assez importants: le* statut de 
la Fédération, les lacunes de sa 
présente organisaliniL etc . . 
Il permit aussi Teçhafauda- 
,ge d'un nombre étourdissant de 
thèses: la théorie "amoureuse" 
(marcher la main dans la main 
avec les autorités ), la théo- 
rie belligérante (défendre nos 
.droits contre l'administration), 
et les théories cocasses à sa- 
voir que les présidents de fa- 
cultés n'avaient pas de compte 
À rendre à personne, que Bill 
Boss devrait superviser la Ro- 
tonde, que le représentant de 
Philosophie "était soudoyé par 
les Oblats", qu'il valait mieux 
se retirer de la Fédération par- 
ce qu'elle ne servait à rien, 
etc . . . Ce fut un "beau chiard" 
comme dirait l'autre et il ap- 
parut évident que le Conseil de 
la Fédération n'avait pas la 
compétence nécessaire- pour y 
mettre de l'ordre, loin de la . . . 

Le R.P. Lafontaine, dans une 
conférence qu'il prononçait le 



18 novembre sur la liberté d'ex- 
pression di sait d e l a F édération 
qu'il lui manquait ce caractère 
"d'altérifé" qui fait qu'une as- 
sociation, s'érigéant en person- 
ne morale par incorporation, 
civile, puisse, revendiquer ses 
droits par rapport à une autre 
personne morale. Cette opinion 
représentait manifestement cel- 
le de l'administration de l'unf- 
versité. Et il avait raison! Nor- 
mand LaCharité commente dans 
le Carabin du 25 novembre: 
"Nous avons un motif pour 
continuer la lutte pour l'incor- 
poration civile." ; 

Mais le motif a toujours exis- 
té! L'administration de l'Uni- 
versité ne pouvait se défendre 
que par "interdictions" et me- 
naces implicites d'exclusion 
contre les attaques qui lui ve- 
naient des étudiants par 4a voie 
de La Rotonde. Par contre, le 
droit des étudiants à la liberté 
de parole est indéniable. Mats*, 
pour qu'ils l'aient, ils doivent 
pouvoir en supporter les consé- 
quences et du point de vue lé- 
gal, assumer les poursuites pour 
propos libelleux, etc . . T-n 
conclusion se tire d'évidence: 
l'incorporation civile. 



Est-elle réalisable? Cest à la 
Fédération de le voir. Si elle 
ne l'est pas c'est à la Fédéra- 
tion de s'occuper à clarifier 
son statut vis-à-vis l'administra- 
tion de l'université, que ce soit 
dans une entente conjointe, par 
une constitution de la Fédéra- 
tion acceptée par les deux par- 
tis en cause, peu importe! 

I^e problème ne se pose pas 
seulement à l'échelle locale 
mais à l'échelle nationale aus- 
si. C'est le statut de l'étudiant 
qui est en cause. L'élargisse- 
ment du champs d'action des 
étudiants sur le plan civil po- 
se avec acuité le problème de 
leurs possibilités et de leur li- 
berté d'action. 

Lorsque notre statut aura été 
réglé, il sera assez simple de 
mesurer dans la constitution 
jusqu'à quel point les repré- 



"La vérité souffre, mais 
ne périt pas." 

Ste Thérèse. 



tion spéciale de "La Rotonde' 
paraisse sur le campus, le 
gros de la campagne électo- 
rale pour lé poste de la prési 
dence aura eu lieu et les cm 
didats seront pleins d'espoir. 
J'ai l'impression que cette 
copie de "La Rotonde" produi- 
ra un dernier essor et j'en 
prends l'occasion pour établir 
* officiellement mon support 
pour M. Louis ClkhesDour la. 
présidence de la Fédération 
->«*.des Etudiants. 

Il y a plusieurs raisons pour 
lesquelles je trouve M. Clfche 
l'homme le plus apte à occuper 
ce poste. En premier lieu, pour 
conserver la continuité dans 
le conseil, un élément essen 
tiel et vital est celui-ci: M. 
Cliché est le seul candidat qui 
est au courant de tout ce qui 
s'est passé à la Fédération de 
puis septembre dernier. Pre 
nant ceci en * considération, il 
est facile de concevoir la. va- 
leur d'élire un, candidat qui 
n'aura pas besoin de trois à 
quatre semaines pour se ren- 
dre compte de ce qui se passe, 
mais qui n'aura qu'à s'installer 
à son bureau et de permettre ' 
à la Fédération de continuer 
ses oeuvres. 

Il y a un point important 
que j'aimerais souligner: les 
difficultés qui ont éprouvé le 
conseil sur la question de "U 
Rotonde". Après avoir discuté 
pendant trois heures et demie 
avec M. Cliché à une assem- 
blée de l'exécutif, je suis con- 
vaincu que ce dernier oubliera 
cette question, et qu'il fera un 
effort pour établir une atmo- 
sphère qui saura satisfaire 
Autorité et étudiants. 

J'ai souvent entendu dire 
qu'il y aura du trouble à pro- 
pos de "La Rotonde" tant que 
M. Cliché fera partie du con- 
seil. Rien ne peut être aussi 
faux. Simplement par le fait 
qu'il fut engagé dans cette 
situation, il est au courant de 
ce qui s'est .passé et est es 
mesure, pitié que n'importe qui. 

(Suite en page S) 



611, rue Cumberlond 



Téléphone: CE 3-6095 




O(V)0€ 



JOURNAL FRANÇAIS DES ÉTUDIANTS DE 
L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre de la Presse universitaire canadienne 
Tiroge minimum: 2,000 copies. 

CODIRECTEURS 



Jusqu'à quel point aussi les 
commissions de la Fédé peu- 
vent être indépendantes, ^ap- 
partiendra au prochain prési- 
dent de la Fédé de s'occuper à 
ce que le Conseil agisse enfin 
en ce 'sens. 

Claude M. PICHE 



* 



Martin Béliveau 
Paul LaRoche 



sentants des étudiants au Con- REDACTEUR*? 

seil pourront être responsables Jean Carrière 

vis-a-vis ces mêmes étudiants. 



/ 



PHOTOGRAPHE ,.. 
MISE EN PAGES 
ADMINISTRATION 



Pierre Maheu 
Gilles Roy 
Claude Lemelin 

Leighton Long 

Pierre -Maheu 

Jean-Claude Giguère 






VOTONS 



Eog« 3 



AVEC 
LUCIDITE 

Depuis plus de deux mois, une série de bombes en chapelet 
nt éclaté à l'Université d'Ottawa. La conséquence éh est un 
rnéli-mélo dont l'inextricalité n'a d'égal que la confusion des esprits 
fn somme, la fédération qui a eu trois présidents en moins d'une" 
semaine n'en a plus, de tous côtés les démissions succèdent aux 
démissions, les motions contredisent les motions, les facultés se 
rétirent et ne se retirent plus de la fédération; et le vieil Anstote 
frémit de tous ses os à la vue de son grand principe de non- 
contradiction si ouvertement bafoué. 

Dans tout ce tissu de contradictions, un fait demeure; la parole 
est au peuple étudiant, v / 

Sur quoi s'agit-il de se prononcer ? Quel est le problème qu'il 
sag.it de régler? Quels sont les événements, les personnes ou 
groupes de personnes, les tendances et les actes qui ont amené 
Il situation présente ? Autant de questions qu'il est normal de 
se poser el auxquelles il serait difficile de répondre sans avoir 
une notion claire des faits et de leur signification. C'est dans le 
but de mettre un peu d'ordre dans les esprits et de permettre 
à chacune de voter lucidement et personnellement que nous pu- 
blions ce calendrier des événements qui se veut aussi succinct,, 
complet et impartial que possible. . '. 

s -Jean CARRIERE. 
Pierre MAHEU. 



De l'opinion publique 

LY presse universitaire, d'un océan à l'autre, a été renseignée 
sur les événements des derniers mois, et elle a exprimé d'une 
façon très claire son opinion sur le problème. Dans plusieurs jour- 
naux étudiants, les éditoriaux très violents ont été publiés. 114 
considèrent, en général, qu'il s'agit d'une question de principe, et 
que ce problème prend une envergure nationale. 

La presse étudiante n'a pas été la seule à réagir mais elle 
a été suivie, et appuyée, par son aînée, la presse de statut profes- 
sionnel. Le Toronto Daily Star a même publié en ' le mettant en 
vue, un long éditorial qui appuyait clairement les étudiants. 

Cet intérêt du public, cette publicité dans la presse du pays 
ait un fait de première importance quant à l'explication des événe- 
ments. En effet, certaines décisions, par exemple celle de refuser 
la démission du Bureau de direction de La Rotonde (réunion 'du 28 
octobre), ont été prises à la lumière de cette publicité. 

if est donc important de noter, parallèlement à ce calendrier 
des événements, l'influence de l'opinion' publique qui a été l'un 
des facteurs principaux de l'évolution de ces mêmes événements. 




A la lumière du passé 



... . - 

28 février: — Publication du numéro du 25e anniversaire de "La Rotonde" par Jean David 

Normand Lacharité et Louis Cliché. ■ * 

4 mars: — Le Centre Catholique de l'Université refuse d'adresser et d'expédier le numéro du 
25e anniversaire. 

13 avril: — Normand Lacharité est élu directeur de La Rotonde par un vote de 13 contre 1. 

18 juin: — Le R.P La vigne convoque Normand Lacharité à son bureau et l'instruit devant té- 
moin de la décision du Conseil d'Administration de ne pas le réaccepter. 

U juillet: .— te Rév. P. Bélanger écrit une lettre à Jean David disant: ". .. il a été décidé de 
ne pas vous réadmettre à la faculté de droit . .". 

21 septembre: — Première réunion de la Fédération. Aucune candidature au poste de directeur 
de La Rotonde. Le Conseil laisse à l'exécutif le soin de trouver un directeur. 
—Il est décidé que "le Rapport Lacharité sur l'administration de La Rotonde 1957-58 ne 
soit pas lu aujourd'hui, mais imprimé et distribué aux membres du- Conseil". 

3 octobre: — Publication du premier numéro de La Rotonde comprenant le rapport Lacharité 

par Louis Cliché, Pierre Trudel et Roger Roy, membres du Bureau de direction mandatés 
par l'exécutif de la fédération. 

7 octobre: — Le R.P. Ducharme rencontre Marcel Prud'homjne et Gérard Vlau à propos de la 

publication du Rapport Laçhatiré. » 

8 octobre: -- Réunion d'urgence de l'exécutif, qui publie une lettre désapprouvant la publica- 

tion du Rapport Lacharité antérieur à l'étude de ce rapport par le Conseil. 

17 octobre: — Publication du second numéro de. La Rotonde, n n'y e,st pas fait mention des 
faj|s concernant la publication du Rapport Lacharité, 

20 octobre: — Réunion de la fédération Le Conseil approuve la position de l'exécutif quant à 
la publication du Rapport Lacharité, et acceptent à l'unanimité Messieurs Louis Cliché 
Pierre Trudel et Roger Roy au Bureau de direction de La. Rotonde. 

*1 octobre: — Le R.T: Ducharme publie une lettre interdisant. aux membres du Bureau de direc- 
tion de La Rotonde toute participation ultérieure aux activités de La Rotonde. Le P. 
Ducharme somme, dans des lettres personnelles, les membres du Bureau de direction de 
remettre leur démission au Conseil. 

27 octobre: — Réunion de la fédération. Les membres du Bureau de direction de La Rotonde 
présentent au Conseil leur démission: Ladite démission est refusée à l'unanimité. Une 
motion est votée demandant une rencontre avec 1'adminjstration de l'Université Propo- 
sé Jean-Marc Layoie, secondé* Robert Baron. 

29 octobre: — Réunion de la fédération. Robert Baron demande au Conseil de reconsidérer sa 

décision antérieure et de reconnaître la décision de l'Université. Pas de secondeur. 
31 octobre: — Rencontre d'une délégation du Conseil avec le P. Ducharme. 

4 novembre: — Réunion de la fédéra" tion. J)emande officielle de la levée de l'Interdit. Motion 

de blâme contre M. Bill Boss à cause de son ingérence dans les affaires étudiantes. 

5 novembre: — Lettre de M. Bill Boss au président de U fédération. Justification et excuses 

conditionnées. — : 






S 



■ 



9 novembre: — Lettre du P. Ducharme, O.M.L, demandant au Conseil d'exprimer les motifs 
sa décision du 4 novembre. 



de 



— 



Transcendant! 



X 



Voyageurs interplanétaires— soyez sur 
vos gardes ! Assurez-vous d'avoir une 
cargaison de Coke dans la fusée ! Vous ne 
pourrez peut-être pas acheter votre 
breuvage pétillant préféré sur la lune . 
mais c'est à peu près le seul endroit. 
Donc, quand vous serez prêt pour la grande 
ascension*, ne manquez pas d'emporter 
du Coca-Cola au goût agréable ! 




SIGNE DE BON GOÛT 



"TES "COICF* OU "COCA-COLA"— LES DEUX MAAQUES IDENTIFIENT 
** MEME BREUVAGE PETILLANT-LE PRODUIT OE COCA-COLA ITÉE. 



11 novembre: — - Réunion de la fédération. Motion de 600 mots, redemandant, avec un exposé 
des motifs de cette demande, la levée immédiate de l'interdit Propose. Prud'homme- se- 
condé, Viau. 

19 novembre: — Le P ; Ducharme, O.M.L, refuse par lettre de donner suite a la demande du Conseil. 

26 novembre: — Réunion de ia fédération. M. Gérard Viau, secrétaire, présente un projet selon 

lequel, pour sortir de l'impasse, on abolirait le journal La Rotonde, et créerait un nouveau 
journal intitulé "Le Réveil". Le Conseil accepte "à grand regret" la démission des mem- 
bres du Bureau de direction de La Rotonde. Proposé, Descoteaux; secondé, Guinard; 8 
pour, 5 contre. „■ 

— Le président, en un geste de protestation, présente sa démission au Conseil. Norman Gui- 
nard est élu président d'assemblée, pour la réunion suivante du Conseil. 

27 novembre: V- Réunion générale des étudiants de la faculté des Sciences Politiques. Sondage 

de l'opinion des étudiants quant à leur président Jean Besner, qui avait voté en faveur de 
la motion de "grand regret". 31 votes de non-confiance, 29 votes de blâme, 7 votes d'ap- 
probation. 

28 novembre: — Jean Besner convoque une assemblée générale des étudiants en Sciences Po- 

litiques, et obtient un vote de confiance quant à son administration. 

—Réunion générale des étudiants de la faculté des Arts. Sondage de l'opinion des étudiants 
quant à leur président Léonard Caza, qui avait voté en faveur de la motion du 26 novem- 
bre. Vote de non-confiance envers le président. Pour: 60, contre: 52; Abstentions: 5. 

—Réunion du Conseil de la faculté des Arts. Le Conseil demande par un vote de 4 contre 
1 la démission de Léonard Caza. Le président démissionne. M. Larry Tuhney, vice-prési- 
dent anglais, est mandaté comme représentant de la faculté au Conseil de la fédération. 

Soir: — Réunion de la fédération. , - , / 

— Lecture de la lettre de démission de Marcel Prud'homme. 

— Adoption du vote secret pour cette réunion. 

—Motion demandant des élections générales au poste de président. Motion défaite. 

—Décision que le Conseil élise l'un des deux vice-présidents à la présidence. 

—Il est décidé de soumettre le résultat de cette élection au peuple étudiant par un réfé- 
rendum, et que si le résultat dudit référendum exprime la désapprobation des % des élec- 
teurs, l'on procède à une élection générale. 

- —Norm an Guinard est élu président de la fédération des étudiants. 

—Marcel Prud'homme déclare à l'assistance qu'il prend la direction du "non" au référendum. 
—Le Conseil découvre que le représentant de Médecine est légalement inacceptable à la table 
du ConseiL 

— M. Louis Cliché propose que cette séanece soit déclarée illégale et nulle. Motion défaite. 

—La motion qui avait été secondée par le représentant de médecine, à l'effet que le vote 
négatif des % des électeurs soit nécessaires pour déclencher des élections générales, est 
déclarée nulle, et rcformulée de telle sorte que les % des votes soient nécessaires.^ 

—Norman Guinard démissionne et offre la présidence i L-juis Cliché qui la refuse. ' 

— Démission de M. Gérard Viau. . 

— Le Conseil à l'unanimité élit M. Louis Cliché à la présidence. M. Cliché accepte. 

2 décembre: — Réunion de la fédération. 

—Jean-Marc Côté, à la suggestion du nouveau président, propose une motion déclarant 
l'illégalité de la réunion du 28 novembre. ' Motion défaite. 

—Norman Guinard est reconnu comme vice président anglais de la fédération après d'in- 
terminables discussions sur un point légal. 

—M. Louis Cliché, afin de provoquer des élections générales, offre sa démission du poste 
de président ou vice-président français. 

— Il est décidé que: 

DES ELECTIONS GENERALES AUX POSTES DE PRESIDENT ET VICE-PRESIDENT 
FRANÇAIS AURONT LIEU, r*-v- 

CES ELECTIONS SERONT TENUES LE VENDREDI 12 DECEMBRE DE 9 00 A.M. A 
6.00 P.M. - * 

LES MISES EN NOMINATION AURONT LIEU LE VENDREDI 5 DECEMBRE DE 12.00 
A 2.00 P.M. 

LA PRESIDENTE DÉ L'ECOLE DES SCIENCES DOMESTIQUES SERA PRESIDENTE 
DELECTIONS. 

3 décembre: — Réunion générale des étudiants de Common Law, qui expriment leur désir de 

se retirer de la fédération. 

5 décembre: — Nouvelle réunion des étudiants de Common Law. Il est décidé de réexaminer la 
décision du 3 décembre avant de passer à l'action. 
—Mise en nominations; trois candidats briguent les suffrages à la présidence: Louis Cliché, 
Jean-Charles Coutuj et Gérard Girouard. Peu après, M. Coutu se retira de la lutte. Gérard 
Viau se présente à la vice-présidence française, et est élu par acclamation. 



■r 



r 



X' 



1 



■ 



A' 






^*¥ 



a 



• \ 



v * 



y 









— 



— r 



■ 







— 



• 









--.•- 



Po 9 e 4 



LA ROTONDE 



Claude Piché 



INTERVIEWS - 



U 11 déc«mbr»j9Sj I t . n déc«mbr« 1958 






LA ROTONDE 



Nfe 5 



Jmul 






Nou.s avons cru qu'il serait intéressant de connaître les 
opinions des différents représentants de Faculté à la table 
du Conseil de la Fédération. A ceux que nous avons pu re- 
joindre, nous avons posé quatre questions: 

1) Appuyez-vous l'un ou l'autre des deux candidats à 
la présidence? 

2) Quelles sont, à votre sens, les problèmes les plus ur- 
gents à réyler, après l'élection? 

3) Croyez-vous que M. Cliché soit apte a résoudre ces 
problèmes? 

4) Que pensez -vous de la réaction des étudiants des Arts 
et des Sciences Politiques à la suite de l'acceptation par le .. 
Conseil de -la démission des trois directeurs de "La Ro- 
tonde"? -— 

CLAUDE DESCOTEAUX. 
Philosophie. 

1) Je ne me prononce pas. 

2) Une Constitution. Je 
1 crois que le prochain prési- 
dent devrait s'enquérir auprès 
d'avocats ou de personnes com- 
pétentes des possibilités d'in- 
corporation civile et en faire 
rapport au Conseil. De toute 
façon, nous aurons besoin 
d'une Constitution pour assu- 
rer l'ordre et l'uniformité de 
nos débats et de nos activités. 

3) Cliché est un bon "jack", 
mais, étant donné que son nom. 
a été mêlé de trop près au ré- 
cent conflit, il lui sera diffici- 
le d'agir comme président. 

4) Les étudiants ife se. sont 
pas occupés d'assez près du 
problème pour pouvoir pren- 
dre position. ^ 



• 



r- 



THOMAS SWABfY. 
Common Low. 

1) Je ne më prononce pas. 

2) Ler.problème le plus ur- 
gent à régler après l'élection 
est celui d'une Constitution. 
Les dernières séances du Con- 
seil ont prouvé qu'il en fallait > 
une. Incorporée, 'la' Fédé sera 
responsable de ce qu'elle, fera; 
elle pourra être poursuivie. Il 
est aussi urgent de revenir à 
de bonnes relations avec l'Âd-. 
ministration de l'Université. 

3) Cliché est certainement 
capable d'abattre de la bonne , 
besogne, mais, dans les cir- v 
constances présentes, cela 
pourra lui être difficile. 

4) i 

JEAN-MARC BEAUCHESNE. 
Education physique. 

1) Je ne connais malheu- 
reusement pas M. Girouard; il 
m'est aldrs difficile de pren- 
dre position. 

2) Il faudra nommer de 
nouveaux directeurs de "La 
Rotonde" et s'occuper exclusi- 
vement d'activités étudiantes. 
La Fédération n'est pas une 
place pour faire "la politicail- 
lerie de la province de Qué- 



bec". La Constitution est évi- 
remment un problème à ré- 
gler. 

3) Je ne pense pas que Cli- 
ché fasse un bon président. 

. 4) Les étudiants ne sont 
pas assez au courant de la 
question pour- pouvoir agir en 
connaissance de cause vis-à- 
vis un problème comme l'auto- 
nomie de la Fédé. C'est bien 
beau parler d'autonomie, mais 
nous n'avons pas le temps de 
nous occuper de niaiseries. Je 
crois que les autorités ont fait 
une "gaffe" de la façon qu'elles 
s'y sont prise pour interdire 
à Cliché, Trudel et Roy leur 
participation à "La Rotonde", 
mais elles s'en sont aperçu en- 
suite. De toute façon, les étu- 
diants sont à l'Université pour 
étudier et non pour faire de 
la petite politicaillerie 

ROBERT BARON, 

Médecine. 

1) N'ayant pas reçu l'avis 
de mon Conseil, je préfère ne 
pas me prononcer. 

2) La Constitution est un 
problème urgent à régler. 
Quant à l'incorporation, je la 
crois impossible, parce qu'elle 
entraînerait la nécessite de 
l'approbation de l'Université. 

3) Cliché serait un bon 
président comme n'Importe 
quel autre étudiant, s'il s'occu- 
pait de régler ce que sont les 
vrais problèmes de la Fédéra- 
tion, le problème de la Fédé- 
n'est pas "La Rotonde". On 
lui a donné trop d'importance. 
Nous n'avons qu'une autorité 
et c'est normal qu'il en soit 
ainsi: c'est le Conseil d'Admi- 
nistration de l'Université. 

4) Les étudiants ne com- 
prennent pas le problème. 
S'opposer aux autorités, c'est 
jouer avec le feu 

MAURICE D AOUST, 
Science*. 

1) J'appuie Louis Cliché à 
la présidence. 

2) Le premier problème à 
régler, c'est la- Constitution. 



3) Cliché est un homme 
capable de régler un problème 
aussi complexe qu'une Consti- 
tution. A mon sens, Louis se- 
rait le seul bon président, 
étant donné qu'il siège au 
Conseil depuis mars dernier 
et qu'il est ainsi très au cou- 
rapt des problèmes et qu'il a 
(a confiance du Conseil. 

4) Comme les étudiants, Je 
regrette aussi que le Conseil 
ait abandonné la lutte en ac- 
ceptant la démission des trois 
directeurs de "La Rotonde". 
Je suis content que . les étu- 
diants se soient occupés de 
leurs problèmes. 

JEAN BESNER. 
Sciences Politique». 

1) Je ne me prononce pas. 

2) Je crois que la tâche la 
plus urgente est de remettre 
la Fédération sur pieds en 
s'assurant l'appui en bloc de 
toutes les Facultés. Une Cons- 
titution est évidemment néces- 
saire, mais ce sera un travail 
difficile. 

3) J'aime mieux ne pas me 
prononcer. 

4) 

JEAN-MARC CÔTt 
Trésorier. 



certainement 



| 

Avec M. Coutu 



Q. — M. Coutu, nous aime- 
rions connaître les raisons pour 
lesquelles vous aviez l'intention 
de vous présenter comme prési- 
dent de la Fédé. . * 

R. — C'est à la demande de 
plusieurs de mes confrères de 
ma Faculté que j'ai voulu bri- 
guer les suffrages à la prési- 
dence. Ceux-ci avaient pour 
leur dire que if. Louis -Cliché, 
étant une des causes principa- 
les des problèmes survenus, 
n'était pas l'homme le mieux 
en position pour régler ces mê- 
mes problèmes. 

Q. — Pourquoi avez-vous reti- 
ré votre candidature? 

R. — Parce qu'il y a plus 
de deux candidats en lice. Je 
n'avais pas l'intention de me 
lancer dans une campagne d'en- 
vergure; j'avais tout simple- 



ment l'intention d'aller remet- 
tre de l'ordre dans les affaire. 
de la Fédé et ensuite nîen Z 
tirer. 

Q. — Vous êtes-vous retiré 
en faveur d'un des deux autrei 
candidats? 

R. — Non, mais il y a lie» 
de croire et ce, tout dépendri 
de la campagne, que ceux qui 
me supportaient seront probi- 
blement en faveur de M. Gi- 
rouard. 

En résumé, je tiens aux prù». 
cipes en jeu, mais non à cer 
tains individus „qui entourent 
ces principes. J'ajoute aujti 
que l'Ordre Jacques-Cartier 
n'est aucunement concerné dam 
les faits de ma mise en nomina- 
tion et le retrait de ma candi- 
dature. 



1) Je suis 
pour Cliché. 

2) Je suis en faveur d'une 
autonomie modérée qui pour- 
ra être acquise, au premier 
pas. par une Constitution. 
Pour ce qui est de l ' i nc o rpora 
tion. la question sera étudiée 
par l'aviseur financier et par 
l'aviseur légal. 

3) En tant qu'ancien vice- 
président français, il est le 
plus en mesurç de connaître 
et de résoudre les problèmes. 

* Il faut noter que la controver- 
se qui a existé pendant un 
mois et demi, n'était pas entre 
Louis Cliché et les autorités 
universitaires, mais bien, entre' 
le Conseil étudiant et les au- 
torités. On doit aussi ajouter 
que les autorités ne spnt aucu- 
nement prévenues contre Cli- 
ché, à preuve l'entrevue que 
le R. P. Recteur a bien voulu 
lui accorder de bonne grâce, 
tout dernièrement. 

4) Cela souligne bien 
qu'une majorité d'étudiants est 
consciente du problème et 
qu'elle a supporté la ténacité 
du Conseil pendant un mois 
et demi. 



Avec M. 



Q. — Comment expliquer, 
M. Prud'homme» votre attitude 
à la présidence du Conseil de 
la Fédé, à l'occasion de la réu- 
nion du 26 novembre? 

R. — J'ai gardé le silence 
pour ne pas paraître vouloir 
exercer du chantage, sur les 
membres du Conseil. J'ai vou- 
lu que chacun vote selon son 
opinion personnelle. Si "intelli- 
gents", les membres du Con- 
seil auraient compris que je ne 
partageais pas leur opinion. Je 
n'aurais pas voulu "durcir une 
opinion en voie d'évolution". 

Q. — Votre démission, M. 
Prud'homme, peut-elle se justi- 
fier si ce n'est par le fait que la 
motion votée constituait un vo- 
te de non-confiance? 

R- — Ma démission n'a pas 
été la conséquence d'un vote 
de non-confiance; si j'ai remis 
ma démission, c'est pour ne pas 
endosser l'attitude majoritaire. 

Q- — M. Prud'homme, on ap- 
prend de part et d'autres que 
vous appuyez d'une façon parti 
cullère la candidature de M. 
Louis Cliché à la présidence de 



mme 



la Fédé. Pourriez-vous, aujour- 
d'hui, confirmer ces dires? 

R. — Je souhaite fortement 
l'élection . de M. Louis Cliché 
a la présidence de la Fédé, le 
12 décembre prochain. Je l'as- 
sure de mon. étroite collabora- 
tion dans la campagne qu'il a 
entreprise. M. Cliché demeure 
le seul homme capable de me- 
ner à bien la lutte entreprise et 
demeure le jseul homme qu'il 
soit logique d'élire, parce que 
lui seul connait le problème 
et lui seul est à même de le 
résoudre. 

Q. — Avant de terminer, M. 
Prud'homme, un mot, s'il-vous- 
plaît, portant sur la récente 
élection à la vice-présidence 
française de M. Gérard Viau? 

R. — Je suis très heureux de 
l'élection par acclamation dont 
vient d'être l'objet M. Vian. 
-M. Viau, dans le jeu des évé- 
nements qui viennent de se dé- 
rouler, est demeuré logique 
avec lui-même, parce qu'il con- 
naissait l'importance du prin- 
cipe en jeu. 



NORMAN GUINARD, 
vice -président anglais. 

1) Je suis pour Cliché; on 
devrait lui donner la chance 
de se faire valoir. 

2) La question de la Cons- 
titution devrait être remise 
entre les mains d'un Comité. 
Il y a des réalisations concrè 
tes, à accomplir: le Carnaval 
d'Hiver et son bal. la stabilisa- 



tion du budget et le "Year- 
book". 

3) Cliché: "the best". H 
est le stuil à avoir la compé- 
tence nécessaire pour présider 
le Conseil. 

4) Je déplore cette réac- 
tion: les étudiants ont agi stu- 
pidement. Ils ont prouvé leur 
manque de maturité ,et leur 
ignorance de la question. 



CLAUDE 



ENQUETE 



LEMELIN 



. La Rotonde, journal de langue française, n'a pas été 
publiée depuis le 17 octobre de multiples événements sont 
survenus depuis. Pour le bon plaisir de ses lecteurs et à 
son profit personnel, La Rotonde a voulu savoir si les étu- 
diants sur le campus étaient ^renseignés. C'est pourquoi, 
vendredi le 5 décembre, une trentaine d'étudiants ont été 
interrogés au Cafétéria de la Faculté -des Arts. Les ré- 
ponses apportées nous permettent de tirer des conclusions 
fort intéressantes 



1ère question: 

Quel est le motif allégué par 
les autorités pour démettre les 
trois directeurs de la Rotonde 
de leurs fonctions? 

— Décalage entre les tex- 
tes éditoriaux et les . 

'■ nouvelles. (14} 

— Publication du rapport 
Lacharité.. (8) 

— Scandale produit par 
cette publication. <2), 

— Absence de censure. (2) 
*— Frustration de la part 

des autorités. (1) 

— Ne veulent pas se com- 
promettre. (1) 

— Ignorent tout de l'af- 
faire. (2 étudiants).- -- 



2e question: 

Quels furent les principes en 
jeu au cours de ce conflit? 

— Principe d'autonomie. 
(13) 

— Liberté de presse. (8) 

— Liberté d'association. 
(3) 

— Pas de principes en jeu. 

t (2) 

— Sacro-sainteté du prin- 
cipe d'autorité. (1) 

' — Principes faux, immo- 
raux et mondains. (1) 

— Ignore tout de l'affaire. 
,(1> } 

— "On s'bat pour des bé- 
belïes". (1) 



^ 



Se question: 

Pour ou contre la motion du 
28 novembre acceptant la dé- 
mission forcée des trois direc 
teurs de La Rotonde. 

— Contre: 19 

— Pour: 8 

— Indifférents: 2 

» ' »~ Ne veut pas se compro- 
mettre (1) 

4e question: 

Le futur président de la fé- 
dération devra-il se faire le 
défenseur du principe d'autono- 
mie? ; -^.j 

— 23 disent Oui 
m 6 disent Non 

— 1 est indifférent 



5e question: 

La démission de Marcel 
Prud'homme comme président 
de la fédération est-elle justi- 
fiable? 

— 27 disent Oui 

— 2 disent Non 

— 1 ne veut pas se com- 
promettre. 



1ère question: 

Dans l'ensemble, les étu- 
diants ont vu la relation entre 
le rapport Lacharité et le ren 
voi des trois directeurs; ce- 
pendant, plusieurs étudiants 
n'y virent qu'un prétexte pour 
vider une rancune ou se dé- 
barrasser d'une critique gênan- 
te. 

2ième question: 

La plupart des étudiants ad- 
mettent que l'autonomie de la 
Fédération fut le principe en 
jeu; • cependant, plusieurs 
croient que celui de la liberté 
y est étroitement lié 

.3ième question: 

L'acceptation par le Conseil 
de la démission des trois ne 
fut donc pas appuyé par la 
population étodiapte, ce qui 
prouve que les réactions aux 
Arts et aux Sciences Politiques 
étaient bien dues à un réveil 
de l'opinion publique 



4ième question: 

II semble évident que 'le 
principe de l'autonomie b 

Fédération fait .son chemin 
dans l'esprit des étudiants. , 

5ième question: 

En justifiant presque à l'u- 
nanimité la démission de Mar- 
cel Prud'homme, les étudiants 
ont d é m o ntr é clairement qu'ils 
appuyaient la position prise 
par le président sortant de char- 
ge. 

Conclusions 

" Cette enquête nous piouvc 
(O Miracle') que la popu- 
lation étudiante s'est réveil- 
lée; il .semble que les récents 
événements ont hâté chez nous 
une prise de conscience de*- nos 
problèmes qui s'avérait néces- 
saire. Espérons que cette évo- 
lutiop est un pas vers unp pen- 
sée -.plus mûre, plus adulte 
Nous réclamions depuis""long- 
temps un- esprit de corps chez 
nous; il a fallu deux renvois,"/ 
trois interdictions et une dey- 
mission, ayee- beaucoup ds P a- 
rôles, en dépit d'un bâillon 
pour le réaliser 



'. 



A l'ombre des élections 



— T~. — 



-.: 



Une lourde tâche 
lui est réservée 

Les événements qui se sont déroulés durant les derniers mois 
ont marqué >un tournant dans l'histoire de la FEUO; ils sont d'une 
importance telle qu'il est compréhensible que les avis soient par- 
ttféh à leur sujet. Mais l'accord est ^gnéral sur un point au moins: 
il y a eu trop de désordre aux dernières réunions du conseil, et 
nos armes actuelles sont un peu faibles pour être efficaces dans 
un conflit comme celui qu'a suscité l'affaire de "La Rotonde". 

!. ( prochain président, quel qu'il soit, aura donc à faire face 
à plusieurs problèmes. Mais ces problèmes se ramènent tous à un 
seul il faut faire de la fédération *un organisme plus forfque ce 
qu'elle est actuellement. Les moyens à prendre pour cela sont clairs. 

- * 

Nous avons d'abord besoin d'une constitution. Il est- évident- 
ment "impossible d'agir -sans ce statut officiel qu'ont promis inuti- 
Umni tous les présidents de la fédération. L'accord est déjà fait 
sur <• point. 

5? .% * 

Mail cette constitution n'aura aucune valeur légale/si la fédé 
ration elle-même n'est pas reconnue légalement. Il faudra donc 
étudier à fond lé problème de t'inct yp oi a tiun c iv i le chria fédération, 
et prendre tous les moyens possibles pour obtenir cette incorpora 
tion. Il nous semble que la fédération, comme elle a un aviseur fi- 
nancier, devrait s'assurer les services d'un aviseur légal, pour étu- 
dier cette question, et tous les problèmes qui se poseront à l'avenir. 

Il importerait enfin que la procédure, suivie aux réunions du 
Conseil soit définie clairement; d'autre part, il faudrait que le con- 
seil s'assure un certain contrôle sur les' commissions de la fédération 

D'une façon moins urgente, plusieurs problèmes restent à ré- 
gler: le carnaval d'hiver n'est pas encore organisé, il n'y a pas 
encore d'organisation étudiante pour la vente des livres et l'état 
actuel des choses ne satisfait pas tout le monde, etc. tous problè- 
mes qui traînent depuis longtemps. 

toutes ces réalisations sont urgentes. Il nous faut donc un pré- 
sident qui soit capable de s'en charger. Cela revient à dire que 
notre prochain président devra avoir une connaissance précise de 
ces problèmes, être un homme capable de passer à l'action et ayant 
prouvé qu'il le pouvait, et surtout, ne pas être en&gé dans d'au- 
tres entreprises qui ne lui laissent pas le temps de se consacrer 
a fond à sa tâehe de président. Il ne s'agit pas maintenant d'élire 
un homme d'après sa popularité, mais d'après sa compétence de- 
vant les problèmes qui se posent. 

. Pierre Maheu 



Un nouveau 









onne 



GÉRARD VIAU 



M. Gérard Viau, ex-secrétai- 
re de la iFédération, a été élu 
par acclamation vice-président 
français, vendredi dernier, lors 
de la fermeture de la mise 
en nomination. Le poste de 
vice-président français avait 
été laissé vacant alors que 
Louis Cliché, prônant des élec- 
tions générales,- démissionnait. 

Notre nouveau vice-président 
est étudiant en première an- 
née de Droit civil et n'est pas 
un inconnu darfs le domaine 
i des activités étudiantes, puis- 
que en mars dernier, il était 
élu au poste de secrétaire, pos- 
te qu'il a occupé jusqu'à sa 
Rémission In» dp l'aîspmblée 
générale du 28 novembre. Etre 
secrétaire de la FEUO n'est 
pas un simple poste d'hon- 
neur, mais" bien un poste qui 
♦ requiert un travail ardu. Il 
s'agit pour-ce membre du Con- 
seil exécutif, en plus de pren- 
dre une" part active aux réu- 
nions, de rendre un compte 
fidèle de tous les principaux 
points que l'on y discute. M. 
Viau, de l'avis du grand nom- 
bre, a très bien rempli sa 
tâche. 

Le nouveau vice^président 
explique la raison qui l'a por- 
té à donner sa démission 
comme secrétaire pour se por- 
ter candidat à la vice-prési- 
dence, non pas comme une 
action contribuant à empirer 




— S'agitil de mettre de l'or- 
dre dans nos affairés ou de 
mettre l'Ordre dans nos affai- 
res? (Cf. interview avec J.- 
Charte s Coutu). v 



^ — "La raison du plus fort 
est toujours la meilleure.". 
(Lafontaine). 



—Syntonisez CKCH tous les 
jours à 12 h. 30, pour le "Ré 
veil ruraf'. 



V 



re- 




cette raison, d'après nos 
renseignements, n'est pas la ; 
seule qui a poussé M. Viau à 
poser 6a candidature à ce pos- 
te. Les, autres, s'il y en a, ne. 
nous ont pas été clairement 
expliquées. Mais si d'après ces 
dires, elles étaient "révolution- 
naires" aucun étudiant n'a son- 
gé à s'y opposer, car il était 
le seul Candidat en lice. 

Comme vice-président, il se 



^-Prud'hommie: probité, s* 
gesse, pudeur. (T,iré du Dic- 
tionnaire des synonymes de 
Vïîîtlêrmoz). 



—Selon nos artistes d'àvant- 
garde, La Rotonde ne serait, 
pas un journal "évolué". (Mi 
chel Corbeil dixit). 



— Entendu entre deux Oblats 
"Quel est ce Cata-Cliche qui 
vient de s'abattre sur notre 
tête?" 






l'état de confusion" au sein de. promet d'appuyer le président 

élu et de travailler* de con- 
cert avec les partis en cause 
afin d'obtenir une constitution 
qui sera une aide adéquate à 
la solution de nos problèmes 
d'activités étudiantes. 

Jean-Claude Giguère 



la Fédération, mais bien pour 
essayer d'y mettre de l'ordre, 
et pour cela, dit-il, "comme je 
crois à la compétence et à 
la valeur de l'opinion publi- 
que, et pour que la Fédéra- 
tion survive, il fallait une 
élection générale". 



—"La Garde meurt, mais ne 
êe rend pas". (M ). 



—Même si M. Bill Boss, se- 
lon plusieurs, a perdu un peu 
de prestige au cours des der- 
niers mois, il aurait encore 
du charme, et comment. . . 



Tribune libre 



(Suite de la page 2) 



— Tréva émerge enfin de' ses 
cuisines; élue présidente d'é 
lections elle mettra, selon cer- 
taine, la main à la pâte. 






--i ■' ••*-:• 



CAF ETEP.IA 




• I dit qu'il y parvient par l'épargne méthodique 

à la Banque de Montréal* 
*La banque où les comptes d'étudiants sont bienvenus. 

SUCCURSALES À OTTAWA 

Bureau principal, angle désunies Wellington* et O'Connor 
294, rue Bank — 88, rue Rideau 

,« Avenue*Cecil et rue Bank 
Avenue Laurier et -rue O'Connor 
Chemin Montréal et boul. St Laurent 



de réaliser où les erreurs ont 
été commises et ce ou'il s'agit 
de faire pour remédier «à la 
situation. 

Si, par hasard, un candidat 
qui est absolument inconscient 
des. activités* de la Fédération 
prenait la tâche de la prési- 
dence, toutes les activités de 
la Fédération, tels le Year- 
book. le Bal, le Carnaval, etc., 
seraient affectées et peut-être 
n'auraient-elles jamais lieu. 
Ceci doit être évité à tout 
prix. 

D'autre part, il est certain 
que M. Cliché aura un plan 
décisif sur une constitution, à 
votre retour des vacances de 
Noël. Cette constitution est la 
base de sa campagne et je 
suis sûr qu'il l'accomp lira. 

Jusqu'ici. M. Cliché s'est oc- 
cupé de la maison des étu- 
diants v en permettant à une 
famille de résider à cet en- 
droit et en retour, que celle-ci 
s'occupe de l'entretien de la 
maison. 

En conclusion, M. Cliché sera 
parmi les gradués en mai, il 
est garçon et n'a pas un em- 
ploi qui l'occupe continuelle- 
ment. -En -plus, il n'a en ce 
moment et n'a jamais eu au- 
cune "relation poîttique*\~ 

Son adversaire, cependant. 
est à prendre sa licence en 
droit (une année très diffi- 
cile), il est marié, a deux en- 
fants et travaille dans «un bu- 
reau, en ville. En plus," il ap- 
partenait à un parti politique 
duquel il ne s'est retiré que 
dernièrement. 

En plus, cet adversaire n'a 
jamais fait partie du Conseil 
et n'est pas au courant des 
activités à venir. 
i Emse basant sur cette conu 
paraison, il est évident pour 
tous que M. Cliché est l'hom- 
me pour la présidence. 

En dernier lieu, je deman- 
derais à tous ceux qui m'au- 
raient supporté au référen- 
dum et aux élections d'en fai- 
re autant pour M. Cliché. 



'MISE AU POINT'' 



The question in the mind 
of numerous students and, a 
point which the opposition will 
distort, greatly emphasise and 
exagerate is thàt if Louis Cli- 
ché is elected Président, will 
we continue as in the two past 
months, our "battle" between 
ourselves and the University 
administration? 

When Father Ducharme, on 
October 18th, in a personal 
letter to the three editors of 
La Rotonde asked them to 
give their résignation to the 
Student's Council, they did so. 
The Student's Council on 
Ocfober 21st, refused unani- 
mously the- résignation. (Cli- 
ché abstained). The problem 
created thereafter' (and which 
lasted for 1V5 months) wâs 
then solely created Ijy j thé 
Student Fédération Council, 
by your représentatives. If 
someone is to biame for thèse 
"troubles", it is surely not 
Cliché, Trudel and Roy. for as 
soon as they presented iheir 
"Tèîter of résignation as editors 
of La Rotonde, the Council. 
had but to accept it, and that 
would hâve been the end of 
it. The Fédération Council saw 
fit that even without a cons- 
titution, it would protest and 
fight for your basic right, that 

of association. 

--■«•■ i' i .i..' 

Now, the Student Council, on 

Nov. 26, accepts the three èdi- 

* i ors résignation, Marcel re> 

signs as Président of the 



— Deux fois frustré, "Le Ré- 
veil" s'est déjà rendormi. 



—"Le Réveil" annonce à 
grands renforts de publicité, 
la mise en venta, duX fameux .. 
antidote "Girouard" pour gué- 
rir la Fédé de la coque-Cliche. 



— La devhe de Sergine; "Le 
silence est d'or". 



—Le pire des adieux, c'est 
de sentir que l'on n'a pas tout 
dit. 



. 



"I am very glad to see Mr. 
Cliché as Président. At least 
we know where he is going." 

As you can plainly see, there 
exists no hostility between the 
University administration and 
the said Louis Cliché. 

Louis Cliche's firsj intention 
is not to renew the hostili tics, v 
but to provide for ourselves 
as students, a moderate auto- 
nomy and tfiat includes a cons- 
titution, incorporation, sound 
administration, good will . 

Jean-Marc Côté 
Treasurer, 
Student's Fédération. 

N.D.L.R. — Nois sommes per- 
suadés que nos confrères du 









fédération and Cliché is elect- S "Fulcrum", qui est le journal 
ed unanimously (1 abstention) ' officiel de langue anglaise sur 



Rue Wellington et avenue Holland 
Westboro : 285 chemin Richmond 

s 



Signé 
Norman €. Guinart. 



as Président. The same night, 
his first action as Fédération 
président is to request an in- 
terview with Rev. Father 
Rector, which interview was 
granted. Furthermore, in .a 
conversation with a member 
of the Fédération executive, a 
member of the University ad- 
ministration sald, andT quote: 



langue anglaise sur 
le campus, ne nous en vou- 
dront pas d'avoir publié une 
lettre dans leur langue. Nous 
—croyons que cette lettre, a une 
certaine importance, qu'elle 
peut intéresser nos confrères 
de langue anglaise, et n'au- 
rions pas voulu trahir la pen- 
sée de son auteur en la tra- 
duisant. 



w 



- . • .- 




\ 



! 



•/**"* 



ihr 






. i 



T — n 






■ ■ »* -■ 

i 



' 



*. • 







M„^ : , ..., ., 



lB nu "~il^l if"j T*tWTV h** 1 1' Tt 



Hm 6 



a: 



LA ROTONDE 



U11 décembre 1Q«, 



rnière 



eure 



• • 



LA "LIGUE DU RÉVEIL". 

A travers les branches, on apprend que certains individus ont 
tenté la formation d'une ligue dite du "Réveil". "Elle a duré ce 
que dure la roae, l'espace d'un matin". 



NOUVEAU PRÉSIDENT AUX ARTS 



M. Larry Tunney était élu hier président de la faculté des Arts. 
C'est ce qu'annonçait M. Jean Camase, président d'élection». M. 
Tunney fut élu par acclamation en même temps que M. William 
Auger à la vice-présidence française, et M. Maurice Beauchamp 
à la vice-présidence anglaise. 

Cette mise en nomination a été rendue nécessaire par la 
démission forcée de M. Léonard Caïa. 



À LA FACULTÉ DES SCIENCES. 

Soulignons le fait que c'est samedi dernier qu'avait lieu l'inau- 
guration officielle des édifices de Chimie et de Génie Electrique, 
en présence d'un grand nombre de personnalités de marque. 



CONGRÈS DE LA P.U.C. 



La Presse Universitaire Canadienne organisait, samedi, le 6 dé- 
cembre, un congrès préliminaire à celui qui aura lieu à Winnipeg, 
pendant les vacances des Fêtes. Le principal item à Tagènda. un 
projet de Constitution, fut présenté par M. Jean David, jadis di- 
recteur de "La Rotonde". 






À QUEBEC : 

Nous apprenons que M. "Normand Lacharité, par suite" d'un ar- 
ticle virulent publié dans "Le Carabin", dans lequel il manifestait 
son indignation face^aii conflit survenu entre les autorités et. les 
étudiants de l'Université d'Ottawa, s'est vu interdire l'assistance 
aux cours pour une période indéterminée. 



COMPLOT PRÉPARÉ ? 

- M. Guy Roy, 1ère année de "Droit, demandait à ses confrères 
de classe de se ranger unanimement du côté de M. Girouard, parce 
que, si ce dernier est élu, cette classe aurait deux représentants 
dans l'Exécutif de la Fédé (M. Viau faisant partie de cette classe). 
De ce fait, on envisagerait la possibilité de faire élire un autre étu- 
diant de cette classe au poste de secrétaire de la Fédé. Il reste à 
se demander si les intérêts de la Fédé vont passer avant ou après 
les intérêts d'une classe de 25 élèves. 



LE DEVOIR - 
DE VOTER 

■*■* 

Vendredi, lé 12 décembre, journée d'élections pour la prési- 
dence de la Fédération des Etudiants de l'Université d'Ottawa. 
Tous les étudiants, membres de la Fédé, se doivent sans faute de 
voter, car la Fédé est rendue à un tournant de son histoire et il 
faui absolument qu'elle se ressaisisse pour ensuite agir dans le 
meilleur intérêt de tous. 

Chaque étudiant éligible à voter paie une cotisation à la Fédé: 
par conséquent, il a le droit, sinon le devoir, d'élire les représen- 
tants les plus aptes à la bonne administration de ses affaires. Il 
s'agit pour chacun de faire la comparaison entre les deux candi 
dats en présence, d'étudier leur pedigree et leurs antécédents, leur 
personnalité, leurs aptitudes et surtout, d'analyser scrupuleusement 
leur programme. 

Tout étudiant se doit, en toute honnêteté intellectuelle, de 
considérer les conséquences de son voté, en ce sens qu'il s'agit 
d'élire à la présidence de la Fédé, un type de bonne trempe qui 
tout en étant très large d'esprit et animé du meilleur esprit de 
coopération, saura faire valoir les droits des étudiants. 

Votons pour le candidat de notre choix, mais VOTONS 



P. LaR. 



Gérard Girouard 



(Suite de la' page h 



Je demande votre confiance parce que je veux donner à la Fédération une 
constitution. A ce mot, les étudiants sourient, mais je ne puis croire que si les 
étudiants des autres Universités, qui ont les mêmes problèmes, que nous ont pu 
les régler, nous ne le puissions pas. . F 

--_ Jï.**?*. ****** un , exemplaire des constitutions des Universités - k Laval, de 
Montréal et de Sherbrooke, y puiser ce qui fait notre affaire (entre nous il ne 
saurait y avoir tant de- problèmes différents), et je demanderai la collaboration 
SJ3 e ? *•♦ u cons 4 e,1 4 de , f aÇon à faire adopter immédiatement cette constitution 
refondue, quitte plus tard à la compléter. 

Au point où nous en sommes, mieux vaut une constitution imparfaite que 
ne pas en avoir du tout. H 

,.n« /JLITSL ^V , 1 }* 1 * 110 *' pa 2* 3 ue je veux abolir de ,a table d " conseil 
une procédure qui légalise une perte de temps de plusieurs heures pour approuver 

un amendement à une motion qui sera elle-même rejetée quelques minutes plus tard. 

Pour emprunter un mot du représentant de l'Institut de Phrlosophie, à quoi 
servent les principes qui ne mènent pas aux actions. „ 

Ce qu'il nous faut, c'est de l'action. i)e l'action d'homme De l'action 'faite 
en homme. 



LES FRUSTRES 

LA LIGUE DU REVEIL 

Tel était le nom d'un groupement d'é- 
tudiants formé il y a* environ deux semai- 
.nés, qui avait pour "noble mission", la 
destruction de la fédération des étudiants 
et la formation d'une nouvelle association 
étudiante "à leur mode". 

SA FORMATION 

» 

Après l'assemblée générale de ,la Fé- 
dération, le 28 novembre, un petit groupe 
de politicailleurs de la faculté de Droit Ci- 
vil décidèrent que le temps était propice 
pour un coup d'état à la Fédération, et la 
formation d'un nouveau groupement. 

SON PLAN 

Renseigner "à leur façon" le peuple 
étudiant des maux de la fédération par un 
journal ("Le Réveil"), créer au sein des 
étudiants et du Conseil la dissension et la 
confusion, sortir la majorité des présidents 
de facultés de la fédération et, faute de re- 
présentants, dissolution de cette dernière, 
faire appel aux électeurs, proclamer à tous 
les postes leurs hommes de "confiance" et 
"de bonne foi", et enfin, gouverner les étu- 
diants ... ' 



SES FONDATEURS 

Nous les appelons frustrés et politi- 
ciens d'antan à juste titre, car il ne faut 
que scruter ces étudiants et leurs motifs 
pour en voir le "sérieux". 

Toto Desrosiers, il fut défait en avril 
dernier par un vote de 12 contre 1 au poste 
de directeur de "La Rotonde". 

Gérard Viau, à ce temps là se trouvait 
ex-secrétaire de la fédération, car à l'as- 
semblée du/28 novembre, sous l'impulsion 
et la dictée de M, Prud'homme, il avait 
remis sa démission comme secrétaire de la 
fédé. Cependant, après la réunion de la 
Fédération du 2 décembre, il se sépara de 
la Ligue et annonça qu'il se présenterait 
comme "indépendant". Elu par acclama- 
tion au poste de vice - président français, 
suivra-t-il encore de sages consignes ? 

Marc André Bédard, qui avait été 
vaincu à la présidence de la fédération en 
mors dernier. 

Gérard Girouard, le grand "cheuf , 
défait en avril dernier à la nomination au 
poste de trésorier delà fédération, ex-secré- 
taire d'un club politicjue deT Université et 
travailleur à. plein temps chez un politi- 
cien, imaginez . . . maintenant il pose sa 
candidature à la présidence. 



Serait-ce encore pour détruire nos ca- 
dres universitaires? 

— Gilles ROY 



Je veux cela. Je ne veux que cela. Je veux tout cela. 



< 



De la première 
à la dernière, 
chaque bouffée 
est douce 
et fraîche 



. 



J'espère que vous me donnerez la chance de réaliser ce programme 
La Fédération est notre Fédération Elle sera ce que nous la ferons 

Gérard GIROUARD, 
Droif 1, 
candidat à la présidence.' 



, 



N.B. Ceux qui croient qu'ils ne peuvent renoncer à leurs principes de voter contre 
un nomme dont ils ont appuyé lé comportement, qu'ils so demnnrionf dnnr ce 
que doit penser le président démissionnaire qui, pour avoir prêté son support 
et sa personnalité à la défense de M. Cliché, a abandonné un poste qu'il 
appréciait beaucoup, nous, en sommes sûr, pour y voir courir le responsable 
même de cette démission. - ( 



-A CIGARETTE 

rtsman 




BOUT UNI OU 
BOUT FILTRE 



partout la préférée 



des s po rtlf s 




'Faire rAcr 



VOL XXVI, No 3 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



Le 30 janvier 1959 



CONSTITUTION 

























•\ 




\ 















ENFIN! 



• • 



Un des flambeaux sous lesquels la dernière décade s'est passé 
à l'Unh ersité d'Ottawa est celui de la constitution. Les derniers 
érénements ont certainement indiqué que cette constitution est 
ion seulement un besoin, mais une nécessité vitale. 

Déjà, en 1945, une ébauche avait été faite. Après le passage. 
de cette ébauche au conseil des étudiants, elle se perdit là où bien 
des choses vont se perdre. Il faut dire que bien des points n'étaient 
pas clairs et qu'elle aurait nécessité beaucoup de révisions et de 
mises au point. 

D'année en année cette constitution devint le cheval de bataille 
de nombreux candidats aux divers postes de la Fédération. 

Depuis, sous la tutelle de présidents de la Fédé., une nouvelle 
constiution a été lentement et laborieusement ébauchée. Grâce 
à ces efforts il semble qu'elle soit enfin sur la véritable voie de 
Fsboutissement. 

Se rappelant des expériences passées à la FNEUC et d'autres 
associations étudiantes, notre Fédération, lorsqu'il s'est agi de 
pisser une constitution quelconque, a décidé de former un comité 
d'étude à cet effet. Ce comité a pour but de voir à la bonne 
marche, tant dans la forme que dans le fond, de la constitution. 
Ce comité se réunit deux fois avant que la constitution soit pré- 
sentée pour approbation au conseil de la Fédé. 

Qu'on se rappelle qu'à la veille de rédiger sa constitution, le 
Général de Gaulle s'était ainsi entouré de groupe de représentants 
des divers partis politiques afin que rien ne soit omis ou que rien 
■e soit poussé à l'extrême. 

Tout le sérieux possible est accordé a cette rédaction. A 
preuve la participation à ce conseil d'un aviseur légal dans la per- 
sonne de M' Charles Aubin. Les autres lumières qui formeront ce 
comité sont Louis Cliché, président de la Fédé.; Gérard Viau, 
vice-président; J.-M. Coté, trésorier de la Fédé., et MM. Jean- 
Marc Lavoie et Tom Swabey, respectivement représentants des 
facultés de Droit Civil et de Common Law, au conseil de la Fédé. 

Après être passée aux mains de ces savants experts en la 
matière, la constitution sera présentée à la réunion du conseil de 
la Fédé. qui achèvera le travail d'expertise pour ensuite l'adopter. 
Ainsi le travail exigé des étudiants aura été fait et il ne restera 
plus que l'approbation des autorités à être donnée pour mettre en 
vigueur ce précieux document. « 



SERVIR 



. Deux et deux font quatre. 
C'est élémentaire. Il est aussi 
élémentaire qu'un journal ne se 
produit pas du jour au lende- 
main. Le "travail que comporte 
la tâche de faire connaître la vé- 
rité, sdus forme de nouvelles ou 
d'éditoriaux, et d'une façon hon- 
nête, -demande un effort soutenu 
et réfléchi. Nous sommes heu- 
reux d'être au service des étu- 
diants; servir la cause des étu- 
diants, voilà notre premier but. 

Nous avons appris beaucoup 
de choses, depuis le premier ins- 
tant où nous avons mis le pied 
dans le local de "La Rotonde". 
Surtout, nous avons compris 
combien *n journal peut souffrrr, 
de beaucoup de façons, lorsqu'il 
est si longtemps — comme "La 
Rotonde" l'a été — si loin des 
presses. Et le remaniement qui 
s imposait, nous l'avons- entre- 
pris, non sans misère. *■*- 

C'est pourquoi nous nous fions 
à la bonne volonté de tous, à la 
J°riic de ce premier numéro. 
Nous espérons faire beaucoup 
mieux d'ici la fin. de notre terme 
a 'a direction. 

L'effort que nous avons fourni 
Présentement est notre encoura- 
gement, et nous sommes assurés 
<j u e "La Rotonde" saura repren- 
ne la place qui lui revient. 

Notre bonne volonté et la vô- 
tre, checs amis, voilà la garantie 
d "n terme bien rempli. 

Gaétan Jeaurond 




DERNIÈRE HEURE 



Diefenbaker rencontre la F.N.E.U. 

Nous avons appris, de source bien informée, que le premier 
ministre du Canada, le très honorable John Diefenbaker, recevra, 
à ses bureaux, les dirigeants de la F.N.E.U.C., jeutji, le 5 mars. 

M. Mortimer Bistrinski et M. André L'Heureux, respectivement 
président et secrétaire de la Fédération Nationale des Etudiants 
des Universités Canadiennes, feront partie du groupe délégué. 
La rencontre coïncidera avec la journée nationale des étudiants 
universitaires, journée telle que proclamée récemment par la 
F.N.E.U.C. ~ . 

La question du mémoire sur l'éducation, de même que celle 
des bourses pour tous les étudiants, y seront vraisemblablement 
discutées. 

Il semble que MM Bistrinski et L'Heureux attendent beau- 
coup de cette réunion laquelle s'avère d'une grande importance en 
ces moments d'enquêtes sur divers sujets, et des proclamations des 
droits des étudiants. La F.N.E.U.C. s'attend à la plu grande coopé- 
ration entre elle-même et le chef d'Etat. 




m 



Nouveau directeur 



-» 



K 



EN VENTE 



Après la crise des mois passés 
où se multiplièrent lés discussions 
orageuses, démissions, élections et 
ré-élections, "La Rotonde", qui in- 
cidemment n'a pas été épargnée, a 
cru bon de faire un relevé des 
récemment élus au Conseil de mê- 
me qu'à la direction des commis- 
sions. 

D'abord, Louis Cliché, élu vice- 
président français en avril der- 
nier, qui pour sa deuxième année 
à Ottawa, est passé successivement 
du bureau de direction de "La Ro- 
tonde" à la présidence de la Fédé- 
ration, élu par le Conseil. Il dé- 
missionna préférant faire appel au 
peuple étudiant. Cliché l'empor- 
tait sur Gérard «irouard en dé- 
cembre pour devenir le 13e prési- 
dent de la fédération. 

Gérard Vîau, secrétaire démis- 
sionnaire devient vice-président 
français de la fédé. Il fut élu par 
acclamation lors des mises en no- 
mination en décembre. 

Une nouvelle figure à la table 
du Conseil. Il s'agit de Jacques 
Plante qui, après les Malo et les 
Viau, occupera les fonctions de 
secrétaire. Bonne en a ne! 



une fois. . 



Enfin, Larry Tunney, ex vice- 
président anglais de la Faculté des 
Arts, tient maintenant' les rennes 
du Conseil de ladite faculté (après 
la démission de Léonard Caza). 
Larry fait aussi nouvelle figure 
au Conseil. 

Les commissions 

Quelques changements se sont 
atissi opérés à même certaines com- 
missions de la fédération. A la 
dernière réunion de la fédé, on 
élisait des directeurs à quatre de 
ces commissions. 

Après les Gaspard Côté, David, 
et Lacharité, Gaétan Jeaurond, 
Arts 4, devient directeur de "La 
Rotonde". _ 

Claude Lemelin apporte à Radio- 
Etudiante une précieuse expérien- 
ce qu'il a amassé en tant que cor- 
respondant d'Ottawa pour "Kim", 
émission hebdomadaire pour les 
jeunes du réseau français de la té- 
lévision. Il a déjà^éalisé plusieurs 
reportages d'importance et les deux 
émissions de Radio-Etudiante déjà 
passées promettent pour l'avenir. 

Au Secrétariat de Presse, Jean 
Garneau qui, à titre provisoire, 
remplaçait le directeur démission- 
naire, s'est vu con firmé^jans'ses 
fonctions. 

Et enfin Richard (Dicky) Ro- 
billard prend la tête du comité 
FNEUC. Initié à la FNEUC par 
des hommes tels Tony Enriquez, 
il se promet- de donner l'impor- 
tance qu'il lui f atit au .comité local. 




^.h..> / .-î,, - ..l 



'iUâ'-'Oi ■tï/ïi*Mf&:: 




O TEMPORA, O MORES 



■ l 



NE MANQUEZ PAS DE LIRE : 



Page 4 et 5: Reportage sur "Les fourberies de Scarpin' 
Page 8: Le carnaval d'hiver annuel. 
Page 8: Retour d'URSS. 



- ■"» 






•S 



. ■ * - 



■ ■s*. 



■*»*- 



/ 



~7~ 



—. — 



t-5 — ; 






»^n 



* i 






< * 



Poge 2 



LA ROTONDE 



ON 



U 30 iowr Upi^ t 



611, ru« Cumbcrlond 



Téléphone: CI 3-6095 




mmtm - mut . 



OOD€ 



JOURNAL FRANÇAIS DES ÉTUDIANTS DE 
L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre de la Preste universitaire canadienne 
Tirage minimum: 2,000 copies. 



<V. 



LETTRES OUVERTES 



Directeur .,, ._ 

Rédacteur-en-chef . 
Assistant à la direction ... 

Chef des nouvelles _ 

Page artistique 

Rédacteur sportif 

Mise en page 
Photographe - 



Administrateur ....... 



r , r „ - Gaétan Jeaurond 

André PHmeau 

Jean-Louis Major 

Jean Carrière 

Normand Tremblay et Pierre Maheu 

Gilles Roy 

Pierre Maheu 

Leighton Long 

Jaan-Claude Giguére 



N.D.L.R. — A qui le chapeau ? 

L'ILLUMINE 



En parlant coup d'état 



"Différence of opinion does not make the olher fellow wrong". 

Que les puristes veuillent bien m'excuser d'insérer dans un 
journal destiné à l'expression des étudiants de langue française 
d'une université bilingue, une digne phrase de l'autre langue. Mais 
elle m'a semblé for bien dite et la traduire n'aurait que donner 
raison à l'adage " I raductor est traditor". 

La discussion est une des prérogatives de tout homme libre. 
Sa liberté d'opinion et d'expression, nous l'avons bien vu, lui sont 
des droits chers entre tous et si ces droits lui sont enlevés, c'est 
un devoir et une obligation pour lui de les exiger. Mais la liberté 
d'opinion et d'expression existe pour tous les hommes. Si X exige 



MM. les Editeurs: 

Il y en a qui sont dans les té- 
nèbres, il y en a d'autres qui 
sont dans trop de lumière. Les 
deux groupes sont aveuglés. 
L'absence de lumière, en effet; 
comme la surabondance, empê- 
che toute vision. 

L'illuminé, disons-le tout de 
suite, est celui qui a raison seul 



du complexe de la papauté. 11 
n'en a pas l'infaillibilité, mais il 
en veut tous les caractères; prin- 
cipalement, il parle "ex cathe- 
dra". Il s'est prononcé, tout est 
réglé. On peut encore dire de 
l'illuminé, qu'il est la mouche du 
coche. Il se sent indispensable. 
Que ferait le monde sans lui ? 
Où s'en irait la pensée humaine 
sans son cerveau? 

Au fond l'illuminé est un 
grand orgueilleux. 

Ou»nd il n'a plus d'argument, 
il se réclame de son devoir et de 



contre tout le monde. Il souffre I sa conscience pour poursuivre 



ii 



Être ou ne pas être 



*.. 



son idée. Sa conscience dev?™ 
lui conseiller d'accepter l'opinion 
des autres. Mais non! U 2 
illuminé: les autres ne le com 
prennent pas, ils n'entendent nai 
comme lui des voix qui lui paî! 
lent tout le long du jour. 

Il est continuellement sur k 
Sinaï. Voyez-le passer, le noir 
ou le gris des yeux, fixé dans le 
blanc des nuages, poursuivant un 
songe invisible qui ne le quitte 
jamais. Il a une démarche qui 
veut attirer l'attention de l'armée 
humaine. Il va parler. Ecoutez. 
le. Tout est à l'emporte pièce 
comme si la conscience réclamait 
les cris et la force de l'argumen. 
tion était proportionnelle à U 
force du son. 



Voilà la question 



Pauvre Don Quichotte, il f rap . 

pc dans le vide. H frappe po ur 

Mais nous sommes; la question ne se pose donc plus. Il f rappc > et jj s'imagine vaincre 

ne nous reste qu'à vivre et à survivre. Et c'est là notre plus grande "Tant de bruit ne peut au'i 

tâche. Noifc le savons bien, et c'est pourquoi notre combativité pressionner", dit-il, "et la justice 

sera pour autant plus osée. Car, il ne faut pas l'oublier, il faut le réclame". 

combattre pour survivre, . i n ■ ■» - „„,x • , ,. 

r II arrive parfois que le démon 

Combattre qui ? Mille adversaires. Comment ? Par le sens ! M transforme en ange de lumiè- 
re; il faut alors une singulière 
perspicacité pour le déceler. L'il- 
j-luminé, lui, se reconnaît facile- 



commun, la fermeté et l'honnêteté. 

Déjà, on se pense à la guerre:, c'est captivant. Mais, ce n'est 



qu'on respecte ce qu'il pense et ce qu'il dit et surtout qu'on le j pas la guerre, c'est le "faire face" de tous les jours. Si seulement 

lui laisse dire, cet individu à son tour ne 

Y d'exprimer ce qu'à son tour ce 

mes ont droit aux "DROITS de 

qu'il y a plusieurs hommes sur notre 

que ses droits soient respectés, il faut aussi respecter les droits de Après tout, nous ne sommes pas des enfants. 

l'autre. Défendre sa cause, sa liberté est une exigence vitale mais h ■ ffl * ,« infalua| : ort „ cnéra |e Faire face à la léthargie i ,c visa S e figurant et violacé du 

tout de même il faut penser que l'autre aussi a droit à "sa" cause et . , „ ! „ iniaïuaiion gtneraii. ran tact a la Ittnargie hc * . ^ .7 

intellectuelle et sociale, te sont de grands mots. Des maux, sur- ! » - » irKU cl le «recorum toai- 

| truant qui les entourent. Ilpro- 

! voque des remous avant denon- 
parti 



• Mais 
elles n'ont d'extraordinaire que 



a 'sa" liberté. Parce qu'un autre ne pense pas comme moi, cela ne 

veut pas dire qu'il est un imbécile, un "niaiseux", un épais qui ne ,ou !- ,)ellx de mille.' Rappelons-nous que l'institution que nous;' 
cherche qu'à entraver les libertés de tout le monde. .Qu'on veuille ■ fréquentons est" unv institution, que nous en faisons tous partie, ,,„? 
bien lui donner au moins le bénéfice de la bonne volonté. Exiger 



cer ses secrets, mais 



une fois 
comme 



_îr qu'après le B.A., la maîtrise, la licence ou le doctorat, il v a toute UJLi»-x. ;i„ --' 
Sltt *-&* *BUU3* gjfjWg^JLqg = vie , vivre. Vivons une vie intellectuelle intensive pour que , ^ * 

être prêt à assumer l'autre. nous ™ m P™ions, enfin, "qu'on n'en connaît pas tant que ca". . , 

Vpprenons aussi qu'un ne peut pas ignorer les autres sans s'ignorer , " 



hilité d'en prendre les responsabilités 
mot de pairs, lu exigeant l'un, il faut 



L'un des aspects de cette responsabilité est de penser que j soi-même. Il suffit d'ajouter une tefnte de grenat à notre matière |*Ç«&. H se Trompe lui-même et 
I autre aussi possède les mêmes droits que soi. Et concrètement ! ist . : si nmis sommes universitaires, l'effort que nous ferons sur T^u™ ? **. °^ averti H uc 
cHa se réalise en respectant l'autre et en ne pariant de lui qu'en i, . . . t . . . ' ... 4 " ur | le bruit des avions ou le siffle 

connaisance de cause. La rumeurf les impressions, les "ça m'a k cham P dc loolbal1 sera de beaucou P Mfcw que celui que nous mcnt dcs )oct)niotivcs a , ouiours 
l'air" sont parfois bien autrement que l'est la vérité. m aurons fourni a la bibliothèque "à copier le devoir d'un copain" ... impressionnés. 

Ceux qui ont pris la direction de "La Rotonde" l'on prise Si loul le monde é,ail ***** ,a «lotion: être ou ne pas Lc tcmps des pw>pnL . tc . s est 

dans l'idée de servir. SERVIR QUI? SERVIR QUOI? Rien en ctrc * on ne ,a posera* plus. Faire face, voilà le souhait que nous passé', la Bible est complote et 



Gaétan Jeaurond 



particulier, mais le bien en général. Nous voulons avant fout ! formulons pour tous en ces premiers temps de la nouvelle année, 
nous en tenir au faits tels qu'ils sont, de la manière la plus objec- 
tive. Et sur ce fait, lorsque nous nous croirons qualifiés nous 
exprimerons nos opinions. Si nous tombons dans l'erreur et qu'elle 
nous soit démontrée, ce sera un devoir pour nous de l'indiquer mê- 
me s'il nous en coûte et même si cela va contre nos opinions. La 
critique, nous ne l'éloignons pas; au contraire nous la désirons 
ardemment mais nous la désirons afin qu'elle serve au bien de tout 
le campus. 



n \ a qu un pape sur la terre 
• • . Cyrano 



une nor- 



Encore une fois que l'on veille bien croire à notre honnêteté 
et à notre sincérité. Rien ne sera épargné pour faire de u La 
Rotonde' 9 le journal qu'il a été et le journal qu'il se doit d'être. 
Et nous pensons qu'il se doit d'être autre chose qu'un journal 
dont la publication est interdite. 



Les mots abstraits sont telle- . parfois ... je l'espère. Mainte- logue d'égal à égal qu'„, 
ment' «lourds (surtout quand ils | nant c'est encore ça, avec en plus me de mérite: l'honnêteté Pas de 
nous retombent dessus);' je pré- : l'effort à certains tournants de la cette honnêteté commerciale dont 



-4, 












André Pruneau 



Un parmi d'autres 



fère de beaucoup les réalités, 
moins encombrantes; aussi, plu- 
tôt que de définir le journalisme, 
me limiterai-je à regarder le jour- 



naliste. Oui, parce que, comme ' ™° l de temps à autre, c'est tout 
ça, d'un coup, je me dis jour- i simplement pour dire aux autres 

■ •_*_ _« • •• . . » na> nno !*»« nr . n . « J„ _ *•* 



T*- 



On a besoin de toi 

Quand vient le temps de s'en prendre à quelqu'un ou à quel- 
que chose, tout le monde se met de la partie. C'est .un sport comme 
les autres, semble-t-il. Mais, lorsque arrive le moment de faire 
du travail constructif, comme appuyer le Fédération ou_se joindre 
à telle commission, on nous flanque à la figure la réponse classique: 
"Je n'ai pas le temps; après tout* j'suis v'nu icitte pour étudier." 

"La Rotonde" a besoin de toi. Et tu n'as pas le N drOit de 
ne pas t'y intéresser. C'est ton journal. Depuis quand un étudiant 
ne prend-il pas ce qui lui appartient? ... On a lésé tes droits. 
Qu'as-tu fait pour t'aider? On a dit que tu te comportes comme 
un enfant, on a même dit que tu en étais' un. Qu'as-tu fait pour 
prouver 'le, contraire? 



C'est le temps, plus que jamais, d'agir. Assiste aux réunions 
de -la Fédé., rends-toi utile dans une commission ou deux. Si 
tu veux que ça marche, il n'en dépend que de toi. Ainsi, ayant 
mis le nez dans les "affaires qui te regardent", tu auras connu ça, 
et tu pourras, en connaissance de cause, poser ton "oui" ou ton 
"non" lorsque viendra le temps de le faire. 

C'est pour ça qu'ion a des élections . . . 

Gaétan Jeaurond. 



naliste, et . . . journaliste univer- 
sitaire en plus. 

Mais, au fond, ça veut dire 
quoi, ce nouvel habit dont je me 



route, pour acculer quelques on use pour s'épaissir le goos- 

set, la ceinture et la conscien- 
ce, mais de cette honnêteté qui 
m'oblige à la sincérité en face de 
moi-même et des autres, à u 
mise en question de moi-même 



mois à la page d'un journal. 
Et cet effort que j'arrache de 



ce que j'en pense, de mon petit 
bout de chemin et de tout ce qui 
en compose la direction et le 
paysage. Le dire aux autres pour 
qu'ils y pensent un peu s'ils l'ont 



toujours renouvelée devant cha- 
que problème. 

Et voilà 



que dans une 



telle 



perspective, s'imposent certaine? 
suis affuble et que j'admire com- ouW ^» P our regarder un peu no- i interrogations . . . Suis-je sincère 
me un bourgeois à l'aise se ta- î re P avsa S c ««semble, et peut- ; en ne présentant (même de façon 
pant amicalement l'embompoint? 52™ ££** 

tout . . . 



Hier, j'étais un étudiant parmi 
d'autres ... et aujourd'hui, je le 
suis encore. Rien n'est chan- 
gé .. . où à peu près; un seul 
acte s'est ajouté à ceux d'hier: 
j'allais mon petit bout de che- 
min, je regardais et j'y pensais 



certaines 
peu près 



Voilà qui me coupe l'envie de 
jouer à l'expert et à l'illuminé; 
les tons de grandiloquence et de 
"j'en sais plus long" sont éclipsés 
de ma gamme. Il n'y a plus 
qu'une attitude possible: le dia- 



idique) que mon aspect d'une 
situation? Dans quelle mesure le 
ton pamphlétique respecte-t-il les 
exigences de l'honnêteté? Quelle 
attitude m'est permise face i « 
autre individu? 

Seules pourront répondre des 
attitudes vécues. 

Jean-Louis * Major 



O 



MERCREDI - C.K.C.H. - 7.30 à 8.00 

ETUDIANTE 
ONDES 



_— — 



U lO Jg»* 1 * ,959 



LA ROTONDE 



Lettre de la F.N.EU.G 



La journée nationale de 
l'étudiant universitaire 

U Semaine de l'Education au 
Canada se tiendra du 1er au 7 
mars 1959. La Conférence Cana- 
dienne sur 'l'Education organise 
cette semaine afin d'attirer l'at- 
tention sur ce problème d'enver- 
gure nationale. 

La Fédération Nationale des 
Etudiants des Universités Cana- 
diennes représentant environ 70,- 
000 étudiants de trente-deux uni- 
versités et collèges, appuie cette 
initiative. A là suite de l'adop- 
tion d'une résolution au dernier 
congrès et de la décision du con- 
seil exécutif national, le 5 mars 
prochain sera proclamé: 

"La Journée Nationale de 
l'Etudiant Universitaire" 

*La FNEUC{ membre actif de 
la Conférence Canadienne sur 
l'Education a offert son entière 
.collaboration durant cette semai- 
ne. Le 5 mars, nous demandons 
que l'on permette à l'étudiant 
d'exprimer son point de vue sur 
le thème de la semaine. 

Origines 

Lors du Congrès annuel tenu à 
Ottawa, les représentants de la 
Fédération déploraient le fait 
qu'en général l'opinion au Cana- 
da méconnaissait les problèmes 
touchant l'éducation et en parti- 
culier ce qui concerne l'universi- 
té, tenant 'compte du rôle de l'é- 



tudiant et des difficultés qu'il 
doit surmonter. 

Objectifs 

Nous désirons donc informer 
la population canadienne de ,ce 
qu'est l'étudiant universitaire, 
qui il est, son rôle et ses problè- 
mes. Il s'agit principalement 
d'une journée d'information, i 

L'on pourrait Considérer durant 
eette journée, le statut de l'étu- 
diant, ses problèmes: comment 
les surmonter, le rôle de l'uni- 
versité. Il faudrait sans doute 
souligner la crise du logement 
pour étudiants, les difficultés 
qu'imposent cette pénurie des ré- 
sidences universitaires aux étu- 
diants qui proviennent de régi- 
mes où il n'y a pas d'université; 
les conséquences sur le plan aca- 
démique de cette pénurie, etc. 

Méthode 

a) Plan national: Le Secréta- 
riat sera responsable de cet as- 
pect. Des directives générales se- 
ront proposées. Les déclarations 
générales concernant le Canada 
seronfeémises. Nous souhaitons 
obtenir la coopération de la pres- 
se et de la radio-télévision. 

Il faut rejoindre l'homme de 
la rue;-Jni démontrer les consé- 
quences de l'application d'une 
solution qui assurerait aux en- 
fants de tout Canadien l'accès à 
Tuniversité, quelque soit sa con- 
dition financière, pourvu qu'il 
rencontre les exigences académi- 
ques. 



M Plan local: Les comités de 
trente-deux collèges et universi- 
tés, adapteront leur eampagne 
aux conditions locales. Ils souli- 
gneront le rôle, le but, etc. pour- 
suivis par l'étudiant tout en sou- 
lignant le caractère de certains 
problèmes régionaux. 

Il est important de considérer 
«ci Ja sympathie de l'opinion gé- 
nérale vis à vis l'éducation et 
l'étudiant. La conscience de 
l'existence de problèmes qu'il 
faut régler doit être stimulée. 

Le comité local définira son 
programme. Si possible l'on orga- 
nisera des débats publics, des 
symposiums où les étudiants, les 
professeurs et si possible, les re- 
présentants du conseil d'adminis- 
tration émettront leur point de 
vue. 

En général, les comités locaux 
se mettront en contact avec les 
représentants de la presse, de la 
radio et de la télévision. 

Si nous réussissons à forcer 
l'attention du public ainsi que 
nous l'avons fait depuis un an, 
nous pourrons espérer que cette 
partie de la Déclaration Univer- 
selle des Droits de l'Homme: 
"l'accès aux études supérieures 
doit être ouvert à tous en pleine 
égalité en fonction du mérite de 
chacun" deviendra un jour une 
j-éaJité tangible au Canada. 

Mortimer S. Bistrisky, 

Président, 

Fédération Nationale des 

Etudiants des Universités 

Canadiennes. 



De la première 
à la dernière, 



chaque bouffée 
est douce 
et fraîche 

LA CIGARETTE 

ortsman 




BOUT UNI OU 
BOUT FILTRE 



Partout 



préférée des sportifs 



21 Janvier— IMPRESSIONS DE L'URSS. 

(Projections de diapositives) 

M. Louis Stbourin, B.A., Se. Plo. Diplo. Se. Pol. (PARIS) 
Dipl. Litt. comt. (Sorbonne) 

Prof, à la Fac. des Se. soc., éc., et pol. 

28 Janvier— THE RISE OF ARAB NATIONALISAI 
IN THE MIDDLE EAST 



Les soirées des Sciences Socioles 



Faculté des Arts 



Salle 135 
heures du «oir 



Tous les mercredis 



Mr. Shafik Gharzuddtne, 



Conseiller à l'ambassade du Liban. * 

4 février— QUI LES DEPUTES REPRESENTENT-ILS? 

M. Jean Luc Pénin, I,.Ph., LL.L., Dipl; Se. Pol. (Paris), 
Prof, à Ja Fac. des Se. soc., éc. et pol. 

Il février— THE BERLIN CRISIS 

Dr*. Kurt Andreae, 
Secrétaire, ambassade de la République Fédérale 'd'Allemagne. 

18 février— ROUSSEAU POLITIQUE, 

ROUSSEAU LITTERATEUR. 

M. Guy Dozois, L. Se. Pol. (Genève), 
*• Prof, à la fac. des Se. soc., éc, et pol. 

M. Jean Spekkens, M.A., iD. es L. (N;mègue> 
Prof, de litt. franc, à la Fac, des Arts. • 

Pin février— UN TROISIEME PARTI AU QUEBEC. 

Me Jean Drapeau, 
ex-maire de la ville de Montréal. 



NOUVELLES 
BREVES 

SEMINAR NATIONAL 1959 

La Fédération Nationale des 
Etudiants annonce la tenue d'un 
séminar national qui se tiendra 
au Centre Social de l'Université 
de Montréal du 30 août au 5 
septembre. 

Le thème du séminar sera: 
"L'influence des cultures diver- 
ses sur le développement natio- 
nal". Les délégués qui viendront 
de toutes les parties du Canada 
feront l'étude des aspects artis- 
tiques, économiques, sociaux et 
politiques de ces cultures. 

L'Université d'Ottawa a droit 
d'y déléguer des représentants. 
Les candidats doivent s'adresser 
au représentant local de la 
FNEUC d'ici le 28 février. Les 
conditions requises en plus des 
aptitudes académiques: posséder 
des qualités de chef et revenir à 
l'Université l'an prochain. 
* * * 



De sources bien informées, 
nous apprenons que Normand 
Lacharité était récemment accep- 
té sans ' conditions à l'Université 
de Montréal. Soulignons le fait 
que Normand pourra faire partie 
de tous les organismes étudiants 
y compris le Quartier Latin, Jour- 
nal des étudiants de l'Université 
de Montréal» -— i — 

L'on se rapelle qu'expulsé de 
l'université Laval à cause d'un 
article dans le "Carabin", U avait 
été accepté ' par le département 
des Sciences de l'Université de 
Montréal, mais la décision finale 
devait être rendue par le Conseil 
d'administration et le recteur, 
Mgr. L Lussier. 

• • * 

AGENCE MATRIMONIALE 

L'école des infirmières ânnon- 
cêHPôûT ce soir, "un "sleigh-drive" 
qui, paraît-il, sera des plus réus- 
sis. Christine Roy, directrice d'u- 
ne agence matrimoniale récem- 
ment instituée, se charge d'unir 
les coeurs pour cette soirée. 

Quiconque désire passer une 
soirée idyllique avec une gentille 
étudiante infirmière, (délicieuses 
enfants), devra signaler CE. 6- 
4592, loc. 260, et demander Chris- 
tine, i — - — ' 



La Rotonde se Joint aux 
étudiants de l'Université 
pou/ offrir ses condoléan- 
ces au R. P. René Lavigne, 
doyen de la faculté des 
Arts, récemment éprouvé 
par la mort de sa mère, 
Mme Pierre Lavigne. 



1 , 

FETE DU T.R.P. RECTEUR 

JE COMPTE S 



Po9# 3 



VOUS 



(T.R.P. Légoré) 



C'est dans une atmosphère de 
détente et de dégagement peu 
commun pour une fonction offi- 
cielle que s'est déroulé le ban- 
quet de la fédération en l'hon- 
neur du nouveau rec teur de 
l'Université, le T. R. P. Henri 
Légaré, o.m.i. 

Le discours du P. Légaré 

Dans son allocution, le T. R. P. 
Légaré affirma que pour la pre- 
mière fois depuis octobre, il était 
très fier de ses étudiants. 



"Je compte sur vous. Je comp- 
te sur la fédération, sur son pré- 
sident, sur son conseil exécutif, 
et sur tous les étudiants. U y a 
moyen de s'entendre quand on 
veut s'entendre." 

Avec le sourire 

Parlant des problèmes d'orga- 
j nisation auxquels il avait dû fai- 
re face, le Père Légaré déclara 
non sans un certain humour que 
lorsque dans cinquante ans, on 
écrirait l'histoire de l'Université 



> ■ • - . 










"Vous avez voulu, continua-Vil, 
rendre hommage, non pas au Pè- 
re Légaré, mais à celui que la 
divine Providence a bien voulu 
placer à la tête de cette univer- 
sité". S 

"Les étudiants forment une 
partie importante de l'université; 
je l'ai dit parce que je le croyais, 
en autant que les étudiants de- 
meureront des étudiants." 

"Je vous souhaite, poursuivit- 
il, une année de paix, d'abord 
avec Dieu, avec Vous-même, entre 
vous, et j'ajouterai même avec 
votre recteur/' 



d'Ottawa, il serait mentionné 
qu'en 1958, un jeune recteur s'é- 
tait vu confronté- par tous les 
problèmes imaginables. 

Louis Cliché, président des étu- 
diants, prit alors «la parole. Re- 
merciant le T. R. P. Légaré, il 
déclara avec bonhommie: "Cette 
histoire de l'Université que Ton 
écrira dans cinquante ans, je 
m'en chargerais si on voulait bien 
lever une certaine interdiction." 

Cette dernière remarque pro- 
voqua le rire général dans toute 
le salle, -y compris à la table 
d'honneur. 







i 



ety 



Il dit qu'il y parvient par l'épargne méthodique 
*» * à la Banque de Montréal* 

*La banque où les comptes d'étudiants/ sont bienvenus. 
SUCCURSALES À OTTAWA 

Bureau principal, angle des rues Wellington et O'Connor 
294, rue Bank '•—, 88, rue Rideau 

Avenue* Cecil et rue Bank 

Avenue Laurier et rue O'Connor 

Chemin Montréal et boul. St-Laurent 

Rue Wellington et avenue Holland 

Westboro : 285 chemin Richmond 



• 



•»■>.. 






• ■ 



7 



v 



• i 



•*i 



•*■ 






mmmmm 



^^M M^ 



• 









•\ 






LA ROTONDE 



U SOjgmritf 19S| I u JO jowvif 195t 



s^- 



LA ROTONDE 







Interview 



\ 'V 



avecw; 






Rencontrer un metteur en scène, discuter avec lui des 
problèmes du théâtre, s'avère toujours une tache Intéres- 
sante; de plus, cette démarche peut nrfus enrichir de nou- 
velles vues sur la "vie des planches", pour employer un mot 
d'Eve Lavallière. *• 



M. Herbiet, metteur en scène des "Fourberies", a bien 
voulu répondre aux questions que nous lui posions. 

Monsieur, que pense2-vous de l'attitude des* acteurs en 
général ? ÏZ- 

— Les acteurs, dès le début des pratiques ont manifesté 
un vif intérêt pour la pièce; les j>ratique^se sont faites dans 
un esprit d'équipe et d'amitié; chaque interprète a mani- 
festé un désir de jouer, sa hâte du grand jour. J'essayais 
toujours de ne pas oublier que ces jeunes gens étaient d'abord 
des étudiants qui, pour la plupart, devaient suivre une ving- 
taine d'heures de cours par semaine, parfois davantage. 



-Mais alors, ceux qui voulaient mener de front et leurs 



études et cette activité para-scolaire, devaient- ils ne pré- 
senter que de "l'amateurisme"? 



i i 



-rJe ne citejs pas à l'amateurisme; il y a, évidemment, 
pour tout théâtre bien joué une nécessité minimum de répé- 
titions; quand nous sommes tous ensemble, nous travaillons; 
alors, nous pouvons sauver quelques répétitions; mais, plus 
on se rend au sens de la pièce, plus on sent le besoin de 
répéter. 

— Certains metteurs en scène appuient davantage sur 
la diction; d'autres sur le texte; d'autres sur les jeux de 
scène; quel a été le but de votre travail? 

— Le sens du texte, d'abord; si un personnage est roman- 
tique, l'interprète doit l'être; d'où. la nécessité de répétitions, 
même pour un comédien de la trempe d'un Barrault. Le 
sens du texte vient nécessairement de l'étude approfondie 
de la pièce. Quant à la diction, nous supposons le travail 
de diction déjà fait; cela ne veut pas dire que nous ne 
corrigerons pas à l'occasion une erreur lamentable. 

Et le sens de la pièce ? 

— Elle est très équilibrée dans ses caractères principaux; 
ainsi, deux bouillants devront l'être, pour s'opposer- à deux 
personnages moins enthousiastes; Scapln, dans sa volubilité 
doit faire contraste à l'attitude de son valet, un peu bête et - 
peu parleur; chaque comédien, au fond ne devra pas oublier 
qu'il ne joue pas seul sur la scène. Aussi, ai- je beaucoup 
Insisté sur l'interprétation des personnages "secondaires". 



—Et Scapln ? 

—Toutes les paroles, attitudes de Scapln portent au rire; 
le danger était de tout concentrer le travail sur ce person- 
nage et partant d'oublier que les autres existent; devant une 




L'ART DES GIFLES! 



SOCIET 





«*« 



TOUT POUR UNE 

BOURSE 



LOIN DE MOI, FILS INDIGNE 






♦.♦A/, Herbiet 



pièce qui se tient, nous devons rendre un Jeu qui se tient 
par sa cohérence, son équilibre venant des contrastes. 

— Croyez- vous à une conception objective du théâtre ? 

— On n'a jamais joué Molière de la même façon; le 
Tartuffe, comme tant d'autres de ses pièces pourraient être 
représenté en smoking; au 18e, on le voulait, pratiquement, 
habillé en clerc; â chaque époque la conception des costumes 
a changé, même la conception de la pièce. Parce que le 
théâtre est joué par des individus qui ont leur personnalité, 
qui vivent dans tel siècle; et le fait que des textes vieux de 
300 ans restent encore si actuels, nous montre bien leur 
richesse,* 

— Et les jeux de scènes qui provoquent le rire? 

—Vous pouvez toujours les multiplier tant que bon vous 
semble; mais alors vous tombez dans l'effet facile; encore 
une fois, c'est le texte même qui <}oit compter. Il y a tou- 
jours les jeux faciles de grimaces . . . Mais encore là, ferez- 
vous du théâtre ? 

—Et le travail du metteur en scène ? 

—Le metteur en scène doit penser à toute la pièce, 
Jusque dans les moindres détails; ceci n'implique pas que le 
comédien n'a pas le devoir de se faire une idée précise du 
rôle qu'on lui confie; une comédie est en somme une sym- 
phonie dirigée par un chef d'orchestre qui confie A chaque 
instrument le texte que le compositeur a pensé; si un moment 
donné, un de ces instruments pense devoir faire le solo, il 
faut le ramener à l'ordre; à ce moment-là, on peut gueuler; 
mais il est plus pédagogique de confronter les vues sur tel 
rôle donné; on en arrive à de meilleurs résultats. 

— Certains metteurs en scène vont suggérer des attitudes - 
que les comédiens essaieront d'Imiter . . . 

—Un metteur en scène doit être, avant tout un comédien 
inné; il sera donc capable de monter sur les planches et de 
faire lui-même tel ou tel jeu; le comédien, lui, n'imitera pas; 
mais il essaiera _de comprendre pourquoi son directeur* pré- 
fère telle attitude dans une situation donnée; il y a bien des 
façons de se montrer romantiques, par exemple; même chose 
pour la froideur; le metteur en scène expliquera dix fois s'il 
le faut, pour que le comédien comprenne ce qu'il veuf mais 
ce dernier jouera avec ce qu'il est et. ce qu'il a, sa culture, 
sa personnalité; en somme, nous avons essayé tous ensemble 
de faire de cette pièce le plus de succès possible. 

Sur ces mots d'espoir se terminait l'Interview. 

Normand TREMBLAY 



REPORTAGES: 

— N. TREMBLAI 
J. CARRIÈRE 
P. MAHEU 



J) 







*•#* 9 










In peu d'histoire 

avions l'Intention de faire l'histoire du théâtre à 

ité d'Ottawa; toutefois nous avons constaté qu'un 

Urtage remplirait vite deux ou trois Rotonde entières.' 

[nous bornerons donc à donner un compte-rendu des 

de la Société Dramatique de l'Université d'Ottawa, 

légalement constituée en Octobre 1957. 

fut en effet vers cette époque que deux étudiants, 

jne Gobeil et Robert Brault conçurent l'idée d'une 

(indépendante, avec un conseil exécutif et un mode- 

|qui ferait les frais du théâtre à l'Université. Le R. P. 

directeur du département de français à l'Université 

[modérateur. Puis on chercha quelque chose à jouer. 

$'arrêta sur "Le Maître de Santiago" de Henri de 

land. Pièce difficile sans doute, mais que les Jeunes 

Bens de cette époque exécutèrent avec brio; en dépit 

nés pessimistes de plusieurs vieilles barbes. On se 

Je que Jean Charpentier, alors critique littéraire au 

il Le Droit, publia une critique malveillante du "Maître 

otiago" tel que Joué par les étudiante. On lui répondit 

I par la voix du même Journal. M. Jean Spekkens, | 

es lettres, loua l'Interprétation des Jeunes comédiens 

[une lettre à l'éditeur; Robert Brault, alors président de 

été, fit de même. . ' # 

décembre, élections ! Pierre Sauvé remplace Made- 

| Gobeil et Robert Brault à la direction de la Société. 

aence à répéter une nouvelle pièce. Il s'agit du "Jeu 

dut et du hasard" de Marivaux. En mars, la pièce fait 

ret l'on fait salle comble tous les soirs. Le marivaudage 

ndement apprécié. 

fin de l'année académique amenant forcément de 
les élections, Yves Marin, alors finissant à la faculté 
devient le nouveau président. On fait déjà des 
|pour Tannée suivante. 

eptembre arrive et quelques vingt comédiens en herbe 
■nisserit. Une "Querelle des Anciens et des Modernes" 
autour du choix de prochaine pièce. Certains veulent 
["Altitude 3,220" alors que d'autres préfèrent "Les four- 
| de Scapin". Finalement c'est Molière qui l'emporte. 
[Herbiet, metteur en scène, jouera lui-même Scapin. 
Bant à l'avenir, le président de la Société nous confiait 
on présenterait peut-être, en avril ou en mars, un rés- 
ide pièces canadiennes inédites, en collaboration avec 
evots de la Rampe, et la troupe du Pont-Neuf. * Tout 
i fera sous l'égide de la Société Dramatique et de la 
Ue Association Canadienne du Théâtre Amateur dont 
lit en passant, M. Yves Marin est le président régional. 

Jean Carrière 




AMOUR IDYLLIQUE 







UN CERTAIN ... SAC 



— - 






f n après-midi 
de théâtrç 






PHOTOGRAPHIE : 






L LONG 



^t* - 




















• 


X 






Dimanche après-midi. Deux heures quinze. Deux journalistes, 
passés maîtres (croyaient-ils...) en l'art d'observer les choses de 
l'extérieur, de ne pas se laisser prendre, se rendent à la Salle Aca- 
démique. Les membres de la Société Dramatique répètent "Les 
Fourberies de Scapin". Deux heures quinze, la répétition commence 
à deux heures trente; seul le trésorier, M. Robert L'Heureux, est 
présent. Interview, Monsieur le trésorier? Et voilà les premiers ren- 
seignements: les billets ont été distribués à chacun des membres de 
la troupe, et seront vendus par contacts personnels, qu'on se le dise 
— et qu'on achète ! Deux des membres de la troupe feront le tour 
des écoles, en qualité de comédiens-vendeurs. Attention ! Attention î 
Les élèves des facultés des Arts, de Commerce et de Sciences Politi- 
ques ont déjà payé leurs billets, lors du paiement de leur contribution 
aux finances de la Fédération; il ne leur reste donc qu'à réclamer 
leur place, sans débourser un sou de plus, heureux hommes ! Merci, 
Monsieur le trésorier, au revoir... Les acteurs sont arrivés, les 
lumières crépitent: jaune, bleu, rouge, pleins feux, les réflecteurs, la 
rampe, le ciel. "Allez, les enfants, on commence ! Et silence, hein !" 
Ça y est. C'est aussi simple que cela. Quelques chaises, en attendant 
le décor, un simple éclairage uniforme, quelques mots du metteur 
en scène, on enlève son veston, et la pièce commence. Octave-Gérard 
Garneau raconte ses déboires, il a d'ailleurs une bonne expérience 
de la pièce, puisque c'est la seconde fois qu'il y tient un rôle (il 
avait déjà joué le rôle de Scapin lui-même). Sylvestre (Christian 
Bélanger) est stupide à souhait — sur la scène seulement, bien sûr 
. . . — - Il nous disait plus tard aimer beaucoup son personnage. 



"VIEUX" FONT DES SCÈNES . . . 



NVIER 









et préférer en général les rôles de composition. Bientôt, Scapin 
entre en scène. Le rôle est tenu par M. Herbiet. Scapin saute, gesti- 
cule, invente tous les tours, et même des journalistes ne peuvent 
résister à son jeu .Seuls Géronte (Gervais) et Argante (Martin ' 
Chatigny) parviennent à ne pas l'apprécier î Les deux acteurs aiment 
leur rôle "à la folie", et sont heureux de pouvoir faire l'expérience 
profitable de la composition. Entre deux questions, on aperçoit 
Scapin avec un sac déjà fameux, ou bien des amoureux en peine, et 
c'est au son du "que diable allait-il faire dans cette galère" que nous 
abordons Cléante (Gabriel Guctin), qui, entre deux apparitions sur 
scène, a le temps de nous expliquer la peine qu'il s'est donnée pour 
entrer dans son personnage de jeune premier et en acquérir l'élé- 
gance naturelle. Et comme le régisseur nous enlève notre acteur, 
nous en profitons pour le questionner à son tour. Cest avec **Les*" 
fourberies de Scapln" que Jean-Louis Fujs et son assistant, Jean Le- 
febvre, ont fait leurs premières armes à la fégie^ei tous les deux 
ont trouvé le métier fort intéressant, y ont acquis une idée plus 
juste de la chose dramatique. Travailleurs cachés, mais importants. 
Attention, gardez cette position, s'il vous plaît, photo, merri. Et enfin 
les fées du spectacle: Loïse Aubin, en Hyacinthe, tient son premier 
rôle, et Claire Major, si enthousiaste qu'elle déchire devant nous la 
chemise d'Argante, le pôvre . . . Attention, photo, merci, et l'enre- 
gistreuse qui répète Molière, et les lumières qui crépitent, journaliste 
ou non, il n'y a pas moyen de ne pas se laisser prendre par l'ardeur 
d'une équipe jeune, enthousiaste, et à laquelle il est smm doute 
superflu de souhaiter "Bonne Chance". 

- ' • 



, ■». « 



• r — 









— _ 



. 







,A 






t 


» 












<• 








' 




i 




, 
















v - 








k 






\ 






V 


V 


• \ 


$ 


. ' .. 


• 




• 




6 


A 


y 


. 


', - 


y 


r « 


/ 



\ ' 



^ 






^_ 



- _i- 







I 










ÉiiilitiiiiïÉM 



Pof 6 



LA ROTONDE 



U 30 jonvU r 19^ 



.t 



HBnKattgBBBBBBgtnMBHBCi 

NOUVELLES NATIONALES ET INTERNATIONALES 

Les étudiants de par le monde 'ne sont jJas-sans savoir que l'union 
fait la force et qu'elle abat les obstacles qui les empêchent d'atteindre 
leur but 

La presse étudiante nationale et surtout internationale contribue 
largement à stimuler cette union de la gunt estudiantine. Par elle 
l'étudiant qu'il soit français, chinois, brésilien ou canadie n, peut 
se rendre compte de la situation de ses confrères universitaires sur 
les einqcontinents. S'il pense que seule son université a des problèmes 
à régler, il se rend compte à la lecture des bulletins d'information 
qu'à des milliers de milles .de sa porte le même problème existe ut 
avec une pius grande acuité dans plusieurs cas. Il peut aussi appren- 
dre qu'il existe ailleurs des organisations qui peuvent servir de 
modèles dans son propre milieu. 

Grâce aux publications que nous recevons de par le Canada et 
des autres pays nous donnerons donc à l'avenir sous cette rubrique 
un résumé de nouvelles nationales et internationales susceptibles d'inté- 
resser les étudiants de notre université. 



SEMINAR AUX ANTILLES 

L'Université d'Ottawa délègue cette année, un de ses étudiants au Sémlnar 
tional de l'Entr'aide Universitaire Mondiale. 



— Les tournées d'études auront lieu dans la récente Fédération des Indes Occiden- 
tales durant les mois de juillet et août. 

— Un comité sera formé de professeurs et d'étudiants pour la sélection des candidats. 

— La participation du délégué nécessite une somme de $1,000. Sur cette somme 
chaque délégué doit trouver un montant de $250. avec l'aide du comité local de l'E.U.M. 



L— — •>« v 



CUBA 



Cette semaine la manchette est aux étudiants de Cuba qui depuis 
U mise en déroute du général Fulgentio Batisjta, ont réintégré leur 
liberté. On sait que le président national des étudiants cubains était 
en exil sous le régime dictatorial de Batista. Le chef des rebels 
Fidel Castro, on ancien président national lui-même ne fait pas sourde 
oreille aux revendications de nos confrères de son paya. 

CARNAVAL À SHERBROOKE 

Lennoxvilie — Les étudiants du l'Université de Sherbrooku (Iran 
cophohe), et Bishop's de Lennoxvilie (anglophone), ont décidé d'or^a 
niser au début de février un carnaval de trois jours avec une présen- 
tation, de patinage artistique, une journée du sports d'hiver et un bat 
Le programme comportera aussi un matchTde hockey entre les deux 
universités. • , 

(The Campus) 

» Par JEANCLAUDE GIGUERE 



— Les critères de sélection seront : 

— Sens social et maturité 

— <^j 

— Qualité de leadership \^_ 



— Connaissance des deux langues 



— Le comité de sélection nommera un représentant et deux substituts. Les nonu 
seront envoyés à Toronto et approuvés par le Comité National. 

. — On peut se procurer les formules de demande chez le directeur local de l'E.UJH. 

— LA DATE LIMITE POUR L'INSCRIPTION EST FIXEE AU 27 JANVIER 



~\ 



Tél. CE. 4-2858 
Martin Béliveau 
Directeur local de l'E.U.M. 



RENCONTRES D'ÉTUDIANTS 



'^Montréal — Le McGill Daily dans un éditorial parlant de la valeur 
des conférences d'étudiants, écrit: "Ce serait une faute de ne pas 
apprécier ces conférences. Les rencontres entre les étudiants de divers 
pays sont toutes d'une valeur immense. Lorsque des étudiants se 
rassemblent à une conférence ou à un séminar, ils n'essaient pas de 
régler la situation mondiale ou de "promouvoir les échanges culturels", 
ils cherchent simplement à se connaître et apprendre leurs coutumes, 
leurs opinions, leurs idées et leur mode de vie. 

(McGill Daily) 

BOURSES AUX MOINS FORTUNÉS 

Kingston — Environ 20 bourses d'étude de $150. à $200. sont accor- 
dées à des étudiants chaque année: Ces bourses sont basées sur les 
résultats académiques, les activités extra-curicullaires et les besoins 
financiers. De préférence ces bourses sont adonnées aux étudiants qui 
ont obtenu une moyenne de 66 p. 100 aux examens de fin d'année. 

Peu ou pas de considération est donnée aux étudiants dont le 
salaire des parents dépasse $5,000. par année excepté s'il y a des 
circonstances exténuantes qui en justifient le besoin. 



(Qucen's Journal) 



ÉTATS-UNIS — 



AIDE AUX BACHELIERS 



Des représentants de 60 collèges universitaires de New York ont 
décidé de créer un bureau central qui serait ma. 1 .daté pour aider des 
bacheliers à entrer dans un collège de New York. A New York il y a 
environ 40,000 élèves par an qui passent leur baccalauréat Or, il 
arrive souvent que. des bacheliers ne trouvent pas à se placer dans un 
collège bien que la capacité de certains de ces collèges ne soit pas 
atteinte. Le nouveau bureau est chargé de l'aiguillage. En outre il 
coopérera avec d'autres établissements d'enseignement supérieur des 
EtaUCnis. ' 



(National Student News, Philadelphie) 



INDONÉSIE — 



ENQUÊTE 



Une enquête sur les conditions d'étude aux universités indoné- 
siennes laquelle a été menée par l'Institut de Recherches de l'Edu- 
cation auprès des étudiants de neuf facultés a donné entre autre les 
résultats suivants: 31.8 p. 100 des étudiants avaient de la difficulté 
à lire des livres d'instruction rédigés en quelque langue étrangère; 
10.8 p. 100 à suivre des cours présentés en une langue n'étant pas 
la leur; 18.7 p. 100 estimaient que l'enseignement ne répondait plus 
aux besoins actuels; 12.8 p. 100 jugeaient que la matière enseignée 
était trop vaste et trois p. 100 pensaient que les études supposaient 
bien des difficultés. 

(The Asian Student, San Francisco) 



— 



ITALIE — 



t>m » „ ■ * .. —y— ■ ^— — 



ÉDUCATION GRATUITE 






Un "Plan décennal de l'Education nationale" qui prévoit 1.386 
milliards de lires pour les besoins de l'enseignement a été adopté 
par le Conseil des ministres d'Italie. Le plan entrera en Vigueur 
cette année. Outre la gratuité de l'enseignement primaire jusqu'à 
l'âge de 14 ans, le plan garantit la formation profesionnelle égale- 
ment gratuite sans fixer de limite d'âge. 

* . 



(Ricerca, Rome/Urbino) 



1 



PAI 



AKISTAN — 



ÉPIDÉMIE 

Environ 6,500 étudiants pakistanais ont été récemment atteints 
du choléra et de la petite vérole au cours d'une épidémie et 2,000 
ont été sans abris à la suite d'une innodation au Pakistan de l'Ouest. 
Les étudiants de Dacca et Rajshabi atteints de l'épidémie ont eu le 
plus à souffrir. 

(WUS in action) 
Extraits du Miroir des Etudiants :— ^~" ^ 



DÈS MAINTENANT vos chances de succès 





-. En plus de poursuivre vos études universitaires, 
développez vos qualités dé chef, acquérez de nouvelles con- 
noissonces techniques et bénéficiez d'une oide financière 
en vous enrôlant sous le régime du Programme d'instruction 
interarmes pour la formation- d'officiers des forces régu- 
lières (ROTP). Voici ce que vous offre ce programme: 



• cours universitaire aux frais du 
ministère de la Défense nationale, 

• solde mensuelle, 

• allocation pour le vivre et le 
couvert, les livres et les instruments, 

• soins médicaux et dentaires 
gratuits. 






rtCHât, au terme de vos études, vous aurez non seulement lo 
profession de votre choix, mais aussi un brevet d'officier avec tout U 
prestige et les avantages que cela comporte. 

Les étudiants d'université acceptés en vertu du ROTP reçoivent 
ta formation d'un officier de carrière. Toutefois, s'ils le dési- 
rent, ils. peuvent obtenir leur libération après trois années de 
service à plein temps frippÈM A'nftirimn , -*--- - 






IL RESTE ENCORE QUELQUES PLACES DISPONIBLES DANS 
LE CONTINGENT DU ROTP RÉSERVÉ À L'ARMÉE. 

Si vous tenez à doubler vos chances de succès, renseignez vous sur les avantages 
de ce programme. 

Peu* de filent <uhjUc4 %e«4ci$4te»tc*t4. <u0tcA4ey-uou4 
à TtUùUm d'ê&U'm&ivi e* *âa143Um*ai~-t- 



162 WALLER ! 




lARMIl 

.OUUUHimH. 



UN BUT BIEN DÉFINI 



F 58 



k 30 jomrif 1959 



LA ROTON DC 



f 



RADIO- ETUDIANTE NOUS REVIENT 



Fo>« 7 



Avec quatre mois de retard, 
CKCH présente de nouveau Ra- 
dio-Etudiante, émission d'informa- 
tion"^ de variétés sur l'activité 
universitaire à Ottawa. Diman- 
che le 11 janvier, Claude Leme- 
lin a été élu par le Conseil au 
poste de directeur de Radio-Etu- 
diante Quatre jours plus tard, 
grâce à la collaboration de CKCH, 
la première émission était diffu- 
sée. M. Lemelin vous fit la dé- 
claration suivante: 

Tro n ■formations 

"La formule de Radio-Etudian- 
te a subi de nombreuses transfor- 
mations. Premièrement, afin de 
garder un dynamisme qui est né- 
cessaire à ce genre d'émission, 
j'ai décidé de réduire au mini- 
mum, les comptes rendus d'acti- 
vités sociales, sportives ou autres 
du campus. Cependant, nous nous 
ferons un plaisir d'annoncer toute 
activité du même genre. 



Formule 




COBAYES, PREPAREZ-VOUS 



; ! Qu'est-ce qu'el 



feront paà ? 






•«»<•<•<*-: .^ 



"De plus, cette anffée. Rodta; 

Etudiante comportera deux par- L'ÉOUIPE . 

ties bien distinctes: d'abord, la "* * 

partie information composée. d'in ; De gauche à droite ; Ckude lemeliir, Loui^CIkhë Jean 

terviews, de reportages et de fo- T Gorneou »» Mi^kAi» h« >"| H "* I,cl,e » Jeon 

rums. La deuxième partie per- gorneou et Michèle Beoudet. . 

mettra aux étudiants d'exercer de l'esprit carabin. J'ai proposé t» -n or,ai 

leur imagination et leurs talents i ces carabinades, car tel est le ti- 

créateurs; on y présentera du j tre de cette série dans le but dé 

chant, du jazz, des sketches hu- , faciliter la création d'une revue 

moristiques, des poèmes comiques musicale probablement pour l'an 

et tout ce qui est caractéristique \ prochain*. 






'Actuellement, M. Lemelin tra 
vaille "à l'élaboration d'une for- 
mule de langue anglaise pour ra- 
dio-étudiante: — s — — - 



Après les agences matrimoniales, les visites au café- 
téria des Arts,, les Hoola-Hoop dansants, c'est maintenant 
le ventre qu'elles visent. Cupidon lance là où il peut, ses 
flèches. 

Une armée marche sur son ventre a dit le grand Nap. 
Aussi est-ce dans l'espoir de voir une armée de 50 (pas plus) 
volontaires— c'est presque dire condamnés— mâles de préfé- 
rence, marcher vers leur repaire que nos diététiciennes des 
Sciences Domestiques vont offrir aux étudiants cassés et 
ayant un estomac à toute épreuve, des repas balancés selon 
la méthode calorifique de Mère Stè Foy de Bof. 

Ces festins (véritables bacchanales nous assure-t-on) 
seront servis tfux Sciences "Dum" chaque mardi, entre 11.30 " 
a.m. et 12.15 p.m. 

Pour cette semaine le menu-piège s'étend comme suit. 
Ne voyez là aucune attaque personnelle, mesdemoiselles S.V.P. ' 



SOUPE AUX LEGUMES 

POMMES DE TERRE AU RIZ FEVES VENTES 

COTELETTES DÉ PORC 

SAUCE AUX POMMES 

SALADE DU "CHEUF" 

CAFE * 



r ~— -- 



HOCKEY INTERFACULTE 



* -3- 



. Samedi dernier, avait lieu l'ou- 
verture de la saison de la ligue, 
de hockey Interfacultê so\is les 
auspices du .Comité des. Sports 
des Etudiants de l'Université. 

Dans la première partie de la 
saison, l'équipe de l'école d'Edu- 
cation Physique a eu raison de 
celle de la- faculté des Sciences, 
au pointage de 4 à 1. Cette par- 
tie était particulièrement inté- 
ressante en raison du calibre de 
hockey qui y a été joué. Fait à 
remarquer: : le pointage de cette 
joute n'est pas indicateur de la 
force réelle de l'équipe des Scien- 
ces. 

Une nouvelle équipe dans la 
Jisue, celle de l'Institut de Phi- 
losophie, a remporté la victoire 
sur l'équipe de la faculté des 
Sciences Politiques au compte de 
3 à 1. Ces deux' équipes étaient 



'complétées par des étudiants qui 
n'avaient pas ité recrutés par 

[leurs propres {acuités. Ceci est 

' un encouragement pour tous ceux 
qui désirent jouer au hockey, mais 
qui pour certaines raisons, n'ont 
pas eu la chance de jouer pour 
l'équipe de leur faculté. A partir 
de cette année, chaque faculté qui 

j n'aura pas tl MlYé au sein de ses 
étudiants/ an nombre suffisant 

1 de joueurs pour former une équi- 

I pe complète, pourra recruter un 
maximum de cinq étudiants de 
d'autres facultés. La date limite 

! pour ces changements dans la 
composition des équipes a été 
fixée au 3Q janvier et il faut s'a- 
dresser directement aux gérants 
des diverses équipes. 

Dans la dernière partie de la 
soirée, l'équipé de la faculté du 
Commerce a blanchi celle de la 



THE LAIT 

Addition s'il-vous-plalt (prix modique! 



-?**" 



N.D.L.R.— La direction du Journal ne prend aucune respon- 
sabilité vis-à-vis de ceux qui d'une façon ou d'une autre 
auront à souffrir de cette initiative. 



a r 



1200 - EMPLOIS D'ETE - 1200 

' * offerts par le 

SERVICE PUBLIC DU CANADA 



aux 



ETUDIANTS DES UNIVERSITES 



$245" à $305 par mois jusqu'à $500 par mois aux 

aux étudiOnts . finissants et gradués 

plus indemnités de voyoge oux lieux d'emploi et retour et, 
le cos échéant, vivre et couvert pour trovoux sur le terrain. 

Lo plupart des -emplois sont destinés aux étudiants qui reçoivent 
une formation en génie ou en science, notamment en sylviculture, 
géologie et agriculture, mais on recrutera aussi certains érudjOA** 
d'autres facultés. — is?" 



faculté des Arts, au compte de 
3 à O. Les honneurs du blanchis- 
sage vont- au gardien de buts du ' 
Commerce, Jean-Marc Labrecque. 
; Etant donné que ces parties 
étaient les premières d'une série 
"in s'échelonnera sur plusieurs 
semaines, il est à propos de faire 
quelques remarques générales 

! Pour ce qui est du calibre d& 
la ligue Interfaculté, il est consi- 
dérablement plus élevé que celui 
de l'an passé. Même les équipe* 
(qui figuraient le mieux la saison 
dernière se sont améliorées. Elles I 
I sont plus ranidés, et mieux ba- j 
lancées qu'elles ne l'étaient l'an ' 
dernier. En plus, il y a dans tou- ' 
! tes les équipes, des joueurs qui 
sont excellents et à les voir tri 
coter avec la rondelle à travers 
des joueurs de l'équipe opposée, 
le spectateur n'avait même pas 
l'impression que ces joueurs n'a- 
tfaieni pas eu la pratique qu'ils 
muaient du avoir. Aussi, les étu- 
diants ne sont pas venus à ces 
nartfea en très' grand nombre et 
il reste à espérer qu'ils vien- 
dront plus nombreux à ces joutes 
du samedi après-midi à l'Audito- 
rium, qui débutent habituelle-, 
ment à 4 h. p.m. et qui se conti- 
nuent jusqu'à 8 h. p.m. L'admis- 
sion est gratuite. 



LE C.À.R.C. 



offre aux possesseurs de titres universitaires des carrières 
de pilote, d'ingénieur et d'administrateur, et des 
carrières dans l'administration pour les graduées- 
'•de sexe féminin 

Un officier du C ARC Visitera le campus pour: 

• INTERVIEWER — - ~~ 

les sous-gradués en dernière année pour les positions 
* mentionnées ci-haut, les 

MARDI et MERCREDI 10 et 11 FEVRIER 1959 

Le bureau de placement dé l'Uhiver 
se charge de fixer les rendez-vous. 



ROYAL CANADIAN AIR FORCE 






- — ^ 



AUX DEBATS 
VILLENEUVE 



Pour offiches, détails eTformu les de demande, 
odressez-vous ou 



Bureau universitaire de placement 

et oux 

Bureaux de la Commission du Service civil 

Le délai d'inscription aux concours expire le 31 jonvier 1959 



Quatre étudiants de la faculté 
du Droit Civil représenteront l'U- 
niversité d'Ottawa lors du con- 
cours des débats Villeneuve qui 
se tiendra .au cours du mois de 
mars. 

M-TC-André Bédard, Yves Am- 
plement, Rhéal Harvey et Gérard 
Girouard l'emportaient lundi der- 
nier sur quelque cinq autres can- 
didats* à. l'éliminatoire ternie.. ;en. 



la Salle 135 de la faculté des Arts. 

Les juges: le R. P. Julien, di- 
recteur du département de fran- 
çais à l'Université; M. Guy Do- 
zois, professeur aux Sciences Po- 
litiques et M. Gilles Guénette, 
président de la Société des débats 
français, déclarèrent" aussi que 
Fernan'cT Tanguay et Paul JVlosto- 
v;ic devraient se tenir prêts à rem- 
placer l'un ou l'autre de leurs 
quatre confrères en cas de mala- 
die. 




g»—. ■* ■— .'« ■ ■«- 



Le ?hef d'escadrille, DFC, CD., i 
40, d'Ottawa et de- Vancouver, est - 
maintenant assistant-directeur du ! 
personnel aux quartiers généraux | 
de l'Aviation. La direction du : 
personnel est en charge du re- 
crutement au CARC. 



rage au cours d'opérations contre 
l'ennemi, la "Dfstingùïshed Fly 
ing Cross". 



YEARBOOK: 



DERNIERE CHANCE 



i 

Il est né à Régina et reçut son 
éducation au Campion Collège, à 
l'Université Saint François-Xavier, 
d'Antigonish (N.E.), et à l'Uni- 
versité d'Assomption, de Wind- 
sor; if fut fait Bachelier es Arts 
à l'Université Western Ontario. 

Le chef d'escadrille MacKinnon 
s'enrôla dahs le CARC en mars 
1941 et reçut son entraînement 
de pilote à High River, Alberta, 
et Dauphin, Manitoba; il fut en- 
suite envoyé. • en Europe. Il fit 
parti du RAF ,et du CARC jus- 
qu'en 1944 où il fut affecté au 
425e escadron de bombardiers du 
CARC II s'y mérita, par son cou- 

V 



En 1946, ,1e chef d'escadrille 
MacKinnon fut affecté au poste 
d'officier des relations extérieu- 
res aux quartiers généraux du 
"Western Air~e«mmafid'\ à Van- 
couver. Un an , plus tard, il de- 
vait occuper un poste semblable 
aux quartiers généraux du CARC 
où il fut directeur en second. 

En 1950, il fut nommé" officier 
subalterne auprès du chef de 
l'état-major à Ottawa et il rem- 
plit ces fonctions jusqu'en 1953; 
il fréquenta ensuite le "Staff 
Collège", du CARC. En 1954, ce 
cours terminé, il fut envoyé à 
Washington en mission d'échan- 
ge avec le USAF. Il revenait tout 
récemment à Ottawa pour assu- 
mer ses fonctions présentes. 






- 



— — 



^ 



- 






-t ' 1 






- * .~\ 






" 







r 



1 



/• 



j=rr - 















-r— 




._-.•'" 



**?': 






Pog» 8 



LA ROTONDE 



U 30 jonyier l^y 



l-t fÈm 




Sonnez 4 # pi 7, deux longues, - 
deux petites 

SONNEZ 4, pi 7, deux longues, deux petites . . . 

— Allô? Opératrice? Ah! c'est toé, Pistachette. Posture, icitte. 
Pass'moé donc mon cousin Gazé. Encore le même numéro: sonnez 
quatre, pi deux. Oui, oui, c'est encore le. même numéro . . . Non, 
non, j'parl' pas de mon cousin ... 

t— Allo, Gazé? . . . Comment ça va, toé, avec les beus pi les 
poules? 

— Pas pire pan toute. Pi toé, t'étudies-tu b'en fort à Ottawa? 
en patin, t'es tu aussi bête qu'avant? 

— C'est du LATIN, cousin ... 

— Hé, tu sors tes grands mots . . . Ten apprends des af- 
faires, là-bas! . . . Fa'ttention pas tout pardr' c'que tu sais . . . 
Qu'est-ce qui s'pass' dans l'boute? On entend pas parler d'toé 
b'en souvent. T'es pas fort s'a lettr'. Y'aura pas qu'ehose qui 
te r'tient? Quiçé qu'é la poulette, Posture? 

— Cré Gazé, tu changeras b'en jama. J'ai b'en hâte de te 
r'votrvOn-va '«avoir du -fan . . .En parlant de fan . . . J'ai qu'ehose 



..— 



à t'annoncer. 
-. — Hé Posture, y té pas arrivé malheur? ... 

— Non, non. Cest b'en mieux qu'ça. J'aim'ra ça si tu 
.„; — descenda icitte. Y'a un gros carnaval qui s'en vient. C'est toute 

une affaire. C'est encore mieux que quand on ava'mi'l'feu à 
grange du vieux Cléophas . . . 

'- ' ■■ " . ■ — '-^— - Y'en ava' pas pour batt' ça. J'm'en rappellerai tout le temps 

• d'ma sainte vie 

— Hé, té rendu bon. En tout cas, j'veux qu'tu descendes. 
C'est dan'semaine du 29 au 31, à partir de jeudi jusqu'au samedi 

" soir. 

— ?k Hé, ça va être long. Y va b'en s'en passer des affaires . . . 
Mé, quoicé qu'tu veux que j'fasse là? Parmi tou'l'monde instruit, 
j'vas m'pardr'. - 

*y. — Rest' faife. On s'tiendra loin des philosophes. 

. — Encor'avec des grands mots. 

— Pi, b'en mieux qu'ça, y paraît qui va avoir des femmes, 
pi, on va s'mett' tous ensemble pour les couronner. C'est pas toute. 
Y paraît qui va y avoir un concours de sculpture avant le cou- 
ronnement. Pi, y a qu'ehos' qu'on a pas s'a ferme: des balais 
s'a glace avec w des grosses ballounes. Pi, dans 'soirée du vendredi, 
on va aller à l'auditorium de la Médecine, c'est là qui font les 
médecins, pour voir des gars chanter en jaquette. Après ça, on 
va aller en sleigh tirée par des belles grosses juments jusqu'à 
une place où on va manger des beans . . . Ça, j'aime moins ça. 
.^comprends pas ça pan toute. J'te dis qui ont des drôles d'idées, 
les gars de la ville . . . Aller en -sleigh pour aller manger des 
beans! ... Y sont détraqués vrais. 

— J'va dire comme toé. Ecoute, Posture, tiens-toé loint d'eux- 
autres: j'te dis, y vont te tourner la cervelle, pi tu va être pardu 
à jama. 

— Mais, samedi âpra-midi, on va voir du bon hockey. C'est 
des professionnels qui jousent. J'ai parlé avec un d'eux-autres, 
pi, y m'a dit qui était meilleur que l'Rocket. Yé bon vrai.. Y'a- 
quat' parties: y vont b'en être fatigués après la dernière ... Le 
soir* y'a une grosse danse dans not' belle province. On va <r'la 
couler douce, là. T'oubliera pas de mett' ton beau col, pi tes 
souliers pointus. Apporte ton violon, itout. Tu - pou r ra s leur 
montrer c'quc tu peux faire. 

— C'est pas pire pan toute .. . 

— Ah b'en j'oublia: y va avoir un bazar en plusse. . Tu 
garderas tes mains dans tes poches. On sait jama, y vont peut- 
être essayer de t'prendre toutes tes cennes. Fa'ttention avec qui 
tu vas te t'nir. Y'a des femmes qui sont juste là pour ça; pi, 
viens pas me /aire honte. J'commence à avoir une bonne reputa- 

tion, j'me tiens même avec le président d'ia Fédé. 

— Aie, Posture, t'est t'encore avec tes grands mots: quoicc 
quVest ça, le Fédé? 

► % — C't'une patente où on . . . (Censuré) . 

— Aie, Posture, ça fa' longtemps qu'tu parles, ça va t'coûter 
cher.. . . 

— Ça fa' rien . . . C'est la Fédé qui paye ... Bon b'en, 
j'pense que j'vas t'dire bonjour. Pi, j't'attends pour le CARNA- 
VAL . . . 

— Bonjour, Posture ... 

— Bonjour, Gazé ... , 



N 



PROGRAMME DU CARNAVAL 



.*» ■ . •*■ 



Jeudi le 29 janvier 

-•— Concours de monuments de neige sur le canfpus. 

Chaque faculté érige son propre monument. 
6:30 p. m. - — Tournoi de Ballon-balois inter-faculté sur les 

potinoires de l'édifice cenfrol. 
8:30 p. m— "Les Fourberies de Scaptn" à la salle académique. 

Vendredi, le 30 janvier 

4:00 p. m. — Jugement des monuments de neige. 

7:30 p.m. — GRAND SPECTACLE AVEC LES ARTISTES DE LA 
RADIO -ÇT DE LA TELEVISION MONTREALAISE: 
"Difficultés temporaires", en l'auditorium de l'Eco- 
le Technique d'Ottawa, rue Albert. 

9:30 p.m. — Sleigh-Drive au Beamish Hill. Les autobus quitte 
ront la porte de l'Ecole Technique. 

Samedi, le 31 janvier 

2:00 p.m. — Hockey à l'Auditorium. 
— Droit vs Sciences. 
— Commerce vs Sciences Politiques. r .r 

ÇvT — Médecine vs Education Physique. 

v 8:30 p.rrV - — Gronde Danse du Carnaval au Manège Militaire 
de Nui! 
9:30 p.m. — COURONNEMENT DE LA REINE. 



RETOUR D'URSS 

'impressions d'un voyage en URSS". Tel fut le sujet de la 
première d'une série de six confrences présentées par la faculté 
des Sciences Politiques. M* Louis Sabourin, professeur à ladite 
faculté, présentait cette conférence mercredi dernier à la salle 140 
de la faculté des Arts. Emporté par son sujet, le conférencier parla 
durant trois heures sans discontinuer; mais il sut si bien capter 
l'attention .de ses auditeurs que ces trois heures parurent à tous 
quelques minutes. La conférence fut suivie d'une projection de 
diapositives en couleur que M. Sabourin a rapportées de son voyage. 

Après avoir exposé brièvement la préparation et le trajet de 
son voyage, le conférencier nous présenta quelques réflexions sur 
l'état actuel du monde soviétique. Il nota surtout la, rapidité du 
progrès économique russe; l'intérêt extraordinaire des Moscovites 
pour la vie culturelle, et l'enthousiasme inébranlable de la Jeune 
génération athée en vue de la construction d'un monde meilleur. 

Par ailleurs, M. Sabourin nota que les désavantages du système 
communiste sont plus lourds que les avantages. En effet, les 
progrès économiques et sociaux ont dû être payés par la perte 
de la liberté, et surtout de la liberté de penser. La propagande, 
la toute-puissance du parti, la destruction des valeurs spirituelles 
entraînent une regrettable planification des esprits. Le matérialisme 
athée, nous dit M. Sabourin, est devenu une religion nouvelle, 
avec son Vatican-Kremlin, ses pretres-membres-du-parti, et ses 
saints-chefs. Ainsi on a enrôlé les esprits à un tel point qu'il est 
presque impossible de trouver la moindre originalité de penser, 
même chez' les intellectuels. 

En conclusion, M. Sabourin nous exposa les motifs de son 
inquiétude, face au communisme qui se répond de plus en plus: 
décadence du capitalisme traditionel et désunion du monde occi- 
dental. Il est nécessaire, dit-il, de mettre On à nos illusions de 
supériorité et d'agir alors qu'if en est encore temps: et c'est à la 
jeunesse que revient la responsabilité de vivre de l'idéologie démo- 
cratique aussi profondément que les jeunes soviétiques vivent la 
leur. 



TOUS SOUS LA TENTE 



.; C'est d'un air mystérieux que Jean Besner, prési- 
dent des Sciences Pol., nous déclarait que sa faculté 
invitait le public étudiant au "Cirque", la danse de l'an-*" 
née qui aura lieu à l'hôtel d'Eastview. 

C'est avec le même sourire énigmatique qu'il nous 
confiait qu'une soirée inoubliable, pleine de "surprises" 
et d'originalité' était réservée à ceux qui y assisteraient. 



C'est le 7 février. L'autobus se rend à la porte 
de l'hôtel d'Eastview. Les billets sont en vente immé- 
diatement. • ' 



CARRIÈRES D'AVENIR 

— -*■- avec 



NORTHERN ELECTRIC 



pour 



GRADUÉS EN — 



GÉNIE ÉLECTRIQUE OU CHIMIQUE 
PHYSIQUE' ET MATHÉMATIQUES 



Northern Electric, une des plus importantes industries conodiennes 
dans la fobricotion d'Equipment de Communications et de 
Câbles et Fils, vous offre d'intéressantes positions dans les do- 
maines suivant; 



DESSEJN DE SYSTÈMES DE COMMUNICATIONS — 
DESSEIN ET DÉVELOPPEMENT D'ÉQUIPEMENT — * 
PRODUCTION - RECHERCHE. - '•' 

Quelques emplois d'été sont disponibles pour étudiants en génie oui- 
seront gradués en 1960 et 1961. \j 

Toutes ces positions seront situées à Montréal et nous contribuerons 
aux frais de déplacement de ceux qui nous embaucherons. 

Excellents salaires et un plan formel d'évdiuation vous assurent l'op- 
portunité d'avancement. Un fond de pension généreux et de 
v bonnes conditions de travail contribuent aussi à ce que vous 

vous devez d'investiguer les possibilités d'emploi avec la 
Northern Electric. 

DATES DES ENTREVUES 
f 28 et 29 janvier 

Pour plus de détails et un oppointement pour une entrevue velullez 
consuler votre Bureau de Plocement. 



Horthern Bectric 



onne 



Partir, c'est mourir un peu... 
Mourir, c'est partir en maudit 

a 



Il est des gens qui dansent uni 
entrer en transe, et d'autres qui 
entrent en transe sans danser* « 
phénomène est appelé transcen- 
dance, et dans nos régions, Il est 
fort apprécié. 



$r * 



"La Rotonde" a agonitiquement 
besoin de tapeuses sachant taper. 
Les dactylos seront fournis et U 
direction assure feux volontaires 
qu'il ne leur sera rien demandé 
qui aille contre la morale et les 
bonnes moeurs 









Une vraie jeune fille ne se lance 
jamais à la poursuite d'un étudiant 
Est-ce qu'un piège court après une 
souris ? ? ? 

* * * 

Nouvelle théorie pour bien com- 
poser un discours: arrangez-vc 
pour que votre discours soit com- 
me une robe du soir assez long 
pour couvrir le sujet et assez court 
pour soutenir l'intérêt . . 

Définition: 

* * * 



Curs: Une lecture au cours de 
laquelle les netes dû- professeur 
deviennent celles des étudiants 
sans qu'il en reste rien dans l'es- 
prit de l'un ni de l'autre. 



LES BELLES PROPHETIES: 
"Si la jeune génération continue 
à ne pas tenir compte des déci- 
sions de leurs parents et~à rentra 
tard le soir, la civilisation telle 
qirc nous la connaissons aura dis- 
paru de la surface de la terre d'ici 
cent ans." (Extrait d'une tablette 
de- pierre assyrienne de l'an 2000 
avant J.-C.) • 

* * * 



\ 




Pv 



=4 








\^ v 



'FAIRE FACr 



VOL. XXVI, No 4 



'■' .""" 



n UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



Le 16 février 1959 



VA-ET-VIENT FINANCIER 



La Conférence Nationale 
des Universités Canadiennes 
t annoncé, le 2 février, que 
l'Université d'Ottawa et ses 
collèges affiliés allaient rece- 
voir $777,978. pour Tannée 
scolaire 1958-59.' 

L'Université elle-même re- 
cevrait $708,970., tandis que 
le collège St. Patrick aurait 
$36,683 ; le collège Bruyère, 
$14,891; le Petit Séminaire, 
$12,712; le collège Notre-Da- 
me, $4,721; et le Collège de 
Cornwall, $8,353. 

Cette année, le don est ac- 
cru de $1.00 à $1.50 par per- 
sonne au Canada. Il sera dis- 
tribué en proportion avec la 
population de chaque provin- 
ce. 

La province d'Ontario tou- 
chera le montant de $8,704,- 
500. pour 23,966 étudiants, 

L'Université Carleton rece- 
vra $229,906. ' r 

L'Université de Toronto tou- 
cher» $2,742,906.; l'Universi- 
té Queen's, $1,010,428; l'Uni- 
versité Western, $956,310. et 
l'Université McMaster, $444," 
196. 



O.N.U. modèles 

Cinq étudiante de l'Univer- 
sité d'Ottawa représentaient 
leur institution aux "Nations 
Unies modèles", entreprise vi- 
sant à promouvoir une meil- 
leure connaissance du rôle de 
l'Organisation des Nations- 
Unies dans le monde, et de 
chaque état au sein dé cette 
organisation. 

Louise Bussière, Louis Te- 
nace, Arnold Amber, Marc Ré- 
gnier, Maurice Beauchamps 
et Agit Mirchandani ont été 
choisis pour participer à 
cette initiative inaugurée par 
quatre institutions de Mont- 
réal, avec la coopération de la 
succursale des Nations-Unies 
de cette même ville. C'est du 
4 au 7 février, à l'Université 
Mcoiii, que s'est tenue une 
assemblée générale, un Con- 
seil de Sécurité et une cour 
de Justice internationale mo- 
dèles, où plus de 200 étudiants 
des universités canadiennes 
et américaines représentaient 
les 82 pays membres des *ïa- 
tlons-Unies. Ils étalent guidés 
et assistés par d'émlnentes 
Personalités dipljDma tiques, 
entre autres le T.H. John Die- 
fefibaker qui avait accepté le 
titre de patron et l'H. Lester 
B. Pearson qui était président 
Honoraire et l'orateur-clef, 
ainsi que de nombreux autres 
diplomates de différents pays. 

T rois questions d'actualité 
purent étudiées. Le statut de 
«erim, le problème des rela- 
yons Lsraelo- Arabes et les 
Jases militaires non asiatiques 
en Asie. 

Tous furent d'accord pour 
ainrmer q Ue ces séances leur 
ont été des plus profitables et 
enrichissantes. 

Gilles Boulerice 




Pendant que l'administration attendait le chèque de 
la Conférence Nationale des Universités Canadiennes, à la 
Fédération, on perpétrait un vol audacieux et tout à fait 
révoltant (pour ceux qui se révoltent vite). Nous pou- 
vons un peu l'imaginer.- une bande de gangsters profes- 
sionnels, le visage masqué, des gants aux mains, etc . . . 
Mais, ce sont des durs . . . Jls se spécialisent à dévaliser les 
endroits les moins gardés. Aux services de tout le monde, 
et on ne rate pas son coup. Quarante belles piastres, comme 
dirait l'autre . . . C'est une somme banale pour certains, 
mais qui n'est pas à mépriser lorsqu 'arrivera— le -temps 
d'équilibrer le budget: il en souffrira plus que la machine 
à "coke" dévalisée . . . 



Bol, CarnoYol, Chacal, Régal, etc. . . . (page 4) 



ASSOCIATION DES ETUDIANTS GRADUES EN 
SCIENCES SOCIALES 



Election de l'Exécutif 
Dimanche, le premier lévrier. 






Président d'élection: Professeur Jean-Luc Pépin. 
Président élu: Fernand Tanguay. 
Vice-président: Jacques Peltler. _ fc 

Secrétaire: Marielle (Miml) Roquet 
Trésorier: Febo Varas. 



Conseillers: John Kim, 

Louis- Georges Gervais. 



• 



Dimanche, le premier février, 
avait lieu la fondation de l'Asso- 
ciation des étudiants gradués en 
Sciences sociales. Cette associa- 
tion à but culturel et social grou- 
pe environ trente-cinq étudiants à 
plein temps travaillant en vue 
d'obtenir une maîtrise otr un .doc- 
torat dans l'une des branches des 
sciences sociales. 

L'association se piopose de favo- 
riser des rencontres entre les étu- 
diants des trois branches, politi- 
que, économique et sociologie ainsi 
que les professeurs concernés. Ce 
nouvel organisme tentera de ren- 
forcir les liens entre professeurs 
et étudiants afin que le travail 
d'éducation commencé dans les 
salles de cours se poursuive en 
dehors par des rencontres amica- 
les. Ne voit-on pas dans quelques- 
unes des plus célèbres universités 
européennes "les enseignants" et 
lés enseignés fraterniser ensemble 
en diverses circonstances ? 

Au stage de la maîtrise et du 
doctorat le contact d'un "MAI- 
TRE" s'avère très important. Le 
maîtFe <lott- ouvrir à ses disciples 
les voies où ils doivent marcher, 
il leur enseigne une doctrine qu'il 
estime la vérité et il .leur com- 



munique même son enthousiasme 
pour la science. Cela peut diffici- 
lement se faire uniquement dans 
les salles de cours. L'idée elle- 
même est très ancienne; les latins 
| ne bénéficiaient-ils pas du magis- 
! terium, que nous pouvons nommer 
dans notre langue que par un mot 
imité du leur le "magistériat" ou 
en anglais le tutorship system. 

L'établissement de l'association 
des gradués contribuera peut-être 
à un rapprochament salutaire aux 
étudiants, et agréable, nous l'espé- 
rons, pour les professeurs. Les 
gradués inviteront aussi des per- 
sonnalités de l'extérieur de l'uni- 
versité pour aider à ouvrir des ho- 
rizons sur notre société interna- 
tionale d'après-guerre. Des -hauts- 
fonctionnaires de nations étrangè- 
res ont déjà accepté avec empres- 
sement l'invitation qui leur a été 
transmise. , 

Si,' avec ces organisations, les 
étudiants réussissaient à avoir une 
meilleure compréhension des pro- 
blèmes politiques, économiques et 
sociaux, doublée d'une culture plus 
riche et plus vaste, l'association 
aurait rempli un modeste mais 
grand rôle. 

Fernand Tanguay. 

V -. 



La F.N.E.U.C. en marche 

Près de 60 délêguéTdeff diverses universités de l'On- 
tario assistaient au congrès régional de la FNEUC les 
23, 24 et 25 janvier, parmi lesquels Richard Robillard, 
Louis Cliché, Jean Carrière, François Lemieux et Marcel 
Prud'homme de l'Université d'Ottawa. L'U. Carlejon, 
hôte d'occasion, sut préparer un programme où les heures 
de travail sérieux étaient allégées par des moments de 
détente. _ 

Vendredi avait lieu l'inscription des délégués à l'hôtel 
Lafontaine et une première session plénière. On discuta 
du Congrès national de la FNEUC qui aura lieu a Saska- 
toon en octobre, du rapport de la P.U.C. au sujet d'un 
futur journal associé à la FNEUC, et du Séminar na- 
tional qui aura lieu à Montréal. Entre autres choses, la 
journée nationale des étudiants, le 5 mars, fut sujette à 
certaines discussions. Il fut décidé que chaque université 
se chargerait de renseigner le public sur les problèmes 
étudiants par les médiums locaux de publicité, le S mars 
prochain. Ce même jour Mortimer Bistrisky, président 
de la FNEUC, doit rencontrer le premier ministre et des 
membres de son cabinet. Un délégué de l'Université 
faisait remarquer que le rapport soumis au premier mi- 
nistre et qui fait part des revendications des étudiants 
subira le même sort que les précédents. "On vous dira que 
votre rapport est le meilleur jusqu'à date puis on recon- 
duira les délégués de la FNEUC." Les étudiants devraient 
participer à un ralliement ce jour-là et une marche devrait 
être organisée jusqu'à la colline parlementaire. 

Samedi il fut question de problèmes tels que l 'assu- 
rance-chômage payée par les étudiants, Je plan ontarien 
d'hospitalisation, ainsi que la discipline chez les étudiants. 

Le clou (hr congrès fut sans .contredit le symposium ' 
sur le nouveau plan de bourses et d'aide aux étudiants, 
proposé par l'U. de Toronto. Prirent part à ce sympo- 
sium: Dr. Wake de Queen's, Dr. Ross de l'U. de Toronto, 
Dr. Gibson de Carleton, Sheffield de Carleton et Morti- 
mer Bistrisky, prés, national de la FNEUC. 

Tous étaient d'avis que beaucoup d'étudiants 
qui possèdent les talents et le désir de poursuivre leurs 
études en sont empêchés pour des raisons financiè- 
res, et qu'il est nécessaire d'établir un système com- 
préhensif de bourses. "Ce problème atteint des di- 
mensions nationales" ajouta M. Gibson. M. Sheffield 
a fait remarquer que le présent système de bourses 
est dans un état chaotique et que le plan proposé ap- 
porterait de l'ordre au niveau national. M. Bistrisky, 
au nom de la FNEUC, approuvait le nouveau plan et 
ajoutait qu'il devrait être calculé comme étant d'im- 
portance majeure dans le question de l'éducation au 
Canada. "L'objectif de ce nouveau plan, a-t-il dit, se 
trouve dans la Déclaration des Droits de l'homme et 
il cita l'Art. 26: . . . l'éducation supérieure devrait 
être accessible à tous d'après leurs mérites." 

Tous s'accordèrent à dire que les prêts aux étudiants 
ne sont pas la meilleure des solutions et que les prêts ne. sont 
généralement utiles qu'en cas d'urgence. 

Le djmanche, après une dernière séance, les délégués 
se séparèrent. « , , 

Renée Houle. 



; 



— 



.>.„. 



*rr 



-4 r-^r 



JkA 



































** 


























































1 


























f 


• 












<— 




























* 




l 






































































, 












































• 


, 




















• 


• 






. 


















- 






































■i 






j 


-■*' 






■ 




■ ■ 










. 










1 — ■ 






































— 








- 


.-<• l 

















-"»— - - — - -. • - J.. - 



Page 2 






LA ROTONDE 



Le 16 février 1959 I tfjl_ lévrièr l9S * 






±*l«OTONoe 



ON GUEULE 



Les uns disent "oui", d'autres disent "non" et plu- 
sieurs encore affichent le "ça m'est égal". Au risque d'ou- 
trer la simplification, il me semble que les attitudes de la 
plupart d'entre nous en Face des événements puissent se 
réduire à ces quelques mots: oui, non, ça m'est égal. 

• Et Dieu sait si les occasions d'entendre ces mots pul- 
lulent depuis un certain temps . . . Alors à chaque remous, 
les ardents du oui et du non se mordent entre eux, bien 
entendu, mais gardent toujours une bonne dent pour les 
disciples du "ça m'est égal". Parce qu'il semble que l'op- 
position même la plus acharnée, soit encore moins irritante 
que l'indifférence pure et simple; les partfsans d'une idée 
se fortifient dans l'émulation* de la lutte avec leurs oppo- 
sants mais sç noient dans la neutralité. - 

Quel que soit le fait, je ne crois pas en la sagesse de 
ceux qui attendent (sous prétexte d'objectivité) leurs 
quarante ans révolus pour prendre position, ni en la tran- 
quilité boudhïque de ceux qui sont au-dessus (ou au-des- 
sous) de ce qui ne les touche pas personnellement. Si un 
seul instant de sa vie, on s'est reconnu responsable et so- 



LETTRE 
d u C abinet 



ce 12 février 1959, 

M. le directeur, 

Vous trouverez ci-inclus le résul- 
tât du travail accompli par le co- 
mité de la constitution qui avait 
été appelé à travailler sur l'ébau- 
che que j'avais personnellement 
préparé lors des dernières vacan- 
ces de Noël. 

Tel que constitué par le Conseil, 
lors de sa réunion générale du 11 
janvier dernier, le comité se com- 
posait du_ président de la faculté^ 
de Droit Civil, J. M. Lavoie, du 
délégué de la Faculté de Droit 
Coutûmier, Gérard Michel, du vice- 
président français, Gérard Viau, 
du trésorier, J. M. Côté, du con- 
seiller juridyiue, Me Charles Au- 
bin, du conseiller financier, M. 
Gilles Portugais, C. A. et. de moi- 
même. ' . 



lidaire de plus vaste que soi-même, si on n'a pas méprisé 
cette ardeur de vivre qui affleure dans toute jeunesse, ou 
si (pour les égotistes endurcis) on perçoit que tout événe- 
ment en fin de compte, nous àffeete, on ne-peut pas dans 
certaines circonstances, ne pas réagir. 






MAIS réagir n'est pas gueuler. Et c'est peut-être ce 
que l'on oublie trop depuis qu'il est devenu à la mode 
d'avoir des opinions. Il n'y* a pas si longtemps s'était l'in- 
dfrïfrtltÉMUI. maintenant c'est l'opinionisme. - Pour s'en 
rendre compte, on n'a qu'à flâner un peu là où flânent ou 
plutôt, gueulent ceux qui dans leurs loisirs, étudient. Vue 
d'ensemble: des petits- noyaux d'indiviçJus-en conciliabules, 
parsemés ici et là. Vue détaillée: une petite stratégie qu'on 
découvre en suivant BONCOEUR, le type de nous tous. 
Première étape de la recette. Au début de la journée, s'im- 
miscer tout naturellement dans un groupe (choisir celui 
qui parait le plus animé: on passe inaperçu, et c'est plus 
v intéressant) Là, écouter bien sagement le connaissant dé- 
biter les faits (car il s'en trouve au moins un qui glane les 
journeaùx. capte les rumeurs fraîches, — ou .les 'part — 
connait, de sources certaines, tous les potins) surtout, 
écouter ce qu'il en pense ou plutôt écouter faits et opinion 
car les deux pour lui s'identifient. Après quoi, Boncoeur 
est renseigné et peut s'éclipser. Deuxième étape. Mainte- 
nant, marquer son entrée dans un groupe un peu plus loin, 
(de préférence un groupe bien coi, symptôme que les nou- 
velles n'y sont pas encore parvenues) orienter en peu de 
temps, à renfort de blagues, la conversation au point voulu, 
puis faire pleuvoir son opinion (c'est à dire celle qu'on a 
gobée auparavant ou son contraire) ajouter un peu d'émo- 
tion accentuée de quelques bons gestes, poivrer le tout de 
quelques sacres, si l'assentiment ne Vient pas assez vite. 
Et voilà, le truc est joué: Boncoeur a des opinions. Mais 
il ne faut pas se contenter de si peu.- Troisième étape. A 
présent que l'opinion est devenue certitude, (quand on 
parle bien, on croit ce que l'on dit) déceler un autre 
groupe où l'on puisse confronter son opinion avec celle 
d'un opposant, c'est-à-dire un groupe où l'on puisse gueuler 
assez fort pour avoir raison. 



Tout le long de son travail,. le 
comité n'a jamais perdu de vue le 
fait qu'une association étudiante 
est loin de s'identifier avec un 
club recréatif quelconque," mais 
qu'elle est vraiment une associa- 
tion professionelfe travaillant à 
l'amélioration de la condition des 
étudiants, à la solution des pro- 
blèmes communs qui les ont por- 
tés à s'unir et ce dans un contexte 
bien déterminé. Voilà pourquoi, 
les changements apportés au pré- 
sent système comme toute la struc- 
ture de la nouvelle Fédération, re- 
pose essentiellement sur une ques- 
tion d'efficacité. 

Nous avons aussi considéré le 
fait que notre université est jeune 
et qu'elle n'a pas encore atteint 
dans bien des domaines la struc- 
ture qu'elle aura définitivement 
dans quelques années. 

En deux mots, nous avons tracé 
les p lans d' une association étu- 
diante - capable d'une .solidité et 

Trois~étapeT bien simpleveïTvoTïï Boncoeur trans- 6 '™ c ™ c ™ xé digne dc *&* 

ollv CJ v/lldWa. 



formé d'étudiant banal, en quelqu'un qui a des opinions, 
qui recrute des disciples et stigmatise tous les imbéciles 
qui ne pensent pas comme lui . . . 

Un seul accroc: comme je suis toujours en retard pour 
la mode (et les cours) j'ai le temps de m'interroger sur ce 
procédé de Boncoeur. Moins sur son efficacité que sur sa 
valeur. Parce qu'enfin, si je refuse la solution des indif- 
férents et des blasés, c'est que je suis encore assez naïf 
pour croire à la possibilité d'une perspective du plus vaste 
que soi, du dépassement des seules visées intéressées, d'une 
culture qui soit ouverture active de l'espirt plutôt qu'ex- 
ploitation d'un petit patrimoine bien clos. Et justement, 
je me demande ce que mon ami Boncoeur en fait de ces 
idées-là, avec ses opinions durcies en certitudes. Qu'ad- 
vient-il de l'ouverture d'esprit dans une opinion qui ne 
s'interroge plus et ne tolère plus d'être interrogée ? Qu'ad- 
vient-il du plus vastç que soi, lorsque les faits subissent la 
couleur et la vérité qui sont utiles à mon opinion ? Sans 
vouloir couler parmi les neutres et malgré la menace d'ana- 
thème de la part des partisans en tout Ifsuï tout, je me 
permets de demeurer songeur devant ceux pour qui -Aa 
littérature se résume à "L'enfer, c'est les autres." et le fait 
d'avoir des opinions, à "Les, i m Déciles, ce sont les autres",. 

.ouis Major. 



ENTREE LIBRE 



N.D.LR. 



Sous cette rubrique, La Rotonde invite ses lec- 
teurs à se prévaloir de leur liberté de parole . . . 
dont la Direction ne se rend pas nécessairement 
responsable. 



a 



Présence chrétienne" 



Quatre réunions du Comité, re- 
présentant une vingtaine d'heures 
de travail collectif, ajouté au tra- 
vail, particulier de chacun de ces 
membres ainsi qu'aux quelques 
vingt-cinq heures que nécessita la 
rédaction de la première ébauche 
et la lecture attentive d'une ving- 
taine de constitutions d'autres as 
sôciatiôns universitaires canadien- 
nes ont donné 4e* <juelqite»- W-f 
articles qui forment la présente 
constitution. .. . ; 

Gomme vous pourrez le consta- 
ter vous-mêmes, cette constitution 
se divise en deux grandes parties: 
les règlements généraux, que l'on 
nomme parfois statuts, forment ce 
que l'on convient généralement 
d'appeler la ' constitution propre- 
ment dite. C'est la partie la plus 
rigide de la constitution la moins 
sujette aux changements périodi- 
ques. 



Loin d'avoir la prétention d'ap- 
procher la perfection, cette cons- 
titution se veut surtout d'être un 
effort sérieux qui, .aidé de votre 
collaboration, pourra mettre fin à 
l'anomalie dont souffre notre Fé- 
dération depuis bientôt 12 ans. 

Je m'en voudrais de ne pas re- 
mercier tous les membres du co- 
mité de leur étroite collaboration 
et de leur travail empressé. Spécia- 
lement Me Aubin et M. Portugais 
qui ont sacrifié plusieurs heures 
d'un temps fort précieux pour nous 
faire profiter de leur expérience 
non moins précieuse. 

Bien à vous 

Louis CLICHE, 
président du comité 

N.D.L.R. 

Cette lettre, la première qui 
nous nous parvienne des hauts 
lieux, méritait d'être publiée 
Comme document historique. La 
Rotonde s'engage à tenir ses lec- 
teurs au courant de toute activité 
concernant la nouvelle constitu- 
tion ainsi que de ses opinions 
propres. 



Les étudiants, en général, se préoccupent et avec rai- 
son d'appuyer toutes sortes de campagnes pour faire valoir 
leurs "droits: liberté d'action, liberté de presse, droit à 
l'accession aux études supérieures, etc . . . Mais les étu- 
diants catholiques se préoccupent peu d'un droit beau- 
coup plus important: celui d'une présence chrétienne à 
l 'université, x * 

C'est avec la ferme résolution de faire valoir ce droit 
que quelques étudiants de l'Ùniveristé d'Ottawa sont re- 
venus d'un Congrès de la F.E,U.C.C. (Fédération des Etu- 
diants des Universités Catholiques du Canada-) tenu dans 
la fin de semaine du 30 janvier, à Oka. 

Le congre s de la FE U CC (mieux connu sous le nom 
de "Pax Romana") réunissait des étudiants des universi- 
tés de Montréal, Laval et d'Ottawa. Au cours de discus- 
sions sérieuses, intéressantes et fructueuses, ces étudiants 

ont pris conscience: 

." * ' 
PREMIEREMENT, qu'une université est catholi' 
que non paa seulement parce qu'elle a une charte 
pontificale et qu'elle a un Monseigneur à sa tête, 
mais aussi parce qu'elle groupe -«les étudiant» qui 
sont avant tout catholiques. 



DEUXIEMEMENT, qu'à titre de .catholiques les 



étudiants ont le devoir de faire de leurs univer» 
sites autre chose qu'une marin ne à diplôme, et 
que, par leur action concernée, ils se doivent de 

y faire vivre dans le milieu universitaire les vérités 
^fondamentales de justice et de charité,- pour 

, mieux réaliser leur vocation d'homme. 

TROISIEMEMENT, que "Pax Romana" n'est pas 
un simple cluh social ou une association à la- 
quelle on peut préférer ne pas avoir affaire. Mais 
que "Pax Romana" a un idéal supérieur à nos 
organisations ordinaires de campus et que cet 
idéal, ce hut, c'est de croire avant tout à l'exis* 
lence de valeurs fondamentales, c'est de' viser à 
connaître mieux ces valeurs, à les intégrer dans 
notre vie et à les intégrer dans la vie de ceux qui 
non* entourent pour les faire aimer et respecter. 
QUATRIEMEMENT, que les organismes dYiu 
diants comme les conseils d'étudiants ont le devoir 
d'aider "Pax Romana" à vivre et à réaliser ses 
buts. Autrement, ils seront traîtres à leur milieu 
qui est "e*n droit «l'attendre de ces conseils des 
réalisations sur le plan intellectuel, social et spi- 
ciliiel. (Nous pouvons, à regret, ajouter qu'ils 
font rarement justice à ce droit, se contentant 
habituellement "d'étudier budget et de parler 
danse, carnaval, bal ou autre chose du même 
genre.) 

Enfin, un Congrès de la FEUCC permet aux sections 
locales de "Pax "Romana" de se revigorer, de faire Te plein 
d'idées et d'énergies, de repartir sur un bon pïeôTèt ainsi 
continuer à servir le milieu étudiant plus efficacement. 

La section "Pax Romana" de l'Université d'Ottawa 
compte bien se donner entièrement à sa tâche et prendre 
la place qui lui revient dans son milieu. 

Jean-Charles Coutu,. - 
Droit III. 



611, rue Cumberlond 



Téléphone: CE 3-6095 



JOURNAL FRANÇAIS DES ÉTUDIANTS DE 
L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre de lo Preste universitaire canadienne 
Tirage minimum: 2,000 copies. 

jeteur " Gaétan Jeaorond 

Rédacteur-en-chef Andre p r jmeou 

Assistant à la direction Jean-Loult Major 

Chef des nouvelles Gilles Bouleriss 

Ptfqe artistique Normond Tremblay 

Rédacteur sportif Luclen Binet 

M.se en page - A la bonne franquette 

Photographes Leighton Long, Laurent Walker 

Administrateur Jeon-Claude Giguère 

Reporter à la F.M.E.U.C. j ea n Carrière 

Reportages spéciaux Fernand Labelle 

Renée Houle, ^an- Yves Theberge, 
Emilienne Lambert, Marc Régnier 



Collaborateurs . 



CARITAS 



Vingt-deux décembre '58 . . . 
U majorité d'entre noua goû- 
tent les premier bons mo- 
ments du retour à "la mai- 
son". Pendant ce temps, quel- 
ques étudiants de l'Université 
demeurés à Ottawa commen- 
cent leurs vacances de Noël 
en faisant la distribution de 
paniers de victuailles aux 
pauvres. Dix-huit familles 
représentant quatre - vingt - 
quatorze personnes reçoivent 
ainsi au delà de mille boites 
' fce conserves de toutes sortes. 
petits et grands y ont leur 
part de choix! 



On se marie... 



Lors de cette campagne de 
charité, trente-cinq complets 
pour homme et une quantité 
appréciable de souliers, che- 
mises, chandails, bas et cra- 
rates sont également recueil- 
Plus de vingt dollars en 
argent viennent compléter 
cette magnifique offrande de 
Noël des étudiants de toutes 
les facultés. 

Merci sincère pour cette ré- 
ponse généreuse à l'appel des 
membres de PAX ROMANA, 
section "Charités universitai- 
res". Merci spécial à tous 
ceux qui ont collaboré active- 
ment, donnant leur temps 
libre pour le partage et la dis- 
tribution des articles recueil- 
lis. Je crois que ce geste de 
vraie fraternité chrétienne en 
ce Noël '58, si modeste qu'il 
fût, entre bien dans la pensée 
de l'abbé Pierre lorsqu'il écrit: 
"Qu'elles sont immenses pour 
ceux-là des dimensions possi- 
bles pour leur bonheur, en 
cette génération qui va pou- 
voir disposer, plus que nulle 
autre jamais n'en, disposa, de 
si gigantesques ^noyens de 
s'employer, sans limite, à la 
dimension du globe, à bâtir 
la fin de la misère de tous." 

E. Lambert 
NDX.B. 



Nous apprenons que le suc- 
cès remporté par cette collecte 
pour les pauvres, a poussé 
quelques membres de PAX 
ROMANA à fonder, sur le 
campus, une section de la S. 
Vincent-de-Paul. 

Nous avons donc mainte- 
nant un mouvement étudiant 
qui pratique charité au nom 
des étudiants, et auquel peu- 
vent se joindre tous ceux et 
celles qui désirent faire un 
Peu plus pour "cet être si en- 
combrant": le prochain. Pour 
tous renseignements, appelez 
CE. 5-0132, et demandez René 
Uplea. 



Lundi le 26 janvier a eu lieu 
à 1 auditorium de la faculté 
de médecine la première d'une 
•série ge trois conférences pu- 
bliques sur lés problèmes lé- 
gaux de tous les jours. Ces 
conférences sont données grâ- 
ce à la collaboration du Bar- 
reau du comté <}ë Carleton, 
de la faculté de droit de l'U- 
niversité et du Journal Le 
Droit. Me Marcel Joyal, avo- 
cat d'Ottawa était le confé- 
rencier. 

Me Joyal donna d'abord une 
brève définition du mariage- 
"Le mariage en Ontario, a-t- 
11 dit, c'est l'union volontaire 
de l'homme et de la femme 
peur un terme indéfini con- 
tracté sous formes et cérémo- 
nies légales et qui ne peut être 
rompue par le simple consen- 
tement des partis." - 

Le conférencier donna en- 
suite des conditions de léga- 
lité du mariage. Puis U établit 
; les droljts respectifs de l'épou- 
se et de l'époux. Au point de 
vue propriété, les époux, en 
principe sont séparés de biens, 
niais la femme conserve un 
droit de douaire sur la pro- 
priété immobilière du mari. 
Mais il est toujours possible 
d'opter pour le régime de com- 
munauté de biens. 

En cas de divorce ou sépara- 
tion, les enfants" seront con- 
fiés au parti passible d'assu- 
rer la sécurité de l'enfant. 

La loi n'intervient pas dans 
les difficultés générales du 
foyer, exception faite des cas 
de cruauté physique ou men- 
tale de négligence et d'adul- 
tère. ' 

Le mariage peut être annulé 
dans certains cas particuliers: 
parenté, ivresse; folle. Impuis- 
sance, erreur sur la person- 
ne physique, un premier ma- 
riage non dissolu. 

La conférence se termina 
par des questions venant de 
L'auditoire puis un mot de re- 
merciement de Me Gaston 
Vincent, président jçle cette 
jéfie de conférences. 

Gilles Boulerice 



* w ■ w r* i/ c 

■ < 1 *W 3 

DÉBATS VILLENEUVE 

LdifMl Indlon A m. itco 



"Le Canadien indien de 1558 
était plus heureux que le Ca- 
nadien de langue française de 
1958." Voila le sujet du débat 
Villeneuve dont le trophée 
sera bientôt disputé entre 
les Universités d'Ottawa, de 
Montréal, de Sherbrooke et 
Laval. Sherbrooke participe 
pour la première année aux 
débats. 

Nous avons choisi comme 
sujet le PROCES DE LA VIE 
MODERNE à cause de l'égale 
facilité qu'il offre dans le 
soutien de l'affirmative et de 
la négative. Nous avons aussi 
gardé la tradition "canadiani- 
sée" du sujet par la formule 
du sous-titre. 



Cette année, Ottawa reçoit 
Sherbrooke. Yves Ampleman 
et Marc -André Bédard sou- 
tiendront l'affirmative. Gé- 
rald Girouard et Rhéal Har- 
vey se rendront à Québec afin 
d'exprimer leur dégoût de- 
vant notre société moderne. 
Notez, que nos quatre» ora- 
teurs sont tous de la faculté 
de Droit. 

L'Université d'Ottawa dé- 
tient actuellement le trophée 
Villeneuve. Le débat de cette 
année promet d'être intéres- 
sant: une victoire d'Ottawa 
ou de Montréal donnerait à 
l'un ou à l'autre le plus grand 
nombre de victoires dans la 
ligue. 

On annoncera bientôt la 
1ate et le lieu du débat. Il 
ne serait pas désagréable 
d'engraisser un peu la maigre 
participation étudiante, même 
passive, aux activités étudian- 
tes. 

GUles Guénette, 
Président des Débats. 



activement à nr/* 1 ^ le ,f débats Villeneuve ont contribué 
étnHi«nfi L , éer d f S llens tou J°«w se resserrant entre les 
étudiants de langue française de nos principales universités. 

iTT«^. U &A*y iU . eneuve se com P° se <*e la Société des débats de 
l'Un tversité £ Montréal, de la Société des débats français 

t 55 VCrS - 2 ° ttawa ' enfin de la Commission des débats 
de Université de Montréal, La Ligue est régie par un ex£ 

cré iir C p 0m ?° Sé r dU M présWent - *'«* vice-préfident, d'un se- 
t ti e \ Ces fonctlons sont remplies à tour de rôle par les 
présidents de la société des débats ci-haut mentionnée 

iwî p f re , mier ***** la Ligue Villeneuve est d'encourager 

lur i^r?h re: Cha£ î Ue année . elle Présente ™ ^and débat 
sur les tribunes universitaires d'Ottawa, et de Québec. 

De puis 194^, la Ligue Villeneuve est affiliée à l'Associa- 

umver^^r n îî la Fédération Na "°nale des Etudia^sdes 
Universités Canadiennes (F.N^-.rj.c. . En vertu de cette affi 

^n'j; 1111 !"^ 1 ^ gagnante des débats Villeneuve représente 
les étudiants de langue française dans les semi-finales et 

vilt 2 P ° Ur ?, cham P i0 » na t national d'art oratoire des uni 
versités canadiennes. ~ 



Moyen-Orient 

Mercredi, le 28 Janvier der- 
nier, eut lieu la deuxième 
l'uneqsérie de six conférences 

rganlsées par la faculté des 
Sciences Sociales, Economi- 
ques et Politiques. M. Shafik 
Qharzuddine discuta de la 
montée du nationalisme ara- 
be au Moyen,-Orient. 

Le conférencier, avant d'a- 
border les principaux problè- 
mes qu'affronte actuellement 
le Moyen-Orient, présenta un 
aperçu historique complet de 



' la situation. Il élabora ensui- 



te, sur les relations des pays 
arabes avec les Etats-Unis, 
ITJ.R.S.S. et Israël, L'exposé 
bien documenté était surtout 
remarquable par son objec- 
tivité. 

M. Ôharzuddine fut remer- 
cié par le directeur de cette 
série de conférences, Marc 
Régnier. Ce dernier, avec 
raison, fit remarquer à l'ora- 
teur que l'auditoire ne bril- 
lait pas tellement par la quan- 
tité mais plutôt par la qua- 
lité. Les questions intéres- 
santes et intelligentes qui fu- 
rent posées au conférencier 
compensèrent en effet pour 
l'assistance assez restreinte. 
Cependant, le plus déplorable, 
c'était de constater que sur 
un auditoire d'environ une 
quarantaine de. personnes, il 
n'y avait que cinq étudiants 
de la faculté des Sciences So- 
ciales, Economiques et Poli- 
tiques. 

Marc Régnier. 



. I] ^ a ", oter <l ue l'Université d'Ottawa est la gardienne 

Drut a s C e Jlnrm. a ^ l8rU f Vil ! eneuve ' ** Plus, cette aLoSn 
peut se glorifier de plus de vingt-cinq ans d'existence ce 
qui n est pas peu dire pour un mouvement étudiant. ' 

Il est bon, dans cette historique des débats de ' revenir 
sur des faits, qui ont donné à cette association interuniversi- 
H^Lf raJ fV e ; 4 le ; ^ 1930, le Révérend Père jLeph 
Hébert o.m.i., alors directeur de la société des débats français 
de l'Université d'Ottawa, reçoit Une invitation de la par? des 
« ud an s Montréalais^ pour organiser un débat entre \â 

t fnT^i f.n^îLT unlverslté5 : °* répondit à l'Invitation; 
et en 1931 un débat ayant pour sujet: "Dans les circonstances 
présentes, la Cour Suprême du Canada devrait-elle être l! 
dernière cour d'appel pour le Canada? Gaétan Vinet et Paul 
Rochon représentaient l'Université d'Ottawa- André Mont- 
petit et Gérard Trudel, pour ceux de Montréal^ttaw^ 

" ' C * P I em i er coup d ; essai î Pourtant, notre université ne 
veut pas en demeurer là; elle se propose de répéter l'ex- 
périence et d'y inviter Laval; Arthur Power, è.e.m. à Québec 
en fait valoir l'idée; on souhaite l'organisation ' définitive 

1« li gUe . a ? C S . tat , Ut5: le 7 octcbr ^ a Montréal, rencontre 
des délégués des trois universités pour discuter du sujet. 

La Ligue des Débats in teruniversltalres est fondée- son 
premier conseil est composé de Jean Jodoin, de l'Université 
de Montréal; Arcadius Denis, de l'Université Laval en as. 
sume les responsabilités de vice-président, et Paul Mario n 
de l'Université d'Ottawa est élu secrétaire Manon;, 



>r„Ji Q ^ Sera } t , la Ugue Villeneuve sans son fameux 
nf^ é %t m ' lème . d ? la «^W ora toh-e entre nos Univer- 
sités? Chose certaine, les dirigeants de la Ugue ont fait 
preuve de psychologie en proposant que la Ugue ait soù 
rophée qui serait mis à l'enjeu annuellement. Son Eminence 
^Cardinal Villeneuve accepte gracieusement de donnera 
la ligue le trophée; de là, ce nom donné à la Ligue 

C'est au début de décembre 1932 que le trophée "Villel 
neuve parvenait à Ottawa; comme l'Université d'Ottawa 
avait remporté les honneurs, du premier débat, tenu le 17 
février 1932, c'est dans les salons de l'Université de la capitale 
que ce magnifique trophée fut présenté pour la première 

fn^io^ PU r bliCl \ L,ann ^ 5uIvante ' Montréal recevait ce trophée 
en 1934, Laval pouvait enfin l'admirer à son tour; demns 
lors chacune de ces trois universités a reçu ce trophée 
"Gloire du succès, tristesse de la défaite." "^"ee. . . 

Evidemment, il ne faudrait pas manquer de souligner 
combien de fois chaque université reçut ce trophée- i/uïr 
versité d'Ottawa pour sa part, put l'admirer neuf fois- l'U- 
niversité de Montréal reste sur un pied d'égalité avec notre 
Université; quant à Laval, elle suit de près avec huit fois 
Quelle Université cette année Jouira de l'honneur'de ce 
débat? Le sort, en décidera. ^_ 






Chaque année un sujet était proposé; nous nous con- 
tentons d'en mentionner quelques-uns: 



'32: La Confédération est-elle née viable ? 

'38: La crise a-t-elle fait plus de tort que de bien? 

•40: Le 20e siècle, siècle de décadence ou de proerès •> 

•4fi: tT^!Î?h ° rt !! le £ uest î on > L ' ar gent fait-il le bonheur? 
46. La situation du Canada vous porte-t-elle à rire oii A 
pleurer? uu ■ 

'53: Il est avantageux cz se marier Jeune ? •' 



-fa i 






'54: k'Et at doit payer -un salaire à l'étudiant universitaire* 
Il est bon de noter le sujet dé cette année- âlu " rt * 
Procès de la vie mederne. 

"Le Canadien indien de 1558 était plus heureux oup i p 
Canadien français de 1958." "eureux que le 

Voilà, aux débatants de trancher la question nous leur 






EN ATTENDANT BACCHUS 



A la veille du bal de gradua- 
tien, plusieurs finissants ont 
tenu à se réunir dans l'Inti- 
mité d'un endroit non moins 
intime, afin de démontrer à 
l'humanité la capacité Illimi- 
tée de l'homme en matière 
d'absorption d'un certain 11- 



par l'esprit et la Joie de vivre 
qui régnaient à ce moment, 
les soucis d*examens étaient 
bien loin. Tous s'amusèrent 
fermes et tout se passa' Joyeu- 
sement et sobrement ^, . ? ? ? 
Il est intéressant de noter que 
les facultés les plus représen- 
tées étaient les facultés des 



qulde ...??? SI on en Juge | Arts et de Commerce. 






r *tu*' '">.* 






• I ■ 



L. 



^— 



\ 



~S 



^ 



_ 






— *> 







• V 



Poq* 4 



LA HOTONOt 






— 



U 1* ***., jw, I u M jjwh, 195» 



1 




- 



\ • 



Le Bal des Gradués de cett,e année fut inconte»- 
tablement l'événement de Tannée, sur le plan des acti- 
vités sociales. Tenu au "Rose Room" du club Chau- 
dière, le gala devenait, avec les heures qui passaient, 
un moment inoubliable. 

Charmés par l'inévitable violon, les invités en 
attendant le banquet trinquaient l'inévitable coquetel. 
L'atmosphère de distinction qu'apportaient avec eux 
les invités d'honneur rehaussait de charme la soirée. 
Après les salutations, les "courbettes" et les verres 
vides, le cortège se rendit où le menait la bonne odeur 
de poulet. A la table d'honneur, se sont assis l'hono- 
rable et madame Lester B. Pearson, le commissaire et 
madame Paul Tardif, le révérend Père Louis Raby, 
o.m.i., et p lusieurs autres. Quelques moments plus 
tard, le poulet, bien préparé, fut bien goûté. Les 
"c'est délicieux'* sautaient de chandelle en chandelle, 
et de table en table. 

Le "massacre" fini. Louis Oiehe. président de la 
Fédération, invita madame Pearson à dévoiler le por- 
trait de groupe de roiiveiitiim. Les applaudissements 
qui suivirent étaient en quelque sorte signe d'appro- 
bation et de satisfaction à l'égard 4" tableau portant 
la figure de tous les finissants. 



L'honorable Pearson, sachant que le Bal deVait 
commencer à 10.30 précises, parla brièvement de ses 
années à l'université et des responsabilités auxquelles 
devait faire face un gradué* dans la société moderne. 
Souriant quelque peu, le digne invité conseilla aux 
étudiantes d'épouser leur professeur si elles veulent 
être certaines de passer leurs examens. 

Ensuite, il accompagna son épouse à la grande 
estrade pour la première valse de la soirée. 

Et le Bal débuta. 







LA ROTONDE 



ET PENDANT 



FEDE 




* ♦- 






- Tous et chacun s'amusèrent jusqu'aux petites 
heures du matin. . .-* 

Magnifique soirée. Il ne noua rest e plus qu'à 
féliciter les organisateurs. . 



UN FIASCO. 



♦ « 








AVANT . . . 




Dernièrement, avait lieu le Carnaval. Notre Carna- 
val . . . Mais, a-t-il eu vraiment lieu ? 

NOUS REPONDONS : NON ! 

On s'attendait à beaucoup de choses, et . . . oops . . . 
déjà, samedi qui arrive sans apporter quoique ce soit de 
la veille ou de l'avant-veille ; la journée même s'annon- 
çait "moche". Et, dimanche, tout serait terminé ... Et» 
il en fût ainsi. 

Examen de conscience: 

Sculptures de glace : au total, trois. 

Spectacle hors concours: difficultés ... 

Randonnée en traîneaux: plus de "bèans" que de 
participants, et deux chevaux. 

Ballon-balais: pour les meilleures jambes (et Dieu 
sait si elles sont nombreuses . . .). 

Danse du couronnement: pour les plus belles jambes 
(et Dieu sait . . .). 

Le tout, assaisonné d'une pincée de participants et 
de deux pincées de spectateurs. C'est une piètre salade 
et un maigre repas de festivités ... Mais il fallait s'en 
attendre: un chef seul <lans~la cuisine ne peut pas prépa- 
rer un banquet. 

Si on veut bien nous' entendre, nous recommande- 
rions à tous ceux concernés: 

1 — que la. Fédération, en conseil, table, un 
moi* à Pavanée, le projet, e * envisage-les „. 
préparatifs. 

2 — qu'une équipe, non pas un seul homme, 
s'occupe d'organiser matériellemeut les , 
festivités. 

3 — qu'un comité de propagande soit formé 
en vue d'annoncer expressément les évé- 
nements, AU MOINS nue semaine d'a- 



vance 






'rtuteoea*^ 



APRÈS (4:00 A.M.) 



4— que les organisateurs s'efforcent de don- 
ner plus d'ampleur au tout, e.g., mettre 
en marche une parade carnavalesque, or- 
ganiser une soirée canadienne au gym- 
nase, etc * . . 

5 — que la reine soit élue par un vote popu- 
laire. De cette façon, et un peu de pu- 
blicité aidant, cet événement connaîtra 
une plus grande popularité. 

La Fédération ne peut pas négliger te Carnaval. 
Elle ne peut se le permettre. Sans quoi, Ce serait man- 
quer du sens de l'opportunisme publicitaire et, encore 
plus grave, ce serait manquer à l'étudiant lui-même qui 
s'attend à participer, au moins une fois Tan, à une acti- 
vité vraiment universitaire et digne de porter le nom 
Carnaval. 



À L'ÉCRAN: 



Pof 5 



|1 



Les contes de mon moulin 



n 



Il est des articles qui, à la 
lecture nous font sursauter; 
qu'on en prenne connaissance 
un mois ou deux après leur 
parution, elles produisent tou- 



jours 



un effet de malaise; 



parce que la réaUté nous mon- 
tre que nous sommes des uto- 
pistes; et je m'explique: nous 
voulons, gens cultivés, que 
notre peuple -sorte de l'héri- 
tage que lui a donné le dix- 
septième, siècle; Je veux par- 
ler du jansénisme; or, il se 
trouve des «ens qui devraient 
travailler ardemment à cette 
tache qui en restent encore 
à Jean Racine. 

je le dis carrément: l'ar- 
ticle du Père Paul Guay, des 
pères du Saint-Esprit, nous 
montre qu'il existe encore ce 
fameux esprit de clocher que 
j'assimile facilement à celui 
des poules coureuses; garder 
bien soigneusement ses pa- 
roissiens sous sa longue sou- 
tane rougle ou non, de peur 
qu'ils n'osent porter un Juge- 
ment «sur nous. Père Guay, 
pourquoi ne pas l'avouer? 
Votre article sousjutt dehors 
de critique littéraire, ou mieux 
cinématographique, (permet- 
tez-moi de dire que je vous at- 
taque, père Guay comme cri- 
tique — et en tant que vous 
émettez des idées que je peux 
discuter de droit — ) voulait 
tout simplement approuver 
l'attitude de la censure qué- 
becquoise devant le film de 
Pagnol. Vous connaissez le 
principe élémentaire de toute 
dissertation: ce qu'on écrit 
ne doit" pas dépasser le but 
du sujet, or, il se trouve que 
la moitié de votre article est 
consacré à commenter les 
textes de Pie XI, textes qui 
parlent de -la censure de 
chaque pays; si vous avez 
voulu faire une critique de 
cinéma, ces considérations 
sont de" trop; par contre, si 
votre bu£ .était de discuter 
d'un film, les considérations 
sur la censure de la province 
sont aussi de trop; de quelque 
côté qu'on considère votre ex- 
posé, vous débordez le sujet. 
Ce sont à peu près les mots 
que Je dirais à un élève qui 
me présenterait le même tra- 
vail; mais je m'en voudrais 
de ne pas analyser chaque 
point de votre article. 

"Pourquoi ce film n'est-il 
pas Intéressant, mais cho- 
quant pour les gens du peu- 
Pie, et vulgaire pour les gens 
cultivés?" L'auteur admet que 
les interprètes" ont bien rendu 
le Mm; mais je me permets 



d'ajouter que le "Maître Cor- 
nllle" est un petit chef d'oeu- 
vre de finesse, d'abord; Pa- 
gnol a très bien senti le texte; 
il l'a rendu car nous sommes 
au cinéma, par des Images 
poétiques; H suffit de se rap- 
peler la première image du 
"Maître Cornllle", un moulin 
à vent, qui pourrait-t-on dire, 
prend ses ébats au haut d'une 
montagne, dont Pagnol nous 
dessine les contours, le pitto- 
resque; et que penser, grand 
Dieu, de l'interprétation? 
Nous sentons, devant le dos 
courbé, les Jambes repliées de 
rinterprête, que la vieillesse, 
avec tout son attachement à 
la terre, vit devant nous; le 
contraste sera saisissant; Pa- 
gnol, placé devant cette fi- 



NORMAND 
TREMBLAY 



gure, tout d'une pièce, la 
jeunesse et ses ébats; et que 
dire de la danse tout autour 
idu moulin? Ne sommes-nous 
pas, devant la vie même, la 
vie de cette époque ressusci- 
tée? 



De tout, la poésie de cette 
j première partie du film fut 
(certainement goûtée; mais il 
! fallait s'y attendre: les deux 
I derniers contes scandalise- 
raient; on s'offusquerait de 
voir "ce que nous avons de 
plus sacré, ^ bafoué". Mais de 
\ ces deux récits, se dégage-t-il 
j un climat de "vulgarité"? Un 
| catholique pouvait-il se fâ- 
cher en regardant ce film? 

On trouve facilement vul- 
gaire une réalité qui risque de 
nous enlever le siège sur. le- 
iquel on s'est confortablement 
! assis; partant donner son 
appui à une censure qui veut 
nous le conserver. Au fond, 
1 admettons le donc; qu'avons- 
nous comme films dans notre 
province de Québec? Et, en 
j passant, est-ce beaucoup 
mieux en Ontario? On crie 
contre l'immoralité de cer- 
tains films, on parle des mé- 
faits du cinéma — surtout 
dans les rangs de la jeunes- 
se; mais que lui présente-t- 
on ? Il en pleut dans tous le 
pays de ces films de filles 
mères, de ces films où il se- 
. rait curieux de compter les 
coups de poings et de revolver; 
j notons-le en 'passant: n'est- 



où l'instinct sexuel et de van- 
dalisme sont à leur apothéo- 
se? il suffit d'analyser les 
réactions des spectateurs de- 
vant des films de cow-boy; 
d'un côté, on entend parler à 
tout vent de la charité; de 
l'autre, ces mêmes gens, bien 
enseignés, crieront: "Tue-le, 
assome-le" lorsqu'ils verront 
le héros — faudrait-il em- 
ployer ce mot du film donner 
la fessée à son ennemi; la 
plupart du temps, l'un des 
antagonistes meurt de la ven- 
geance de l'autre, Que taire, 
que faire, pour relever le ni- 
veau, de pensée de nos gens? 
Leur présenter des films, en 
ce qui regarde le cinéma — 
qui leur permettent de se ren- 
dre compte qu'il existe d'au- 
tres réalités que celle men- 
tionnées plus haut; il se 
trouve que le' film qui préco- 
nise une idée qui fait choc, 
on le coupe, et nous savons 
jusqu'à quel point. Mais l'at- 
titude vraiment positive à 
montrer le danger s'il y a 
lieu? Ce que le père Legault 
fit pour "Le Défroqué", pour- 
quoi ne pourrions-nous pas le 
faire? On se contente de cou- 
per, de dire que chaque pays 
doit avoir sa propre censure; 
je me permets de poser une 
question: mais le christianis- 
«i*e, le message du Christ, dans 
son intégrité, est-il différent 
selon que nous vivons près du 
grand fleuve, où à l'île Saint- 
i Louis? Il se trouve très sou- 
i vent que les moeurs d'un pays 
sont déterminées ad unum 
par le prêche plus ou moins 
.bafouillé du dimanche! Alors, 
Ion criera.au crime devant des 
; films qui badinent sur ré-prê- 
, tre; et entre nous, non pas 
i sur sa dignité de représentant 
du Christ sur la terre, — car 
à ce titre, tous les chrétiens 
le sont aussi — mais sur quel- 
', ques-uns de ses possibles tra- 
( vers. Le père Guay s'est attar- 
dé à la figure du père Gau- 
che; mais, dans "L'Elixir" 
;les gestes du père Supérieur, 
'sont certainement condamna- 
1 blés; et ne rencontre-t-on 
; pas dans nos institutions des 
: pères Supérieurs de la même 
| trempe? Evidemment, ceux 
qui le savent doivent se taire; 
ils doivent taire la vérité au 
peuple; mais le peuple, quand 
donc, cesserez-vous, en ce qui 
concerne 60'; du, clergé, de 
le garder dans l'ignorance; de 
quel droit, savons-nous, nous? 
Et pourquoi, lui, ne saurait-il 
pas? 



Actes et Paroles 



Le temps des mots 



Nos aînés (de là-bas et quelques-uns d'ici) ont connu 
l'enthousiasme de l'éloquence vibrante; ils ont eu foi aux 
paroles de ceux qui s'étaient institués leurs chefs et qui 
formaient la caste toute pure de l'élite. Ils ont misé leur 
vie sur des mots aussi pathétiques que Patrie, Humanité, 
Démocratie, Egalité, Liberté, des mots qui ont accaparé 
un caractère sacré et au nom desquels on pouvait tout 
exiger. 

Nos aînés ont fait allègrement l'ascension de la voie 
ardue que leur avaient édifiée les systèmes; ils ont suivi 
la direction que leur indiquait de la plume, les penseurs 
en qui ils avaient mis leur confiance. 

MAIS, parvenus à limpasse, nos aînés ont voulu se 
retourner vers leurs guides avec l'espoir d'une épaule où 
s'appuyer et ils ont découvert que ceux-là qui leur avaient 
indiqué la route étaient demeurés là-bas . . . 

» MAIS, parvenus au coeur de la tourmente, ils ont dé- 
couvert que les mots pour lesquels ils combattaient ne les 
protégeaient pas, et que ceux, qui avaient parlé, s'étaient 
barricadés derrière leur éloquence ... 

Nos aînés^ ont découvert qu'à l'instar du roi isolé sur 
sa planète, les mots dictaient des ordres, mais en tenaient 
plus de réalités qui s'y conforment. Et nos aînés ont perdu 
foi aux mots ... 

Or la souffrance d'une génération est grain en terre 
pour la génération suivante . . . 

Le temps des actes 

Aux enfants suffisent les mots; aux vieillards, ils sont 
refuge. Pour nous, qui mordons à la souffrance et à l'acre 
lutte, chaque kistant pèse leur valeur intime. 
C'est pourquoi 












nous effraient ceux c|ui parlent trop bien, 
ceux qui ont raison avec trop de facilité. 



^L 



êeux qui érigent des vérités trop miroitantes, 
et tous ceux-là qui nous convient à leurs 

certitudes, par des mots. 

Ce que nous vivons est trop précieux pour le livrer 
à nouveau à la virtuosité de ceux qui pensent et de" ceux 
qui parlent. 

■» Nous nous sommes tournés vers ceux qui pouvaient 
assurer l'authenticité de ce qu'ils disaient autrement que 
par d'autres paroles. 

Nous' nous sommes tournés vers ceux qui agissaient. 



.,/ 



ce pas créer un état d'esprit 



oLa L^t 



onâiane 

La nuit, mère des gueux, des clochards 

des sorties de bistros 

des jrmmcs se tordant d'angoisse 

dans des caves pour douze 

pour te pain de demain 
' jette sa glace à la face de la terre . . . 

Les bruits disparaissent 
% ks réverbères se ferment, • . 

cest la consigne ... 

Les miséreux dormiront dans les poubelles 

°u sur les trottoirs 

encore la consigne ... 

4* palais, quelle fête/ 

Des têtes, tournent, tournent, 

de vin, de danse ... 
•toujours la consigne . . . 

& le vent les nuages le froid 

disent 

7«fl tout cela 



ne finira jamais . . . jamais . . . 
L Immortelle consigne ! ... 



Il se trouve des avocats, des 
ingénieurs, des médecins qui 
aiment un bon vin avec un 
repas succulent; il suffit de 
visiter certains presbytères et 
monastères pour se rendre 
compte que de nombreux 
clercs sont professionnels sur 
ce point; alors, l'Art, qui se 
doit de forcer la touche,, d'ac- 
centuer les traits, nous scan- 
daliserait, quand dans la réa- 
lité, c'est chose courante? Il 
suffit de se rappeler la scène 
de la sacristie comme celle du 
réveillon pour se rendre 
compte de la finesse rendue 
par Pagnol. 



Vers ceux qui acceptaient de courir le risque avec nous 
et même avant npus. — 

Vers ceux qui marchaient à l'avant plutôt que d'or- 
donner la marche. 

Vers ceux qui nous parlaient en camarades. 
Plusieurs parmi nous se sont tournés vers l'existentia- 
lisme parce qu'ils ont cru y découvrir l'issue du labyrinthe 
logique. 

D'autres ont choisi pour frères des hommes de la 
trempe de Saint-Exupéry . . . Celui-là n'a pas succombé 
au sortilège des mots: jamais il n'en a écrit un seul dont il 
n'ait vécu le prix auparavant. 

Celui-là n'a pas échafaudé les phrases; par l'action, 
il a délivré de leur gangue les vérités primitives de l'homi 
et les à regardées bien en face. 

Celui-là n'a pas exigé de nous plus qu'il n'avait fait 

lui-même. 

.Celui-là,. parce qu'il a refusé l'abri des mots, a payé 



de sa vie. 

Nous avons choisi pour frères des hommes comme 
celui-là, parce que nous avons reconnu en eux des frères 
AUTHENTIQUES. 






Et nous ne croyons pas avoir dégradé notre Huma- 
nisme, parce tque l'Humanisme se fonde sur les hommes, 
et les hommes se fondent sur les actes, non sur les paroles! 

_^ Jean-Louis Major 



Trevor 



Le film de Pagnol reste, à 
voir ou revoir; nous souhai- 
tons que notre peuple le voie 
sur grand écran; qu'il saura 
tout simplement s'amuser des 
bonnes plaisanteries de Pa- 
gnol-Daudet;, on pourra 
croire à une montée vers l'âge 
adulte, dont une des proprié- 
tés, on le sait, est de ne ja- 
mais se prendre au sérieux. 

Normand TREMBLAY 



Avec la 

MATINÉE 

vous avez la 
cigarette parfaite 

Ce qui vous a fait adopter la 
Matinée c'est son mélange parfait 
de tabacs surfins, sa douceur 
incomparable, son filtre 
blanc et pur qui ajoute 
à votre plaisir. Voilà 
pourquoi vous fumez 
la Matinée, assuré 
d'avoir découvert 
la cigarette parfaite. 



UNE CIGARETTE RAFFINÉE 

DONT LE FILTRE EST D'UNE PURETÉ EXCEPTIONNELLE 





V* 5 ' 7 






r 






- 












' 




/ 




' 




. ■ m 




•» 




'm 


1 

• . ? 

m 




to 


\ 


' ♦ 

M 




• 






• 




f 


¥ 


* 








• 


• 








/ 




% 




• 




- ' 


• 






» 




/ 


t 


■ 1 ■ ■ . ■ .. 

•"» 1 


» 

4 ' 


* ~"'- 


















m 




\ 

r * 


,' 


y . 






• 








ij 


- 






"< >< « * * 










* 




• 


. » 


■ 




V 


J 




r 


' • 




' 




l 






*- - 







/;*w — 



































' 














» 
















i 


























< 


















'* 


















- 


,. * 






















* 







































' 




., 














" 






















{ - 
























i 






*tm . 











Poge 6 



LA tOTONDE 



/• 



— 







U ,16 ttvrj grlo^ 



La FACE CRASSE 



Bretelles avait des crampes dans le ventre, des femmes dans 
la tête et la face crasse lorsqu'il s'est présenté à la cjasse dirigeante 
de La Rotonde. Mais il s'est vite rétabli lorsque fouillant dans 
le tas (c'est une de ses habitudes), il se mit à lire la première Ro- 
tonde "césarienne" de l'année. 



Bretelles s'empresse de se confesser : il a lu "Le Devoir", 
cause de tous ses maux, "et Cheuf, je Vf rai pu . . ." 



Comme pénitence, Bretelles a décidé de prêter sa face crasse 
aux "serviteurs" de l'heure, en espérant donner des airs crasses 
au directeur pour l'édification du navot qui s'ennuie et de la navette 
qui . . : (ah, les femmes ! . .) s'ennuie moins ... 

' ; 






, Entendu sur le campus : "Moé, j'sus pas pour l'ACVLF. Si 
yen a un qui l'est, qui s'jette en bas du pont Jacques-Cartier." 



Dans le temps de guerre, on dit qu'il y a du front tout le tour 
de la terre ... 



— - — 






Bretelles avise les " Bruyantines" qu'elles ne pourront plus 
contempler sa face crasse au cafétéria (CRASSE-croûte, pour lès 
intimes) : la contemplation "à la Bretelles" est incompatible avec 
les bruits de cuillères, et tout ce qui se fait à la clarté du jour , . . 



L'Albion : l'endroit où ce qui se passe, se. passe, et se p . . . 



Entendu sur le campus : "Vous autres, les gars de Phys.-Ed., 
vous êtes trop-p-athlète pour nous autres." 



_ 



Les sept merveilles du mpnde : le Osgoode Lunch, l'élévateur 
de la faculté des Arts, la Maison .: . des étudiants, Me Désèves 
Tellier, le Carnaval, le cafétéria" de l'Ovale, le trésorier de la Fédé. 



Une merveille à part : Tréva. 



i 



La farce crasse dla semaine : Bretelles a appris du grand 
intriguant, Patllète III, que la -maison des étudiants serait la pre- 
mière sur la liste d'expropriation. 

Bretelles 



CLUB COMMERCE 



La Faculté de Commerce 
compte un nouveau club 
dans le cadre de ses activi- 
tés extra-curriculaires. Le 
but de ce club est de stimu- 
ler l'intérêt des étudiants en 
commerce sur des sujets qui 
ne sont pas traités en classe 
et qui se rapportent directe- 
ment aux affaires. 

Des hommes d'affaires en 
vue d'Ottawa et de la région 
seront invités à venir entre- 
tenir les membres de leurs 
-expériences en .affaires et 
répondre aux questions 
qu'on voudra bien leur po- 
ser. Quelques professeurs 
de l'université seront aussi 
invités à participer à ces en- 
tretiens qui se tiendront 
aussi sous forme de forum. 

Le docteur McGuinty est 
le modérateur du club. La 



direction se compose de Da- 
vid Holt, président, Joanne 
Veit, secrétaire, Ted Finn, 
Pat Watson et Hodgson 
Morrisey à la publicité. Tous 
les étudiants en commerce 
sont invités à se joindre au 
club. Les étudiants des au- 
tres facultés sont aussi les 
bienvenus. 

La première rencontre 
a eu lieu jeudi le 29 jan- 
vier à 8.30 p.m. à l'édifice 
des Arts. Le Rév. Père Ger- 
main Lesage, o.m.i., profes- 
seur de théologie au Sémi- 
naire Universitaire, faisait 
équipe, à l'affirmative, avec 
Dennis Baxter contre Gilles 
Larose et Barry Dunn, à la 
négative, dans une discus- 
sion qui avait pour titre 
"L'homme d'affaires et la 
moralité". 



.4. 



••* 






_» f 



De la première 
à la dernière, 
chaque bouffée 
eet douce 
ef fraîche 



LA CIGARETTE 






ortsman 




En Vrac 



—La faculté des Sciences Socia- 
les, Economiquer— ei Politiques 
aura bientôt sa propre constitu- 
tion, apprend-on de sources bien 
informées. 



— Dimanche le 1er février avait 
lieu au gymnase de l'Université 
d'Ottawa l'importante journée de 
1^ jeunesse Lacordaire de la val- 
lée de l'Outaouais. L'atmosphère 
était enivrante mais aucun indi- 
vidu s'enivra. Au contraire, tous 
quitttèrent les lieux convaincus 
que le bonheur réside vraiment 
dans la sobriété quoiqu'en disent 
les propagandistes de la fredaine 
"Prendre un verre de Bière mon 
minou". 

< , X X X 

—Un comité d'étudiants de la fa- 
culté de Commerce choisit récem- 
ment comme "l'homme de l'an- 
née", Yves Masse, tandis que 
Joanne Veit se vit attribuer le ti- 
tre de "femme de l'année". 



— Le monde interlope est définiti- 
vement banni de la faculté des 
Arts. En effet, le doyen de ladite 
faculté vient, par lettre de ca- 
chet, de défendre le jeu à l'argent 
dans tout l'édifice de la faculté, 
et cela sous peine de sanction al- 
lant jusqu'à l'expulsion. 

XXX 

De source fiable, nous apprenons 
que la Chorale de l'Université don- 
nera un concert à la télévision. 
La date n'a pas encore été fixée 
mais il est probable que ce con- 
cert aura lieu de Vendredi Saint 
sur les ondes du poste CBOFT 

Lors de son dernier concert en 
décembre, la chorale avait été l'ob- 
jet d'une critique favorable de la 
part du journal Le Droit Cette 
critique a porté fruit, semble t il. 

Depuis le retour des vacances 
de Noël la chorale, sous l'habile 
direction du Père Jean-Claude 
Dubé, o.m.i., se prépare hardiment 
pour le prochain concert qui aura 
lieu au début de mars. Nous au- 
rons l'occasion dans un prochain 
numéro de vous donner de plus 
amples détails a ce sujet 



iririfiv^fi 






BOUT UNI OU 
BOUT FILTRE 



Partout la 



iii il 11 i 



des sportifs 



...ut 



fyuwl 




fm$ I m yrt» c* qull v»ui faut p*vr 
fmf clrc«ntf«nc«, v*wa pou*«i I* 
\mttf. Ckaqu* v4t«m«n« Mt fraicha» 
W ÊÊ Ê ivattay*, râpait* tvic tein «t 
parfaitamant •jutt*. U tout a aWt 
prix ira» raiaènnabka. 




isLWbàz jdLûnc. 



139V.I, ium Sporkt - CE 2-3545 



Récemment la revue McLeans de Toronto publiait un article tri» 
intéressant sur les activités de la presse universitaire canadienn 
L'enquête que l'auteur a menée nous révèle l'aspect réel de ^ 
publications étudiantes et demande réflexions de notre part. 

Sans vouloir rabaisser la presse étudiante de nore pays, il apoeri 
qu'elle est inconséquente et qu'elle ne prend pas une très large ru!! 
des activités des étudiants. Si nous la comparons avec celle des u» v 
européens, asiatiques ou sud-américains, nous nous apercevons «Jï 
existe une profonde marge entre la consistance de l'une et de l'autre 

L'Asie possède une des meilleures presses étudiantes au monde 
En général ce sont des journaux traitant beaucoup de politique et 
qui ont une influence marquée sur le peuple. Leur but est de stimu 
1er le développement de la culture nationale et l'élaboration d'un 
nationalisme constructif. 

Il faut dire qu'au . Canada nous sommes un peuple libre et que 
nous, vivons dans un climat d'opulence; il en résulte une léthargie sur 
le plan culturel qui n'est pas à l'honneur de notre nation. 

par Jean-Claude G i guère 

HONGKONG. Le nombre d'étudiants qui au cours de l'année passée 
ont réussi à passer la frontière de la Chine Rouge pour se réf ugier à 
Hong Kong se monte à environ 500 La plupart sont sans ressources et 
sont obligés de loger un peu n'importe où et a manger ce qu'ils peu- 
vent se procurer. • 

ETATS-UNIS. Au cours d'une enquête menée auprès de 250 établis- 
sements d'enseignement supérieur dont la moitié étaient pourvus d'ap- 
pareils de télévision pour l'enseignement, on a constaté que les éti- 
diants dés établissements ainsi équipés obtenaient de meileurs résul- 
tats que ceux des autres. Cependant les émissions sont très onéret- 
ses et les étudiants n'ont pas l'avantage de pouvoir poser des questioni 

CANADA: 

Québec. "Le Carabin", journal des étudiants de l'université Laval 
a reçu de la part de son confrère "Le. Quartier Latin" de l'université 
de montréal le trophée "Le Droit'* que ce dernier avait remportéiors 
du dernier congrès de la PUC tenu à Winnipeg en décembre. L'équipe 
du Quartier Latin -a- pris soin d'envoyer le colis C.O.D. de façon i 
embêter leurs amis de Québec mais ces derniers disent "Nous garde- 
rons le trophée assez longtemps pour que disparaisse complète 
mept notre complexe d'infériorité et puis nous le retournerons comme 
il, est venu, id est C.O.Dr": --*»— 

Montréal. Pour la- dixième année consécutive les étudiants de l'uni- 
versité de Montréal recevaient les étudiants de l'université de TV 
ronto pour le Varsity Week-end. Cette rencontre qui a lieu tous les 
ans a pour but de stimuler un échange des idées et des coutumes 
entre les deux groupes, anglais et français. De son côté l'université 
de Toronto recevait les étudiants de Montréal sur son campus, 
Vancouver. Les étudiants de l'université de la Colombie-Britannique 
font actuellement une grande campagne auprès du gouvernement et 
de la population pour essayer d'empêcher la hausse des taux' de sco- 
larité. Les étudiants doivent écrire à leurs députés respectifs pour 
protester contre la hausse possible des frais qui empêcheraient un 
plus grand nombre encore d'étudiants de poursuivre leurs études i 
cette université. 

Manitoba. Le carnaval d'hiver des étudiants de l'université du Mai- 
toba s'est avéré un franc succès. Le budget que les dirigeants avaieit 
alloué pour cette occasion n'a même pas tout été dépensé. Janus 
carnaval n'a été si bien réussi. 

X 






^ 




^W 



2 









4 



Il dit qu'il y parvient por l'épargne méthodique 

à la Banque de Montréal* 
*La banque où les comptes d'étudiants sont bienvenus. 

SUCCURSALES À OTTAWA 

Bureau principal, angle des rues Wellington et O'Cqnnor 
294, rue Bank . _ S8, rue Rideau 

Avenue Cecïl et rue Bank 

Avenue Laurier et rue O'Connor 

Chemin Montréal' et boul. St Laurent 

Rue Wellington et avenue Holland 

Westboro: 285 chemin Richmond ' . 




m râlU F4CK- 



VOL XXVI, No. IÇ 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



— ■■ - 



U 9 mort 1959 



LA CONSTITUTION 



— "njt t "' ' 







N.B. — Le conseil de la Fédé c'est déjà réuni g deux reprises 
pour étudier la Constitution. La première fois, on picora 
le texte çà et là pour ensuite décider d'attendre une meil- 
leure rédaction du texte anglais. Et mardi, le 3 mars, on 
y aborda finalement. Des modifications nombreuses ont 
marqué le texte, mais toujours d'un caractère plutôt tech- 



nique, sans atteindre le fond du débat. Il n'y eut qu'une 
tentative sérieuse : la représentation proportionnelle, qui 
d'ailleurs fut rejeté par un vote de six contre cinq. Après 
quoi l'on procéda au vote pour l'acceptation. "Enfin votée!" 

La présente étude demeure donc, croyons-nous, d'actualité. 






* 






En même temps que la lettre du président, publiée-dans le numéro 
précédent, nous parvenait le texte de la constitution qui serait soumis à 
l'étude du conseil de la Fédération. Ce texte, nous l'avons examiné avec 
attention, et malgré notre incompétence en matière Juridique, nous savons 
y reconnaître les indices d'un travail considérable. Pour leur travail et 
leur application, les membres du comité responsable méritent nos félici- 
tations et notre intérêt. 

L'esprit de la Constitution 

Cependant, il ne s'agit pas de se leurrer. En raison des faits qui 
présideront à sa reconnaissance officielle (ou à son rejet) notre Consti- 
tution doit se conformer à un caractère particulier. En effet, ce texte, 
préparé en comité, fut étudié, modifié (très peu) et finalement approuvé 
(sans plus) par le conseil de la Fédération. Mais il ne fut approuvé que 
pour présentation au Conseil Administratif de l'Université, qui à son 
tour létudiera, le modifiera (probablement) puis rendra son verdict. Ainsi 
la Fédération SOUMET au Conseil Administratif un ensemble de détermina- 
tions et de règlements en vue d'établir son statut officiel et de gouverner 
«on activité de façon stable. Elle SOUMET une Constitution, alors qu'une 
association ordinaire se donne à elle-même (bien qu'elle soit obligée à 
une certaine approbation officielle) une structure et les règlements qu'elle 
Juge à propos, selon son but. Ce qui revient à dire qu'une constitution 
ordinaire affirme des droits et des devoirs auxquels décident d'adhérer 
ceux qui la forment, alors que la nôtre exprime plutôt le désir de se 
voir conférer ces mêmes droits et devoirs: elle ne deviendra une affirma- 
tion plutôt qu'un désir que lorsque le Conseil Administratif en aura décrété 
ainsi. Il ne s'agit guère pour nous de discourir sur le pour ou le contre 
d'une telle procédure, mais bien d'en reconnatre le fait et surtout, d'en 
reconnaître l'influence sur le texte présentement à l'étude. 



■ 



Un représentant à l'Administration 



Le pivot du problème 



■. > 



n est également un autre fait qui place le cas présent en marge 
de tout autre: le fait de l'existence antérieure de cette association que 
l'on tente de structurer officiellement. Au cours de 11 ans d'activité, il 
s'érige une certaine tradition dans le fonctionnement d'un organisme, 
tradition dont il semble que le comité a bien respecté tous les détails. Il 
surgit également au cours dé ces années, un certain nombre de problèmes, 
Que le comité, semble-t-il, a voulu à tout prix, oublier. Dans les cas ordi- 
naires, la valeur d'une constitution, se mesure à sa capacité d'être à la fois 
va «ne et définie, de ne pas soulever de problèmes tout en les réglant de 
façon implicite. Mais il ne s'agit pas ici d'un cas ordinaire, et la faute 
de ceux qui ont rédigé puis approuvé la constitution réside en ce qu'ils 
ont négligé de tenir compte des faits qui doivent en marquer le caracCêre, 
ou qu!ils les ont délibérément esquivés. Pour être plus concret, nous leur 
reprochons d'avoir éluder le problème central, celui du statut de la Fédé- 
ration vis-à-vis de l'Administration, problème auquel ils se devaient de 
te »ter une solution, en vertu de l'esprit de la constitution elle-même. Us 
se devaient de manifester explicitement à l'autorité leur désir d'une 
certaine solution définitive à ce problème multiforme et par là, crucial. 

-Puisqu'ils ne l'ont pas fait et pour qu'ils le fassent, nous abor- 
das quelques aspects de la question. 



Dans tous les milieux étudiants, on parle actuellement de "co- 
gestion"; il advint que même ici, sur notre campus, on en discuta, et non 
chez les moindres. Le problème était à considérer. Or, on a cru tout 
régler en déterminant comme l'un des buts de la Fédération, "Servir dln- 
termédiaire entre l'Université et le corps étudiant" ... A quoi cela 
rime-t-il dans la pratique ? Personnellement, nous croyons qu'on aurait 
BU marquer le désir des étudiants que leur représentant, en la personne 
du président, se voie octroyer au nombre de ses attributs, celui de présence, 
de parole et mém< de vote au Conseil de l'Université. Son action ne se 
bornerait pas à faire valoir l'opinion étudiante (quand il y aurait lieu) 
mais également à élargir au niveau de toute la communauté universitaire 
cette même opinion étudiante. 

"Auto-gouvernement** 

Egalement à l'article trois, "les buts", on lit ce paragraphe: "Doter 
les étudiants de l'Université d'Ottawa, d'un AUTO-GOUVERNEMENT qui 
travaillera à leur bien-être tant professionnel, matériel que moral et intel- 
lectuel, eu égard au bien commun de toute la société universitaire". La 
phrase est belle, mais qu'implique le. terme "Auto-Gouvernement"? On 
n'a pas osé le définir. Lorsqu'on place ce mot en face de la réalité, on se 
demande dans quelle mesurèfuh auto-gouvernement est possible dans la- 
Fédération. Ce n'est guère faire m*euve de réalisme que de se barricader 
derrière une phrase du genre de celle-ci (que nous n'écrivons qu'en hypo- 
thèse) "On a besoin des Pères, mais ..." Une telle attitude se répercute 
sur tout l'ensemble de la constitution. 

. SI l'on voulait se prévaloir d'un Auto-gouvernement, 11 faudrait 

rédiger un article de la constitution qui fixerait comment l'on s'y pren- 
drait pour conserver l'adhésion des facultés dissidentes et même celle des 
individus. Car, aussi surprenant que cela vous paraisse, ce n'est pas tout 
le monde qui voue un attachement de coeur à la Fédération. Au lieu d'un 
tel article, qui obligerait peut-être à une perspective plus réaliste, on 
consacre un chapitre à la discipline que peut exercer le Conseil. Atten- 
tion, "les écarts de conduite" (cf. Chap. VIII art. 36), pourraient se produire 
en masse. Il nous semble que le problème est suffisamment clair. Il ne 
faudrait pas que la\Constitution se borne à servir de vaste paravent. 

Les commissions * 

Une situation analogue se produit dans le cas des comités de la 
Fédération. Le litige, plutôt récent, au sujet de la Rotonde devrait inciter 
*Ie conseil à s'exprimer sur le sujet. Les divergeances d'opinion entre l'Ad- 
ministration et les activités de ces comités exerceront leurs effets soit par 
la voix du Conseil de la Fédé, soit directement. En d'autres mots, qui 
détient l'autorité immédiate sur les commissions ? Quelle que soit la 
position de nos dirigeants à la Fédé, ils se doivent ici de la manifester 
explicitement, quitte ensuite (s'il y a lieu) à se soumettre aux, correctifs 
que l'autorité jugera nécessaires. 

Nous n'avons abordé ici que certains points et de façon bien 
incomplète. Notre but était de signifier que la Constitution ne doit être 
ni une affaire bâclée ni un leurre. Le texte que nous avons étudié n'est 
qu'une toile de fond pour que s'accomplisse sur du concret, le travail de 
tout le Conseil. H allait de sol que l'oeuvre ne faisait que commencer, 
mais nous avons jugé plus prudent de le rappeler ... et les derniers 
événements semblent bien nous justifier. Jean-Louis MAJOR 






r--*--— "' 







) 



Y* 







3T^- 






T-*- 



i ■ ■ > > 



Page 2 







LA ROTONDE 



- 



611, rue Cumberland 



Téléphone: CE 3-6095 

t > 



W ROTO(S>0€ 






JOURNAL FRANÇAIS DIS ÉTUDIANTS Dl 
L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre de la Presse universitaire canadienne 
Tirage minimum: 2,000 copies. 



Directeur _ 

Rédocteur-en-chef . 
Chef des nouvelles 

Page artistique ... 

Rédacteur sportif -, 

Mise en page ' 

Photographes 
Administrateur 



Reporter à lo F.N.E.U.C. 

Reportages spéciaux 

Collaborateurs. 



Gaétan Jaaurond 

... ' Jean-Louis Major 

_ Gilles Boulerice 

.„._. Normand Tremblay 

I : Gérald Burton 

A la bonne franquette 
Leightan Long, Laurant Walker 

. Jean-Claude Giguéra 

... — ;,-aB!r.a Jean Carrière 
_. Fernond La bel le 

Jaan-Yvas Tkébarge, 

Emilianne Lambert, Marc Régnier 



La faillite 
des "clubs politiques" 

Il y a déjà quelque temps, un article du Fulcrum déplorait 

l'inertie des clubs politiques dans le milieu universitaire. Depuis, 

ces derniers ont agité un semblant d'activité, sans rien de plus 

qu'un mouvement de surface. Et lesjpropos de notre confrère anglais 

. demeurent toujours aussi véridiques. 

D'ailleurs, les clubs politiques (qui, eux, sont indépendants de la 
Fédé) ne sont pas les seuls à qui puissent s'appliquer de semblables 
considérations: à peu près toutes les commissions étudiantes sont 
dans un état de somnolence lamentable. A tel point que leurs diri- 
geants seraient fort embêtés (pour ne pas dire emm. ..) si on les 
sommait de présenter sur-le-champ un rapport, même très succinct, 
de- leurs réalisations au cours de la présente année. Beaucoup trop 
semblent s'imaginer que le rôle d'un président consiste à se faire 
élire, et celui d'une commission, à exister officiellement sur la feuille 
budgétaire de la Fédération. (N'est-ce pas qu'une enquête pourrait 
révéler des choses intéressantes ?) 

Comme je le ferais à l'égard de toute autre association en sem- 
blable état, je reproche aux dirigeants des clubs politiques leur 
léthargie, MAIS SANS PLUS. Car cet échec peut se solder par un 
acte décisif: LA DISSOLUTION DES CLUBS POLITIQUES EUX- 
MEMES. 

En effet, le statut de ces associations dans le milieu universitaire 
est tout à fait irrégulier: ils existent en vertu de fausses repré- 
sentations. Leurs titres officiels se prévalent d'un but premier au- 
quel de par leur structure même, ils ne sont aucunement ordonnés, 
et dont ils exercent même tout le contraire: l'éducation politique 
dans le milieu universitaire. L'éducation implique l'étude des faits 
et des problèmes selon tous leurs aspects, dans le contexte le plus 
objectif possible, au delà de toute arrière-pensée et de tout parti- 
pris préalables. L'éducation et la formation, sur quelque plan qu'elles 
s'exercent, exigent encore la réceptivité active de l'esprit, le désir 
de la vérité. Et les clubs politiques ne répondent en aucune façon 
à ces exigences. 

1) Selon leur structure: ils posent comme l'une des conditions 
d'admissibilité dans leurs rangs, le fait de ne pas être affilie à un 
club d'un autre parti. Dès l'abord, ils exigent de leurs membres une 
stricte inféodation et leur refusent le droit d'entendre dans son 
aspect propre l'opinion de celui qu'ils appellent l'adversaire. 

2) Selon la pratique: tous les problèmes sont abordés dans 
l'optique de la doctrine du parti, les faits se traduisent en vue de 
l>pologie du parti. Et ce n'est pas à l'occasion, un simple débat 
oratoire entre deux membres de partis opposés qui peut baptiser 
véritablement une semblable attitude d'esprit, quoique ce fait puisse 

-en colorer les dehors. En somme, ce qui se pratique sous le traves- 
tissement d'éducation politique, c'est le recrutement et l'endoctri- 
nement de membres pour le compte d'un parti, ainsi qu'une tentative 
(pour certains) de se ménager des amis aux "bons endroits". 

Même, les dirigeants eussent-ils le courage d'afficher ouvertement 
leur but véritable, leur activité n'aurait pas plus droit de cité parmi 
nous. Depuis assez longtemps que l'esprit de parti entrave chez les 
gouvernants toute politique intelligente en vue du véritable bien 
commun, abêtit l'attitude de la population à l'égard des problèmes 
publics et masque le vrai Visage de la politique, pour que nous 
puissions en tolérer des germes dans un milieu qui se dit à la 
recherche de la vérité et du bon sens. Depuis trop longtemps, nos 
professionnels et nos intellectuels font preuve d'incapacité et d'im- 
maturité (un euphémisme pour ne pas écrire celui que vraiment je 
pense: infantilisme) à l'égard de tout ce qui concerne U politique, 
pour que nous ne tentions pas de remédier à la situation dès la 
source. A cet égard, je ne puis que louer les rédacteurs de la pré- 
sente constitution de ce qu'ils refusent l'accès aux postes clefs de 
la Fédération aux dirigeants d'associations politiques: "Tout membre 
de la Fédération qui n'est pas officier d'un club politique sur le 
campus ou d'une association politique en dehors du campus est éligible 
à être mis en nomination " (B, 3, 2, A, de la constitution présente- 
ment à l'étude) Il serait même préférable d'étendre l'interdiction à 
tout membre de ces dites associations. 

Cette critique cependant ne se limite pas à un aspect négatif. 
Elle offre aux dirigeants de ces clubs l'occasion de solder leur échec; 
qu'ils rompent toute allégeance au parti, qu'ils dissolvent leurs propres 
cadres et s'unissent pour devenir les promoteurs d'un Club à carac- 
tère foncièrement éducateur dans le domaine politique. Un tel club 
se consacrerait à l'étude des faits publics en tenant compte des 
positions propres aux divers partis dans leur contexte vrai, en exi- 
geant de ses membres une attitude adulte, libre de tout préjugé 
partisan. 

La situation actuelle est l'occasion toute choisie pour opérer ce 
revirement: Les clubs existants sont loin d'être vigoureux, la Fédé 
dans sa nouvelle constitution pourrait dès maintenant inclure ce 
nouveau groupement dans les cadres de la "commission artistique". 
(Une parenthèse à l'Intention de notre assemblée constituante: le 
terme "culturel" ne serait-il pas plus adéquat pour désigner -les 
activités qui se rangent sous ce titre ?) C'est maintenant l'heure H: 
si les dirigeants des clubs politiques se refusent à poser le geste 
décisif, que ceux-là qui se disent libres et sincères ^agissent. Et dès 
maintenant. 



On nous écrit... 
enfin ! 



M. le Directeur, 

Voici des informations au sujet 
du pèlerinage de la Croix des étu- 
diants universitaires de cette an- 
née au sanctuaire des Martyrs Ca- 
nadiens à Midland, Ontario, orga- 
nisé par la Ligue du Christ-Roi du 
collège St Michel, Université de 
Toronto, avec la coopération des 
mouvement» de Pax Romana. 

Je vous serais très reconnaissant 
si cette année voua pourriez fai- 
re votre possible à voir à ce que 
ces informations au sujet de ce 
pèlerinage atteigne le plus d'étu- 
diants que possible avant leur dé- 
part pour leurs vacances. 

Si vous avez besoin de plus d'in- 
formation, n'hésites pas à m'écrire. 
Sincèrement 
Directeur du pèlerinage 1959. 
p.p. John Freer 
J. R. Sutherland 



M. le Directeur, 
La Rotonde, U. d'O. 
Monsieur, 

Je tiens d'abord à vous féliciter 
pour avoir- .pris entre les mains 
(sic) le journal "La Rotonde". Le 
journal était dans une situation 
très délicate; sinon délicate, du 
moins difficile. 

11 est paru à venir- jusqu'à main- 
tenant deux numéros. Sans doute 
que le public étudiant est devenu 
plus exigeant pour la "Rotonde". 
Il se demande toujours quelle at- 
titude prendra le journal devant 
tel ou tel point. Nous avons été 
privés pendant assez longtemps de 
notre journal que maintenant cha- 
que numéro qui parait — et avec 
quel rythme ils paraissent ! — est 
attendu, lu et critiqué. # . 

Voici mestaumbles impressions : 
Que trouve-f-on en frais d'activités 
étudiantes clans "La Rotonde" ? 
Que trouve-t-on dans le domaine 
sportif ? La Rotonde es.t-élle autre] 
chose qu'une feuille de chou litté- 
raire et l'organe officiel de Pax 
Romana ? Et toujours le même 
problème, pourriez-vous être plus 
perspicace, prévoir ce uni s'en 
vient, du moins s'en informer et 
ne pas être trop en retard dans 
les nouvelles? 

Autant de questions qui deman- 
dent une réponse non en paroles, 
car "aux enfants suffisent les 
mots" (La Rotonde, 16 fév. 59, 
J.L.M.), mais des gestes sérieux, 
qui nous permettraient d'avoir un 
journal à la hauteur de la situa- 
tion, un .vrai- journal d'étudiant, 
quoi ! 

Si je fais ces quelques remar- 
ques, monsieur le Directeur, c'est 
parce que j'aime le journal La 
Rotonde et que d'autre (sic) au- 
tour de moi préfèrent "The Ful- 
chrum" de beaucoup à "La Ro- 
tonde". 

Merci de. votre hospitalité, - 

ABC étudiant. 

PS. — Je ne vous défends pas 
de la publier. 
"N.D.L.R. 
ÀBCD, Lo Rotonde o . . ." 



Jean-Louis MAJOR. 



Monsieur le directeur. 

J'écris dans votre lycée car j'ai- 
merais beaucoup avoir un corres- 
pondant d'environ 15, 16 on 17 ans. 
Je suis une jeune fille belge et 
j'ai 15 ans. SI un jeune homme dé- 
sire correspondre avec moi, j'ai- 
merais qu'il m'écrive en anglais 
ou en français, en Imprimé (pour 
les mots que je ne pourrai com- 
prendre) et qu'il soit le premier à 
m'écrire une lettre. 
Voici mon adresse: 
Mademoiselle Bara, Micheline 
80, rue Saint Donat, 
Houdeng - Goegnies 
Hainaut, Belgique 
Veuillez agréer M. le Directeur 
mes salutations distinguées et vifs 
remerciements. 

Micheline BABA 

M. le Directeur, 

Voici l'horaire des messes célé- 
brées tous les jours excepté same- 
di après-midi et dimanche, durant 
le carême: 

Sacré-Coeur 

Chapelle, Res. No 5 
Sacré-Coeur-St-Joseph 

Sacré-Coeur 

St-Joseph 

Chapelle, Ed. des Arts 10:00 
Chapelle, Ed. des A/ts 11:30 
Chapelle, Ed. Principal 11:30 
Chapelle, Ed. des Arts 12:00 
Chapelle, Adm. Science 12:05 p.m. 
Chapelle, Ed. des Arts 4:00 p.m. 
Chapelle, Ed. Principal 
Chapelle, Adm. Science 
Chapelle, Ed. Principal 

Sacré-Coeur 

Chapelle, Res. No 5 .... 

Vôtre, 

P. L. RABY, 
aumônier. 



7:20 
7:30 
8:00 
8:30 
9:00 



4:05 p.m. 

5:05 p.m. 

5:30 p.m. 

5.30 p.m. 

10:00 p.m. 



ENTREE LIBRE 

N.D.L.R. — Sous cette rubrique, Lo Rotonde Invite 
ses lecteurs à se prévaloir de leur liberté de pa- 
role . . . dont la Direction ne se rend pas nécessai- 
rement responsable. 

"LE RÉALISME D'UN VISIONNAIRE" 

An risque de me voir condamner par les défenseurs de I'objecti 
vite et du réalisme, expressions souvent usitées par ceux qui ^JJ? 
pissent dans une inaction maladive, je ne puis me limiter a un uuiaU» 
rapport de cette conférence donnée par Me Jean Drapeau en U un 
académique le 25 février dernier. 

Me Drapeau est souvent regardé comme un "visionnaire*' ou «w 
phète" désigné par Dieu pour redonner à la province de Québec 1* 
sens de la moralité publique' et ressusciter un civisme agonisant 
s'attaque à un domaine, la politique, qu'on a tendance à considérer 
comme irrémédiablement perdu. C'est pourquoi on ne peut ou plutôt 
on ne veut croire en la sincérité de cet homme qui met en doute S 
tégrité de nos moeurs politiques. 

En effet cela impliquerait de la part de certains de nos honune$ 
publics l'abandon d'une foule de manoeuvres malhonnêtes, p u u 
l'insturation par nos gouvernants d'un régime équitable où le souci 
du bien commun serait sauvegardé Et de notre payt, la révision & 
nos conceptions erronées de la chose et de l'homme publics; Abandon 
du mépris de la justice sociale, à ce point qu'on n'est pas loin de juger 
idiot un député ne profitant pas de la situation; combien 'de fois ni 
vons-nous pas entendu cette réflexion : "Y fait ben ... ! Si j'étais 
à sa place "j'en ferais autant"; puis dans l'exercice de notre droit de 
vote, abandon de nos petits calculs égoïstes et frauduleux, etc . . 

Aussi, de peur d'être obligés de se réformer, plusieurs l'accuseront 
de manquer de sincérité, ou de blesser ce "REALISME" sacré. Mail 
un aperçu -de cette conférence de Me Drapeau, prouvera peut-être i 
ces défenseurs du réalisme, qu'il existe encore chez cet homme, ose 
certaine résonance pratique. 

Vérité qui ment 

Me Jean Drapeau déclara qu'il existe dans la province de Québec 
actuellement deux tendances: d'une part, de erpire qu'un troisième 

f>arti n'aura pour effet que de diviser l'opposition et ainsi de redonner 
e pouvoir au parti ministériel, puis d'autre part, cette conception, 
qui découle naturellement de la première, de croire qu'un troisième 
parti n'a aucune chance de succès. Ce sont ces deux mythes, qu'il 
qualifia de "Vérité qui ment" que le conférencier tenta de dissiper 
""""." Division de l'opposition 

Cette croyance qu'il faut naturellement regrouper les forces de 
l'opposition fait preuve de méconnaissance de la psychologie humaine 
Il faut retenir cette leçon fondamentale: "c'est que lorsque les par- 
tisans traditionnels d'une/formation politique sont dégoûtés, qu'ils dé- 
cident de rompre, ils voteront plus facilement pour une formation 
nouvelle que pour l'autre parti, auquel ils furent toujours opposés". 
Car, dans ce cas, ces partisans ne renient pas la doctrine et le pro 
gramme de leur parti mais désirent seulement exprimer leur mécon- 
tentement contre la politique suivie par les dirigeants du parti à un, 
certain moment. Il est donc tout à fait normal que leur appui aille 
à un troisième parti plutôt qu'au parti traditionnel qu'ils ont toujoon 
combattu. Et si cette troisième formation n'existe pas k ce moment 
ils s'abstiendront de voter plutôt que d'appuyer 4e parti d'opposition. 
Ceci -est donc une réaction psychologique normale qu'on aurait tort 
de mésestimer ou de hier. 

Le conférencier ajouta à cet argument psychologique une revue 
de l'histoire électorale de la politique québécoise de 1936 à 1958. Mais 
ici je me permets de douter de la valeur de cette démonstration his- 
torique, car l'histoire n'est pas toujours le meilleur guide de la stra- 
tégie électorale, et npus pouvons souvent aboutir à des conceptions 
contradictoires, selon que nous envisageons un fait, sous un angle ou 
un autre. Mais cela n'enlève rien à la force de son argument psy- 
chologique qui justifie très bien le désir d'un troisième parti de ne 
pas s'allier a une formation déjà existante. 

Un troisième parti — 

Me Drapeau démontra que c'était également une erreur que de 
croire qu'un troisième parti est fatalement voué à l'échec. A l'argu- 
ment déjà énoncé dans la partie précédente, il a ajouté le fait indé- 
niable du "Vote silencieux". 

Il existe, à toutes les élections un pourcentage de la population 
qui ne vote pas, soit qu'il considère les vieux partis comme périmé!, 
soit qu'il Se désintéresse complètement de la chose publique. 

Alors s'il survient un groupement politique qui sache capter U 
confiance de ces abstentionnistes, en leur démontrant "l'existence 
authentique de renouveau", ils sortiront de leur apathie et iront voter 
convaincus que, cette fois, cela "peut valoir la peine de voter", comme 
ils disent. 

Nous avons vu au Québec, lors des dernières élections fédérale!, 
lio K? 31106 de ce vote «'«"«icux. "En 1958, il y eut dans le Québec 
352,000 votes de plus que neuf mois avant en 1957, et là-dessus, les 
conservateurs en ont obtenu 341,000". Donc la victoire éclatante du 
parti conservateur dans le Québec, provient en grande partie à l'entrée 
en scène de ces grévistes du vote. Aussi ce facteur ne doit-il pas eut 
sous-estimé et ajouté au précédent, il explique très bien le fait 3e 
1 existence d'un troisième parti et ses chances de succès. 

Ces arguments, avancés par Me Drapeau sont-ils des élucubratiom 
d un esprit nébuleux, perdu dans la sphère des "beaux principes"? Per 
mettez-moi d en douter et de croire qu'ils ont une résonance réaliste 
authentique. 

Instauration d'une politique cohérente 
Mais me direz-vous, ce n'est pas tout de vouloir renverser un ré- 
gime, II faut être en mesure de lui substituer une politique bien * 
finie, s appuyant sur un programme audacieux précis et cohérent. 

Ici je me permets de vous citer les paroles mêmes de Me Drapeau. 
'°" de . " wnférence qu'il prononça le 13 février dernier au théâtre 
St-Denis à Montréal. "Pour ma part, en tout cas, le combat qae Je 
mène ne vise pas seulement le renversement d'un homme et d'un 
régime, mais I Instauration dans le Québec d'une politique qui *wut 
I épanouissement spirituel et le bien-être matériel de la populanos 
dans un climat de confiance et de dignité." 

Puis poursuivant, il précisa cette politique: "Exercice dynamique 

ae i autonomie, planification économique, libération et expansion de 

enseignement, réorganisation de la fonction publique, suppression de 

I arbitraire du pouvoir: c'est dans cette voie qu'il faut rechercher le*' 

pubUquT "béraUon réeUe, dans un climat tfe Haute moraine 

i« 5 e "f* 00 * P« les seuls objectifs à nous fixer: C'en sont les plu*. 
uî P ,us . ^Portants et ignorer l'un deux reviendrait a compromettrf 
I ensemble. Cette doctrine de salut public, nous la proposerons au 
ffiïl? t ïLl* P rovin ce au cours des mois qui viennent, en développant 
tour à tour chacun des grands thèmes que je viens d'esquisser." 

c . . Pour ou contre 

«-!««...•? tt ? * ontact aux *<>ees <fe cet homme, nous restons con 
«wï aFI \ nes î ^n visionnaire, permettez-moi, à mon lourde 
ffïîLf 1 notr f sincérit e et de croire que l'intérêt fait taire la voie 
ue notre conscience. 

et JiH^uST SKSgj" en <** homme les traces de la sincérité 
de coopération C authenti< I ue ' nous québécois, sommes liés à un devoir 

(Suite è lo P««« 9I 

Gilles Boulerice 



t» premier ministre John Dlefeabaker assiste à la Conrémnr. 
Kcîonald Cartier tenue du 12 «u 15 février à l'hôtel Eastviêw 
Ottawa... A la Uble d'honneur, de gauche à droite, M. John Le- 
Claire, secrétaire^trésoner de SJa FEPC, fc très hon. John G 
piefeabaker, M. Ted Rogers, président national de la FEPC m' 
Pierre Panneton, vice président régional (Québec), et M Gordon 
Ross, rédacteur du Bulletin de la Fédération étudiante 



LA ROTONDE 



■ 



Page 3 




■7e RAPPORT ANNUEL 



I 



co 




C'est la deuxième d'une série 
de trois conférences régionales qui 
ont lieu cette année. La première 
i eu lieu à Winnipeg le 30 janvier 
et le 1er février. La troisième se 
tiendra à Halifax, les 27 et 28 fé- 
vrier. Ce sont les premières con- 
férences exclusivement "pour les 
étudiants" jamais organisées par 
un parti politique au Canada. 

plus de trois.cents étudiants uni- 
versitaires de l'Ontario et du Qué- 
bec ont assisté à la conférence 
d'Ottawa et participé aux discus- 
sions sur les affaires extérieures: 
le Canada et le Commonwealth, le 
Canada et les Etats-Unis, le Ca- 
nada et les Nations Unies, le Cana- 
da et l'Alliance de l'Ouest; sur les 
affaires nationales: le développe- 
ment du Nord canadien, les rela- 
tions ouvrières; et sur la philoso- 
phie et l'histoire du parti conser- 
vateur 

Chaque groupe de discussion 
était présidé par un étudiant bi- 
lingue, tandis que des membres du 
cabinet et des députés jouaient le 
rôle de conseillers. Parmi ceux-ci 
mentionnons: l'honorable J. M. 
Macdonnell, ministre sans porte- 
feuille; M. Pierre Sévigny, vice- 
président de la Chambre des com- 
munes: M. Walter Dinsdale, dépu- 
té de Brandon-Souris; M. Wallace 
Nesbitt, député d'Oxford; M. Mar- 
cel Lambert, député d'Edmonton- 
Ouest; M. Heath Macquarrie, dé- 
puté de Queen's; M, Egan Cham- 
bers, député de Saint-Laurent- 
Saint Georges, (Montréal) ; M. 
Frank McGée, député de York- 



co 



co 




co 



Scarborough; M. Joseph Slogan, dé- 
puté de Springf ield. 

L'inscription des délégués s'est 
faite le vendredi après-midi, après 
quoi l'honorable Donald. Fleming, 
ministre dès Finances, a prononcé 
le discours-clé de la conférence. 

L'honorable George Hees, mi- 
nistre des Transports, était l'ora- 
teur invité au banquet du vendre- 
di soir. Il a parlé de l'avenir du 
Parti conservateur au Canada. 

Les séances du samedi ont été 
marquées par une visite officieuse 
du Premier ministre. Il y a eu 
aussi ce jour-Jà une allocution par 
l'honorable Alvin Hamilton, minis- 
tre du Nord canadien et des Res- 
sources nationales, qui a parlé de 
la mise en valeur nationale. Au 
déjeuner, l'honorable E. Davie Fui- 
ton, ministre dé la Justice, "a traité 
du' "Conservatisme canadien". 

Les discussions du dimanche ma- 
tin ont porté sur l'organisation et 
les activités des clubs universitai- 
res. M. D. J. Walker, député, de 
Toronto-Rosendale, y a parlé de 
la Déclaration canadienne des 
Droits. 

C'est M. Dinsdale qui a pronon- 
cé la dernière allocution de la con- 
férence. Puis M. Ted Rogers, pré- 
sident national de la FEPC, a ré- 
sumé le travail accompli. Les pré- 
sidents conjoints de l'organisatibn 
de cette conférence étaient M. Del 
O'Brien, de l'Ecole de Droit de 
l'Université de Toronto, et M. Pier- 
re Panneton, vice-président régio- 
nal (Québec) de la Fédération 1 Poulina 17; Marchand: 9. 
étudiante progressiste-conservatri- ' Il est à remarquer que tous les 
ce. I étudiants se rendirent voter ! 



1953 1958 

$ 4,03v,7v1. M,* $ 9,440,20$. 

$ 1.502.944. REYlNUS $ 3.070.70t. 

$ 18.192.130 NOUVHlfS AffAKfS $ 44,274.175. 

$ 77.003,276. ufluunas tfl VKUDJR U 03,070,431. 

$ 204,211. PAIEMENTS AUX ASSURES $ 530,233. 

00 IÉNÉWIAJRES 



=^2F 



\ ; 



- > .. 









16 BUSEAUX'A 

RI SERVICE 



Un rapport vous sera adressé sur demande. 



IES PREVOYANTS 



SIÈGE SOCIAL QUÉBEC 

M. JEAN-JACQUES TREMBLAY 

i ' -- gérant 

Édifice Plaso, Ck. 301-302 
45, rue Rideau, Ottawa, Ont. 
Québec (2), Montréal (5), Sherbrooke, Lavii, Rimouski, CkicouHnW, 
Rouyn-Noranda, Sep» -Ile». Ottawa, Sudbury, Windsor. 



>- 



"Tous ont voté V 

Réginald Poulin, un" franco-amé- 
ricain, devenait, lundi, le 2 mars, 
président de la Faculté de Phi- 
losophie. 

M. Claude Descôteaux, ex-prési- 
dent de la faculté, agissait comme 
président d'élection. 

Le samedi précédent,, il y avait 
trois candidats en liste. Mais le 
lendemain M. Normand Tremblay 
se retirait de la lutte. 

Le nouveau président rempor- 
tait la victoire avec une marge 
de 8 votes sur son adversaire, Jac- 
ques Marchand: Le compte final : 



LE DROIT CIVIL 



ISE 



"GRANDIR, C'EST NORMAL..." 



"priman partem tollo. j d'être un peu percés ■ et vieillis, 

quoniam nominor leo" devenaient trop petits. Le pauvre 

Petitmangin. gosse ne pouvait plus loger dans 

On parle souvent du plus fort . ses petites culottes au fond usé. 

quand il remporte sur le plus fal- Il ne faut pas lui en vouloir. Cest 

•le, mais on regarde moins sou- normal! Il en fut. ainsi de son lit 



wit l'histoire du fort. Fut-il tou- 
jours le plus fort? 
Tiens, si on prenait un exem- 



bousculer? veut-il prendre notre 
bien?" Mais grandir, c'est normal! 
Demander un peu plus d'espace 
c'est normal, mais il faut que les 
autres ne s'opposent pas. La pru- 
dence ne fait pas de scandale. 

Le petit ayant obtenu quelques 
points ne s'en contentera pas, car 
il aura encore besoin d'espace 
pour devenir gros et grand. Et, 
soyez certain, qu'avec le temps, 
il aura un coin plus grand pour 



(ou sa couche) et de son coin où il 

disposait ses flèches et sa hache. 

Il avait besoin d'un peu plus d'es- 
Jje: Dans un village Indigène pace. Ceci fit un peu scandale; 
d'Afrique, il y avait une hutte, encore si jeune et si exigeant ! 
Bn père, une mère, quelques en* U prit les moyens, vit les auto- 

jants et on nouveau-né. Comme rites dans la famille: unir brève [ ses armes, ensuite peut-être toute 
l'enfant nait et grandit, il arriva' entrevue et il obtint certains une hutte bien à lui, tout un do- 
ua jour où le petit, ayant pendant points: d'autres vêtements, un arc ' maine où il sera seul, et le grand 
longtemps marché à quatre pattes, ' plus gros, et un lit plus long. Ses maître. 

w leva en titubant et soudain, on 1 frères virent son, cran et s'en plai Enfin, on dira, avec raison, 
l'aperçut que' ses habits en plus gnirent quelque peu. "Veut-il nous c'est normal. 



Les étudiants en droit civil ont 
amorcé, il y a quelque temps, une 
expérience que je qualifierais de 
démocratique: le qualificatif est 
peut-être pompeux; il est certes 
à la mode, mais il sied bien à ce 
genre de réalisation. 

La section du droit civil de la 
Faculté de droit, en effet, a posé 
les bases d'un plan de réunions 
conjointes entre les membres du 
conseil administratif de la faculté 
et ceux de la société Justinien 
qui groupe les étudiants. 

9* 

Ce plan a pour but spécifi- 
que l'étude des problèmes qui sont 
susceptibles de discussion entre 
les autorités et les étudiants, par- 
ticulièrement sur le plan discipli- 
naire. Ce projet soumis par le 
conseil des étudiants a été accueil- 
li avec faveur par la direction de 
la faculté. 

Les étudiants en droit civil ont, 
à mon avis, fait oeuvre démocrati- 
que. La chose s'est faite sans 
heurt; le résultat est là. Je crois ' 



que cette réalisation vaut la peine 
d'être soulignée. Evidemment, elle 
n'a pas le faste des démonstrations 
è base de chorégraphie, encore 
que ces dernières soient de bon 
aloi, mais elle a la profondeur 
de l'aspect social et donne dans 
la démocratisation de l'enseigne- 
ment. Les mots sont longs. Ils 
servent même de gargarisme aux 
philosophes novices; mais la chose 
est simple. 

Point de contraction du cervelet 
n'est nécessaire. Cette expérience 
est partie du principe que l'ensei- 
gnement, même universitaire, sur- 
tout universitaire, est, avant tout, 
une amitié et que l'amitié tend à 
égaliser. 

La démocratie est une fleur 
populaire; mais fragile. Elle ne 
pousse que sur l'amitié entre 
les classes. Souhaitons que * cette 
expérience atteigne son but, qu'elle 
se renouvelle sur le campus pour 
le bénéfice des autres facultés et 
de la Fédération aussi . . . peut- 
être. 



"C'était humiliant../' 



- — - 



PRIX SPÉCIAUX DE 
VACANCES 



Aux étudiants et professeurs de l'Université, 

qui se rendront chez eux, par autobus, 

durant tes vacances de Pâques, 

la Compagnie de transport Colonial Coach 

Lines offre des taux réduits. 



Renseignez -vous ouprès de: 



YVES MASSE 
(Comm. 4) 
CE 5-0738 



FRANÇOIS CARON 

(Aiti 1) 

CE 5-6751 



S 



ou 



COLONIAL COACH LINES, RUE ALBERT, OTTAWA. 




Les Nasse, Forbes et Proulx. se 
sont donné bien du trouble à l'or- 
ganisation du "Déjeuner-Commu- 
nion" pour les étudiants en Com- 
merce, qui a eu lieu dimanche le 
22 février dernier. 

Ce fut très décevant de von le 
peu de coopératif et d'intérêt re- 
çu de la part de nos confrères. 
Cette activité universitaire aurait 
dû être partagée comme n'importe 
quelle autre. Nous passons envi- 
ron trente dimanches académi- 
ques; il me semble que, qu'en sa- 
crifier un (si sacrifice il y avait) 
à une messe, dite par notre Aumô- 
nier le Père Raby; était-ce trop de- 
mander ? Des étudiants qui n'ap- 
partiennent pas à notre religion 
ont eu la délicatesse d'assister au 
déjeuner, qui avait lieu vers 10:00, 
d'autres ont préféré déjeuner et 
aller à la messe plus tard. Mon- 
trer de la bonne volonté c'est très 
facile... il s'agit de vouloir un 
peu. M. Bill Boss, Agent des Rela- 
tions Extérieures de l'Université, 
avait accepté de présider cette 
dernière activité 58-59. 

C'était humiliant, pour notre fa- 
culté, de voir ce conférencier de 
marque, s'adresser à un groupe 



si minime . . . d'étudiants et des 
membres du corps professoral de 
notre section. 

Le Père André Guay représen- 
tait le Recteur de l'Université. Des 
réservations pour *125 personnes 
avaient été faites Cent dix avaient 
promis leur . . . coopération. 






M. Bill Boss a donné une con- 
férence très intéressante pour tout 
étudiant qui pense à son avenir. 
U nous conseilla de profiter de 
l'expérience de tous les jours. Mon- 
sieur Boss mentionna qu'Une appli- 
cation particulière devait être four- 
ni pour chaque journée d'ouvrage 
avec un maximum d'efforts et une 
pleine responsabilité. C'est à son 
avis, le plus sûr moyen d'obtenir 
de l'avancement professionnel et 
la paix avec soi-même. 



Il ne faut pas apporter avec 
soi les frustrations de la veille, ni 
les soucis, les peines, les défaites 
et désappointements d'hier. Mon- 
sieur Boss conclut en nous rappe- 
lant de profiter de ces expérien- 
ces mais de ne pas nous laisser 
empoisonner par elles. 



Jacques PLANTE, Commerce 



r.-m i i M ^ w iif i 



■*■" ' I 









\ 



I 









,>.. 






V-/ 



• » 






t 



y 



L 









Page 4 



LÀ ROTONDI 



U 9 mort 19*0 



"Nos Indiens" sont heurcgx : 



_V U ROTONDE 






Page 5 



■ - 



Les prévoyants : des chiffres impressionnants Le trophée Villeneuve demeure à Ottawa 

L'impression qui se dégage du volume des nouvelles affaires en décembre 1958 à comparer à qualifié s'avère donc de la plus White C.A président et gérant I %«wi~ IVUI %T U \J % %U /W CI 






L'impression qui se dégage du 
rapport annuel que Les Pré- 
voyants du Canada ont soumis 
récemment à leurs actionnaires 
et détenteurs de pouces partici- 
pantes, c'est que cette jeune, mais 
vigoureuse compagnie d'assurance 
sur la vie a su se. créer une ré- 
putation enviable et prendre son 
essor, grâce à une administration 
sage et éclairée. Cette prédiction 
n'est pas faite à la légère, car elle 
est basée sur des faits sur les- 
quels on peut ordinairement ta- 
bler sans crainte de se tromper. 
Ce sont, en effet, des révélations 
faites avec chiffres à l'appui, au 
cours de l'assemblée annuelle dé 
la_çompagnie, qui nous permet- 
tent de prédire un brillant avenir 
pour cette institution dynamique 
dirigée et contrôlée par les nôtres. 

. M. Gérard White, C.A., prési- 
dent et gérant général des "Pré- 
voyants du Canada" a profité de 
l'occasion que lui offraient ces 
assises annuelles pour souligner 
l'importance dés progrès accom- 
plis par eette compagnie au cours 
des dernières* années. En 1958, 
le montant global des affaires 
nouvelles de toutes catégories 
d'assurance mise en vigueur a at- 
teint $44,278,175 comparativement 
à $13,342,657 il y a sept ans. Il 
est intéressant de noter que le 



volume des nouvelles affaires en 
1958 a dépassé de 7 p. 100 celui 
de l'année précédente et se com- 
pare à la hausse moyenne de 3 
p. 100 réalisée par l'ensemble des 
compagnies faisant affaires au 
pays. Rien d'étonnant que l'en- 
cours d'assurance, toutes catégo- 
ries incluses, s'élève maintenant 
à $183,878,431, au lieu de $55,039,- 
521 en 1951. A cette allure, il ne 
fait aucun doute que la compa- 
gnie dépassera le deuxième cent 
millions plus rapidement que 
prévu. 

Comme on le vait, bien que- 
comptant moins de dix-sept ans 
d'existence, dans le domaine de 
l'assurance-vie, Les Prévoyants du 
Canada se signalent à l'attention 
du public par leurs progrès cons- 
tants. Incidemment, leur volume 
de nouvelles, .affaires payées du- 
rant cet espace de 16 ans a abais- 
sé tous les records établis par 
toute autre institution du même i 
genre au cours de ses seize pre- 
mières années d'existence. 
» 

Ces réalisations démontrent que 
Les Prévoyants du Canada jouis- 
sent de plus en plus de la con- 
fiance du public et avec raison, 
vu l'excellence de leur position 
financière. Sait-on que l'actif glo- 
bal de la compagnie atteignait le 
chiffre record de $9;440,205 le 31 



décembre 1958 à comparer à 
$2,924,031 il y a sept ans. Par ail 
leurs, le taux brut moyen de ren- 
dement gagné en 1958 suh l'actif 
inscrit aux livres s'établit à 506 
p. 100, soit le troisième plus élevé 
de toutes les compagnies d'assu- 
rance-vie faisant affaires au pays. 
U est logique d'en conclure que 
la compagnie poursuit une heu- 
reuse politique de placement tout 
en faisant preuve d'une prudence 
de bon aloi. 

Selon les plus récentes statisti- 
ques de la Canadian Life Insuran- 
ce Officers' Associations, les Ca- 
nadiens avaient plus de $35 mil- 
liards d'assuranee-vie en vigueur 
au début de l'année 1958 et leur 
moyenne de $4,650 par détenteur 
de police fait du Canada le pays 
avec le plus fort montant d'assu- 
rance par rapport au revenu na- 
tional global. Le train de vie 
continuera certainement à s'amé- 
liorer; Par conséquent, au cours 
des années à venir, les besoins 
d'assurance sur la vie continue- 
ront à augmenter dans une mesu- 
re importante. C'est dire qu'il y 
a des possibilités, quasi illimitées 
dans la carrière d'assureur-vie. Ce 
n'est certes pas une profession qui 
peut déclarer que ses cadres "dé- 
bordent". Le problème posé par 
le recrutement d'un personnel 



qualifié s'avère donc de hr plus 
haute importance si l'on considère 
le vaste potentiel du marché qué- 
bécois. , 

En inaugurant le magnifique 
immeuble abritant son siège-social 
sur les hauteurs de Québec, Les 
Prévoyants du Canada ont afit un 
nouveau pas dans la bonne voie, 
car, il est un témoignage tangi- 
ble de leurs progrès passés et une 
invitation au public à contribuer 
à ses progrès futurs. Ce vaste 
développement nécesssité par l'ac- 
croissement continuel des affaires 
aidera grandement à l'expansion 
de la compagnie et à l'améliora- 
tion de ses nombreux services au 
bénéfice de ses milliers d'assurés. 

Avant de terminer, il nous sem- 
ble opportun de signaler que Les 
Prévoyants du Canada se sont 
classés en 1957, en ce qui concer- 
ne les nouvelles affaires ordinai- 
res payées, au neuvième rang par- 
mi les 72 compagnies ou mutuel- 
les qui se sont adonnées au com- 
merce de l'assurance-vie dans no- 
tre province. 

Ces heureuses comparaisons 
constituent la preuve d'une excel- 
lente direction et pour cause, car 
son conseil d'administration com- 
prend des professionnels, des 
hommes d'affaires et des finan- 
ciers avertis, soit: MM. Gérard 



. C.A., président e 
général; Aimé Déry, L.S.C. v ff 
président; l'hon. Edouard ' aZl 
lin, C.R., CL., Paul Bienvenu j 
Conrad Boulet, Me Bernard Co„ 
vrette, C.R., Charles-E. Demerl 
Ing. P., Me Maurice Gagné, CR 
Me Paul-Emile Gagnon, CR n? 
Richard Gaudet, F.A.C.S., pfcs 
Victor Morency, Me Layery sirou 
N.P., L.L.L., Dr Horace Vlau 5 
l'hon. sénateur C. Vaillancourt 
C.B.E., tous administrateurs. 

Tout en admettant l'importance 
d'un solide conseil d'ad ministre 
tion pour toute compagnie pro. 
gressive, il faut bien reconnaît^ 
asssi, que cette dernière doit 
avoir une excellente direction 
C'est particulièrement le cas de 
Les Prévoyants du Canada dont 
la direction comprend: MM, Gé- 
rard White, C. A., président, et gé- 
rarit général; C.-H. Giguère, CG 
A., gérant général adjoint; L.-A 
Dumas, directeur des agences 
Adrien Tremblay, chef déplace- 
ments; T. Sicard, C.L.U., .'urinten 
dant des agences conjointement 
avec Guy-A. Paquet, ' L.S.C, Çl 
U., C.-E. Angers, C.L.U., surinten- 
dant de l'assurance collective, 
Maurice Gagnon, M.S.C., compta- 
ble en chef; Dr T. Poznanski, ac- 
tuaire-conseil et le Dr Richard 
Lessard, F.R.P.C. (C), F.A.C.P, 
médecin-réviseur. 



«* 





. rv 








•-««•te*-.** 




■ 



L'E.U.M.: D'un océan . . . 




, . y,[f i r ii è ^ i 'y ' ' ' . ' ; — 



3* 



.^iicÇiç^* 'rm>m*sJ5k 



^^**^»***. 



■ t 



M. Jacques Rousseau qui a été choisi 
comme représentant de l'Université au 
Séminor International de l'E.U.M., qui 
se tiendra aux Indes occidentales, en 
juillet et août '59. 




à l'autre 



. 









E.U.M. LOCAL ET INTERNATIONAL 



-T 



• 



Un nouveau mouvement sur le campus: l'Entr'aide Universitaire Mondiale. Il lui 
faut partir sur un bon pied ! Cette tâche est la nôtre et nous devons y mettre tout notre 
enthousiasme et wh peu* de notre portefeuille. Ce sera chacun des membres dé l'Université 
qui en bénéficiera. — * - 



Les toutes premières sources de cette heureuse initia- 
tive remontent & l'année 1920 après la première guerre 
mondiale. A cette époque, la Fédération Mondiale des Etu- 
diants Chrétiens lança une grande campagne pour venir en 
aide aux étudiants et professeurs des Universités euro- 
péennes dévastées par la guerre. Quatre présidents d'orga- 
nismes de même envergure prêtèrent leur concours à cette 
campagne. On distribua de la nourriture et des vêtements, 
on prit soin de réparer les baraques, on encouragea enfin 
toutes les initiatives locales. 

En 1945, le Secours étudiant mondial étendit son champ 
d'action vers les Indes, la Bicmanle, les Philippines et le 
Sud-Est asiatique. L'entente <jui réglait l'opération du SE.M. 
expira le 30 septembre 1950. Aujourd'hui, l'organisation qui 
fusionne le Secours Etudiant Mondial et le Service Etu- 
diant International est l'Entr'aide Universitaire Mondiale 
? (B.TJ31). 

L'en tr 'aide Universitaire Mondiale a pour objectif de 
favoriser les contacts entre les étudiants de toutes les uni- 
versités du monde. Elle vise a une franche coopération et 
à une nette compréhension des problèmes propres a chacune 
des université. Aussi définit-elle ses buts de cette façon-ci: 

1. rencontre de membres du monde académique par des 

conférences et des séminars; 
11. assistance matérielle aux universités dans le besoin; 
ili. octroi de bourses pour les recherches sur les problèmes 
universitaires. 

Elle n'a pas ses membres spécifiques. Tous les étudiants 



L'Entr'aide Universitaire Mon 
diale en est à ses débute à l'uni- 
versité d'Ottawa. En septembre 
1958, le R.P. Bélanger, doyen de 
la faculté des Sciences Politiques, 
accompagné de Marcel Prud'hom- 
me, alors président de la Fédéra- 
tion, se rendirent a Vancouver où 
se tinrent les assises du Congrès 
National de l'E.U.M.C'. 

En janvier 1969, la Fédération 
ouvrit les nominations au poste de 
président do comité local de 
l'E.U.M.C. Comme il arrive trop 
souvent, personne ne présenta sa 
candidature. L'exécutif de la Fé- 
dération fut alors chargé de trou- 
ver un responsable du comité. 
Martin Béliveau, connaissant l'or* 
ganisme en question, accepta d'as- 
sumer la responsabilité de la for- 
mation d'un comité local. 

Le président forma d'abord un 
comité spécial devant choisir un 
candidat pour représenter notre 
université au Séminar Internatio- 
nal organisé par l'E.U.M.C. aux 
Indes Occidentales, l'été prochain. 
A cette occasion, plusieurs étu- 
diants manifestèrent leur Intérêt 
à l'E.u.M. Parmi ceux-ci forent 
choisis les membres du présent 
Comité local. 



gradués ou sous-gradués peuvent participer a ses activité*, 
lesquelles existent précisément pour leur venir en aide. 

Financièrement, l'E.U.M. se maintient grâce aux dons 
qui lui viennent de la part des étudiants fortunés et dtf 
professeurs. Elle Jouit en plus de l'apport généreux des gou- 
vernements, des industries et de certains donneurs particu- 
liers pour subvenir aux besoins de son administration, pour 
organiser des séminars et pour octroyer des bourses. 

Le quartier général de l'E.U.M. (Genève) Jouit d'un actif 
annuel de $250,000. Cette somme est garantie par ses nation* 
membres en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient, en Amé- 
rique du Nord et dans la région du Pacifique. Cette somme 
est administrée en fonction d'un programme d'aide mutuelle 
et d'éducation a travers le monde universitaire. L'ensemble 
de ses réalisations sont comprises dans ces diverses caté- 
gories: logement, santé, éducation, sécurité. 

L'Entr'aide Universitaire du Canada (E.U.M.C.) est un 
des 42 comités nationaux de l'Entr'aide Universitaire Mon- 
diale. A l'exemple du quartier-général, l'E.U.M C lutte con- 

ÏL 1 î. P \ uvreté » les fléaux ' l'ignorance -et le cas désespéré 
d étudiants au Moyen-Orient et en Afrique. 

Depuis 1045, les étudiants canadiens ont dépensé $1W,- 
000 pour venir en aide a leurs collègues. Le Canada a aussi 
reçu 700 étudiants hongrois et octroyé 120 bourses d'études 
pour une valeur de $100,000. 

Chaque année, quarante étudiants et professeurs par- 
ticipent a des Séminars qui ont lieu en France, Allemagne. 
Stntaies aP ° n et 0hana ' M P^^in a lieu aux Indes occl- 

V._. , ' L ,*.' 



ven 



Ottawa remportait la victoire, sans aucun déboursé- 1 'iiuiù... «;„..« u • 

, D dredi le vingt février, sur l'é- donc, du point de vue nutérteT aZZ "fiTES test d'abord une turc et certaines fois avec une 
,,ni " ■— • "< " forte dose de vulgarité, ce discours 

n'a sûrement pas donné ce dont il 
était capable. 

La science permet, à l'homme de 
se mieux protéger dans son corps; 
les lois, d'un autre côté perniet- 



V"J« i '"iRiruM-; c esi u'uiioni une 

S de l'Université de Montréal I se pouvait" dire heureîi ! SSÎ!? 1 f jugeme , nt ' ens «^ <»« 

In i d'une soirée des Débats Ville- Mais le sauvage jouissait d'un' h» H,^ P ïu "*?"'.!, la ***** 
oeuve. Le su et au programme, esprit de famille et de société! Gr d l!£ ha '„ de , ° ? OU du 
dont on pouvait discuter le choix, cet esprit social lui donnai? £Tê Sé^ÏÏS^S^^SSSi» 



hait à des problèmes dignes 



tout-.— - 

d'intérêt: "L'Indien de 1559 était- 
il plus heureux que le Canadien 
de langue française! de 1959?" 

Marc-André Bédard, étudiant en 
droit, vint le premier nous pré- 
senter ses arguments. Il partit 
d'une définition du bonheur, qui 
consistait selon lui, en une pleine 
satisfaction . des besoins économi- 
ques, sociaux, religieux d'un indi 
vidu selon sa condition de vie. 
En un lien logique bien soutenu, 
Marc André nous montra, que 
d'après cette définition du bon- 
heur, L'Indien de 1559- était plus 
heureux que le canadien français 
de 1959. 

L'Indien chassait et péchait, 
cultivait la terre; la hutte servait 



moyens de subsistance* de plu? ? *L ' reUTl vl L adve , rsai . re i 1( ' W% d'un autre côté permet- 

chez l'Indien existait une juste Marc A^p J„i T' ^ fiïlîîS! à ' ind ividu de pratiquer plus 
répartition des biens, qui lui don l'un des m.\Ltl Si n<>t ^ «vis, ; rationnellement la justice et la 

nait le sens de l'autre. soirée lafàrll discours de la charité; (ce qui devrait être du 

Etaitil religieux? L'argument de dover'' vLnS^êfVlJS^ Y^ Sf"*- Enfta ' la civilisation nous 

la religion venant du c'ontac de a p i quer sa déf initïon du'h™ a,t ./ onnaître Die «l ^"dien en 

la nature fut employé; nous ne heur à la vi* aîl Tn,ul , ° ava,t ^ V W notion basée sur 
nions pas la valeur de cette preu 'tout en X tîlJt , '* ns \ et . sur " une mainte, tout simplement, de 

ve. mais si M. Bédard Savait pas ment ' ** l0OTUe - cei . Ftre . ««« »°« *«. connaît pas 

parlé des pratiques religieuses piprrp Mi«h»...i a~ 1 v i*x j ! m9 f qui nous fra PP e s» «ous no 

des Indiens, notre esprit ÏÏ-ïit Droit de SSSSnl^hS KS*f *' confonBOM ? as ™ désirs et actes 

demeuré c„ suspens. SSwEÏÏ 52? ^ose* " ses" vmV^T ^ VOl ° nte terrifiante - 

un rapport entre la pratique de question. Le canadien Trancars de 

mmm mmm ^^ss 

Ies peaux de bêtes bt-»^ U y le», dw» tonte lellg to n,^ ^mSS^AâSàt^-^Ji ' — ' * ^ "** fwW " 
«uent très facilement, es ceci, j coolisme ne dépend pas de la pra fondeur; mais traité avec déSnvoL 



sounances qui encore une fois, ne 
mouraient pas sitôt que l'orateur 
allait s'asseoir à son banc. 

Ottawa revient; Yves Ample] an 
ne définit pas le bonheur de 
façon abstraite: il préfère" observer 
la vie de tous les ioUrs pour dé- 
couvrir que "cet in/onnu ' se trou 
ve dans la simplicité et la sérenni- 
té d'âme; tout ce discours, le meil- 
leur, tant au point de vue élo- 
quence que des idées, tenait en 
v ces deux mots; savoir ce qu'est 
serennité d'âme, ou simpliciié 
d'âme est facile si l'on se penche 
en une J étude profonde sur notre 
civilisation. Partout règne lîangois- 
se; angoisse des crises sociales, 
morales, physiologiques. La scien- 



ce discours fut celui de la fin- ~L l J Pnyfiorogiques. La scien 
"A quoi servent les progrès et Z ZntZ" 1 ai É d ^ a ,a ^«ercho 
civilisation si nous prétendons uue " .^ eU f,. ton,n ^ ue a » eme «- M* 



-* — _^- 



faiblesses mentionnées plus haut, 
ce discours avait en nous des ré 



Graham Green et l'enfance 



Sa 



L enfant, trop longtemps considéré comme un membre lia femme, instrument d'avilissement pour l'homme Et ici 
inutile de la société, comme un petit animal de luxe ou un l'on retrouve la - conception familière de la femme <*ez 
être encombrarrt rue maintenant dans les brancards du! Graham Greene. Elle perd l'homme, en fait un damné 
conformisme et des traditions établies. Et tous les "gens 'mais son innoncence la sauve toujours. Pinkie sentira donc 



sérieux" s'épongent le front devant cette révolte qu'ils attri-^ 
buent— pour se rassurer— aux causes les plus hétéroclites. 



l'impossibilité de sortir de la femme, sans se servir de la 
Car aussi dur qu'il soit, on le rejette encore; et 



■ -.— * «.^.•^w, m^M*. Ksa.i auMi uui qu ii soit, qu ie rejette encore; et 

Quelles sont les causes véritables de cet affranchisse-, chaque affront qu'il subit crée chez lui un nouvel élément 

t cnnvpnt cpnpntitré nui ca rioccina nlm< #-.,1 ■»«!■.. * — ^^ f\r> hciino XTn to int*ont a f '■'■■ •- .1 . _ ... 



ment souvent rencontré, qui se dessine plus ou moins forte- 
ment dans nos sociétés modernes ?■■; Elles sont multiples" et 
complexes. Et un des écrivains contemporains à voir le plus 
lucidement le problème dans toute son ampleur est sans 
doute Graham Greene. Comme nombre de littérateurs 
modernes il a fait sien le thème de l'enfance, au'il aborde 
le plus directement dans -le "Rocher de Brlghton". 

Ce volume peut faire l'objet de critiques orientées selon 
divers aspects. Nous nous contentons ici de saisir la réponse , 
apportée par Graham Greene au pourquoi des milieux édXi^t 



de haine. En se jettant à corps perdu dans le péché de 
la chair, irïTaura qu'un pas à faire pour, commettre le pîre 
crime: le suicide. Là, son orgueil sera à son apogée. 

Il marie Rose au lieu de s'en débarrasser par le meurtre, 
afin de jeter officiellement aux y'eux du monde qu'il est 
homme, plus qu'un homme; un damné; le mariage civil n'a 
pas cette signification pour lui, catholique. Après une nuit 
d'amour, il est certain de résister à la grâce, au retour de 
l'enfance. , 

Avant la scène- finale, on le retrouve accablé dans un 



bar, sa femme à ses côtés. On voit "l'homme" servi par un 
de ses anciens compagnons de classe, tru'il dédaigne parce" 
que cet être est-sa dernière rencontre avec ce qu'il a laissé; 
l'enfant, lui qui haïssait la musique autrefois en commande 



cateurs. 

Le milieu familial et social influe certainement sur la 
psychologie de l'enfant; ce contexte imprime sa marque 
d'une façon définitive sur l'être en formation. S'il l'écrase, . 

l'oublie ou le méprise, il devra craindre une réaction désor- et les mélodies ne prendraient plus en. lui ce semblant de 
donnée et extrémiste. Ainsi, Pinkie, le héros du "Rocher" ferveur qui l'irritait. D, va vers le suicide, en entraînant 
est un gamin de 17^ ans, arrivé par son audace à se dégager avec lui, Rose; il prononce les mots de la' messe pour se 
de ce climat sordide qui l'étouffé. Son optique est celle dej rassurer de sa dureté et sa force devant le crime qu'il va 
la revanche. Elle se manifeste par "une haine implacable commettre. ' Le retour est désormais impossible, sauf pour 
des auteurs de cette prison qui ont amoindri sa vitalité, trahi Rose qui s'ouvre au dernier moment à l'appel de Ja grâce. 



ses aspirations et manque son idéal: devenir prêtre. Ces 
hommes et ces femmes, Pinkie ne vit plus que pour les 
briser sous sa force. 

Pour affirmer cette force et du même coup s'affirmer 



un 

voie impliqué le meurtre de l'ertfant qui subsiste encore en 
lui. La candeur et la douceur du coeur, rrnnocrnce qui som- 
meille, encore en lui. il les étouffera volontairement. 

L'analyse de cette réaction fondée sur le désir de s'atffir- 
mer dépasse de- loin certaines vues trop simplistes du fait 
Les films de délinquence qu'affectionne le cinéma américain 
, présente une situation: on- en ignore la paU 

L'une de celles-ci est aussi l'initiation trop précoce aux 
choses sexuelles. Pinkie, dégoûlé par la "gymnastique du 



' Cette vue très suecinte du roman permet de saisir l'es- 
sentiel de la pensée de Greene devant le problème de la 
jeunesse révoltée. Si les causes sont psychologiques, dues au 
milieu et à l'éducation' vécue, elles sont aussi spirituelles. 



seul chemin se présente à lui: la voie du mal. 'Et cette: Le besoin de faire le bien étouffé par la contrainte devient 

1 imnliniif» 1a mntirtm Ho l'onfnnt nui ctihclcto onwiro «m un rpfiiQ rit* hipn total 



un refus .de bien total. 

On peut se poser la question: ce roman est-il catho- 
lique? A mon sçns. il ne Test pas, Puisque les caractéris- 
tiques essentielles d'une religion authentique sont un 
échange de Dieu aux hommes et dès hommes à Dieu, l'oeuvre 
catholique doit répondre à ces exigences. Le "Rocher" man- 
que à l'une d'elles; si Dieu se manifeste par la grâce, les 
héros restent entièrement fermés à celle-ci, par un refus 
Volontaire, en une ignorance indifférente, 
samedi soir" de ses parents s conçu un mépris terrible pour Quoiqu'il en soit, ce doman est sans" doute'un des chef.s- 

' d'oeuvre de Greene et de toute la- littérature contempo- 



LIBERTE 59 



raine. 



L'Homme et le 
Spécialiste 



l no nouvelle revue euKurelle vient de prendre forme. Déjà 
jjl journaux, en même temps qu'ils annoncent son a\ moment, sup- 
putent «et «hanees de survie. 

Mais celle-ci est armée pour tenir le coup, ou plutôt . pour !<■ 
«tonner. In effet, c'est contre l'apathie générale que "I.ihertr 50 M 

nrL r M ,U , U *' r -?° UI '. v . ivrr - S,s a,,,MS " ln lravail tWjUlipe, un besoin . j, est ccrtains problrfnr, dftflft-j 
d,'" . '* mi "'." «anadien français- Sa Wririe ? "In (entre de ]cs url , , 1()US Sl ,mmes tous impli- 

'MussM.n des a pcohlemes culturels, oui compte artueUlir .toutes les .^ maJ -re. (Uielks.quo 

K!?S V , . l ',\ fi,voriMM ,,, «tialogur". (ouv <iu. porteront les Sl)1; . nt no , préoccupations ou nos 
lanlL. i r Bc,,eau - auU ' l,r dramatique a Mte-Tanafla, lau, -- M - .études celui de l'humanisme et 
danv'. e '. "• nn romntr dcux recueils de poèmes: Il commémora ( , ( , |;i spécialisation en est un. U 
le L ' ï?i A t Buméro de ,a rt ' vuc « ""•' <h:oniiiu. régulière sur sfa(ut d'universitaire nous accule 
iJfï-, { }' un :. Martin, prix du cercle du livre de France, 1958; - ,. une ( , (l ( . ( , s (|cuJC positions ou 

-« — m mmm -1....4 ..« ...... .1.. ..A-..!.. ,1,. »• J 

encore a une tentative de compro- 
mis, quoique nous refusions trop 
son vf ni de nous poser le problè- 
me en termes aussi nets. 

Jeudi, le 19 mars, à 8.30 p. m. 

n. .. 1:1, ...: i.. A4 ,.,] ,...;.»„ \* 



Richard CREVIER 

-! '■ '. 



malheurs. L't une dés pires angois 
se?, celle des guerres; nous vivons, 
continua l'orateur, dans un monde 
problématique. 

Mais regardons l'art Indien; sji- 
jets simples, serennité des formes; 
et regardons nos artistes qui jouis- 
sent d'une technique plus spéciali- 
sée; ..chaque ligne, chaque trait de 
plume, chez la plupart, exprime 
le noir. l'angoisse. Nous devons 
être heureux de vivre au XXe siè- 
cle; nous devons être responsable 
de notre époque et civiliser le 
progrès. 

Je l'ai dit plus haut, ce discours 
est celui que je goûtai le plus; 
ce qui nous plu ne fut pas seule- 
ment ce lien logique do tout dis- 
cours; mais, plutôt, -cette facilité 
de regarder les deux côtés de la 
médaille; d'un côté la civilisation 
de notre siècle qui devrait nous 
libérer, qui nous donne l'angoisse 
mais de l'autre, cette sérénité d'â- 
me chez un peuple dont les actions 
_ne sont centrées que sur la subsis- 
tance. Vivre avec peu, disait il, et 
être heureux; ou vivre avec beau- 
coup, continuait-il et être malheu 
reux". 

Le débat se terminait avec le 
discours de Jacques Richard. — 
L'angle sous lequel Jacques Ri- 
chard traita son discours qui évi- 
demment portait sur la civilisation 
fut d'abord l'avancement culturel 
en général en particulier celui des 
sciences médicales; l'homme par 
son esprit est heureux s-'il sait se 
donner à la vie intellectuelle à 
laquelle il est appelé. 

Nous ne parlerons pas de la 
réplique; une réplique est souvent 
une reprise des arguments donnés 
dans le discours; de plus elle tu- 
fait pas partie intégrale d'un dé- 
bat; elle n'en est que le supjilé 
ment; quelques-unes furent assez 
bien présentées, mais au moins 
deux des débatants flasa sur le 
sujet dans la réplique. 

Ce débat était donc des plus 
intéressants; lés discours avaient 
été -pensé: évidemment incomplets, 
vu l'ampleur d'un sujet qui touche 
de si près celui de la civilisation; 
mais, les idées présentées, nous 
ont obligés à repenser les nôtres, 
but qui n'est pas toujours atteint 
par un débat. 

• Félicitations, en dernier mot, 
aux participants et aux organisa- 
teurs de cette soirée; un regret: 
si; personnes, y compris les Invi- 
tés d'honneur et les professeurs 
présents, assistaient au débat . . . 

Normand TREMBLAY 






^ 



\ 



■ Jazz; Claire Martin, prix du cercle du livre de I rance, 1958; 
JMn l'iliatrault. auteur de trois romans dont un prix du cérde du 
'ivre d« I rance: Michel van Schendol, auteur de "Poèmes de l'Ame 
«que étrangère"; Eric .Mel.oan, iournaliste et critique musical; .lac 
lues Beaudry, chef d'orchestre canadien. 

Toutes ces fours seront coordonnées par le dynamique Jean-Guy 

Ulturelle. En coup d'oeil sur le sommaire vous convaincra plutôt de L ™« ' » K u °« ( xa ,n ' m ™ * ^f?™, 
la va «in __.: ._ _ -_.. . ... ■ ---»^i posantes de notre situation en fa- 



F valeur que représente une telle lecture pour tout universitaire. 

|; ^nouveau statut de la radiodiffusion au Canada André Bellcau 

engage, poésie et engagement ?M. vut Schendel 

^stoinak glorifié Candide 

a k 1 di,iv< 'ntairc • Kn collaboration 

arbres (poèmes) - I». M. Lapointc 

'«ute h V i,. ( C0ntp) Claire Martin 

«ne yierse folle (conte) J. Filiatrault 
riném °i n ' qUÏ,S: '^ ''vu'*, le théâtre, la peinture, la musiqu»-. le 



posantes de notre .situation 

ce— rm problèny—" L'homme et le 

spécialiste". Monsieur Theubet, 



•n^nia 1rs j-.-vues et les disouos. 



réputation. 



i vente chez tous les libraires de 
IL. M. 



pfôieSSeuT à ta section d/étûdes la- 
tines de la Faculté des Arts, est 
un penseur jeune et dynamique, 
qui se refuse aux solutions com- 
modes; -il ne craint pas les interro 
gatoires conefètes et les vérités qui 
s'imposent. 

C'est à ne pas manquer !. jeudi 
19 mars, auditorium ' ■de'^Mé.decine: ■ 
•I, homme .-t le spccialistf". 



avec la 

MATINÉE 

ilsont 
• la cigarelte 
parfaite 



Ce qui leur a lait adopter la 
Matinée c'est son mélange- 
parfait de tabacs surfins, sa. 
douceur incomparable, son 
filtre aux filaments ujir i- 
minces-qtH ajotitc à lettr-pl ai - ■ — 
sir. Voilà pourquoi ils fument 
la Matinée, assurés d'avoir 
découvert la cigarette parfaite. 



Un* cigarette raffinée munie- 

du filtre aux filaments ultra-minces 





/ v 



MM 












4 , 
















.<*• w^at _ÂiC îYBifaW" . 



Pogo 6 



LA ROTONDE 



— 



■U 9 mon il 9fr 



OÙ IRAS-TU À PÂQUES 



Depuis 1952, les Pères Domini- 
cains organisent, à l'occasion de 
la Semaine Sainte, des rencontres 
liturgiques, qui groupent une cen- 
taine d'adultes, étudiants 1 surtout, 
venus de Montréal, Québec, voire 
Chicoutimi. Il ne s'agit pas ici 
de journées d'études, ni de re- 
traites, mais de rassemblements 
qui se proposent de mettre en 
contact vivant avec le coeur du 
mystère chrétien et d'offrir un 
aliment spirituel qui soit à la me- 
sure d'une intelligence d'adulte. 

Les temps forts de ces journées 
sont les célébrations liturgiques: 
messe solennelle et procession du 
jeudi, liturgie du vendredi, veillée 
pascale, puis les offices canoniaux 
de matines et laudes, que cha- 
cun peut suivre dans un texte la- 
tin-français mis a sa disposition. 
Les offices, préparés avec soin 
par les , religieux dominicains, se 
déroulent avec une solennité sim- 
ple' et fervente, créant un climat 
de paix profonde, que nous dé- 
couvrons ^avec joie, nous, surtout, 
que le rythme affolant de nos' 
journées voue trop souvent à iin 
activisme fiévreux. 

Le programme des journées in- 
clut, en outre, trois communica- 
tions, suivies de discussions libres. 
Le thème général: La Parole de 
Dieu et le chrétien, sera dévelop- 
pé par trois conférenciers, a) La 



Parole vivante dans la liturgie, 
où l'on montrera la Parole de Dieu 
en action, achevant le grand des- 
sein d'amour du Père envers les 
hommes; b) Réponse de l'assem- 
blée liturgique à la Parole, où 
l'on étudiera le sens de la prière 
communautaire dans le contexte 
de la célébration liturgique; c) 
La réponse Slu témoignage chré- 
tien, où l'on suivra les prolonge- 
ments de la Parole jusque dans 
le comportement chrétien, devenu 
alors signe du Christ. 

Quelle admirable occasion pour 
nous, laïques, de faire la lumière 
sur les- rapports de la bible avec 
les célébrations liturgiques! U y 
a des jours où nous oserons re- 
connaître le malaise qu'occasionne 
chez nous un véritable déséquili- 
bre culturel: au niveau de la 
science et de l'art, nous suivons 
une marche à peu près ascendan- 
te, au niveau des valeurs surna- 
turelles, notre connaissance a fait 
peu de progrès depuis le temps 
où . nous recevions un enseigne- 
ment religieux suivi. C'est dom- 
mage: c'est le moment où nous 
commencions à penser en adultes. 
Il y a une pudeur bien connue 
hensible — , disons plus honnête- 
ment: il y a une ignorance — qui 
nous fait éviter toute allusion à 
ce monde des valeurs spirituelles. 

Nous souffrons tous plus ou 



moins consciemment de cette fail- 
le, à certains jours où nous trou- 
vons particulièrement lourd le 
poids des exigences chrétiennes 
et où nous aimons distribuer les 
blâmes à droite et a gauche. 

Mais le chrétien qui aime l'E- 
glise ne cherche pas tant à dé- 
voiler ses plaies qu'à faire quel- 
que chose pour la grandir, et cela, 
il comprendra peut-être qu'il y 
peut contribuer en mettant un peu 
plus de lumière dans sa vie. Quel 
le grâce que de sentir ce désir 
de rétablir l'équilibre, et de ten- 
dre à un type de culture chré- 
tienne totale. 

Le programme du Triduum pas- 
cal chez les Dominicains offre en- 
fin des sessions de .travail en com- 
missions, en prolongement des 
communications et en prépara- 
tion des offices liturgiques, des 
films (Miserere de Rouault, Ab- 
bayes de Solesmes et de Clair- 
vaux, Vézelay, Chartres), une ex- 
position de livres (sur la bible et 
la liturgie), et de disques de mu- 
sique sacrée, ainsi qu'une expé- 
rience de chant sacré, avec le con- 
cours d'une schola de religieux 
dominicains. 

La participation d'Ottawa à ces 
journées a été faible jusqu'à cet- 
te année: elle devrait être au 
moins égale à celle de l'extérieur. 
Pourquoi ne pas venir passer ces 



•"••■•'•'-■■•; ' ■•■ .. : : : >.-■." •.'.' :"-'■".' •-.-*"•''■ ■ '■ :■:■■ :-:•-.' ■:-::■ --.■■-::- 



POUR C 



:feux 



» 



QUI ONT UNE FORMATION UNIVERSITAIRE 






t— — - 



Un mdnuiacturier canadien, danl les produits 
sont vendus dans les magasins d'alimentation et 
les pharmacies, entend augmenter le nombre de 
ses vendeurs et créer des procédures modernes . 
d'administration, à la suite, des recommandations 
d'un organisme-conseil américain. Le programme 
d'expansion comprend, entre autres avantages, un 
cours de quatre aivs.de formation dans le 
domaine de la vente. 

Ce programme à longue échéance entraînera la 
création tie nouveaux postes de surveillance et 
d'admiûistration dans toutes les régions' du 
Canada. Il existe également un nombre restreint 
de postes d'administration à remplir dans les 
diverses sections du marketing, à la maison-mère 
de la compagnie tout comme dans ses filiales. 
Les candidats à ces postes seront choisis en 
fonction de l'habileté et de l'initiative dont . 
il auront précédemment fait preuve dans le 
domaine de la vente. 



deux jours du vendredi et du sa- 
medi saint au 96 de l'avenue Km- 
press, dans une atmosphère de 
franche camaraderie, avec un 
groupe de laïques venus vivre en- 
semble la célébration centrale de 
l'année de l'Eglise? 

On peut prendre ses repas avec 
le groupe, pour une. somme très 
modique, à la cafétéria de l'Hô- 
pital Saint-Vincent, rue Cambrid- 
ge: cela évitera beaucoup de dé- 
placements, surtout pour ceux qui 
habitent loin de la paroisse Saint- 
Jean-Baptiste. 

Ceux que leurs obligations de 
travail ou de famille empêchent 
de prendre part au programme 
total de ces journées sont évidem- 
ment bienvenus aux rencontres 



qui correspondent a leurs heur- 
libres. Toutefois, ceux quj u 
pourront tireront grand bénéTic 
de cet ensemble, qui a été cou u 
comme une unité dont toutes I 
parties se complètent harroonu? 
sèment. u 

Ceux qui pourraient loger chu 
eux un ou deux participants |* 
participantes de l'extérieur ren 
ciraient un service qui serait tri, 
apprécié des organisateurs de cm 
journées. On pourra commun! 
quer avec Jacques Rousseau, m 
Coulburn, (CE. 5-2544). On peu t 
aussi se procurer un programme 
complet des journées liturgiq Uei 
à la même adresse, ou chez ta 
Pères Dominicains, 96 Emûi*«. 
(CE. 2-7363). TO 



P.M. 



A. M. 



/ JEUDI, 26 MARS > « 

Inscription. 

Souper. ***** . 

Films et Préparation à-la messe. _ ' * 

Messe solennelle et- Procession-. - * - !i ■'■ » ■ ■ ■ ■■ 

VENDREDI. 27 MARS 
Matines et laudes. 
Déieuner. 

Communication: La Parole vivante dans la liturgie 
P.M". 12;30~Diner. 7~— ~ — ^ 

15 Travail en commissions et Préparation à l'Office. 
Liturgie du vendredi saint. ) 

Présentation de | exposition de livres.* 
Souper. . 

Communication. Réponse de l'assemblée liturgique à U 
Parole 

SAMEDI. 28 MARS •° ;ï ^ r " 

Matines et laudes. 

Déjeuner. *. 

Communication: La 'réponse du témoignage chrétien. 
Dîner. 
Audition, de disques/ 



4:00 
6:00 
7:15 
0:00 

8:00 

9:15 

10:00 



3:00 
5:08 
6:00 

7:15 



Ail. 



8:00 
9:15 
10:00 
P.M 12:30 
1:15 
2:30 
4:00 
6:00 
7:15 



Travail en" commissions 

Expérience de chant sacré 

Souper. 

Films et Préparation à l'Office de la Vigile. 



10:30, Veillée pascale. 



P. Ducharme, Me Hazard, M. Allord 



. Jeudi, le 26 février avait lieu 
dans la salle du cinquième étage 
de la Faculté des Arts quelques 
heures de discussions sur ."La pré- 
sence religieuse à l'Université". 

Cette réunion d'une- trentaine 
d'étudiants avait été organisée par 
le mouvement Pax Romana, dont 
le président est Jean-Charles 
Coutu. 

Trois professeurs, dont le Père 
L. Ducharme, Me Hazard et M. B. 
Allard ont traité respectivement 
les sujets* suivants: la présence re- 
ligieuse par le magistère, celle du 
firofesseur et enfin, la conduite et 
e devoir de l'étudiant. 

Le Père Ducharme était bien 

qualifié pour traiter pareil sujet. 

Maître Hazard représentait bien 

les professeurs et M. Allard, jeune 

| professeur, pouvait plus facilement 

< . . 

— . — : • - 









Les personnes possédant le formation universitaire 
ont ici la chance de se mesurer avec des 
vendeurs expérimentés. Les nominations aux 
postes supérieurs seront en effet fondées- sur 
l'aptitude du candidat à exercer • des fonctions 
d'administration, aptitude, évaluée au cours 
d'enquêtes psychologiques et d'entrevues, aussi 
bien que sur l'expérience passée dans le 
domaine de la vente. Salaire et avantages sont 
extrêmement intéressants. " 



se rappeler et nous parler de ks 
toutes récentes années d'étudiant. 

Après chaque conférence d'une 
durée de vingt minutes, l'assistan- 
ce avait quelques instants pour 
poser questions et objections. 

On se divisa ensuite en trois 
groupes, chacun ayant son confé- 
rencier, et on remit l'es problèmes 
sur la table. 

Pour terminer, on passa ensem- 
ble la revue des questions discu- 
tées dans les groupes. Ceci fut sui- 
vi d'un mot de l'aumônier, le Pè- 
re Raby. 

Et tous se séparèrent, satisfaits 
de leur soirée, mais convaincus 
qu'il y avait encore du bien à faire 
parmi les siens. 

Ceci prouve bien le regain de 

vie qu'on voit chez Pax Romana 

Notons que le 8 mars, il y eut 

(Suite o ks patrfl 



€h 





i ^ 









- 



La direction donnée par le candidat à ses études 
n'entrera pas on jeu si celui-ci manifeste 
l'interition arrêtée de afire carrière dans le 
domaine de l'administration en marketing, à 
l'emploi 'd'une compagnie ambitieuse et dont le 
rayon d'action est international. 



V 



* 



X_~ 



A fin de considération immédiate de la part de 
notre client, veuillez envoyer un curriculum 
vitae détaillé, indiquant âge, instruction et 
expérience, de même qu'un court exposé sur les 
raisons pour lesquelles vous envisagez une 
carrière dans le marketing, a : C.p. 47, 
Bureau de poste Victoria, Montréal 6, P.Q. * 



• »■ . 



WK-X<<-'<*X->'-'---X ■■-■•■•'"•'•■•■■■•'•■•■ •'•'•'■'•■ 



Personnel Development, Inc, 

10 East 40th Street. 

New York 16. N.Y. 

Sales Management Consultants 




UtZSLJ ^ ^< 




.r> 



«fcj 





U dit qu'il y parvient par l'épargne méthodique 

à la Banque de Montréal* 

*La banque où les comptes d'étudiants sent bienvenus, 

SUCCURSALES À OTTAWA 

Bureau principal, angle des rues Wellington et O'Connor 

294, rue Bank «. 8 8, rue Rideau 

Avenue Cecil et rue Bank # 

Avenue Laurier et rue O'Connor 

Chemin Montréal et boul. StLaurent 

Rue Wellington et avenue Holland 

* ■ Wesiboro : 285 chemin RiçhmoM ...,, : 



I, f mm* 1t»9 



LA ROTON DE 



"Si tous les gars du monde..." 



"Pour faire un pèlerinage 
c'est marcher avec Dieu, lais- 
,er derrière les troubles de 
chaque jour en compagnie heu- 
rtuse ayee d'autres; procéder 
en chemin à travers les magnifi- 
ques créations de la nature de 
Dieu; prier et rechercher une 
nouvelle vigueur et une joie pro- 
fonde." 

Pourquoi faire un pèlerinage? 

pour des raisons naturelles, l'ex- 
périence vous sera très profita- 
ble — redécouvrir la valeur du 
terups et de 1» distance, par ce 
que nous marchons, et de la com- 
pagnie chrétienne. 

Pour des raisons surnaturelles: 
prier pour notre année universi- 
taire; prier pour nos familles, les 
facultés, les amis et les intentions 
du Saint-Père; pour offrir toute 
inconvénience en réparation pour 
nos péchés. 

Est-ce qu'il faut que je sois 
genre très pieux? ^ 



- 1 



Non. Les pèlerinages ont tou- 
jours été pour les pécheurs, com- 
me nous Je sommes tous. Toifs 
sont bienvenus. 




]2H2EHEaEQEaEamEaaa 



(par Jean-Claude GIGUERE) 



Shivaram 



Les trois services lo portent . 



#■ 






\ 




Lo "jeep" à lo rescousse . . 




Combien devrai-je prier? 

Rien d'extraordinaire. Nous 
avons une messe à tous les jours, 
nous disons le chapelet, nous 
chantons une litanie ou un hymne 
comme 11 convient. La prière est 
intense seulement pendant la der- 
nière journée, lorsque une Croix 
est portée en silence, le chapelet 
dit continuellement, sauf durant 
les repos. Nous faisons le chemin 
de la Croix au Sanctuaire et nous 
assistons à une messe. Un aumô- 
nier accompagne les pèlerins. 

Qui fait le pèlerinage? 

" Etudiants à travers le Canada, 
lés Etats-Upis et les cadets des 
trois services. 



dot estomacs 







?e4j "MILD" 



U CIGAIEÎTE 




— ■* — 



U PLUS DOUCE, LA PLUS SAVOUREUSE 



Où le pèlerinage commence t il? 

De l'église St. Basil, le Collège 
St. Michel, Université de Toron- 
to, dimanche le 13 septembre. Si 
vous ne pouvez partir avec le grou- 
pe de ce point vous pouvez les 
rejoindre en route. 

Quelles sont les conditions? 

Plutôt rigoureuses, nous som- 
mes à pied. Vous serez bien nour- 
ris, mais pour dormir vous serez 
obligé de coucher sur les plan- 
ches des écoles et des fermes. 
Nous marchons malgré -les incon- 
véniences de la température. Un 
Land Rover auto prendra ceux 
qui ne peuvent marcher plus loin 
durant la journée., • 

Quelle est la route? 

Une distance de 96 milles le 
long des routes tranquilles de la 
campagne. 

Y a t il un repos? 

Oui. Aussi il y a des chansons 
en groupe, du basketball, de la 
nage, des visites touristiques et 
des groupes de discussion. 

Combien le pèlerinage 
me coûtera t il? 

Pas plus que $17.00 pour les 
cinq jours. Nous pouvons accom- 
moder ceux qui arrivent avec les 
familles à Toronto, avant le pè- 
lerinage, sans aucun frais. 

Les femmes sont-elles admises? 

Oui, mais dans le cas des mi- 
neures (moins de 21 ans), seule- 
ment si leur famille approuve. 

Y a-t-il besoin de préparation? 

Oui. Vous devriez marcher as- 
sez souvent, ou si vous visitez To- 
ronto dans les vacances, vous pou- 
vez joindre les petits pèlerinages 
qui ont lieu tous les 3ièmes df- 
manches du mois durant l'été à 
Marylake, un sanctuaire des Pè- 
res de St. Augustin. 

Comment pnisje 
me renseigner plus? 

Voyez votre représentant a l'U- 
niversité: M. Jean-Charles Coutu; 
eu alors écrivez directement tfu 
directeur du pèlerinage: M. John 
Freer, 158 est, avenue Finch, Wil- 
lowdafc. Ont Tél. BAldwin 5-7868 ' 



en nos murs 

Après avoir remporté des succès incon- 
testable» dans plusieurs pays. Shivaram, 
le sensationnel danseur hindou, est actuel- 
lement de passage au Canada. Grâce à 
initiative du club Fraternité Internatio- 
nale de l'université, noua avons eu le 
privilège de le recevoir en nos murs. En 
effet, Shivaram donna, en l'auditorium de 
la Faculté de Médecine, un programme de 
deux heures, qui nous transportât dans 
le monde fantastique de la dans* exotique 
de la vieille culture hindoue. Il était ac- 
compagné de Mlle Louise Lighfoot. qui 
lui fit présenter des récitals dans le 
monde entier et qui est devenue depuis 
sa commentatrice. 

Au premier abord, la danse peut nous 
sembler un mode ' d'expression quelque 
peu incongru et insolite. Mais pour celui 
qui en possède tous, les secrets, il devient 
vite le mode d'expression par excellence 
capable de provoquer ehee le spectateur 
une véritable jouissance esthétique que 
même la musique ne peut suggérer. 

Shivaram possède vraiment ce fluide 
magnétique. Il panse avec aisance du 
niveau purement religieux jusqu'à l'humai- 
nement bizarre. 

- Le spectacle, en plus d'être un événe- 
ment artistique, possède une valeur cul- 
turelle et éducation nel le incontestable. 

Trop peu d'étudiants, hélas, ont su, par 
leur présence, rendre hommage au plus 
grand interprète de la danse hindoue. 



», . ' 



i , , i .... S J 



QUEBEC: Les étudiants de l'université Laval songent à se nom- 
mer un président à plein temps dès l'an prochain. L'étudiant qui 
occuperait ce poste serait obligé de quitter ses études pour un an 
et il serait rémunéré pour ses services. Cette mesure serait prise à 
cause de la tâche de plus en plus lourde qu'a a abattre le président. 

ALBERTA: L'Université d'Alberta est en pleine période de pro- 
grès. L'expansion durant les prochaines années surpassera le déve- 
loppement des dernières cinquante années. Le nombre croissant des 
étudiants continuera à augmenter rapidement dû à la demande pres- 
sante de personnes capables de mener à bien la destinée de la 
province dans toutes les sphères de la science. 

NOUVELLE-ECOSSE: Philip Roberts, de l'université Acadia, a 
pris la place de Dpn Angus à la direction du jcuanaL-iaThe Acadia 
Athenaeum". Angus, qui était responsable d'avoir publié un article 
d'un étudiant qualifié de "blasphématoire par le président de l'uni- 
versité, avait été démis de ses fonctions par le Comité Judiciaire de 
l'institution mais le conseil étudiant l'avait réinstallé dans ses fonc- 
tions. Cependant Angus pour raisons 4'études a remis sa démission. 
Le nouveau directeur est un boursier Rhodes. 

COLOMBIE-BRITANNIQUE: Malgré leurs véhémentes protesta 
tions les étudiants de l'université de la Colombie-Britannique ont 
vu augmenter leurs frais de scolarité de cent dollars par année dans 
toutes les facultés. Le président de l'université a donné comme 
raison de cette large augmentation le refus des autorités gouverne- 
mentales à leur accorder un octroi de deux millions et demi pour 
faire face aux dépenses de l'administration. 






Le repos . . . 







. . . bien mérité 



t, 



De la première 
à la dernière, 
chaque bouffée 
est douce 
et fraîche 



LA CIGARETTE 

JJportsman 




•• ' i&r 



ni* ». 



BOUT 
BOUT 



UNI OU 
FILTRE 



Partout la préférée des sportifs 



.» • 



i « 



; rjr 



/ 



•< "rr 



■ 



v y 















Page 8 



LA ROTONDE 



Le 9 mort I959 I U * mort 19S9 



Sic! Sic! Sic! 



LA FACE CRASSE 



Il existe sur le campus, des séries de conférences soit de poli- 
tique, de philosophie ou autres. Certes ces conférences indiquent 
le degré de recherche et de vie intellectuelle dans notre Université 
mais elles nous montrent autre chose. / 

Si on jette un coup d'oeil sur l'assistance à ces conférences, de- 
puis le début de Tannée, qu'y voit-on ? < 

A une conférence sur Charles Gill par P. Wyczynski, le 16 
octobre dernier, on comptait 56 personnes dans la salle et sur ce 
nombre environ 25 étaient des étudiants de l'Université. 






■ 



Parmi les conférences données par la Faculté des Sciences poli- 
tiques, mise à part celle de Me Drapeau, qui a réuni 200 étudiants, 
on pouvait y trouver une dizaine d'étudiants de cette faculté sur 
une assistance qui variait de 20 à 40. 

Si on omettait les religieux et leurs consoeurs qui assistent aux 
conférences de la Faculté de philisophie, on y trouverait très peu 
d'étudiants, peut-être 5 ou 6 et quelques personnes de l'extérieur. 

Et au dernier débat de la ligue Villeneuve qui avait un titre 
tout de même intéressant, et où les discours ne manquaient pas 
d'intérêt, il y avait 96 personnes y compris le jury et les orateurs. 
C'est honteux!- 

Qu'un étudiant sente le besoin d'aller faire un tour ailleurs que 
dans ses- classes, c'est normal, mais qu'il advienne si rarement que 
ce soft aux conférences, c'est honteux 1 

Que les sujets philosophiques attirent si peu d'étudiants, ça 
pourrait peut-être s'expliquer ! L'abstrait mène peut-être chez le rêve ! 
Mais pour les étudiants en sciences politiques, il est simplement in- 
compréhensible l'attitude de ces gens devant les conférences faites 
spécialement pour eux, du moins elles sont à leur portée." 

Ce n'est pas la première fois que l'on note cette insouciance, 
ce manque d'intérêt chez les étudiants. 

» 

La société des conférences n'a pas été instituée pour les vieilles 
filles de la capitale, les bonnes soeurs, les professeurs et les confé- 
renciers-chômeurs. 

. Parmi deux mille étudiants et quelques étudiantes, est-il possible 
que seulement 90 pouvaient aller au débat Villeneuve. Et allez donc 
donner un débat devant un si petit groupe (pour un soir la salle 
académique semblait immense)! 

Si peu, si peu d'étudiants, c'est honteux ! 



Bretelles 



prendra 

son gros 

poisson 



avant 



1er avril 






• o 





ç®fh 




... UC, 



\ 



<Ci 



o C* 



-» .< 



O-s — . 







»* 



Occasions d'entrer dans 

LA CARRIÈRE D'OFFICIER 
DE LA MARINE ROYALE DU CANADA 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec l'officier 
de liaison de la Marine par l'intermédiaire du 

BUREAU D'EMPLOI DE VOTRE UNIVERSITE' 




"T2- 



--- 



sera à 






» 



pour fournir les renseignements voulus et accorder des 

ENTREVUES PRIVEES 





Les étudiants d'université qui ont les qualités re- 
quises peuvent maintenant devenir cadets de la 
Marine dans les forces régulières, poursuivre leurs 
études universitaires grâce à une subvention et 
obtenir un brevet d'officier dans la Marine royale 
du Canada, au terme de leurs études. 



j> 







P*w impart* f qu'il vous faut pot* 
lotit* circonstance, voua pouvot la 
lowor. Chaqvo votômont oct fraîcha* 
mont nottoyo, roaotfté ovoc aoin et 
parfait.mant ajuste. La toot à ém 
prix tria reisonnablea. 

CLflSSV 

tlWfrcfagA&UtCa 

139 V 2/ ru* Sporks . CE 2-354$ 



— — 



AU CENSEUR DE L'ASCENSEUR 

Personne ne peut nier que la profession légale jouit 
d'une excellente réputation. 

Déjà au 17e siècle, Daguesseau, en parlant de l'Ordre 
des avocats, disait: "Cet Ordre est ancien comme la magis- 
trature, noble comme la vertu, nécessaire comme la Justice". 
Ce prestige n'a cessé de croître et aujourd'hui, si les diplo- 
mates peuvent se dire de la Carrière, la majuscule corres- 
pondant dans ce cas à la particule noble, les avocats peu- 
vent, la tête haute, se réclamer de la Profession. 

Une profession aussi élevée ne peut se préparer que par 
des études également dignes, que la langue populaire se plaît 
à nommer: les Hautes Etudes. 

C'est en reconnaissance de ce principe que les auto- 
rités universitaires ont juché la Faculté de Droit au 4e étage 
de la Faculté des Arts. Traitement de faveur dont s'ennor- 
gueilUssent les étudiants bien nés, mais qui présente cer- 
tains inconvénients. Les voici: 

Entre chaque étage, il y a un palier. Entre chaque 
palier il y a dix marches (ce que les Anglais nomment poéti- 
quement "a fllght of stairs"). Quatre étages, trois paliers, 
70 marçfces, plug les marches qui vont du premier jusqu'à 
la porte extérieure. En tout, 70 marches, l'étudiant les gravit 
deux fois par jpur au strict minimum. Il les descend égale- 
ment deux fois. Chaque jour, cela fait 280 marches à mon- 
ter et à„ descendre. Chaque semaine 1,400 marches. Cha- 
que mois, 5,600 marches. Chaque année, 44,800 marches. 

L'étudiant en Droit, qui en a pour quatre ans à gravir 
ces marches, en laissera 179,200 derrière lui. S'il déjeune 
chaque matin au cafétéria, c'est 20 marches de plus par 
jour, 3,200 de plus par année, un total- pour lui de 211,400 
marches. ■-«■• . ». 

En présumant que l'étudiant s'élève d'un pied par mar- 
che, au cours de ses quatre années il aura monté H 20 milles 
au dessus de la rue Waller, c'est-à-àlre, dans les espaces, 
atmosphériques inaccessibles à l'homme, où la rareté de 
l'oxygène et les températures excessives tuent même les 
microbes. 

Donnons à l'étudiant en Droit un poidl moyen de 160 
livres. A la fin de son cours, seulement *\n montant les 
escaliers, il aura déplacé 211,400 fois 150 foBNc'esVà-d 1 *' 
34,624,000 livres ou 17,312 tonnes, soit la pesarfteur de 320 
chars d'assaut de marque Centurion ! La Faculté ensemble 
aura déplacé 17 fois la pesanteur totale de l'édifice des Arts. 

Cette situation Intolérable dont on voit les conséquences 
chez les étudiants d6 quatrième année, qui ont la mine fati- 
guée, les yeux rouges, les traits tfrés, la poitrine creusée, le 
dos courbé, les pieds plats, les genoux bouclés vers l'intérieur, 
cette situation atroce ne peut tiurer. 

Pe la poitrine de tous les étudiants qui ont taim et soif 
de justice naît spontanément le cri: "Aux étudiants de Droit, 
les privilèges de l'ascenceur . . " 



Hoc key inter-foc. 



LA ROTONDE 



Poge 9 



Education physique champ 



Samedi passé,, à l'Auditorium d'Ottawa, se clôturait la cédui» 
régulière, de hockey inter-f acuité, wuw 

Grâce à une victoire de 7 à 1 remportée sur l'équipe de la 
philosophie, l'Education Physique, pour une deuxième année consé- 
Jytive, s'assurait le championnat de la ligue. 



ciences 7 

uilO 7 

c..„Polt •■■• 1 

édécine — 7 



1> «quadrila taire compris «ntre 
King-Edward, Mann, Henderson 
et Templeton sera utilisé pour 
fin sportive. 



cutive. 

Après avoir perdu 5 à 2 dans une première partie contre le 
Droit, les Arts remportèrent une éclatante victoire de à 2 aux 
dépens de la Médecine. Par. ce gain, les Arts se classèrent au troi- 
sième-rang. 

Les Sciences et le Commerce gagnèrent par défaut. 
Voici la position des équipes: 

PJ PG ER, PN Total 

Ed. Phys. î 7 5 1 1 = n 

Commerce . ...^ 7 5 1 1 = il 

Arts 5 2 o =s in 

Droit 

Sciences 

Pnffi 

Sc„ 

invÛCCinf? ............. — ^- - v 

.* Cette année, la; course pour le championnat a été des plus enle- 
vantes. Le Commerce, qui aligne de vaillants joueurs, a bataillé 
jusqu'à la fin, pour créer- une égalité en première place. Mais la loi 
des moyennes favorisa l'Education physique. La même situation se 
produisit pour les Arts et le Droit et pour la même raison les Arts 

~ -«« 1 . 

Présent et Futur 

L'Université entreprend on pro- 
gramme d'expansion considérable: 
34 édifices sur une superficie de 
52 acres. 

Selon le R. Pf Légaré, la réali- 
sation d'un tel programme s'éten- 
dra sur une période variant entre 
40 et 50 ans. (C'est ce qu'on pré- 
voyait avant le biil). 

L'Université compte présente- 
ment 11 édifices, répartis sur un 
terrain de 33 acres. Ce qui repré- 
sente on capital investi de $8,000,- 
•00. 

L'expansion à rythme accéléré 
des cinq dernières années repré- 
sente une dépense de $5,000,000, 
i laquelle s'ajoutera une somme 
de deux millions pour l'année 59- 
10, qui sera consacrée à la cons- 
truction d'édifices pour la section 
de biologie et la faculté des Scien- 
ces sociales. 

| PRESENT.^ Le» édifice» et leur 

■te. 

L'Administration: angle Laurier et 
Waller; 

Psychologie et la salle académi- 
que: Wilbrod; 

Ecole normale: angle Wilbrod et 
Waller; 

Infirmerie: Wilbrod; 

Sciences domestiques: Waller; 

Arts: Waller près Laurier; 

Edifice des forces armées: Waller, 

en face des Arts; 
Psychologie sociale: Nicolas, près 

Laurier; 
Médecine: angle Nicolas et Me 

Dougall; 

Chimie et Administration de la 

faculté des sciences: Nicolas, 

près Somerset; 
Génie électrique: Somerset, près 

Collège. 
FUTUR: 
Biologie: Somerset, près Cnmber- 

land; 
Sciences sociales: angle Nicolas et 

Osgoode; 
Commerce: angle Osgoode et Has- 

tey; 

Masique et Beaux- Arts: angle Os- 
goode et Hastey; 

Droit: angle Osgoode et Cumber- 
land; 

Maison des étudiants: Somerset; 

Physique et Mathématiques: Nicho- 
Its, près Mann; 

«nie chimique: Nicholas, près 
Mann; 

Hôpital angle Collège et Somer 
*t; 

Ecole des garde-malades: Osgoode, 
entre Cumberland et Collège; 

Ctfetérta et librairie: angle Col* 
legs et Laurier; 

Auditorium: Laurier, entre Collège 
et King-Edward; * 

Bibliothèque centrale: le quadrila- 
tère compris entre Osgoode, Col- 
lège, Somerset et King-Edmard; 

**■» civil: angle Somerset et 

JUng.Edward; 

Wwogle, mines et métallurgie: 
Ring-Edward; 

«oie secondaire: Nicholas et 
Mann; 

frm résidence s pour hommes: 

quadrilatère compris entre Os- 

8<>ode, Henderson, Laurier et 

King Edward; 
Résidences (2) pour étudiantes: 

juadrilataire formé par Osgoode, 

J-ng-Edward, Somerset et Hen- 

«•erson; 

**"* autres résidences pour nom- 
■■« quadrilataire formé par So- 
» er *et, King-EdwarcL Hender- 
*» et Templeton; 



se classèrent troisième. Mais cette farouche lutte ne provoqua pas 
chez les étudiants l'intérêt qu'attendait l'Association Athlétique, qui 
tut très déçue des assistances. Mais comme les joutes éliminatoires 
promettent d'être des plus excitantes .nous invitons les étudiants à 
venir encourager leur faculté. Samedi Je 14, l'Education Physique ren- 
contrera les Arts, et le Commerce le Droit. Ces parties auront 
lieu à 1 Auditorium. 

Après une brève enquête, voici les deux équipes d'étoiles. Mais 
ceci nest pas officiel, c'est un simple choix personnel. 

Première équipe: gardien de buts: J.-M. Labrecque (commerce) 

Défenses: L. Leroux (commerce, R. Lecompte (médecine); 

Avants: R. Nadon (éd. t>hys), R. Langevin (éd. phys.-), A Soumis 
(éd. phys.). 

Deuxième équipe: gardien de buts: M. Désaulniers (arts); 
Défenses. G. Marcotte (éd. phys.), R. Pharand (arts); 
Avants: B. Schryburt (commerce) , J. Chevrier (arts), B. Laval- 
lée (arts). 

Le joueur le plus rapide: B. Schryburt (commerce). 

Le joueur le plus complet: R. Langevin (éd. phys). 

Le joueur ayant le phis dur lancer: I. Dupuis (droit). 

Le meilleur manieur de bâton: J. Chevrier (arts). , 

Le joueur le plus rusé: B. Schryburt (commerce). 

Voici notre choix, nous ne l'imposons pas, il est bien personnel. 

Gérald BURTON. 



i 



belle 




Vous pouvez achever vos études universitairçset commencer votre 
carrière d'officier de marine dès maintenant. . •_ 



L'officier de marine appartient à une profession passionnante et 
pleine d'avenir, à laquelle l'étudiant d'université peut accéder en 
qualité de cadet de la marine. 



• emploi d'été 

• officier de Sa, Majesté 



- ■ ..: 



Le Programme d'instruction pour la formation d'officiers des 
Forces régulières, section Marine, est maintenant offert aux 
étudiants qui préparent un baccalauréat comportant l'étude 
du calcul infinitésimal et deux ans de physique. Ce Program- 
me conduit à l'obtention d'un brevet permanent dans les 
forces régulières. Les bénéficiaires reçoivent ^instruction na- 
vale de base, une solde et des allocations s'élevant à $128 
par mois durant l'année universitaire, plus des prestations 
pour défrayer la scolarité, les livres et les instruments. La 
Marine fournit les uniformes. L'instruction d'été comprend 
des croisières à l'étranger. Congé annuel de 30 jours, sans 
retenue de solde. 

Les étudiants désireux de se faire une carrière dans la Marine feraient 
bien de prendre rendez-vous, par l'intermédiaire du bureau d'emploi 
de leur université, avec l'officier de liaison de la Marine, à sa prochaine 



r é & a, y G m 



CARRIÈRE D'OFFICIER, CN. 592F » 

QUARTIER GÉNÉRAL DE LA MARINE, J 

.OTTAWA, CANADA. 

V«o<//#» m'odrmtfr, tant angapamanf c/t ma part, dit r»ni«/'g«a- 1 
m»nli çompItU tur la carrier* d'ofTichr dm la Marine royale du Canada. , 

I 



votre carrière . . . 

maintenant ! 



Adram paiialm 



■— 



Fmcuha 



Annéa 







Pour plus amples renseigne- 
» ments sur la carrière d'officier 
de marine adressez- vous au 
bureau d'emploi de votre 
urtiversité ou à l'officier-rési- 
dent dés forces armées, sinon 
déposez à la poste le coupon 
ci-contre, à l'adresse indiquée. 



mmmt mmmmmmmmmmmmmm j 



LE RÉALISME D'UN . . . 

(Suite 4e la page 2) 

Nous ne pouvons pas tous offrir 
à Me Drapeau un appui personnel. 
Mais il est une tâche dont tous 
les citoyens de la province de Qué- 
bec né peuvent se départir : ce 
devoir de réviser nos conceptions 
de l'homme et de la chose publi- 
que,' et ainsi, notre civisme, base 
de tout renouveau gouvernemental, 
refleurira a nouveau sur notre pro- 
vince. 

Gilles Boulerice 



P. Dl/tHARME, . . 

(Suite de la page 6) 

une journée d'étude à Montréal 
et dans la fin de semaine du 15, 
ii y aura un symposium ici à Otta- 
wa. «• 4 




■\« 




**>■? . 



"^ 



,. 










•+T 






--—■ ■ ----- - 



f-T 



* * 


































* 


















• 


















\ 


















* 




* 






■ 














• 


V 












• 


















» 






























• 














y • 












■ 


























' 












V 
















• 




















1 






4+ 






• 




















• - 


• 















































































10 



LA ROTONDE 



U 9 m*n \* f 






'- 




VOICI 




N.D.L.R.: 

"Le 10 décembre 1948, l'Assem- 
blée générale des Nations unies a 
adopté et proclamé la Déclaration 
universelle des droits de l'homme. 
Après cet acte historique, l'Assem- 
blée Générale a recommandé que 
le texte de la Déclaration , soit 
"distribué, affiché, lu et commen- 
té principalement dans les écoles 
et autres établissements d'ensei- 
gnement, sans distinction fondée 
sur le statut politique des pays 
ou des territoires". 

PREAMBULE 

Considérant que la reconnaissance 
de la dignité inhérente à tous les 
membres de la famille humaine et 
de leurs droits égaux et inaliéna- 
bles constitue le fondement de la 
liberté, de la justice et.de la paix 
dans le monde, % 
Considérant que la méconnaissance 
et le mépris des droits de l'homme 
ont conduit à des actes de barbarie 
qui révoltent la conscience de l'hu- 
manité et que l'avènement d'un 
monde où les êtres humains seront 
libres de parler et de croire, libé- 
rés de la terreur et de la misère, 
a été proclamé comme la. . plus 
haute aspiration -de l'homme, 
Considérant qu'il est essentiel que 
les droits de l'homme soient pro- 
tégés par un régime de droit pour 
que l'homme ne soit pas contraint, 
en suprême recours, a la révolte 
contre la tyrannie et l'oppression, 
Considérant, qu'il est essentiel 
d'encourager le développement de 
relations amicales entre nations, 
Considérant que dans la Charte 
les peuples des Nations Unies ont 
proclamé à nouveau leur foi dans 
les droits fondamentaux de l'hom- 
me, dans la dignité et la- valeur de 
la personne humaine, dans l'éga- 
lité des droits des hommes et des 
femmes, et qu'ils se sont déclarés 
résolus à favoriser le progrès* so- 
cial et à instaurer de meilleures 
conditions de vie dans une liberté 
plus grande, 

Considérant que les Etats Mem- 
bres se sont engagés à assurer, eh 
coopération avec l'Organisation des 
Nations Unies^ le respect universel 
et effectif des droits de l'homme 
et des libertés fondamentales, 
Considérant qu'une conception 
commune de ces droits et libertés 
est de la plus haute importance 
pour remplir pleinement cet en- 
gagement, 

L'ASSEMBLEE GENERALE 

proclame 

LA PRESENTE DECLARATION 

UNIVERSELLE DES DROITS DE 

L'HOMME comme l'idéal à attein 



dre par tous les peuples et toutes' "accusation en matière pénale diri 



les nations afin que tous les indi- 
vidus et tous les organes de la 
société, ayant cette Déclaration 
constamment à l'esprit, s'efforcent, 
par l'enseignement et l'éducation, 
de développer le respect de ces 
droits et libertés et d'en assurer, 
par des mesures progressives d'or- 
dre national et international, la 



reconnaissance et l'application uni- 
verselles et effectives, tant parmi 
les populations des Etats Mem- 
bres eux-mêmes que parmi celles 
des territoires placés sous leur 
juridiction. 

Article premier Tous les êtres hu- 
mains naissent libres et égaux eh 
dignité et en droits. Ils sont doués 
de raison et de conscience et doi- 
vent agir les uns envers les autres 
dans un esprit de fraternité. 
Article 2 Chacun peut se prévaloir 
de tous les droits et de toutes les 
libertés proclamés dans la présente 
Déclaration, sans distinction aucu- 
ne, notamment de race, de couleur, 
de sexe, de langue, de religion, 
d'opinion politique ou de toute 
autre opinion, d'origine nationale 
ou de toute autre situation. 
De plus, il ne sera fait aucune 
distinction fondée sur le statut 
politique, juridique ou internatio- 
nal du pays ou du territoire dont 
une personne est ressortissante, 
que ce pays ou territoire soit indé- 
pendant, sous tutelle, non auto- 
nome ou soumis à une limitation 
quelconque de souveraineté. 
Article 3 Tout individu a droit à 
la vie, à la liberté et à la sûreté 
de sa personne. 

Article 4 Nul ne sera tenu en 
esclavage ni en servitude; l'escla- 
vage et la traite des esclaves sont 
interdits sous toutes leurs formes. 
Article 5 Nul ne -sera soumis a la 
torture, ni à des peines ou traite- 
ments cruels, inhumains ou dé- 
gradants. 

Article 6 Chacun a le droit à la 
reconnaissance en tous lieux de 
sa personnalité juridique. 

Article 7 Tous sont égaux devant 
la loi et ont droit sans distinction 
à une égale protection de la loi. 
Tous ont droit a une protection 
égale contre toute discrimination 
qui violerait la présente Déclara- 
tion et contre toute provocation à 
une telle discrimination. 
Article 8 Toute personne a droit 
à un recours effectif devant les 
juridictions nationales compéten- 
tes contre les actes violant les 
droits fondamentaux qui lui sont 
reconnus par la constitution ou 
par la loi. , 

Article 9 Nul 'ne peut êtfe\rbi- 
trairement arrêté, détenu ou exilé. 
Article 10» Toute personne a droit, 
en pleine égalité, a ce que sa cause 
soit entendue équitablement et 
publiquement par un tribunal in- 
dépendant et impartial, qui déci- 
dera, soit de ses droits et obliga- 
tions, soit du bien-fondé de toute 



gée contre elle. 
Article 11 (1) Toute personne ac- 
cusée d'un acte délictueux est pré- 
sumée innocente iusqu'à ce que sa 
culpabilité ait été légalement éta- 
blie au cours d'un procès public 
où toutes les garanties nécessaires 
à sa défense lui auront été assu- 
rées. 



(2) Nul ne sera condamné pour 
des actions ou omissions qui, au 
moment où elles ont été commi- 
ses, ne constituaient pas un acte 
délictueux d'après le droit natio- 
nal ou international. De même, il 
ne sera infligé aucune peine plus 
forte que celle qui était applicable 
au moment où l'acte délictueux a 
été commis. 

Article 12 Nul ne sera l'objet 
d'immixtions arbitraires dans sa 
vie privée, sa famille, son domicile 
ou sa correspondance, ni d'attein- 
tes à son honneur et à sa réputa- 
tion. Toute personne a droit à la 
protection de la loi contre de telles 
immixtions ou de telles atteintes. 
Article 13 (1) Toute personne a 
le droit de circuler librement et de 
choisir sa résidence à l'intérieur 
d'un Etat. 

(2) Toute personne a le droit de 
quitter tout pays, y compris le 
siens, et de revenir dans son pays. 
Article 14 (1) Devant la persécu- 
tion, toute personne a le droit de 
chercher asile et de bénéficier de 
l'asile en d'autres pays. 
(2) Ce droit ne peut être invoqué 
dans le cas de poursuites réelle- 
ment fondées sur un crime de 
droit commun ou sur des agisse- 
ments contraires aux buts et aux 
principes des Nations Unies. 
Article 15 (1) Tout individu a 
droit à une nationalité . 
(2) Nul ne peut être arbitraire- 
ment privé de sa nationalité, ni 
du droit de changer de nationalité. 
Article 16 (1) A partir de l'âge 
nubile, l'homme et la femme, sans 
aucune restriction quant à la race, 
la nationalité ou la religion, ont le 
droit de se marier et de fonder 
une famille. Ils ont des droits 
égaux au regard du mariage du- 
rant le mariage et lors de sa disso- 
lution. 

(2) Le mariage ne peut être conclu 
qu'avec le libre et plein consen- 
tement des futurs époux. 

(3) La famille est l'élément natu- 
rel et fondamental de la société 
et a droit à la protection de la 
société et de l'Etat. 

Article 17 (1) Toute personne, 
aussi bien seule qu'en collectivité, 
a droit à la propriété. 
(2) Nul ne peut être arbitraire- 
ment privé de sa propriété. 
Article 18 Toute personne a droit 
à la liberté de pensée, de cons- 
cience et de religion; ce droit im- 
plique la liberté de changer de 
religion ou de conviction ainsi que 
la liberté de manifester sa religion 
où sa conviction seule ou en com- 
mun, tant en public qu'en privé, 
par l'enseignement, les pratiques, 
le culte et l'accomplissement des 
rites. 

Article 19 Tout individu a droit à 
la liberté d'opinion et d'expres- 
sion, ce qui implique le droit de 
ne pas être inquiété pour ses opi- 
nions et celui de chercher, de 
recevoir et de répandre, sans con- 
sidérations de frontières, les infor- 



mations et les idées par quelque 
moyen d'expression que ce soit. 
Article 20 (1) Toute personne a 
droit à la liberté de réunion et 
d'association pacifiques. 
(2) Nul ne peut être obligé de 
faire partie d'une association. 
Article 21 (1) Toute personne a 
le droit de prendre part à la direc- 
tion des affaires publiques de son 
ftays, soit directement, soit par 
intermédiaire de représentants 
librement choisis. 

(2) Toute personne a droit à accé- 
der, dans des conditions d'égalité, 
aux fonctions publiques de son 
pays. 

(3) La volonté du peuple est le 
fondement de l'autorité des pou- 
voirs publics; cette volonté doit 
s'exprimer par des élections hon- 
nêtes qui doivent avoir lieu pério- 
diquement, au suffrage universel 
égal et au vote secret ou suivant 
une procédure équivalente assu- 
rant la liberté du vote. 

Article 22 Toute personne, en tant 
que membre de la société, a droit 
à la sécurité sociale; elle est fon- 
dée i obtenir U satisfaction des 
droits économiques, sociaux et cul- 
turels indispensables à sa dignité 
et au libre développement de sa 
personnalité, grâce à l'effort na- 
tional et à là coopération interna- 
tionale, compte tenu de l'organisa- 
tion et des ressources de chaque 
pays. 

Article 23 (1) Toute personne a 
droit au travail, au libre choix de 
son travail, à des, .conditions équi- 
tables et satisfaisantes de travail 
et à la protection contre le chôma- 
ge. 

(Z) Tous ont droit, sans aucune 
discrimination, à un salaire égal 
pour un travail égal. 

(3) Quiconque travaille a droit à 
une rémunération équitable et sa- 
tisfaisante lui assurant ainsi qu'à 
sa famille une existence conforme 
à la dignité humaine et complé- 
tée, s'il y a lieu, par tous moyens 
de protection sociale. 

(4) Toute personne a le droit de 
fonder avec d'autres des syndicats 
et de s'affilier à des syndicats pour 
la défense de ses intérêts. 
Article 24 Toute personne a droit 
au repos et aux loisirs et notam- 
ment à une limitation raisonnable 
de la durée du travail et à des 
congés payés périodiques. 
Article 25 (1) Toute personne a 
droit è un niveau de vie suffisant 
pour assurer sa santé, son bien- 
être et ceux de sa famille, notam- 
ment pour l'alimentation, l'habille- 
ment, le logement, les soins médi- 
caux ainsi que pour les services 
sociaux nécessaires; elle a droit à 
la sécurité en cas de chômage, de 
maladie, d'invalidité, de veuvage, 
de vieillesse ou dans les autres cas 
de perte de ses moyens de subsis- 
tance par suite de circonstances 
indépendantes de sa volonté. 

(2) La maternité et l'enfance ont 
droit è une aide et à une assis 



tance spéciales. Tous les enfant, 
qu'ils soient nés dans le mark» 
ou hors mariage, jouissent de U 
même protection sociale. 

Article 26 (1) Toute personne i 
droit à l'éducation. L'éducation 
doit être gratuite, au moins en « 
qui concerne l'enseignement élfc 
me n taire et fondamental. L'enMi. 
gnement élémentaire est obligatni. 
re. L'enseignement technique et 
professionnel doit être généraliiï 
l'accès aux études supérieure! (H 
être ouvert en pleine égalité i 
tous en fonction de leur mérite 

(2) L'éducation doit viser au plein 
épanouissement de la personnalité 
humaine et au renforcement du 
respect des droits de l'homme et 
des libertés , fondamentales. EU» 
doit favoriser la compréhension h 
tolérance et l'amitié entre toutes 
les nations et tous les groupes rt- 
ciaux ou religieux, ainsi que le 
développement des activités de 
Nations Unies pour le maintien de 
la paix. 

(3) Les parents ont, par priorité, 
le droit de choisir le genre d'édi> 
cation à donner à leurs enfantj 
Article 27 (1) Toute personne i 
le droit de prendre part libre- 
ment à la vie culturelle de la 
communauté, de jouir des art» et 
de participer au progrès scientifi- 
que et aux bienfaits qui en résul- 
tent 

(2) Chacun a droit è la protection 
des intérêts moraux et matériel] 
découlant de toute production 
scientifique, littéraire ou artisti- 
que dont il est l'auteur. 

Article 28 Toute personne a droit 
à ce que règne, sur le plan social 
et sur le plan international, un 
ordre tel que les droits et libertés 
énoncés dans la présente Déclara 
tlon puissent y trouver plein effet 
Article 29 (1) L'individu a des 
devoirs envers la communauté 
dans laquelle seule le libre et 
plein développement de sa person- 
nalité est possible. 

(2) Dans l'exercice de ses droits et 
dans la jouissance de ses libertés, 
chacun n'est soumis qu'aux limita- 
tions établies par la reconnaissan- 
ce et le respect des droits et liber 
tés d'autrui et afin de satisfaire 
aux justes exigences de la morale, 
de l'ordre public et du bien-être 
général dans un société démocrati- 
que. 

(3) Ces droits et libertés ne pour 
ront, en aucun cas, s'exercer con- 
trairement aux buts et aux princi- 
pes des Nations Unies. 

Article 30 Aucune disposition de 
la présente Déclaration ne peut 
être interprétée comme impliquant 
pour un Etat, un groupement on 
un individu un droit quelconque 
de se livrer à une activité ou d'ac- 
complir un acte visant à la des- 
truction des droits et libertés qui 
y sont énoncés. 



7 — 

Canada et les droits de l'homm 



LE CANADA ET LES 
DROITS DE L'HOMME 
La question d'une déclaration 
officielle des droits de l'homme 
au Canada hante de nos jours 
notre scène politique. En effet, 
le Canada- ne possède pas de dé- 
claration officielle et écrite des 
libertés civiles universellement 
reconnues; d'autre part, ces mê- 
mes libertés transpirent de toute 
leur actualité* dans la vie quoti- 
dienne des Canadiens. Et de cette 
pseudo-contradiction surgit le 
problème de l'utilité d'une pro- 
mulgation officielle des droits de 
l'homme au Canada, vu qu'un tel 
projet de loi doit être présenté 
à la Chambre des communes d'ici 

Le titre officiel du bill des li- 
bertés civiles devant être soumis 
à la présente session parlementai- 
re, est celui-ci: "Loi ayant pour 
objets la reconnaissance et la pro- 
tection des droits de l'homme et 
des libertés fondamentales". Le 
texte du projet comporte essen- 
tiellement deux partie*: premiè- 
rement, il énonce les droits et les 
libertés à sauvegarder pour l'ave- 
nir du Canada; puis il traite de 
certaines dispositions il prendre 



en temps de guerre. Parmi ces 
droits et ces libertés, on y re- 
trouve entre autres le droit de 
l'individu à la vie, à la liberté 
et à la sécurité de personne, ainsi 
que son droit à la jouissance des 
biens et son droit de n'en être 
privé que par des voies de droit 
régulières; la liberté de religion, 
de réunion et d'association, la li- 
berté de la presse, le droit de 
l'individu à la protection de la 
loi, etc. Notons que le bill laisse 
de côté les droits sociaux, tels les 
droits au travail, è la sécurité so- 
ciale et à l'éducation. ~" 

Les partisans de ce projet de 
loi apportent comme principal 
argument qu'une telle déclaration 
empêcherait toute interférence ar- 
bitraire à rencontre de ces liber- 
tés civiles et gênerait un gouver- 
nement qui, soit par simple inad- 
vertance ou soit par un dessein 
bien arrêté, se proposerait une 
action efficace aux dépens de ces 
mêmes libertés. Il est certes pos- 
sible qu'un gouvernement futur 
puissant pourrait en venir, volon- 
tairement ou par simple négligen- 
ce, à ignorer certains droits hu- 
mains fondamentaux; à moins que 
ces derniers ne soient officielle- 



ment reconnus par le peuple ca- 
nadien. En somme, pour les par- 
tisans de ce projet de loi, une dé- 
claration écrite et officielle cons- 
tituerait une meilleure garantie 
de nos libertés civiles qu'une sim- 
ple reconnaissance passive de ces 
dernières; ces mêmes partisans 
ne .manquent pas d'ajouter que 
l'inspiration patriotique apportée 
par un tel document servirait ef- 
ficacement à alimenter un natio- 
nalisme canadien plus stable et 
de beaucoup plus mûr. 

Ceux qui s'opposent à ce bill 
ne manquent pas également d'ar- 
guments valables. D'abord, nous 
disent-ils, pour ce qui s'en tient 
au texte littéral, la déclaration ne 
s'applique qu'au champ de com- 
pétence du gouvernement fédéral 
et n'assure guère de protection— 
en principe — aux droits et aux 
libertés qui relèvent de la juri- 
diction provinciale. Ensuite, cet- 
te déclaration, une fois approu- 
vée ne demeurerait qu'une loi or- 
dinaire du Parlement fédéral et 
pourrait être, en théorie, défaite 
par des Parlements ultérieurs. 

D'autres se plaignent du fait 
qu'on ne retrouve dans le projet 



de loi proposé que renonciation 
des droits de l'homme; on y fait 
abstraction de ses devoirs, lacune 
sérieuse, considérant les graves 
obligations.Nqui découlent de la 
vie en société. 

Un bon nombre souligne le fait 
qu'avant même de penser à un 
projet, on se doit encore de solu- 
tionner le problême suivant: de 
qui relève la législation sur les 
droits de l'homme, des provinces 
ou du gouvernement fédéral? Ces 
deux divisions politiques cana- 
diennes réclament chacune pour 
elles le droit de cette législation 
(bien qu'il se peut, comme cela 
çest déjà produit, qu'Ottawa 
ayant pris l'initiative et adopté 
des mesures positives dans un do- 
maine mixte où il y avait un vide, 
que le problème soit ainsi résolu). 

Enfin, pour clôturer l'arsenal 
de l'opposition à ce bill canadien 
des libertés civiles, on se doit de 
citer un éminent homme d'Etat 
américain du XVIIIe siècle, Wil- 
liam Hamilton, se prononçant sur 
l'impraticabilité d'une déclaration 
officielle des droits de l'homme- 
"Que signifie une déclaration af- 
firmant que la liberté de la pres- 



se sera inviolablement préservée? 
Qu'est-ce que la liberté de la pres- 
se? Qui peut la définir de façon 
à éviter une fausse interprétation? 
Je considère une telle définition 
impossible; et de ceci, j'Infère 
que la sécurité de la presse, mal- 
gré toutes les déclarations consti- 
tutionnelles la protégeant, doit 
complètement dépendre de l'opi- 
nion publique et de l'attitude g* 
nérale du peuple et diLgouvefte- 
ment". Citation qui pourrait s'ap- 
pliquer à tout le • contenu d'un 
bill des libertés civiles, nous di- 
ront les adversaires d'un tel 
projet. 

Voilà un tableau quelque p*> 
sommaire des principaux éléments 
favorables ou défavorables, <ju 
entourent le problème d'une pro- 
mulgation officielle des droits <w 
l'homme au Canada. J'ose espérer 
que ce tableau demeure impartial 
et objectif. Le dénouement de 
cette intéressante intrigue politi- 
que surviendra probablement an 
cours de la présente session par 
lementaire; mais d'ici là. Q ufll 
pensez-vous, messieurs? 

André MILLAK 



. 




- 



ooe 



"MU FAcr 



VOL. XXVI, No. 7 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



U 30 ovril 1959 



URPLUS 

D'après les derniers estimés budgétaires, le surplus finan- 
cier envisagé pour l'année académique 1958-59 sera d'environ 
$2,000. 

Avant de passer un Jugement sur ce montant ou sur le 
trésorier, il serait intéressant d'entrevoir les raisons qui ont 
amené ce surplus. ; ; 

— Vu le déficit de $2,500, le manque de système de comp- 
tabilité au terme de l'administration précédente, un renou- 
veau financier s'imposait, car l'administration de $25,000 ne 
se fait pas sans sérieuse considération. 

— Là nomination d'un conseiller financier et vérifica- 
teur en la personne de M. Gilles Portugais, C.A., qui fut le 
principal. auteur dans l'établissement d'un système de comp- 
tabilité. 

— La présentation, en septembre 1958, au Conseil étu- 
diant, d'un budget annuel. 

— Pour la première fois, notre Conseil et les étudiants 
pouvaient scruter de près la source des revenus et la manière 
dont l'argent était dépensé. Car, lorsque l'étudiant verse son 
dix dollars à sa fédération, il est juste d'exiger de celle-ci 
une administration saine et prudente. 



— 



$2,000.00 






V 



— Une augmentation non prévue dans le 
d'étudiants. 



nombre 



— L'amorphisme de certaines commissions de la 
fédération. 

Lorsqu'un système de comptabilité est établi avec ses 
règlements, cela" n'est pas agir en dictateur, en tyran, mais 
en administrateur conscient de ses responsabilités. 

La tâche d'implanter une politique financière à la fédé- 
raiton (politique financière qui se retrouve dans tout manuel 
de comptabilité et dans toute organisation sérieuse), n'a pas 
été toujours bien accueillie. Pourtant, si une constitution, 
par ses règlements, tente de faciliter la tâche et l'organisa- 
tion d'un mouvement étudiant, Il en est de même pour le 
système financier. -, 



"TT 



7~ "'-^--r- 

Jean-Marc COTE 



CHEZ LES INFIRMIERES 



Jeudi, le 9 avril 1959, avait 
Heu au Centre Récréatif 
d'Eastview, la danse de Gra- 
duation en l'honneur des Fi- 
nissantes de troisième année. 
Cette danse clôturait une sai- 
son sociale des plus mouve- 
mentées et des mieux organi- 
sées qui ait eu lieu depuis 
plusieurs années, à l'Ecole des 
Infirmière»^ ~-= — '-■ — ■ 






* 



LE TROPHEE TANGUAY-GUINARD AU COMMERCE 




NOS NOUVEAUX OFFICIERS 



Je crois qu'une grosse part 
J?e Ce succès est due au com- 
plet dévouement, à l'énergie 
et à l'esprit d'initiative de 
notre Comité social, sou.s l'ha- 
bile direction d'Hélène Nor- 
mand. L'autre part du suc- 
cès, nous la devons à tous les 
étudiant* et~ étudiantes qui 
ont apporté leur enthousias- 
me et leur bon esprit à ces. 
activités de notre faculté. 

Dr la danse de l'Halooween 
à celle de Noël, de notre par- 
tie de traîneaux à la danse de 
la St-Valentin, la saison a été 
marquée d'une atmosphère 
de franche, gaieté- et de coopé- 
ration de toutes parts. 

Pour clôturer la saison, les 
étudiantes des. 1ère et 2e an- 
né e, sous la direction de De- 
nl se Turgeon, Suzanne Slat- 
toy (décors), CaVol-Ann 
Carbson et" Louise Mi'chaud, 
°K organisé une dansç au 
Centre Récréatif d'Eastview, 



en f'h'onneur de la classe des 
f Finissantes. La soirée débu- 
' tait par un coquetel au Cercle 
Universitaire pour les gra- 
duées. Vers 8.30 p.m., le grou- 
pe s'est retrouvé au Centre 
Récréatif '. . . où Jes festivités 
étaient déjà commencées. Le 
maître de cérémonie, Mr Bob 
Little (Med. III) et sa gentille 
épouse ont présenté à chacu- 
ne des finissantes un joli cor- 
sage. L'ensemble instrumen- 
tal "'The Four Notes" a Inter- 
prété, entre autres, "Gradua-, 
itlon Day"; je ne sais si c'était 
: pour rappeler aux finissantes 
que c'était le commencement 
I de la fin. En somme, une .soi- 
rée inoubliable qui "terminait 
ien beauté" une saison sociale 
des plus agn 

Je me permets, au nom de 
toutes mes compagnes, de re- 
mercier les merribres dit Co- 
mité social: Christine Roy et 
Louise Racirfëv^de 3e année; 
C.-Ann Clarbson et Louise Mi- 
chaud, de 2e année, et Denise 
Turgeon, et Suzanne, Slattery, 
de 1ère ànnée^-JO-convient de 
décerner une mention spécia- 
le à Hélène Normand, la pré- 
sidente' dvu Comité, pour les 
nombreuses et merveilleuses 
soirées dont toutes ont bien 
voulu assumer l'organisation. 
L'esprit d'équipe, de coopéra- 
tion et d'initiative qui a régné 



Conseil exécutif: 

Président: ANDRE OUELLET 
vice-prés, français: GERARD VI AU 
vice-prés, anglais: LAWRENCE TUNNEY 
secrétaire: JACQUES PLANTE 
trésorier: ROD FLAHERTY 

Conseil administratif: *■ ■ 

Arts: JEAN-CLAUDE ROY ~ x 

Commerce: PIERRE-PAUL PROULX 
Sciences sociales: MARC REGNIER 
Education physique: PIERRE LAVERGNE 
Médecine: ROBERT LITTLE 
Droit civil: PIERRE JOANMSSE 
Common Law: TOM SWABEY 
' Sciences dom. : SUZANNE DUMONTIER 
Philosophie REGGIE POULIN 

Infirmières: .... 

Sciences pures et 
—appliquées J. C. LAFRANCf- 



Directeurs de Commissions: 









Publications: NORMAND GUINARD 
Affaires extérieures: FRED COGAN 
Affaires artistiques: GASTON MELOCHE 
Affaires sociales: REGINALD POULIN 
Maison des étudiants: GILLES GRENIER 



Lundi, le 20 avril dernier, avait 
lieu à la Fédé un cocktail pour, 
les membres de la presse, de la 
radio et de la télévision. On pro- 
fita en même temps de l'occasion 
pour faire la remise du trophée 
Tanguay -Guinard à la faculté qui 
a la meilleure section dans le 
Yearbook. Le Dr Grâce, de l'Ot- 
tawa Journal, a présenté le tro- 
phée à Jim NinJtinger, responsable 
de la section du Yearbook au 
Commerce. 

Il convient de féliciter tous 
ceux qui ont collaboré à cette ma- 
gnifique réalisation qutest le Year- 
book et en particulier Norman 
C. Guinard, l'éditeur: Celui-ci a 
travaillé avec acharnement à cet- 
te publication et tous, les étudiants 
ne peuvent que louer 4e fruit de 
son travail. 

. Si les textes français laissent 
à désirer, il-reste tout de même 
que l'ensemble du Yearbook cons- 
titue un magnifique souvenir et 
surtout, un excellent témoignage 
du travail de Norman Guinard. Di- 
recteur de la commission des Pu- 
blications, il ne subsiste aucun 
doute quant à prévoir qu'il Jfera 
un magnifique travail l'an pro- 
chain, et fous sont convaincus avec 
lui tjue ses réalisations dans ce 
domaine seront de meilleures en 
meilleures. „ 



CREATION 
DE BOURSES 



Grâce à la visite de la reine 
Elizabeth, les étudiants de 
l'Ontario jouiront d'un fonds 
de bourses de $500.000. 

Le Premier Ministre de la 
Province annonçait dernière- 
ment que* l'Ontario accorde- 
rait ce montant pour insti- 
tuer un fonds de bourses en 
l'honneur de la reine, à l'oc- 
casiùn de sa visite officielle 
au pays. „ 









: 

au sein du Comité a contribué 
à faire de cette année "58 ' 
59" une des plus vivantes et 

agréables passible. 

,i 

Aussi, pour terminer l'an- 
née, un thé a été offert à la 
classe finissante, où se sont 
trouvés réunis les parents et 
amis des étudiantes infirmiè- 
res. A cette occasion, ort re- 
marquait l'honorable J.-Wal- 
do Monteith, ministre de la 
Santé et du Bien-Etre, et ma- 
dame ÏVJonteith, qui ont -bien 
voulu nous honorer de leur 
présence. Parmi les autres in- 
vités de marque, on notait le 
R. P. Lorenz'oDanis, président 
de l'Association Catholique 



des Hôpitaux du Canada; la 
Rvde Mère St-Philippe, s.g.'c, 
supérieure de l'Hôpital Géné- 
ral, le Dr P. Laplante, direc- 
teur médical de l'Hôpital gé- 
néral, et madame Laplante; le 
R. P. Rodolphe Gendron. 
o.m.i., directeur de l'Ecole des 
Infirmières, et 4a Rvde Mère 
Elizabeth-Marie, s.g.c, direc- 
trice des étudiantes infirmiè- 



res. 



Ce thé, sous la présidence 
de Sergine Berthiaume, mar- 
quait la fermeture officielle 
de la saison sociale à l'Ecole 
des Infirmières. 

Denise Michaud 
•Nursing III 



. Le Premier Ministre affir- 
ma que- ce fonds commémore- 
rait d'une façon a'déquate la 
visite de Sa Majesté, et que la 
reine Elizabeth en serait très 
heureuse, puisqu'elle avait 
déjà mentionné" cfue les pré- 
sents officiels "puissent en 
même temps enrichir cette 
graiide province". ,, 



Le fonds sera administré 
par ies présidents des univer- 
sités ontariennes et ceux-ci 
seront parfaitement libres de 
l'utiliser comme -bon leur sem- , 
blera. I 

Le Premier Ministre suggéra 
que l'argent soit utilisé pour 
d'autres fins que celles qui 
sont servies par les octrois et * 
les bourses actuelles.. Il sug- 
géra des bourses aux étu- 
diants post- gradués» en méde- 
cine, sciences, mathémati- 
ques et sciences sociales. A 

Il y a provision pour que le 
fonds grandisse avec les 
années. 



♦ 



-.' - 









■• 



* .1 



3 






■ 






\ 



/ 



u_ 



•■ \ •! ■ — 



w *' 



*»r* 



LA ROTONDE 



*■• 30 OYriM yt I u 30 ovril 1959 



611, ru« Cumberla nd 



Téliphon.: CE 1-6095 




WO€ 



JOURNAL FRANÇAIS DES ÉTUDIANTS DE 
L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Membre de le Presse universitaire canadienne 
Tirage minimum: 2,000 copies. 

Directeur intérimaire : Paul LaRoche 

.iij: — L'Equipe: Pierre Mabeu 

Jean-Claude Giguère 
Claude Piché 
Lise Dugal * 
Yvon Bédard 
Jean Carrière 
André Leduc 
Guy Vaillancourt 



COMÉDIE DE LA 

FEMME UNIVERSITAIRE 



LA ROTONDE 




ÉDITORIAL ; 

FÉDÉ ÉTAIT MÀLÀDP 

Si la vernie des examens provoque une revision des ma- 
tières scolaires, la cessation de toutes les activités extra- 
currlculaires vaut bien aussi qu'on fasse une brève revue, des 
événements survenus cette année à la Fédé et dans ses 
commissions. 

Cette année, malheureusement, en 1 fut une de confusion 
et de stérilité pour la Fédé. L'incident de "La Rotonde" a 
déclenché toute une série d'événements entremêlés qu'il se- 
rait trop long d'énumérer et d'analyser ici; mais cela a tout 
de même hâté l'adoption d'une Constitution, ce qui est d'un 
prix inestimable pour toute l'Université. 

.Du fait de l'atmosphère tendue qui a régné à la Fédé 
pendant la moitié de l'année, elle-même et ses divers comités 
se sont vus, pour ainsi dire, gelés et désorientés. En plus, 
il faut malheureusement s'avouer l'incompétence de la ma- 
jorité des titulaires des comités, ceux-ci n'ayant pas su 
prouver leur esprit d'initiative personnelle. Il faut toujours 
en revenir à une réalité bien pratique: lorsqu'un type est 
incapable de diriger une organisation, il vaut mieux pour 
lui et pour les autres qu'il quitte son poste ou mieux, qu'il 
s'abstienne d'en prendre la charge. Tout de même, le fait 
de mettre à nu certaines plaies est le meilleur moyen d'as- 
surer une guérison plus complète et plus profonde du corps 
malade. 

Le Fédé était malade, pour une bonne part, du manque 
v de prescriptions préventives: la Constitution les lui fournit 
presque toutes. Si la Fédé s'est parfois sentie mal en point 
par suite du mauvais fonctionnement de certains de ses 
organes, il est encourageant de voir qu'un plus grand nombre 
d'étudiants s'appliquent à y remédier, en s'occupant de pren- 
dre en mains les diverses charges des commissions. Si la 
tête a été un peu trop secouée, on peut maintenant lui sou- 
haiter la fin de ses maux. 

La Fédé, pour se conserver en bonne santé, a besoin de 
tous ses membres, c'est-à-dire le corps étudiant qui est sa 
raison d'être.. Le plus de talents elle acquerra, mieux elle 
se portera. Une nouvelle administration a été élue pour voir 
à ses soins; pleine de bonne volonté et d'esprit. d'initiative, 
elle compte cependant sur tous pour bien remplir son rôle. 
Qu'on s'unisse donc et en septembre prochain, en partant 
sur un pied nouveau, là Fédé et ses commissions pourront 
rayonner sur* le campus et à l'extérieur, pour le meilleur 
bénéfice de toute l'Université. 

Paul LaROCHE. 



^ri- 



La femme mérite-t-elle la 
réputation qu'on lui donne 
dans les milieux universitai- 
res: chasseuse de petites bê- 
tes que l'on nomme "maris" ? 
Formulée autrement, il va 
sans ^4ire, telle est l'opinion 
de la plupart de ces messieurs 
de l'Université d'Ot t a w a. 
Ceux-là qui ont le monopole 
de la raison prétendent en- 
core que*' l'étudiante perdrait 
sa féminité, si elle s'avisait de 
réagir à cette mauvaise opi- 
nion. 

L'étudiante ai devant elle 
un étonnant dilemne à résou- 
dre, puisque d'une part on la 
critique pour ce qu'elle fait, 
et qu'on la critiquerait encore 
si elle agissait autrement . . . 

Voilà pourquoi elle s'enfer- 
me dans les quartiers-géné- 
raux de ces dames, et prépare 
avec ses consoeurs une con- 
stitution mettant en valeur 
les droits de son sexe. (En 
effet, messieurs, vous avez 
sans doute remarqué que de- 
puis quelque temps, le cafété- 
ria se vide, que cela en fait 
mal au coeur, et que vous- 
mêmes êtes obligés d'avaler le 
Jus d'orange que vous -desti- 
niez à • • ■ quelqu'un d^autre?) 

niais prêtez l'oreille, car au 
premier étage, à la salle 131, 
se déroule un drame des plus 
tragiques: la femme discute. 
fy indignation, elle a même I 
cassé quelques cend r i e r s ; 
qu'on avait si gentiment mis' 
à sa disposition. Quelle in- 
gratitude! Pourtant, ce n'est: 



là que vile matière, et ces 
dames ne, s'occupent plus que 
des choses de l'esprit. Plu- 
sieurs d'entre elles entrent à 
"pieds" joints dans la discus- 
sions elles sont entre la vie et 
la mort, et leurs idées" se. pér-, 
dent au milieu d'une épaisse 
fumée grise, pendant que le 
mélomane ( amateur d'ol - 
seaux) assiste à une cacopho- 
nie mélodieuse et digne de la 
plus noble des w voilières. Afin 
de ne pas oublier le sujet de 
leur conversation, l'une d'el- 
les s'est mise à caqueter plus 
fort que* les autres, et pro- 
nonce ce syllogisme émou- 
vant: 

Si la femme a des droits, 
c'est qu'elle a des devoirs 
or, elle a des devoirs, donc 
elle a des droits. C'est alors 
qu'une autre remarque qu'il 
semble que c'est plutôt par 
leur ridicule que par leur im- 
portance, qu'elles attirent 
l'attention de la gent mascu- 
line. Horreur ! En voilà une 
qui vient de prononcer la 
phrase fatale et qui se. voit 
par le fait même interdite de 
l'assemblée. On trouve alors 
à propos de passer la motion 
suivante, à savoir oue la fem- 
me prime sans contredit sur 
ses adversaires, et que ceux- 
ci ne la surpassent qu'en 
quantité. On vote et la pro- 
position est acceptée" unanf- 
mement, en grand secret, de 
sorte que, sur la constitution, 
paraîtra en premier lieu : at^ ' 
tendu que la femme universi-l 



taire marque le début dw 
ère nouvelle "où elle a main 
tenant toute liberté de ù 
faire valoir, il est nécessaire 
que nos ennemis se rendent 
compjte de nos capacités si 
bien que, dorénavant, nom 
nous implanterons non pi^ 
dans quelques facultés seule- 
ment, mais dans l'Université 
tout entière, que nous écra- 
serons la fierté des hommes 
et que, par le fait même, il ne 
restera plus rien d'eux. 

Mais, du dehors, le curieux 
s'est écrié: "Voilà bien \ ti 
femmes." Telle est la seule 
remarque que l'impuissant a 
trouvé à répondre à ces oi- 
seaux imposteurs dont on n'a 
pas demandé l'avis et qui 
pourtant s'insurgent , parce 
que la dictature de l'esprit 
ne leur appartient pas en- 
core. 

Telle est la satire (un peu 
poussée, il est vrai) dune si- 
tuatlon pourtant critiqué à 
l'Université. En effet, depuia 
l'accession de la femme aux 
domaines autrefois exclusive- 
ment réservés aux hommes, 
ceux-ci s'empressent de dire 
que seuls les tartes ou le plat 
de vaisselle conviennent à la 
femme et que bien plus, ces 
fonctions découlent de sa na- 
ture; d'où la . révolte non 
moins "naturelle" de l'étu- 
diante qui, devant l'attitude 
méprisante de ses "confrè- 
res", affiche l'air supérieur de 
celle qui, au fond, ne tient 
qu'à l'égalité. Lise DUGAL 



EXTRAIT D'UNE CONVERSATION 

(Avertissement: lire à haute voix accusant un 
crescendo rapide.) 




< < l 

INDISPC 



A. — En Russie soviétique,: 
les étudiants à l'université re- 
çoivent un pré-salaire de l'E- 
tat qui leur permet de vivre. 
En 1917 ... 

B. — C'est du communisme! 

A. — Ouais ! Et les com- : 
munistes, tout le monde sait 
que ce sont des méchants, 
hein ? Nous ici, du côté des 
"bons", ceux qui n'ont pafc 
l'argent nécessaire pour étu^ 
dier, on leur dit: "Mais dé- 
brouillez-vous ! Ça forme le 
caractère et la personnalité 
que de chercher de l'argent 
pour étudier !" Et le gars se ! 
sent un emm . . . pour tout» 
le monde, et un exploiteur 
dans un monde d'exploiteurs/ 
Ça forme le caractère, quoi ! 
Ça prépare à la carrière d'ex- 
ploiteur en libre concurrence, 
quoi ! 

B. — Mais pas du tout! Les 
possibilités de se trouver de 
l'argent pour étudier sont 
nombreuses aujourd'hui. Les, 
bourses, les prêts d'honneur, [ 
le travail des vacances, un! 
emploi à temps partiel durant 
l'année scolaire, un peu d'aide 
des parents . . . 

A. — Et lés études ? 

■• B. — Quoi les études ? 

A. — Oui, les études. Le 
gars, il n'est pas vertu à l'uni- 
versité pour essayer de se 
trouver de l'argent pour étu- 
dier, non ? Et ce métier d'é- 
tudier, c'est 12 mois par an-" 
née que ça doit se pratiquer. 

B. - Ah ! Parce que toi, 
les vacances, t'es pas pour 
ça ! , 

A. — Oui ! Mais je les ver- 
nlutôt. comme une possi- 
bilité pour le gars de complé- 
ter la forme scolaire de ses 



études par quatre mois de 
formation . . . disons . . . cul- 
turelle; les livres qu'il n'a pas 
eu le temps de lire, les re- 
cherches qu'il aurait aimé ap- 
profondir, les voyages qu'il 
espérait faire, le cours de 
peinture qu'il voulait suivre 
. . . Les vacances, je les ver- 
rais comme une sorte" de re- 
traite intellectuelle. 



B. — Et tu' crois, toi, que 
les gars, pendant les vacan- 
ces, ils deviendraient tout 
d'un coup des intellectuels ? 

A. — Ce n'est pas être in- 
tellectuel que d'étudier ? 

B. — Regarde autour de toi, 
t'en Vois beaucoup d'intellec- 
tuels ? 

A. — Mais si. Etre un in-' 
tellectuel, ce n'est pas néces- 
sairement être un rat de bi- 
bliothèque. Un intellect U e il 
aussi ça peut vivre en gigolo, 
en homme sérieux, en raté, en | 
humoriste, en rêveur, en par-' 
venu, en snob, en imbécile, en 
homme quoi ! Comme disait 
le premier ministre du Con- 
go,, l'abbé Youlou: "Où il y a 
de l'homme, il y a de l'hom- 
merie." Lapalissade, p e u t- 
être, mais vérité qu'il faut as- 
sumer une fois pour toutfes. 

B. — Ah ! ah ! Je te prends 
au mot ! Je t'accorde que 
notre système à l'université 
n'est pas parfait. Mais à l'u- 
niversité, il y, a de l'homme, 
donc" ; . . 



A. — "Eh ! 
l'-hommerie. 



oui ! il y a de 



B,. — Regarde en Russie , . . 

Et on continue comme ça 
à régler les problèmes . . . 

C.P. 



LETTRE AUX ÉDITEURS 

De Démosthène 
à Robin 

M. le directeur, la Rotonde, 

S'il est un art qui semble relé- 
gué à l'arrière-plan, à l'Univer- 
sité d'Ottawa, c'est bien l'art ora- 
toire. * 

Il suffit, pour s'en convaincre, 
de constater le nombre limité 
d'étudiants intéressés à participer 
à un débat public; et ce nombre 
encore plus gênant de confrères 
qui se rendent dans les salles en- 
tendre nos orateurs en herbe. 

Il est loin déjà le temps où un 
débat oratoire était un spectacle 
digne d'attirer la foule et d'in- 
téresser tout candidat éventuel. 

Et le pire, c'est que les étu- 
diants ne semblent pas compren- 
dre que l'art oratoire est une des 
principales clefs du succès dans 
la vie. L'art oratoire est l'art de 
convaincre, et le professionnel de 
de-ma-in, qu'il soit médecin, avo- 
cat, notaire, ingénieur ou vétéri- 
naire, devra quotidiennement con- 
vaincre son entourage, s'il veut 
réussir dans son domaine 

Quelles sont les causes de ce 
lamentable état de choses J Elles 
sont multiples. 

Il est évidertt qUe la loi du 
moindre effort joue ici encore 
un rôle assez déterminant, mais 
il est évident aussi que notre 
système éducatif présent semble 
totalement négliger renseigne- 
ment de l'art oratoire. 

En vain, nos professeurs de 
collège», classiques ont-ils tente 
quelques essais sur ■• la matière; 
en vain, avons-nous étudié les rè- 
gles de- l'éloquence, puisque l'en- 
treprise de notre éducation uni- 
versitaire/ devait marquer une 
brisure irréparable avec ce.dév 
p.irf prometteur: 

Nos professeurs de français ou 
d'histoire, qui se plaisent à nous 
parler des. talents des "Démostnè- 
dsî des bicéron, Bossuet et Bou- 
râssa, semblent citer des surhom- 
mes dont il serait ' impossible de 
reproduire des copies. 

Ces -• 1 1 • • J l . r J |>H>I< s-l'IirS. Q ul - 

connue les élmliau!- d'à il leurs, se 

sont panu's d'admiration <i;nis i^ 
envolées d'un "Bâtonnier le ; 
ou d'un ambassadeur français au 
( anada, seront, lès premiers a 
conseiller aux candidats orateurs 
(Su île à la ptà* D 



■ÉPLE XIONS SUR 



Page 3 



PROMÉTHÉE 



(jet article aurait tout aussi 
bien pu s'intituler "Propos sur 
le monde moderne". En ef- 
fet, la révolte est la forme de 
soucis et d'action qui a sans 
doute eu le. plus d'influence 
sur notre siècle. C'est parce 
que nous sommes solidaires, 
que nous lé voulions ou non, 
du siècle où nous vivons, 
qu'il peut être Intéressant 
d'approfondir ici cette donnée 
qui lui est fondamentale. 

On pourrait donner de la 
révolte une définition assez 
simple, selon les mots de Cali- 
gula: "les hommes meurent 
et ils ne -sont pas heureux. Ce 
monde, tel qu'il est fait, n'est 
pas supportable. J'ai donc 
besoin de quelque chose qui 
soit dément peut-être, mais 



— Mais ce refus du monde 
n'est pas toujours aussi sim- 
ple, et il peut prendre plu- 
sieurs formes; engagés sur la 
voie de la révolte, les hommes 
n'ont pas su éviter les embû- 
ches, et leur révolte souvent 
s'est fourvoyée. Ainsi, mê- 
me si leur démarche fonda- 
mentale demeure la même, il 
n'y a plus beaucoup de res- 
semblance entre des hotfimes 
comme Rimbaud et Camus. Il 



bres s'acharnèrent avec' rage 
À nier toutes les valeur* à 
détruire l'ordre du monde, à 
créer de toutes leurs forces 
le scandale. Nouvelle révolte: 
la négation inconditionnelle: 
"Plus de religion f plus d'im- 
périalistes, plus ;de bolche- 
viques, plus de apolitique, plus 
de prolétairesyîplus de bour- 
geois, plus d'armées, plus de 
police, plus de patries, enfin 
assez de toutes ces imbécilli- 
tés, plus rien, plus rien RIEN, 
RIEN, RIEN." Le dadaïsme 
fut peut-être la révolte la 
plus négative possible, mais il 
se dépassa bientôt, donnant 
naissance au surréalisme. Le 
but du surréalisme était, par 
l'exploration de l'inconscient, 
de parvenir à ce que Breton 



hais les comédies qui encom- 
bent les âmes et' vendent là 
noblesse à bon marché. Re- 
fuser n'est pas dire non, c'est 
modifier par le travail . . . 
"Changez* le monde", dit 
Marx, "Changez la vie" dit 
Rimbaud. A la bonne heure! 
changez-les si vous pouvez. 
Cela Iveut dire que vous ac- 
cepterez beaucoup de choses 
pour en modifier quelques 
unes." Il semble ici que la 
révolte ne passe pas dans 
l'imaginaire mais qu'elle de- 
vient un moyen d'action, un 
moyen de se mettre en rap- 
port avec le réel. 



qui ne soit pas de ce monde", .appelle "la destination éter- 



nelle de l'homme", de créer 
une sur-réalité qui soit cette 
"vraie vie" que cherchait 

Rimbaud." — n, 

Plus près de nous, voici Al- 
bert Camus, prix Nobel, au- 
teur du "Caligula" cité plus 
haut. Constatant la souffran- 



Le monde moderne est dé- 
sespément à la recherche 
d'un humanisme. Pour lui, 
humanisme veut dire con- 
ception de l'homme seul, sans 
Dieu. Dans cette quête, il a 
opté pour la révolte, qui est 
devenue le mode de vie d'une 
grande partie des maîtres de 
la Jeune génération européen- 
ne. - — ; — 



Où cette révolte conduira- 
ce et l'absurdité du monde, t-elle, il est encore difficile 
Camus décide de ne pas re- de le dire, d'autant plus que 



nier l'aspiration qu'il a en lui 
à un monde meilleur, même 
s'il sait qu'il ne pourra pas 



faut donc revoir quelles for- ! "changer la vie" Ce refus 



les résultats qu'elle a déjà 
produit sont assez contradic- 
toires. D'un côté, le monde, 
selon l'ambition de Marx, a 



mes successives a prises cet- ! sans espoir sera dépassé lors- ! bien changé, et la révolution 



te révolte. 



Il y avait déjà un élément 



que Camus verra que s'il se . russe a produit l'univers con- 
révolte, c'est au nom de i centra tionnaire dont nous 
l'homme et que par consé- 1 avpns pu vérifier la valeur 
de révolte dans le romantis- quent. il doit respecter les j lors de la révolution hongroi- 
me, mais chez eux, elle se autres: "Je me révolte, donc i se. Par ailleurs, cette m^me 
noyait dans la fuite et dans je suis." : révolte a aussi produit quel- 

le rêve. Le premier à procla- Enfin, la dernière tendance ques unes des plus grandes 
mer une révolte' consciente j dans les lettres, peut, à pre- ! oeuvres littéraires de ce siè- 
-rut Rimbaud; on se souvient ; mière vue, sembler se détour- ' cle, de Rimbaud à Camus, 
de ses paroles: "nous ne som- j ner de la révolte et sombrer ; une oeuvre comme la Peste! 
mes pas au monde. La vraie dans le désespoir. Mais il i par exemple, qui est un haut prendront la relève. 



L'ORDRE DU MERITE ETUDIANT 

Le dimanche, 5 avril dernier, avait lieu un banquet, où 
furent remis à cinq étudiants de notre campus des parchemins 
les créant membres de l'Ordre du Mérite Etudiant. Jean 
Besner, Louis Cliché, Jean-Marc Lavoie, François Lemieux et 
Tréva Legault, furent les récipiendaires du Mérite. 

A la table d'honneur, on remarquait le RP. Louis Raby, 
représentant du Recteur et Aumônier des Etudiants'; le R.P. 
Léonard Ducharme,- Doyen des étudiants; le R.P. Gérard 
Gagnon, Secrétaire général de l'Université et membre du 
Comité de sélection; Louis Cliché, président sortant de 
charge, de- la Fédé.; Jacques Plante, secrétaire de la Fédé. et 
président de l'Ordre du Mérite étudiant; ainsi que-Monique 
Dugal, B.A. et membre du Comité de sélection; Peter Tan- 
guay, aussi membre de ce Comité, était absent. 

Commencé en 1957, l'Ordre du Mérite Etudiant accorde, 
une distinction aux étudiants qui se sont dévoués -dans les 
activités/- dur le campus; c'est aussi une sorte de doctorat 
honorifique décerné aux étudiants méritants. Comme le no- 
tait le R.P. Raby, "ces étudiants travaillent au bien com- 
mun et en même temps qu'ils sont responsables de multiples 
organisations, ils le sont aussi de nombreuses obligations. 
Notre génération a des responsabilités; les étudiants et les 
autorités doivent collaborer pour le meilleur bien de l'Uni- 
versité." 




Louis Cliché, pour sa part, a loué le travail de Jeàn-Marc 
Côté, trésorier de la Fédé, qui a établi un magnifique système 
de comptabilité, ce qui a été, pour une bonne part, cause 
d'un surplus financier. Il a aussi loué le - travail de l'Exé- 
cutif et a déclaré être très optimiste sur ses successeurs qui 



faut bien -y prendre garde, car ; exemple de générosité, de fra-'l Le nouveau président de la Fédé, André Oueliet, a remer- 
s'il est vrai que la désespéra-n- > terruté humaine, de noblesse, i cié ses prédécesseurs de leurs réalisations et il espère côn- 
ce prend de plus en plus de : Elle est à la base d'une en- ! tinuer un travail empreint de maturité, d'unité et de véri- 



fie est absente". C'est pour 
trouver cette "vraie vie" que 
Rimbaud tenta de se faire 

"voyant", de créer, " par un placé; il est aussi vrai que la,tre pri se auss importante 

"Wng~ dérèglement de tous les I révolte demeure. Un poète la résistance française. 
sens" une réalité autre que j comme Michaux, si il parle Quoiqu'il en soit la révol- 

celle qu'il refusait. Cette dé- j du "blême sillage de n'avoir te existe. Des hommes nous 

marche est peut-être illusoi- pas pu savoir" n'a-t-11 pas proposent une solution au 

re puisqu'elle ne mène qu'à écrit aussi une phrase incan- problème humain, solution 

voir "des châteaux au fond ! descente? "Glas. Glas. Glas difficile, qui entraine presque 

d'un lac" — mais il demeure i sur nous tous, néant sur les nécessairement l'angoisse (car 

qu'elle est une tentative dé- j vivants , . .. Je contre, je con- l'homme ne s'oppose pas im- 

sespérée- de changer la vie. j tre et te gave de chiens cre- punément au" monde); solu- 

Tentative qui se solde par un : vés". Expression à la fois de tion de dernier recours qui 
échec et le départ de Rimbaud 
pour l'Abyssinie. 



table esprit étudiante II se déclare convaincu, que l'année 
1959-60 sera une année paisible, mais surtout caractérisée 
par un véritable travail constructif.. 

N.D.L.R.— Ce banquet avait pour but d'honorer publiquement 
Jean Besner, Louis Cliché, Jean -Marc Lavoie, François 
Lemieux et Tréva Legault de leur magnifique dévoue- 
ment envers les étudiants de notre Université. Il est 
malheureux qu'il y ait eu une assistance de seulement 
une quarantaine de personnes pour rendre témoignage 
du mérite de ces cinq récipiendaires. A partir de l'an- 
née prochaine, ne serait-il pas possible d'organiser une 
manifestation où TOUS les étudiants pourraient y assis- 
ter, dans le but de rendre un vrai témoignage collectif de 
reconnaissance et d'appréciation à ceux qui seront hono- 
rés par l'Ordre du Mérite Etudiant ? . . 

Paul La Roche 



Le théâtre 

C'est mardi le 22 avril que 



Philo-cocktail 

Le dimanche, 26 avril der- 



la révolte, du refus le plus montre bien le degré- d'acui-i 
intense, et du désespojr le té du problème qui se pose i 
Au même moment, ou à plus profond devant l'ineffi- aux nommes de notre épo- ! 
peu près, dne révolte d'un i cacité de cette révolte. De qU e, et jusqu'où ils sont prêts | 
genre différent voit le Jour: même l'univers fennec d'un a a n er pour le résoudre. On 
"Prolétaires de tous les pays, j Beckett, si le désespoir' y pri- n'est pas obligé, évidemment 
unissez-vous". Tel est le cri | me, n'est pas vide de révolte; d'accepter cette solution, mais 
de Karl Marx, tel est ie.moyen j ses personnages attendent \\ f au t tenir compte de ref- 
de l'idéal révolutionnaire. Il Godot, sans espoir au fond, ; f OI -t de ces hommes, de leur} 
ne s'agit plus d'une révolte ! mais on sent malgré tout chez \ honnêteté, et se souvenir que 
métaphysique, mais d'une ac- eux un refus du monde. toutes les attitudes humai- 

tion concrète; il ne s'agit plus U'un autre côté, dépassant • nés comportent une part de-- la société dramatique de l'U- nier, avait lieu un cocktail, à 
«•"changer la vie" mais de aussi, la révolte, mais cette vérité. A tout le moins, on se ! niversité tenait ses élections la Fédé, en l'honneur des étu- 
enanger le monde" — la ré- f Ls du côté de l'action et non-doit, même sir au lieu de refu- annuelles, au' cinquième éta-j diants de la faculté de phi- 
volte se dirige contre la socié- du désespoir, un Sartre nous ser le monde, on accepte la i ge de la faculté des Arts. losophie. .^" 

L E r nôU f ne connaissons propose ses réflexions sur la : grâce, de n'être pas indiffé- M Yves Marin étudiant Le président*^ féâféra- 
que trop les conséquences révolte: "On ne peut refuser rent, et de tenter d'atteindre gradué en éco nomie, "fut tion. André Oueliet et le se- 
J-.^~ eUe ? le monde ni l'accepter sauf le niveau d'élévation humai- réélu pr é S i d ent sans opposi- crétaire, Jacques Plante, 

de même que 
faculté, le R.P. 
s;ème année de la faculté des ( St-Denis. Ce dernier pronon- 
Arts, aussi par acclamation, j ça une courte allocution 'sou- 
Jean Carrière, Arts-Prémédi- lignant le fait que la faculté 
cal II l'emporta de justesse j de philosophie n'étant pas as- 
sur Michel Gaulin. sez connue sur le campus, il 
• fallait l'extérioriser 1 afin de 
La Société Dramatique pré- recruter plus d'étudiants. 



y 




mat de désespoir. Ses mem- sent non. Et après...? Je écrit. 



Pierre Maheu. 



UNE SIMPLE QUESTION 



Nous sommes, dit-on, des; penser de notre vie artisti-l Mais il est inutile de poser 
ttns eultivés. Universitaires, que? ^ ces questions. La réponse est 

L'élite. Nous avons une vie| Comnien t se fait-il que no-; î°« te simple: notre vie intel- 
atellectuelle intense. Pour-f tre C iné - club présente des! lectuelle est trop intériorisée, 
tant, pourtant, où se cache | fiIms de ^re» & Hardy et A titre, de su^estion ne se- 
«orec ulture? Combien d'ex-| dcs documentaires sur l'orni- ™it-il pas intéressant de im- 
positions ont été organisées thologie? Mystères de i a | nifester un peu notre^intelli- 
Par. CAEUC cette année ?; cu Iture ! Comment se fait-il 
Trois ? cinq ? Que tous deux que, lors du dernier spectacle 
W les ont visitée»- répon-' de la Société Dramatique, 
den tî Combien de nos uni- quatre d6s rôles principaux 
v «*sitaires 
d '«0 peu près les 
tistiques de la vill 



sentera en novembre pro- 
chain une soirée de gala pour 
célébrer le tricenten afre 
d'une des pièces de Molière. 



En effet, le 18 novembre 
gence — simple condescen - 1 1659, Molière présentait pour fta*i te dernière des activités 
dance pour le vulgaire monde ! la première fpis. à la cour du i sociales de l'année, 
extérieur? Nous avons une roi, l'une de v ses meilleures 



En outre, on remarquait la 
présence du R.P. Léonard Du- 
charme, Doyen des Etudiants. 
Une quarantaine de person- 
nes assistaient à cette récep- 



» 



oien ne nos uni- ; m ■; •- «- ■»- V*""^* "j" (peut-être pas en d'autre I ouïes". L 
s les Wifa ttfl I W-tJg gg splendhles manifesln- «M *c„ S cultivés. I/éllte. Vi- PV?™* 




a in 



erreur du vide, que doit-elle niversité. 



grande culture e n herbejpièces, "Les r Précieuses Ridi-- -en te ro nt de^ la musique du 

La Société jouera les|xvïl siècle. 

s le 18 novembre' Qn espère que le g ouver _ 

■en première, ainsi ; neur général, le très non. 

que les 19, -20 et 21 novembre. Vincent Massey, ainsi que 

La chorale du R.P. DuBé Son Exe. M. Francis jLacpst*. 

ainsi qu'un ensemble *sym> 'ambassadeur dé France au 

phonique formé d'étudiants; Canada, accepteront de pa- 

P. M. seront de la partie. Ils exé-l tronner la soirée. *-,* ' 









V 









V 






/ 









rxrf 






Xi 



.<* 






m 






i 






% • ► 



f"-' ' 



Page 4 



LA ROTONDE 



Perspective Étudiante MOT DU PRÉSIDENT 



HEUREUX et . . MOINS HEUREUX ! 

L'année académique 1958-1959 est déjà, ou sera sous 
peu, chose du passé dans la plupart des universités cana- 
diennes. Pour nombre d'étudiants, cette année est le cou- 
ronnement de nombreuses autres années d'étude en même 
temps que le début d'une avantageuse carrière et de leur 
rayonnement dans la société. Pour les autres, c'est un autre 
pas de fait dans ce chemin. 

Cependant, parmi ces derniers, nombreux sont ceux qui ........... 

ne pourront pas faire é% pas en septembre prochain, faute, .£imiste que notre Fédé revit 



de moyens pécuniers en grande partie. 

La situation est lamentable dans un pays comme le 
Canada où celui qui veut s'instruire ne peut le faire s'il 
n'a pas un sou. Il est à espérer que le travail de la PNEUC 
dans le but d'obtenir un système de bourses du gouverne- 
ment sera couronné de succès, dans le plus bref délai pos- 



De toutes les facultés, un 

grand nombre d'étudiants et 

étudiantes ont manifesté leur 

slble. Cela remédiera en partie au problème aigu auquel i intérêt et leur enthousiasme, 



- REPARTIR, C'EST REVIVRE 

Cette maxime, je l'ai per- 1 étudiante de notre campus, 



sonnellement constatée avec 
une vive satisfaction, au 
cours du dernier mois. Je puis 
affirmer sans aucun faux op- 



et se prépare 
exceptionnelle. 



à une année 



Mm 



■ ■ ■ •■■' T - *~ i 



nous faison face. D'autre part, H serait bon que l'industrie 
canadienne augmente sa part dans le même sens. Ainsi, 
chacun faisant sa part, tout serait un peu plus dans l'ordre 
du bon sens. 
VERS UNE UNION PLUS FORTE 

Même si le nombre d'étudiants dans nos universités 

n'est pas_ ce fliL'li devrait être, l'activité de ceux qui y sont 

ft est débordante. I>'année qui s'achève a vu s'accroitre chez 

les étudiants une tendance de plus en plus forte à s'unir 

d'un bou£ à l'autre du Canada. 

La FNEUC est certainement un des principaux facteurs 



„ , , + , ,,f , . i.* 



>T 



* 



* 



en même temps qu'ils ont as- 
suré à la Fédé une précieuse 
collaboration. 

D'ailleurs, nous n'avons 
qu'a Jeter un coup d'oeil sur 
les noms "des directeurs de 
nos commissions, ainsi que 
sur ceux .des quelques comités 



tant pour parer des conflits 
qui l'affaibliront, que pour en 
assurer la bonne marche. Il 
est inadmissible qu'on puisse 
ignorer ou traiter à la légère 
les représentants officiels 
d'un corps composé de pres- 
que 2,000 individus, d'un 
corps qui, en définitive, est 
une partie essentielle du 
"grand tout". 

En autant que la Fédé s'af- 
firmera comme une excellen- 
te organisation capable de se 
débrouiller par elle-même et 
de poser des gestes réfléchis 
et constructifs, il n'y aura pas 
Jieir de craindre des ingéren- 
ces, des empiétements ou du 



qui favorisent cette union des étudiants. Nous l'avons vu la -maturité de ces étudiants. 



^au début de l'année, lors du Congrès .national tenu à Ottawa. 
Toutes les universités du pays y étaient représentées et les 
congressistes- ont discuté des problèmes d'envergure na- 
tionale. 



déjà organisés, pour appré- paternalisme. Le paternalls- 

: me n'existe qu'en fonction de 
l'infantilisme. 

En somme, il s'agit d'avoir 
[ des étudiants responsables 
ils y assurent une représen- j qui ser imt-nssez intelligents 
tation d environ 75 p. 100. 



Il n'est plus permis d'affir- 
mer que les gradués" sont éloi- 
gnés de la-Fédé ; au contraire, 



On dit que l'union fait la 
force et comme notre Fédé 
doit être forte, il faut que 
tous s'unissent en vue de luH 



NOTRE PRESSE SE RENFORCIT 

La presse universitaire a eu aussi un regain de vie 
marqué, cette année, et a tendu aussi à traiter de plus en 
plus de questions d'envergure nationale- dans le domaine 
étudiant. L'an prochain, la Presse Universitaire Canadienne 

(PUC) aura son président à plein temps avec bureau à Ot- donner cette vitalité cette vl- 
tawa. C'est Doug Parkison. de l'Université Dalhousie, qui j gueur qui lui apporteront la 
remplira cette tâche pour la première fois. Il faut espérer ! véritable reconnaissance dont 
qu'il saura aider les étudiants à augmenter le calibre de leurs elle a nécessairement besoin. 
publications. 
LE CANADA N'Y PARTICIPE PAS ... H faut que la Fédé se sente 

Le. président national des étudiants a dénoncé récem- appuyée par toute la gent 
ment dans une conférence de presse le Vile congrès de la * • 

Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique comme 

étant d'inspiration communiste. Ce groupement, qui a tenu DE DÉMOSTHÈNE 
ses six premiers congrès dans différents pays dedénomî- ■ *■ n * *' " • - 

(Suite de la page 2) 



'." ' 






















« 












1 » 


.». 




* 






„ 










» 


• 












•> 


1 


_„- 










. 




















- . . 





nation Communiste, se réunit pour la première fois en dehors 
du Rideau de Fer v Le Congrès aura lieu à Vienne, en Autri- 
che, et rassemblera des jeunes de l'Europe, de l'Asie, de 
l'Afrique et de l'Amérique latine. 
DENEGATIONS -^TT— 



et dynamiques pour agir en 
adultes sans, compromettre le 
renom et la vitalité de leur 
Université' et de leur Fédéra- 
tion. « 

Bonne chance à tous et à 
"Van prochain. 

André OUELLET, 
Président dé la Fédé. 



U 30 ovHM og 

La 5e colonne 

^D'après la. Pravda, l'homme 
le plus âgé de la Russie se nom. 
rnerait Ytoff Méyachev. 



...Les trois derniers numéros 
de to Rotonde ont provoqué fa 
steurs Jurons de désappointement 



. . . Nous tenons à mentionner 
ici le nom de Marcel Prud'homme 
puisque dernièrement, il a passa. 
blement manqué de publicité. 



Entendu au cafétéria lalors 

qu'on voyait passer Michèle: ^ aro 
sur le Beaudet". 



. . .Claude Lemeljn ayant passé 
deux mois à régler la grève de 
Radio-Canada, se voit maintenant 
forcé de faire la grève des exa- 
mens. (O rage, O désespoir, Q 
scolarités ennemies!) 



. ... . Dommages que- Jacques Car- 
tier n'ait pas été reçu dans -l'Or 
dre. . . . du' mérite étudiant. 



v . Dans » les arbuste», Corroie 
(sa rnajesté) aime poir passer le; 
trains. Vivons d'amour et de /* 
mée fraîche. 



... Le "Boss" ne se fait plus de 
bile au sujet de la Rotonde. 



. . . Paraît il que Louis Cliché a 
fort bien appris à patiner cette 
année. Faut dire qu'il avait u» 
bon maître. 



de -baisser le ton, de ne pas faire 
d'éloquence, de sembler plus na- 



pire,. de ne plus être eux-mêmes 
et de brider leur talent, pour 
aller tout simplement grossir le 



D'autre part, Te président de ce congrès répond à un 
journal allemand qui porte la même accusation de "camou- 
flage communiste" que ce congrès n'est pas une organisation n .<> ml >re des conférenciers insigni- 
communiste, même si une grande partie des participants sont J ,ailts ' , qui * pour A™» 1 " ^P de 
des jeunes communistes, mais un rassemblement qui a pour éroU^Tiamai/^^salles 
but une plus forte union entre les jeunes du monde vers un 
même but, "la paix dans le monde". 
ENCORE L'ARGENT ! ! î . < 

Le Canada ne participe pas à ce Congrès mais il "y 'a 



Mais bien sûr! Il y a plusieurs 
sortes d'ora'feurs; mais tout ora- 



■ turels et, souvent, ce qui est le teur a. pour but.de convaincre. 



de débats publics. 



et il n'y parviendra pas par la 
médiocrité' de~ s o n ex posé. 

Il est intéressant, en passant, 
de noter que nos professeurs n'ont 
du succès- avec leurs élèves, qu'en 
autant qu'ils savent les convain- 
cre et les intéresser. En un mot, 
en autant qu'ils sont orateurs. 



Ce . désintéressement, nous 
l'avons constaté encore une fois 

beaucoup d'autres congrès auaue! .1 pourrait prendre part.! î.^'il^ll.rtS.ld'"»? te 

malheureusement il ne peut le faire faute de moyens finan- nombre des orateurs, traducteurs 

ciers. N'est-ce pas malheureux que notre pays ne soit*, pas et juges égalait celui de l'assistant ^S 1 * 6 " 101 ? 1 <ie . nôs " / aou . lt **- " ' 

représenté à ces conjfrès qui se tiennent un peu partout à " 

travers le monde ? Cela pourrait passer si nous étions un 



Le. proverbe latin dit* "Fiunt 
oratores", et il serait ' temps, à 
mon avis, que l'on donne une 
place à l'art oratoire dans l'en- 



y ^ rer une impossibilité, les sociétés 

Ceux nui malgré- tout nnt as responsables (n ces domaines, 
petit pays, mais H y a près de 75,000 étudiants fréquentant >Isk . £, Jg^j ggj n Xniln'o^1 sl,r ,e «»*««. paient multi' 
nos universités. f \ piL s'empêcher d'admirer la per i>1,(r ,( ' s occasions, où les étu- 

Le président national ne peut pas lui-même nous repré- iormanee de Robin. d<> Tt'nivcrsi- (l . lants pourraient sYxercer _à 11 
senter. Cette année lors du congrès de l'Union Internatio- W 1* Dnlhou>i< ; ils n ont pu 
nale des Etudiants au Pérou, ce sont les étudiants américains , ' l '" 1 i , '' rll( ' r <u ' çwwtater la strpé- 
qui ont défrayé le coût de ses voyais. , ÏF&SSF2Î&Ë? # "8 

Espérons que le Canada pourra faire meilleure figure fronter la vie publique, et 

l'an prochain aux nombreux rassemblements étudiants qui; 'pourtant .. • • quelques-uns encore. 
s'organisent. Les Russes n'hésitent pas eux à envoyer leurs Uu ' n ""Preynéi des remarques de 



. . . Souhaits de fin d'année 



— A not' gentille Pierrette: M 
beau mari ben fin. 

_. — Au Père Royal: des cigares 
dignes de son nom. 

— A Paul LaRoche, deux fois 
directeur intérimaire; une Roton- 
de permanente. 

— A Maurice Beauchamp: des 
cours de français en ortaugrafje. 



tache, toujours pénible, d'affron- 
ter le grand public. 



t— ^AJ 'Ordre de Jacques Cartier: 
nKinbres plus discrets. 

— A Monique: une bàstt içesst 
arve uti petit avocat. 

—A lu f êê iité (tninmuquc: un 

clnnigement de vedette. 



— A Renée Houle; UfM jouit 

d'admtrateurs. 



—A Charlotte W ï 



représentants n importe où et ainsi ils «ragnent du* terrain. S^V3 € ïl!ut^ y ïïiJ2Sï 



10 ANS Dl l PKOGRIIS 



v: . ■ ' 






Des H'compenses appropriées, 
pouvanl Stimuler les talents, le- 
it tout aussi bien a leur pla- 
ce, rlnns ces cirronst.inccs, que 
le-- dépenses nécessitées par le l 

choix d'une reine de beauté ini- ^werstUnre à_cmottant« i 
pabks dune meilleure apprécia- -,,.,„.,,> qui ^ ^ rn pass;mt lir , n ri , ; , 
tion. nous ont dit avec un dédain M bumm pas non plus d'esthé^ - * -* 

simule: "C'est bien beau tout ce- tique. — - 1 

i la, mais ça manque de simplicité.**" | Girouard Aftarte-j'i-. <•> <•. !,,■- Tum 

I . mb Beauchamp. 

—A André Ouelht: un n 

matin ;///., uu peigne in: cl ut 
prtOTie rpsf supptémti tûirit..- 

JL J' tpe&u; uu conW 



BONS EXAMENS 






1953 
1957 
1958 



LI95B 



AUX ASSURfi 

S 43.6807 



ktttf 



$1,601,754. 
$1,996 500 



S,l,033,23O.- 
$4,536.684 



• 



ASSutANce 

EN VIGUEUR 



$6,277.309 



$ 21,960,303, 
$357,900,981. 
$465.757.481 



DESJARDINS 

SIÈGE SOCIAL, LÉVIS, P. Q. 




Ne manquez pas 'JOINDRE LES DEUX BOUTS sur le reseau français de la télévision 



LA RÉUSSITE OU LA MORT î 



lie nei'ie <le Vn>lmntrtration Savic 

<lh<!C 

— A nos amis de i un 

Ueiin grand 

—A John D.: Len Caza, comme 
ministre des Affaires erti-icïirts 
pour faire de bea ux, 'jranda 
discours! 

A. Jacques Plant*, 'ine belle bat- 
})•' rou ..(• pour aller se provu'ncr 
dans un séinina ar East.%- 

—A Michel Corhetl: "Se !< VJ 

jamaiè pleurer Loïêi. . ." 

—A Gérard Vian: dt* 
d'anglais vite-. Tum Thunih pouf 
apl>rerr\lre à traduite 'batinc?.- 

. —A tout le monde l'f^Sf.S 
VACANCES! 



: .A 



N 






f~V> 






r • 






.»■■>■ ,*,•*.* iwi ■ — 



;J 



■ •?^.. 1 -- "•• 



* 






■ 









' 






• 



"S 



» - 






'j. — j. — : — _ 



•- 









/■ 


















\ 












f 






r 









• 



- 



■ ■ ,m-„ 



-^ 






• 









--». ■v» 



■■■ » tr - 









tfèm 



- • >'::. ' 






/ 






fBp^ • 



c